Vos textes et poèmes

Faites nous rêver : peintures, photos, sculptures, poèmes ou autre ! (il faut avoir posté 30 messages pour avoir accès à ce forum)
sandoval

Message par sandoval »

quand je commence j'ai du mal à m'arrêter...

La baleine

Les baleines s'échouent dans mes rêves
Elles se pressent dans mon coeur
Les falaises sont hautes
Trop peur de chuter
Trop frileux pour goûter
A la splendeur aérienne

Mes ancêtres étaient albatros
Les nuages ont des enfants qu'ils abandonnent
Aujourd'hui je suis un ange à l'aile plombé
Un ange au creux de la vague

Astronaute
Aide l'astronaute
Qui songe
Aide le à
Redescendre
Sur terre

La grande pyramide
Qu'il tente
D'escalader
Risque de
S'effondrer
Sous ses pieds

Dis moi l'astronaute
Combien de temps encore
Tu vas rester là
En émoi devant
Les disques de Saturne
Les risques d'une terrible peinture

La troisième guerre mondiale
Vient d'éclore
Tu embrasses un garçon
Une étoile filante
Un secret d'anti-matière
Pour ta famille
Et
Tous tes amis

Astronaute
Menteur de la préhistoire
Embrasse ton bouledogue tendre
Aux yeux verts
Toute la voie lactée est au courant
Tu es homosexuel
Astronaute
Les missiles sont lancés
Le trou noir est devant toi
Serre les dents
Astronaute

Aide l'astronaute
Qui songe
Aide le à
Redescendre
Sur terre

Aide l'astronaute
Qui pleure
Aide le à
Redescendre
Sur Terre
Ne le laisses pas une seconde
Plonger dans les bras
Du Coma
foliefurieuse

Message par foliefurieuse »

Alors moi j'ai ça:

Hommage aux Belles Années de Montpellier. (7 novembre ’04)

Place Comédie, l’Opéra avec ces lumières allumées, l’hôtel du midi, ses néons, charmant et délicat petit cinéma indépendant, grande diagonale infinie.
Je me souviens encore tendrement, la chaleur de la chère et proche compagnie, petit bar indien, sigileux thé aux arômes évaporés, la place perdue, à côté de la grande église décadante, l’indefinissable femme, racontant des blagues, et puis il y avait son garçon chaud, rigolant, hilarant, l’embrassant. Je m’en souviens parfaitement cruellement. Puis on rentrait, elle, lui, moi, nous, veignt heures, froid appartement, odeurs d’ensens et couscous de midi, on dînnait, on parlait, de tout, de rien, pas assez, on riait. Puis, la nuit épuisée, c’était les films, Jules et Jim, Vivement Dimanche, Cabaret... Je me souviens encore douloureusement, je m’en allais me coucher, avec les fantomes évaporés de la journée, sofa-lit gracieux, cassé, pourtant, je n’ai jamais mieux dormis que dans celui-là. Puis je lisais, “Asterix, Tintin...” et je m’endormais, en rêvant, de ces momments étérnels de la ville aux secrets dévoilés. Mais arrivait le jour triste, ténébreux; 7 heures du matin, gare de tramway grise et grinçante, odeur de métal neuf, je m’en allais, triste, une image en tête, l’indéfinissable, encore dormant auprès de son chaud, je réfléchis à cette prochaine fois où je les verrais, eux, nous, leurs secrets. Le tramway arrive, son des rails, grincement des roues. J’entre je paye, je m’assois. Gare de trains, je monte dans le convoi vide, qui m’amène trop rapidement, froidement. Odeur de tabac et de papier journal. Chez moi, Estació de Cambrils, c’est l’été mais moi j’ai froid, je rentre dans cette baraque sombre, grise et glaciale, je m’enferme dans ma chambre, qui n’est pas la mienne, je ne peux pas voir de films, je ne peux plus ecouter la musique dont je revais dans le sofalit, il me faut une semaine pour me retrouver, vraiement chez moi incomplètement cela dit. Mais ce soir, je reviens, je reviens à Montpellier, je verrais mon indefinissable, je verrais son garçon, je reverrais nous, le foyer, mon foyer, ma chaleur. Je sentirais les voitures arriver au parking, je re sentirais l’arôme du thé, je carresserais le chat, on s’assoira tous regarder un bon film, puis on rigolera... ce sera à nouveau le bon temps. Le bon temps où on est heureux de vivre, le bon temps où on vit, où on vit tous les petits délices de notre petite vie.



Il est l’heure d’aller me coucher,

…and i dream, dream dream dream.

-----------------------------------

Oh Monotonie!

