Vos textes et poèmes
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Grand-midi
- Messages : 55
- Inscription : mar. oct. 25, 2011 8:38 am
Re: Vos textes et poèmes
Ce soir était un de ces soirs d'hiver où je n'aurais pu me coucher sans coucher quelques vers auparavant, désolé pour le flood donc...
Qu’il long et éprouvant de ranger tout le passé,
Lorsque celui-ci s’accumule dans le tiroir et sur les tables,
Et qu’il encombre insidieusement l’âme et le foyer.
Il est alors bon de le ranger, de le trier, de le classer,
De recoller les petites pièces résistantes tel un puzzle compliqué,
Qui prend finalement son sens lorsqu’au prix des efforts il laisse enfin entrevoir son essence.
Il n’est plus rien d’autre alors qu’une belle totalité,
Qui laisse tomber le voile et révèle enfin sa sublime beauté et son éternelle vérité.
Le visage que l’on trouvait autrefois laid semble lui-même changé,
Dans le feu nouveau de l’avenir,
Charisme acquis dans la lutte pour et dans l’existence,
Les yeux brillent de la lueur de la vérité,
Pleins du mystère insoluble des contradictions soutenues,
Avec la vigueur typique et belle de la vie de l’esprit,
Celle qui cultive le tragique et ne tremble plus d’effroi devant la mort.
Forte de l’expérience de l’absolu déchirement et de l’énigme et de l’épreuve,
Dans lesquels elle se trouve à jamais jetée.
L’horloge semble s’être arrêtée,
Et ce soir le temps s’écoule calme et serein,
A l’image de mon esprit.
Tous les moments de souffrances passés semblent être justifiés,
Dans l’air du soir, pleinement respirable ; paisible et sain.
Pour laisser place à ce que je n’ose appeler le bonheur tant celui-ci m’apparaît comme un danger,
Maintenant même j’écris ceci dans la douceur de l’âtre et la sécurité apaisante du logis.
Où est-tu donc passé ma douleur?
Toi qui me permit un dépassement inespéré du stade du désespoir pour épouser une vie tragique.
Toi, le secret de cette magie de l’extrême qui me fit un jour devenir le poète de ma propre existence.
Qu’il long et éprouvant de ranger tout le passé,
Lorsque celui-ci s’accumule dans le tiroir et sur les tables,
Et qu’il encombre insidieusement l’âme et le foyer.
Il est alors bon de le ranger, de le trier, de le classer,
De recoller les petites pièces résistantes tel un puzzle compliqué,
Qui prend finalement son sens lorsqu’au prix des efforts il laisse enfin entrevoir son essence.
Il n’est plus rien d’autre alors qu’une belle totalité,
Qui laisse tomber le voile et révèle enfin sa sublime beauté et son éternelle vérité.
Le visage que l’on trouvait autrefois laid semble lui-même changé,
Dans le feu nouveau de l’avenir,
Charisme acquis dans la lutte pour et dans l’existence,
Les yeux brillent de la lueur de la vérité,
Pleins du mystère insoluble des contradictions soutenues,
Avec la vigueur typique et belle de la vie de l’esprit,
Celle qui cultive le tragique et ne tremble plus d’effroi devant la mort.
Forte de l’expérience de l’absolu déchirement et de l’énigme et de l’épreuve,
Dans lesquels elle se trouve à jamais jetée.
L’horloge semble s’être arrêtée,
Et ce soir le temps s’écoule calme et serein,
A l’image de mon esprit.
Tous les moments de souffrances passés semblent être justifiés,
Dans l’air du soir, pleinement respirable ; paisible et sain.
Pour laisser place à ce que je n’ose appeler le bonheur tant celui-ci m’apparaît comme un danger,
Maintenant même j’écris ceci dans la douceur de l’âtre et la sécurité apaisante du logis.
Où est-tu donc passé ma douleur?
Toi qui me permit un dépassement inespéré du stade du désespoir pour épouser une vie tragique.
Toi, le secret de cette magie de l’extrême qui me fit un jour devenir le poète de ma propre existence.
Re: Vos textes et poèmes
Un truc d'il y a quelques semaines, bien hermétique (en même temps c'est le principe de la poésie) comme d'habitude avec une tendance à partir dans tous les sens. (On ne se refait pas.)
Le rire du hérisson
Comme un hérisson des grandes fêtes qui ne voulait pas faire risette.
