Vos textes et poèmes
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sandoval
Re: Vos textes et poèmes
les bouteilles renards se prolongent encore
au soir
sur la grève
d'imparfaites mèches
bleues
coulent
de ton visage
j'aurais espéré
acquérir un magnétophone
grêle
empesté
pour enregistrer
chacun de tes murmures des carreaux brisés
capter
ton mutisme
d'affamé
pour circuler en ligne sur le dos d'un cheval encastré
dans une automobile
au soir
sur la grève
d'imparfaites mèches
bleues
coulent
de ton visage
j'aurais espéré
acquérir un magnétophone
grêle
empesté
pour enregistrer
chacun de tes murmures des carreaux brisés
capter
ton mutisme
d'affamé
pour circuler en ligne sur le dos d'un cheval encastré
dans une automobile
Re: Vos textes et poèmes
Daddy and Mum…
Mon papa a moi
Ne fait pas pipi debout
Mon papa a moi
Se rase sous les genoux
Mon papa a moi
Il a les cheveux long
Mon papa a moi
Ne met pas que des pantalons
Daddy and Mum
Je les aime
Daddy and Mum
Du pareil au même
Mon papa a moi
N’a pas de grosse voix
Mon papa a moi
A une bague au doigt
Mon papa à moi
Il met du rouge à lèvres
Mon papa a moi
Me berce quand j’ai de la fièvre
Daddy and Mum
Je les aime
Daddy and Mum
Du pareil au même
Mon papa a moi
Ne fait pas pipi debout
Mon papa a moi
Se rase sous les genoux
Mon papa a moi
Il a les cheveux long
Mon papa a moi
Ne met pas que des pantalons
Daddy and Mum
Je les aime
Daddy and Mum
Du pareil au même
Mon papa a moi
N’a pas de grosse voix
Mon papa a moi
A une bague au doigt
Mon papa à moi
Il met du rouge à lèvres
Mon papa a moi
Me berce quand j’ai de la fièvre
Daddy and Mum
Je les aime
Daddy and Mum
Du pareil au même
Re: Vos textes et poèmes
Qu'il soit dit !
Qu'il soit dit aux gêneurs que j’ai pris voie dans l’Oise
et que j’ère en Louisiane, que je goûte au vrai jazz
dans les brumes d’un bistrot où les grigris vaudous
se marient aux vieux cuivres, aux douze coups du coucou.
Qu'il soit dit aux sangsues, aux râleurs, aux salopes
que je traîne au quartier en tirant sur ma clope,
que je baise leurs fils de derrière la murette
et qu’ils perdent leur sang bien avant la brouette.
Qu'il soit dit aux urbains que je pars pour l'Ecosse,
que je campe sur les tertres, les falaises, les Highland !
J'écoute alors hennir les coursiers que l'on rosse,
mon oeil perçant les flots où s'est planquée l'Irlande.
Qu'il soit dit aux compères, aux amants - ces vipères ! -,
que je suis de ces types que le jour laisse amers,
que j'immole un rasta pour un bout de teushi
dans cette nuit viciée qui s'approprie Saint-Christ.
Qu’il soit dit aux pisse-froids, fesses-mathieu et nigauds
que je taille en Hollande me payer de bons trips,
que je suis trop camé pour les avoir en grippe
ou porter à la taille quelques têtes de salauds.
Qu'on vomisse les moins propres ! Sont-ce mes soeurs, mon cadet ?
Qu'on inscrive à la lame sur la gueule du Pierrot
qu'on ne peut être digne de brandir un drapeau
lorsque l'on peine encore à nouer ces lacets.
Si aucun ne me cherche : quel triomphe ce serait !
Premiers pas sur la Lune… tous à base de summy.
Je marcherai ensuite en lustrant mes effets,
en effet, il faudrait que j’élise la Patrie.
Qu'il soit dit aux gêneurs que j’ai pris voie dans l’Oise
et que j’ère en Louisiane, que je goûte au vrai jazz
dans les brumes d’un bistrot où les grigris vaudous
se marient aux vieux cuivres, aux douze coups du coucou.
Qu'il soit dit aux sangsues, aux râleurs, aux salopes
que je traîne au quartier en tirant sur ma clope,
que je baise leurs fils de derrière la murette
et qu’ils perdent leur sang bien avant la brouette.