Entre un café noir aussi exquis qu’amère, je me glisse entre les pages que j’écris et les mots qui sortent d’haut-parleurs monstrueux. Sortant de la chambre art-déco clean je m’étale sur le divan, frôlant le vent qui entre par la fenêtre. Le vent m’entraine dans une sieste longue mais superficielle où les bruits de background et les moindres mots insignifiants me réveillent. Je détale à grands pas dans la cuisine où m’attend un chocolat divinement congelé et insipide. Je m’offre une cigarette à mi chemin entre la chambre et la street qui me regarde, sortant mon cou de girafe par la fenêtre. Je te hais vie quotidienne avec tes bruits soulants et tes bouteilles di vino vides. Ô toi quotidienneté, toi qui hante grande partie de nos vies, offre-moi des vices et des délices exquis. Horrible monotonie qui me hante, essaie de comprendre ma désespérance, mon hystérie. Accablante répétition d’événements laisse moi goûter encore aux douces blondes aux amères expresso et aux acides liquors. Ne me tue pas avec tes grandes mains où tu m’emprisonnes. Ne me trahis pas avec le sommeil. Ne t’échappe pas avant que je ne me venge. Je suis las de tes cadeaux éphémères que tu me voles et m’enlèves à grands coups de déménagements gracieux et inutiles. Transporte-moi aux temps des drawings et de l’inconscience si tel est ton désir. Mais, oh monotonie enlève moi de ce monde grotesque et absurde, de cette comédie qui ne fait plus du tout rire. S’il te plait ! Accède à mon unique requête ! Toi mon unique dieu, oh habitude, oh coutume ! Va-t-en, et emporte-moi avec toi vers d’autres mondes et autres merveilles. Change, Vivaldi, ton disque des quatre stations, cela devient répétitif. Envoûte-moi, Oh ! ivre monotonie, avec des étés froids et des hivers secs, des printemps tristes, et d’exubérants automnes. Fais-moi oublier, pire ennemi de mon insignifiante vie, les feuilles qui tombent en septembre. Enlève-moi le temps, la mesure, la discipline, et part avec. Part ! Part ! Laisse-moi ! Leave me alone !


FolieFurieuse (coeur en chaleur tête oublieuse)
chromosomeX
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Inscription : lun. sept. 05, 2005 6:47 pm

Message par chromosomeX »

tiré d'un roman , mais je me reconnait tellement que je le poste =

Entre nos rencontres, on ne peut pas dire que je vis. Par vie, j'entends agitation, tumulte, méprises, bonheur, occupé, débordé, amitiés, cinéma, bars, rencontres amoureuses, bouches à saisir.

Bien sûr, j'ai des flirts. Jusqu'au baiser, je me sens bien. Je me blottis au coeur du corps de l'autre, yeux clos. Je voudrais que cet autre ne bouge pas, qu'il ne dise rien. Qu'il reste là, à me tenir contre lui, pour me rassurer et m'empêcher de penser à elle. Mais invariablement, le charme se brise.

Un après midi. nous sommes dans sa chambre désordonnée. Je ne suis pas nue. Lui non plus. Nous sommes seulement enlacés. Sa main s'aventure sous mon chemisier. Je la retiens. Pourquoi gâcher ce doux moment?

Il s'enerve, ne fait pas semblant de ne pas comprendre ce que je veux.

Je reponds, je ne veux pas coucher avec toi.

Il dit, qui te parle de coucher. Il guide ma main sur sa braguette. Son corps est vaste, sauvage comme un animal qui guette sa proie. Effrayée, je m'arrête de le caresser.

Il ordonne, surtout continue. Puis il termine.

Après, j'ai pleuré. J'avais les mains souillées du plaisir de ce garçon. Et elle, dans mon rêve, belle, pure, avec toute sa grâce, toute son absence de désir.

Elle, le contraire de ce que je venais de vivre.

Elle, Martine Roffinella
pat075
Messages : 52
Inscription : jeu. mars 30, 2006 11:39 am

Poésie radieuse

Message par pat075 »

Bises
Patricia

mon recueil : sur le site de la maison d'édition :
http://www.edveri.com/

mes sites de poésie mis à jour le 20 juillet 2006 :
http://perso.wanadoo.fr/patricia-guenot/
http://patricia.guenot.free.fr/


Poésie radieuse
--------------------

Fuyez, mots ténébreux, écœurants de tristesse,
Messagers pernicieux d’un avenir blafard.
Quittez ma poésie où vos sournois poignards
Découpent mes visions en strophes vengeresses.

Termes radieux, venez exalter ma tendresse.
Plantez sur mes sonnets le brûlant étendard
De votre volupté célébrée avec art,
Afin que mes écrits s’égaient de vos richesses.

Images colorées, noyez les cauchemars
Qui souillent mes quatrains dans votre exquis nectar
Épanché sur mes vers en torrent de promesses.