Au bord du Styx Hérons sarcastiques qui s’obstinent qui S’entêtent,
Pardessus aux épaules, part déçu Part sans lustre Part sans se faire prier
Oedipe en cavale Aveuglé s’est offert en volontaire en pâture Appétits moutonniers
Au dos rond des heures de velours déjà rêche tourne Ronde des jours
Et le rondo des heurts Des violons ébréchés Ritournelle ou bien danse des sourds.
[Finalement un matin peut-être même demain Retentit tinte encore le rire du hérisson
Cristallin.]
Le rire du hérisson
Comme un hérisson des grandes fêtes qui ne voulait pas faire risette.
Au bord du Styx Hérons sarcastiques qui s’obstinent qui S’entêtent,
Pardessus aux épaules, part déçu Part sans lustre Part sans se faire prier
Oedipe en cavale Aveuglé s’est offert en volontaire en pâture Appétits moutonniers
Au dos rond des heures de velours déjà rêche tourne Ronde des jours
Et le rondo des heurts Des violons ébréchés Ritournelle ou bien danse des sourds.
[Finalement un matin peut-être même demain Retentit tinte encore le rire du hérisson
Cristallin.]
Re: Vos textes et poèmes
Funky ton poème, Mizc
Je me remets aux poèmes depuis peu...celui-ci a été validé dans un autre forum x3 Just...tango !
Le jeu des âmes
Laisse-moi te séduire
Et me fondre en toi.
Laisse-moi te guider,
T’apprendre mes pas.
Nos peaux se touchent, se caressent ;
Ta délicate main se joint à la mienne
Et le contact visuel cesse.
Qu’à cela ne tienne,
Nos corps parleront pour nos yeux,
Exprimeront pour nos lèvres.
Ce soir, il n’y aura plus que nous deux,
Deux âmes confondues en un seul être.
Perçois-tu l’infernale chaleur
De nos désirs inavouables ?
Je te vois qui lentement se meurt
Entre mes bras inconsolables.
D’un vague toucher, je te sens qui frisonne.
Tu cherches à m’atteindre, confuse, hésitante,
Alors que dans le noir, les premières notes sonnent,
Que la basse s’envole, que l’accordéon chante.
Défions les règles du jeu.
Laissons la passion nous consumer
Sur ce rythme insensé, sur cet air voluptueux,
Dansons jusqu’à en pleurer, jusqu’à en crever.
De ma joue contre ta nuque offerte,
De ton corps qui ondule et de ta main sur ma hanche,
Tu te crées une brèche dans mon cœur inerte,
Tu t’empares de ma lumière et tu t’y penches.
Victorieuse, dominatrice,
Tes valeurs anéanties,
Devenue la farouche et la libre actrice,
Sauvage, légère et au-delà de toute vie.
Tu danses avec moi,
Je te l’ai appris.
Glisse donc tes pas
Sur le chemin de l’harmonie.
Séduite, comblée, délivrée,
Epousant le moindre de mes mouvements,
En osmose, comme dédoublée,
Tu m’entraines au loin, vers le firmament.
Cet instant est éternité.
Quelques minutes enflammées
Pour une image immortelle gravée
A l’encre rouge dans nos chairs unifiées.
Vient l’échange du dernier soupir,
L’esquisse d’un dernier baiser.
La séparation me donne envie de mourir,
Me donne envie d’aimer.
D’un petit sourire, tu me remercies,
A nouveau retirée derrière ta timidité.
Et la musique est finie.
Tu m’as oubliée.
Je me remets aux poèmes depuis peu...celui-ci a été validé dans un autre forum x3 Just...tango !
Le jeu des âmes
Laisse-moi te séduire
Et me fondre en toi.
Laisse-moi te guider,
T’apprendre mes pas.
Nos peaux se touchent, se caressent ;
Ta délicate main se joint à la mienne
Et le contact visuel cesse.
Qu’à cela ne tienne,
Nos corps parleront pour nos yeux,
Exprimeront pour nos lèvres.
Ce soir, il n’y aura plus que nous deux,
Deux âmes confondues en un seul être.
Perçois-tu l’infernale chaleur
De nos désirs inavouables ?
Je te vois qui lentement se meurt
Entre mes bras inconsolables.
D’un vague toucher, je te sens qui frisonne.
Tu cherches à m’atteindre, confuse, hésitante,
Alors que dans le noir, les premières notes sonnent,
Que la basse s’envole, que l’accordéon chante.
