Vos textes et poèmes
Re: Vos textes et poèmes
J'avoue que je n'ai pas tout lu, mais il y a des textes que j'aime bien. Je vous laisse celui-ci en retour.
Disparaitre sans toi.
Marcher dans les rues, sans but précis. Juste marcher. Je ne trouve pas la place où je voudrais aller. Continuer de marcher. Je me souviens de toi, le long des pavés. Des allées que nous avons traversées. De ce parc où nous avons ri. Je te cherche en vain. Il n'y a que toi. Rien d'autre que toi. Alors je marche encore et encore. Sous les étoiles. Je cherche tes pas dans les miens. Je ne peux pas m'arrêter avant de t'avoir trouvée. Si je m'arrête, plus rien ne compte. Laisser mes mains glisser sur ces murs. Marcher toujours. Je te cherche. C'est tout. Tu es partie tellement loin. Je te cherche dans ces rues, dans les nuages, dans un souffle de vent. Je pourrais même voir ton visage dans les étoiles. SI je cesse, je n'existe plus. Seul ton souvenir me garde en vie. Je marche sans cesse. Te retrouver à tout prix. Retrouver ton sourire. Retrouver ce regard qui pétillait. Savoir que tu ne reviendras pas. Sous ce ciel étoilé, la fuite ne sert à rien. Perle sur ma joue, goutte d'eau salée sur mes lèvres. La marche devient course. Pour t'oublier. Oublier que j'ai si mal. Oublier ton sourire, ton visage, tout de toi. Courir aussi vite que possible. Le vent qui fouette le visage. Les larmes qui coulent. Le ciel pour témoin. Les rues deviennent floues. Mon cœur est tellement vide sans toi. Ma vie n'a plus aucun sens sans toi. La course s'accélère comme une descente aux enfers. Plus aucun horizon. Juste atteindre le bout du tunnel. Doucement ralentir. Le fin est proche. Marcher une dernière foi, pour se souvenir de toi. Refermer la porte. Disparaître à jamais sans toi. Partir en fumée.
Disparaitre sans toi.
Marcher dans les rues, sans but précis. Juste marcher. Je ne trouve pas la place où je voudrais aller. Continuer de marcher. Je me souviens de toi, le long des pavés. Des allées que nous avons traversées. De ce parc où nous avons ri. Je te cherche en vain. Il n'y a que toi. Rien d'autre que toi. Alors je marche encore et encore. Sous les étoiles. Je cherche tes pas dans les miens. Je ne peux pas m'arrêter avant de t'avoir trouvée. Si je m'arrête, plus rien ne compte. Laisser mes mains glisser sur ces murs. Marcher toujours. Je te cherche. C'est tout. Tu es partie tellement loin. Je te cherche dans ces rues, dans les nuages, dans un souffle de vent. Je pourrais même voir ton visage dans les étoiles. SI je cesse, je n'existe plus. Seul ton souvenir me garde en vie. Je marche sans cesse. Te retrouver à tout prix. Retrouver ton sourire. Retrouver ce regard qui pétillait. Savoir que tu ne reviendras pas. Sous ce ciel étoilé, la fuite ne sert à rien. Perle sur ma joue, goutte d'eau salée sur mes lèvres. La marche devient course. Pour t'oublier. Oublier que j'ai si mal. Oublier ton sourire, ton visage, tout de toi. Courir aussi vite que possible. Le vent qui fouette le visage. Les larmes qui coulent. Le ciel pour témoin. Les rues deviennent floues. Mon cœur est tellement vide sans toi. Ma vie n'a plus aucun sens sans toi. La course s'accélère comme une descente aux enfers. Plus aucun horizon. Juste atteindre le bout du tunnel. Doucement ralentir. Le fin est proche. Marcher une dernière foi, pour se souvenir de toi. Refermer la porte. Disparaître à jamais sans toi. Partir en fumée.
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sandoval
Re: Vos textes et poèmes
Quelques écrits...
Benoît
De poses lascives en prostrations consenties
Un patient jeu d'amphibie
Une séquestration admise ici
au centre de ta chair
de nos mains élémentaires
aux articulations
électriques
Benoît (encore)
Ton prénom caresse la nuque
D'un rêve distrait
A peine éveillé
D'antiques avenues
Des pluies lourdes qui crèvent
L'atmosphère
Tes pas liquides
La chair condensée
Au creux de ton oreille
Poum
C'est un méridien
Irisé par la poussière rouge de ta cigarette
Les jambes lovées dans ta poudrière
Ton comportement carnassier qui roule sur mes lèvres
Deux ou trois cendres glissent le long de ma nuque
La présence moite du prédateur
Terre
Des fièvres glissées sous la mer
Cet homme nonchalant
Déploie ses serres
Il anticipe le moindre de mes pas
Paralyse mon sommeil
Benoît
De poses lascives en prostrations consenties
Un patient jeu d'amphibie
Une séquestration admise ici
au centre de ta chair
de nos mains élémentaires
aux articulations
électriques
Benoît (encore)
Ton prénom caresse la nuque
D'un rêve distrait
A peine éveillé
D'antiques avenues
Des pluies lourdes qui crèvent
L'atmosphère
Tes pas liquides
La chair condensée
Au creux de ton oreille
Poum
C'est un méridien
Irisé par la poussière rouge de ta cigarette
Les jambes lovées dans ta poudrière
Ton comportement carnassier qui roule sur mes lèvres
Deux ou trois cendres glissent le long de ma nuque
La présence moite du prédateur
Terre
Des fièvres glissées sous la mer
Cet homme nonchalant
Déploie ses serres
Il anticipe le moindre de mes pas
Paralyse mon sommeil
Re: Vos textes et poèmes
Ce soir, je ressens toute la puissance urbaine sous ma peau,
Je sens cette ville qui vit, qui respire, qui transpire,
Cette vie qui émane de partout,
Ces habitations donneuses de sens,
Remplie de corps et de leurs émois lascifs,
Corps qui sont eux même des habitations qui deviennent parfois trop étroites,
Je déborde de moi même, je suis plein d'élans survoltés et de désirs contradictoires,
Ce soir je suis amoureux de tout les hommes de toutes les femmes et de tout les animaux,
J'aimerais féconder le monde de ma substance créatrice,
J'aimerais m'évader un peu de cet espace confiné,
Sortir un peu de moi même et m'en aller là-haut,
Juste histoire de prendre un peu l'air,
Rien que ça.