Qu'il soit dit aux urbains que je pars pour l'Ecosse,
que je campe sur les tertres, les falaises, les Highland !
J'écoute alors hennir les coursiers que l'on rosse,
mon oeil perçant les flots où s'est planquée l'Irlande.
Qu'il soit dit aux compères, aux amants - ces vipères ! -,
que je suis de ces types que le jour laisse amers,
que j'immole un rasta pour un bout de teushi
dans cette nuit viciée qui s'approprie Saint-Christ.
Qu’il soit dit aux pisse-froids, fesses-mathieu et nigauds
que je taille en Hollande me payer de bons trips,
que je suis trop camé pour les avoir en grippe
ou porter à la taille quelques têtes de salauds.
Qu'on vomisse les moins propres ! Sont-ce mes soeurs, mon cadet ?
Qu'on inscrive à la lame sur la gueule du Pierrot
qu'on ne peut être digne de brandir un drapeau
lorsque l'on peine encore à nouer ces lacets.
Si aucun ne me cherche : quel triomphe ce serait !
Premiers pas sur la Lune… tous à base de summy.
Je marcherai ensuite en lustrant mes effets,
en effet, il faudrait que j’élise la Patrie.
Re: Vos textes et poèmes
Une spéciale pour WillTMG 8)
Spoiler : :
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sandoval
Re: Vos textes et poèmes
Génial celui là!pheukiou a écrit :Qu'il soit dit !
Qu'il soit dit aux gêneurs que j’ai pris voie dans l’Oise
et que j’ère en Louisiane, que je goûte au vrai jazz
dans les brumes d’un bistrot où les grigris vaudous
se marient aux vieux cuivres, aux douze coups du coucou.
Qu'il soit dit aux sangsues, aux râleurs, aux salopes
que je traîne au quartier en tirant sur ma clope,
que je baise leurs fils de derrière la murette
et qu’ils perdent leur sang bien avant la brouette.
Qu'il soit dit aux urbains que je pars pour l'Ecosse,
que je campe sur les tertres, les falaises, les Highland !
J'écoute alors hennir les coursiers que l'on rosse,
mon oeil perçant les flots où s'est planquée l'Irlande.
Qu'il soit dit aux compères, aux amants - ces vipères ! -,
que je suis de ces types que le jour laisse amers,
que j'immole un rasta pour un bout de teushi
dans cette nuit viciée qui s'approprie Saint-Christ.
Qu’il soit dit aux pisse-froids, fesses-mathieu et nigauds
que je taille en Hollande me payer de bons trips,
que je suis trop camé pour les avoir en grippe
ou porter à la taille quelques têtes de salauds.
Qu'on vomisse les moins propres ! Sont-ce mes soeurs, mon cadet ?
Qu'on inscrive à la lame sur la gueule du Pierrot
qu'on ne peut être digne de brandir un drapeau
lorsque l'on peine encore à nouer ces lacets.
Si aucun ne me cherche : quel triomphe ce serait !
Premiers pas sur la Lune… tous à base de summy.
Je marcherai ensuite en lustrant mes effets,
en effet, il faudrait que j’élise la Patrie.
Re: Vos textes et poèmes
Mercisandoval a écrit : Génial celui là!
P't'être que celui là te plaira aussi.
Une auréole s’il vous plait
Quelques grues font renaître nos années Babylone,
les rétifs se la donnent et reluquent leurs bas.
Nul ne grimpe aux ramingues : réglez donc les madones.
Les pauvrets déjà comptent ces radis qu’ils n’ont pas.
L’une fume et fait briques avec son bel immeuble,
elle aguiche un minet qui tourne à l’incarnat.
C’est une femme de métier que l’on prend comme un meuble :
trois cents balles suffiront pour une heure de nouba.
Il arrive que certaines interpellent un piéton,
un sourire d’automate quand elles tombent sur un gay.
Eux consentent honteusement et succèdent aux talons
et ne veulent rien savoir des putains qu’ils se paient.
"Les indolents reptiles que chassèrent vos jardins
se révèlent plus d'anguilles que de guivres assassins.
Prouvez nous le contraire, faites aboyer les flûtes,
mais sachez que mieux vaut ne pas moquer les putes."
-
sandoval
Re: Vos textes et poèmes
Quelques broutilles...