Défions les règles du jeu.
Laissons la passion nous consumer
Sur ce rythme insensé, sur cet air voluptueux,
Dansons jusqu’à en pleurer, jusqu’à en crever.
De ma joue contre ta nuque offerte,
De ton corps qui ondule et de ta main sur ma hanche,
Tu te crées une brèche dans mon cœur inerte,
Tu t’empares de ma lumière et tu t’y penches.
Victorieuse, dominatrice,
Tes valeurs anéanties,
Devenue la farouche et la libre actrice,
Sauvage, légère et au-delà de toute vie.
Tu danses avec moi,
Je te l’ai appris.
Glisse donc tes pas
Sur le chemin de l’harmonie.
Séduite, comblée, délivrée,
Epousant le moindre de mes mouvements,
En osmose, comme dédoublée,
Tu m’entraines au loin, vers le firmament.
Cet instant est éternité.
Quelques minutes enflammées
Pour une image immortelle gravée
A l’encre rouge dans nos chairs unifiées.
Vient l’échange du dernier soupir,
L’esquisse d’un dernier baiser.
La séparation me donne envie de mourir,
Me donne envie d’aimer.
D’un petit sourire, tu me remercies,
A nouveau retirée derrière ta timidité.
Et la musique est finie.
Tu m’as oubliée.
Re: Vos textes et poèmes
Petit instant déprime ^^ si vous vous ennuyer chercher les erreurs =) (pas très haut niveau hein ^^ )
Tu m'as regardé
Je t'ai scruté
Et depuis tu as pris le vide dans mon coeur
En emportant mes terreurs
Mais t'ai-je fait
Le même effet?
Je ne sais et je n'ose pas
Te demander ce que tu penses de moi
Une aide serait la bienvenue
Mais pourrait être mal vu
Surtout que tu ne me connais pas
Mais je rêve de te tenir le bras
Puis ce jour est arrivé
Ou je n'en pouvais plus de rêver
Je t'ai pris la main
Et t'ai embrassé
Et depuis tu as pris le vide dans mon coeur
En emportant mes terreurs
Maintenant je sais
Que je te fais le même effet
La brise fraîche du matin m'a réveiller
Et bien malheureux je dois te quitter
Bien que mes parents me l'interdise
Je te ferais une dernière bise
Bien que ses personnes m'ordonne d’arrêter
Pour toi je vais continuer
A espérer
Je sais que tu me dis toujours sans eux
On serait plus heureux
Mais sans eux
Jamais nous aurions pu être heureux
A deux.
Tu m'as regardé
Je t'ai scruté
Et depuis tu as pris le vide dans mon coeur
En emportant mes terreurs
Mais t'ai-je fait
Le même effet?
Je ne sais et je n'ose pas
Te demander ce que tu penses de moi
Une aide serait la bienvenue
Mais pourrait être mal vu
Surtout que tu ne me connais pas
Mais je rêve de te tenir le bras
Puis ce jour est arrivé
Ou je n'en pouvais plus de rêver
Je t'ai pris la main
Et t'ai embrassé
Et depuis tu as pris le vide dans mon coeur
En emportant mes terreurs
Maintenant je sais
Que je te fais le même effet
La brise fraîche du matin m'a réveiller
Et bien malheureux je dois te quitter
Bien que mes parents me l'interdise
Je te ferais une dernière bise
Bien que ses personnes m'ordonne d’arrêter
Pour toi je vais continuer
A espérer
Je sais que tu me dis toujours sans eux
On serait plus heureux
Mais sans eux
Jamais nous aurions pu être heureux
A deux.
Re: Vos textes et poèmes
Chaque nuit, chaque jour, chaque instant mon coeur se vide.
L’absence se comble, l’inexistence fait mal.
N’y a t’il pas d’espoir aujourd’hui ?
Chaque nuit je me couche, une image différente dans la tête.
Une même envie, un même besoin.
Mon coeur s’arrête à la simple idée de ta présence.
Chaque matin je me lève, seule encore.
Le même chagrin, le même désir.
Mon coeur s’arrête à la simple idée de ton inexistence.
Le temps semble ne pas faire son travail.
La plaie ne se referme jamais.
Les erreurs deviennent douleur.
Ai je vraiment raté ce qui ne fallait pas ?