Je sens cette ville qui vit, qui respire, qui transpire,
Cette vie qui émane de partout,
Ces habitations donneuses de sens,
Remplie de corps et de leurs émois lascifs,
Corps qui sont eux même des habitations qui deviennent parfois trop étroites,
Je déborde de moi même, je suis plein d'élans survoltés et de désirs contradictoires,
Ce soir je suis amoureux de tout les hommes de toutes les femmes et de tout les animaux,
J'aimerais féconder le monde de ma substance créatrice,
J'aimerais m'évader un peu de cet espace confiné,
Sortir un peu de moi même et m'en aller là-haut,
Juste histoire de prendre un peu l'air,
Rien que ça.
Re: Vos textes et poèmes
Ecoutes, j'ai hésité à te rendre ton compliment (et même à t'en faire un spontanément) car cela fait trop échange de politesse conventionnel.sandoval a écrit :C'est beau Parmenide!
Si tu savais ce que tes derniers poèmes me font...j'adore chaque vers, il est sublime, j'aime beaucoup ton style, sincèrement.
C'est une sorte de panorama sensuel et plein de vécu, c'est vraiment poignant, "le patient jeu d'amphibie" m'a trotté dans la tête toute la journée pour tout te dire!
En tout cas une chose est sûre : tu m'inspires et j'aimerais beaucoup me forger un style comme le tien.
-
sandoval
Re: Vos textes et poèmes
Wow...je ne sais quoi répondre...je ne pensais pas que mes poèmes puissent faire cet effet là...
Merci.
Enfin ça me touche...
Sinon il ne s'agit nullement de politesse conventionnelle mais j'aime bien tes poèmes, la sensibilité qui s'y trouve. C'est pour ça que je me permets de commenter des poèmes.
Continue à écrire! 
Merci.
Enfin ça me touche...
Sinon il ne s'agit nullement de politesse conventionnelle mais j'aime bien tes poèmes, la sensibilité qui s'y trouve. C'est pour ça que je me permets de commenter des poèmes.
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Cactus moribond
- Messages : 2207
- Inscription : jeu. août 26, 2010 4:28 pm
Re: Vos textes et poèmes
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Re: Vos textes et poèmes
Juste comme ça... Bizarre.
C'est en lui que j'aimerais me perdre
Tendre
Et lui, de s'éprendre
Au creux de, la tête entre
L'abandon possible, longtemps occulté
Tout apprendre, nouveau-né
Donne moi cette chance
Le rencontrer
C'est lui que j'aimerais trouver
Seul au monde
Et lui, au creux de quels bras
Demain, serait-ce aujourd'hui
Un regard suffira
Une seconde serait assez
Lui laisser ce miroir
Bris d'âme
Et l'abandonner
C'est en lui que j'aimerais me perdre
Tendre
Et lui, de s'éprendre
Au creux de, la tête entre
L'abandon possible, longtemps occulté
Tout apprendre, nouveau-né
Donne moi cette chance
Le rencontrer
C'est lui que j'aimerais trouver
Seul au monde
Et lui, au creux de quels bras
Demain, serait-ce aujourd'hui
Un regard suffira
Une seconde serait assez
Lui laisser ce miroir
Bris d'âme
Et l'abandonner
Re: Vos textes et poèmes
Juste un petit mot pour dire que j'aime beaucoup ce texte et ses brisures de rythme ...Humph a écrit :Juste comme ça... Bizarre.
C'est en lui que j'aimerais me perdre
Tendre
Et lui, de s'éprendre
Au creux de, la tête entre
L'abandon possible, longtemps occulté
Tout apprendre, nouveau-né
Donne moi cette chance
Le rencontrer
C'est lui que j'aimerais trouver
Seul au monde
Et lui, au creux de quels bras
Demain, serait-ce aujourd'hui
Un regard suffira
Une seconde serait assez
Lui laisser ce miroir
Bris d'âme
Et l'abandonner
Si tu en as d'autres, n'hésite pas
-
Régal Délice
Re: Vos textes et poèmes
Trois brèves phrases pessimistes qui me sont venues au bistrot ce matin :
Échappé d'un labyrinthe ancien et dévasté, j'ai couru dans le monde et je m'y suis perdu.
Chercheur de trésors j'ai trouvé des clous et des balles.
J'avais offert aux dieux souterrains, aux ronciers profonds où dorment les vipères et aux feuilles qui bruissent sous le vent, quelques gouttes de mon sang, et adoré l'image tremblante, reflétée sur la lame d'un couteau, de mon corps peint de suie, habillé de liens - car il ne restait que le vide.
Échappé d'un labyrinthe ancien et dévasté, j'ai couru dans le monde et je m'y suis perdu.
Chercheur de trésors j'ai trouvé des clous et des balles.
J'avais offert aux dieux souterrains, aux ronciers profonds où dorment les vipères et aux feuilles qui bruissent sous le vent, quelques gouttes de mon sang, et adoré l'image tremblante, reflétée sur la lame d'un couteau, de mon corps peint de suie, habillé de liens - car il ne restait que le vide.