Entre les douves
Traversent les murs de la grande bâtisse
Chevaux nocturnes essoufflés
Cycle lent des violettes
---------------------------------------------
Murmures d’un valet d’eau
La détonation concrète
Quelques fragments
De pluie et de jonquilles
--------------------------------------------
L’écluse dort dans un rêve
Des rouquines établies dans la neige
Une tête taudis immense
----------------------------------------
Parmi l’assemblée de fougères
Un garçon souterrain
Enregistre tout
Sur une bande sonore
Entend-il ma voix
------------------------------
Pointillé suave
Une tasse s’évapore
Il me semble conserver
Au fond d’un calendrier
Des cassettes remplies d’odeurs
D’allées grillagées
De greffes d’ordinateurs
Soigneusement hydratées
Des crocodiles qui m’épousent de leur haleine duveteuse
-----------------------------------
Lorsque l’hélice cesse de battre
La pente accueille de nouveaux vers
Des larves indolores
Partout incrustées
D’écailles
Des promesses perdues
De grappes d’oiseaux grégaires
Des juments dorment sous terre
Et quand la pluie distrait un moment
Les poils de ton menton
J’avale chacune de tes syllabes
Tout un abécédaire
Sans difficulté et téméraire

Entre les douves
Traversent les murs de la grande bâtisse
Chevaux nocturnes essoufflés
Cycle lent des violettes
---------------------------------------------
Murmures d’un valet d’eau
La détonation concrète
Quelques fragments
De pluie et de jonquilles
--------------------------------------------
L’écluse dort dans un rêve
Des rouquines établies dans la neige
Une tête taudis immense
----------------------------------------
Parmi l’assemblée de fougères
Un garçon souterrain
Enregistre tout
Sur une bande sonore
Entend-il ma voix
------------------------------
Pointillé suave
Une tasse s’évapore
Il me semble conserver
Au fond d’un calendrier
Des cassettes remplies d’odeurs
D’allées grillagées
De greffes d’ordinateurs
Soigneusement hydratées
Des crocodiles qui m’épousent de leur haleine duveteuse
-----------------------------------
Lorsque l’hélice cesse de battre
La pente accueille de nouveaux vers
Des larves indolores
Partout incrustées
D’écailles
Des promesses perdues
De grappes d’oiseaux grégaires
Des juments dorment sous terre
Et quand la pluie distrait un moment
Les poils de ton menton
J’avale chacune de tes syllabes
Tout un abécédaire
Sans difficulté et téméraire
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Katy Mini
Re: Vos textes et poèmes
Pas mal? Carrément super! Là je dois avouer quepheukiou a écrit :Mercisandoval a écrit : Génial celui là!
P't'être que celui là te plaira aussi.
Une auréole s’il vous plait
Quelques grues font renaître nos années Babylone,
les rétifs se la donnent et reluquent leurs bas.
Nul ne grimpe aux ramingues : réglez donc les madones.
Les pauvrets déjà comptent ces radis qu’ils n’ont pas.
L’une fume et fait briques avec son bel immeuble,
elle aguiche un minet qui tourne à l’incarnat.
C’est une femme de métier que l’on prend comme un meuble :
trois cents balles suffiront pour une heure de nouba.
Il arrive que certaines interpellent un piéton,
un sourire d’automate quand elles tombent sur un gay.
Eux consentent honteusement et succèdent aux talons
et ne veulent rien savoir des putains qu’ils se paient.
"Les indolents reptiles que chassèrent vos jardins
se révèlent plus d'anguilles que de guivres assassins.
Prouvez nous le contraire, faites aboyer les flûtes,
mais sachez que mieux vaut ne pas moquer les putes."
Re: Vos textes et poèmes
Je ne sais pas, j'ai cherché sur google une image marrante... "vieille et jeune", des trucs comme ça.sandoval a écrit :Héhé pas mal!![]()
Mais le gars (femme) sur la photo qui est-ce?
Pis j'ai fini par trouver cette image publicitaire avec une grand mère et son petit fils.
sandoval a écrit : Parmi l’assemblée de fougères
Un garçon souterrain
Enregistre tout
Sur une bande sonore
Entend-il ma voix

Nous voyons tout, nous entendons tout.
Nous sommes informés sur tout.