Mon esprit est tourmenté par l’ idée que tu n’existe peut être pas.
Je n’écoute plus les gens qui ne savent pas.
Je n’écoute plus les conseils d’espoir.
Je ne vois que ça. La solitude.
Aujourd’hui si tu existe, comme il n’y a pas de meilleurs jour.
Je t’appelle, je t’invoque, je te supplie d’exister, de me trouver, de m’aimer.
Comme a chaque instant de ma vie je vois les fleurs dans les champs,
Puisqu’aujourd’hui tu n’existe pas, si j’en cueillais un bouquet, a qui le donnerais je ?
L’absence se comble, l’inexistence fait mal.
N’y a t’il pas d’espoir aujourd’hui ?
Chaque nuit je me couche, une image différente dans la tête.
Une même envie, un même besoin.
Mon coeur s’arrête à la simple idée de ta présence.
Chaque matin je me lève, seule encore.
Le même chagrin, le même désir.
Mon coeur s’arrête à la simple idée de ton inexistence.
Le temps semble ne pas faire son travail.
La plaie ne se referme jamais.
Les erreurs deviennent douleur.
Ai je vraiment raté ce qui ne fallait pas ?
Mon esprit est tourmenté par l’ idée que tu n’existe peut être pas.
Je n’écoute plus les gens qui ne savent pas.
Je n’écoute plus les conseils d’espoir.
Je ne vois que ça. La solitude.
Aujourd’hui si tu existe, comme il n’y a pas de meilleurs jour.
Je t’appelle, je t’invoque, je te supplie d’exister, de me trouver, de m’aimer.
Comme a chaque instant de ma vie je vois les fleurs dans les champs,
Puisqu’aujourd’hui tu n’existe pas, si j’en cueillais un bouquet, a qui le donnerais je ?
Re: Vos textes et poèmes
Très beau Insyd.
Certains des miens sont sur mon blog http://kimombo.wordpress.com mais en voici un:
Ne vous inquiètez pas ils sont tous comme cela
Des regards différents,
Une effusion de sentiments,
Mais eux, je les aient perdus,
La joie m’est inconnue,
Le bonheur m’est interdit,
C’est là que se résume ma vie.
Sentiments mis de côté,
Ne faire que guerroyer,
Entre là-bas et chez moi,
Où pourrais-je trouver la joie,
L’envie de sourire,
La peur de souffrir,
Martyr de la vie,
Ange déchu,
Qu’a-t-il ressenti,
Lorsque ses ailes se furent perdues ?
Sans un souffle, sans un cri,
Moi j’étouffe, je perds la vie,
Etranglée par les songes,
Ebranlée par les mensonges,
Tous les jours, je me meurs,
Près de vous, règne la peur.
Sans un souffle, sans un cri,
Certains des miens sont sur mon blog http://kimombo.wordpress.com mais en voici un:
Ne vous inquiètez pas ils sont tous comme cela
Des regards différents,
Une effusion de sentiments,
Mais eux, je les aient perdus,
La joie m’est inconnue,
Le bonheur m’est interdit,
C’est là que se résume ma vie.
Sentiments mis de côté,
Ne faire que guerroyer,
Entre là-bas et chez moi,
Où pourrais-je trouver la joie,
L’envie de sourire,
La peur de souffrir,
Martyr de la vie,
Ange déchu,
Qu’a-t-il ressenti,
Lorsque ses ailes se furent perdues ?
Sans un souffle, sans un cri,
Moi j’étouffe, je perds la vie,
Etranglée par les songes,
Ebranlée par les mensonges,
Tous les jours, je me meurs,
Près de vous, règne la peur.
Sans un souffle, sans un cri,
Re: Vos textes et poèmes
J'aime beaucoup les assonances et le rythmes de ces deux-ciMizc a écrit : Au dos rond des heures de velours déjà rêche tourne Ronde des jours
Et le rondo des heurts Des violons ébréchés Ritournelle ou bien danse des sourds.
-
sandoval
Re: Vos textes et poèmes
1999
1999
Couleur primaire
Age afonctionnel
Quelques carcasses de tortues sèchent au soleil
Bouquet d'incendie
Des bouquets d’incendie envoyés à l’adresse incorrecte
Les crimes se déplacent en rang comme des loups exsangues
Jeune ange bleu détourné des siens
Les sangliers sont les vestiges de ta faute
Dent
Pourquoi la chute des dents
Aligne
Sans regrets
Au mur
Des jours photographiés
Enlacés
Puis
Oubliés
Samuel
Les yeux de Samuel
Traversent la ville
Une émeute paisible
Un brasier qui me dévore
De l’intérieur
1999
Couleur primaire
Age afonctionnel
Quelques carcasses de tortues sèchent au soleil
Bouquet d'incendie
Des bouquets d’incendie envoyés à l’adresse incorrecte
Les crimes se déplacent en rang comme des loups exsangues
Jeune ange bleu détourné des siens
Les sangliers sont les vestiges de ta faute
Dent
Pourquoi la chute des dents
Aligne
Sans regrets
Au mur
Des jours photographiés
Enlacés
Puis
Oubliés
Samuel
Les yeux de Samuel
Traversent la ville
Une émeute paisible
Un brasier qui me dévore
De l’intérieur
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muchomachomarlboro
- Messages : 503
- Inscription : lun. déc. 19, 2011 2:08 pm
Re: Vos textes et poèmes
Katy, tu me fais chavirer moi aussi.EDENCholola a écrit :Je n'ai que ça à dire :Katy Mini a écrit :Un membre du forum m'a demandé si j'écrivais. Pour lui, car je déteste montrer en particulier ce que je fais, je préfère balancer des bouteilles à la mer.
Dusses-tu ne dire mot, n'être que céans
Embaumer de silence, langer d'éternel
Un recoin, un hameau que l'éther n'aile
Saisi d'impuissance par tes océans,
Chatoyants de bleu, de vert et de vermeil
Aux reflets d'amour, aux vertus enivrantes,
Rutilants d'un soleil d'une beauté navrante
Irréels comme un doux songe sans sommeil.
Tu es le jour venant à moi, après le doute,
Apaiser mes langueurs, chasser mes fatigues
Sourire aux furies gonflées d'intrigues
Et l'onguent mystérieux que l'on prodigue
Sur les plaies irascibles de la déroute.
Tu es l'essence fluide qui m'irrigue.
***
Les taffetas de parme, les brocarts de Byzance,
Les broderies à l’anglaise ondées de naphtaline
Les mystères, les charmes d’une gaze cristalline
Et les bures d’ascèse et les soies pour l’aisance
La matière des rêves, mon plus doux oreiller
Mon bonheur simple, ma trêve, mon moment d’Etreté
Où les cotons en sève composent sur le métier
Une mélodie brève, profonde et délayée.
Je goûte ce parfum, frais, capricieux, chargé
Dont les gouttes happées dans le lit de bois et les draps,
Dessinent une déesse dont les milliers de bras
Tissent le recueillement, l’abandon à la joie
Dans une geste glorieuse toute de grâce gorgée
Où se fondent, comme heureuses, les vérités forgées.
Bordel c'est beau.
Tu m'fais chavirer baby. 8)
Re: Vos textes et poèmes
Frisson
Je te vois qui respire et je prie doucement
J’implore un compagnon qui ne viendra jamais.
Quand le soir s’échelonne aux confins de ma vue
Et m’avoue désolé que je resterai seul,
Je frissonne, meurtri, tout au bout de la rue
Me disant en douleur que garderai mon secret.
Puis ma sombre torpeur meurt au matin suivant.
Ô toi, source du rêve, encor je te supplie,
Je ne peux plus attendre une fin dérobée.
Les jours passent, narquois, et je meurs en ermite
Alors que je poursuis tous mes vains sacrifices,
Au grand Dieu païen qui, tout droit sorti d’un mythe
Me ramène à l’esprit des effluves d’été ;
À l’heure où les champs sortent à peine de la nuit.
Je te vois qui respire et je prie doucement
J’implore un compagnon qui ne viendra jamais.
Quand le soir s’échelonne aux confins de ma vue
Et m’avoue désolé que je resterai seul,
Je frissonne, meurtri, tout au bout de la rue
Me disant en douleur que garderai mon secret.
Puis ma sombre torpeur meurt au matin suivant.
Ô toi, source du rêve, encor je te supplie,
Je ne peux plus attendre une fin dérobée.
Les jours passent, narquois, et je meurs en ermite
Alors que je poursuis tous mes vains sacrifices,
Au grand Dieu païen qui, tout droit sorti d’un mythe
Me ramène à l’esprit des effluves d’été ;
À l’heure où les champs sortent à peine de la nuit.