Métaphores fleuries, chassez le fiel épars
De mes alexandrins, pour que, sous vos caresses,
Ma plume se répande en joie enchanteresse.
sandoval

Message par sandoval »

Sous la paupière
Le deuil
Sous la frontière
Un animal crevé

Poumon droit en phase d'explosion
Mettez vos parapluies
Baissez vous
Qu'il pleuve
Des étoiles et des organes

Sous la paupière
Ce deuil
Un caveau de terre
Un souvenir de guerre

Etends le linge
Etends tes mains
Sur le carrelage
Je suis une poupée avec une pomme d'Adam
Un peu bossue
Sale

Il y a mon père qui réfléchit
Sur le flux des nuages
Sur la température
Et moi
Ce deuil
Ce mystère enceint à éclater
N'en peut plus de gigoter dans son enveloppe rose

Je suis une fille
Un tonnerre de fin d'après-midi
Un orgueil humble
Une tristesse d'éolienne

Il y a mon père qui souffre
M'observant derrière ses moufles
Les OVNIs volent haut ce soir
C'est peut-être ça l'angoisse
Le sourire crispé des étoiles
Avec des ongles de givre
Je me suis posé sur Terre
Les gens se déplacent sur des machines fer
Et moi
Sous ce deuil
Le deuil de la vie
Je progresse mais à l'inverse
Je meurs sous l'averse
Ca rouille
Ca rouille pour le robot végétal

C'est l'enfant nu
Qui chatouille
L'herbe rare
C'est l'enfant de nos secrets
Je suis un secret de désert
Accompagné de caravanes
Détache mes membres
C'est un deuil une oraison un souffle
Prends mon poumon gauche
Et laisse le s'envoler
Comme les cerfs-volants tibétains

Comme un animal crevé mais aérien

Laisse moi crever en paix
Il y a mon père qui pleure
Il y a mes voeux qui croulent
Il y a mon père qui murmure des choses incompréhensibles
Poney et petite casserole
Astéroïde en vol
Adorable homme des neiges
Je...


ps : écrit tout ce qui me venait à l'esprit.....
sandoval

Message par sandoval »

J'ai retrouvé des textes que j'avais écris à 16ans, ça me fait tout drôle...J'y tiens particulièrement car c'est grâce à l'écriture que j'ai pris conscience que j'étais homo...J'ai découvert mon penchant pour les garçons en ouvrant les yeux, non je n'étais pas hétéro....

Anna


J'ai souvent rêvé de toi
Une silhouette parfaite, fragile et faible
J'ai souvent rêvé de toi
Un sourire délicat des yeux qui m'embrassent
Mais les rêves deviennent fantômes
Et me hantent

En rêve je te touche du bout des lèvres
En rêve je te caresse le long des reins
En rêve je glisse mes mains dans tes cheveux
En rêve mon corps s'étreint avec le tien

Je t'imagine dans des forêts vierges
Tous deux accolés l'un à l'autre
L'oiseau et le ciel
Les poissons et la mer brillante
Tes mains si douces que mon corps meurtri
Mes rêves me rongent

Je veux t'embrasser mais je ne sens pas ta peau
Je veux te caresser mais tout s'échappe
Je veux te parler mais le silence me répond
Je ne veux sentir que le souffle de ta respiration sur mon visage

Mais Anna où est-tu?

J'ai peins ton visage aux couleurs pastelles
Des tons justes et mesurés
Des teintes qui s'étreignent
Des yeux qui chatouillent de douleur et de plaisir

Je voudrais t'embrasser mais la couche reste froide
Je voudrais te caresser mais je risque de t'abîmer
Je voudrais te parler mais tes traits demeurent fixes
Je voudrais t'entendre respirer simplement prendre vie devant moi

Et les heures m'angoissent



Elle voulait danser

Elle a voulu m'emmener danser
Nous étions en retard
Elle m'a effleuré le bras le visage
J'ai fermé les yeux
Tu es la valse grisante m'a-t-elle dit
Muettes paroles sous les éclats bleutés
Je te demande pardon
Mais j'ai oublié la liqueur enjouée
Je ne veux pas danser
Elle a étudié mes yeux intensément
L'orchestre a repris de plus belle

Elle voulait m'emmenait danser
Perles rouges évanouies
Je me suis affalé dans un sofa
Pourquoi?
Derrière un verre d'alcool fort
Je lui ai désigné
Le triste ténébreux assis
Je ne sais si elle a compris
Batteries plus fortes
Tournoiements croissants
Elle m'a offert son baiser
Puis s'en allé


Fleur Noire

Ouvre tes pétales
La lumière du soleil va les réchauffer
La nuit t'apaise et t'effraie
Je suis la reine et le roi à la même table qui se sourient mais se détestent
Versent le poison dans leurs coupes

Quatres pétales sombres qui peinent devant le vent et la pluie
Les sécheresses et les cruels hivers
Je grandis
Je grandis
Je voudrais m'élever très haut vers le ciel
Et contempler tous ces oiseaux rieurs et ses astres si beaux

Mais reste sur terre ma petite
Tire de tes racines les affres du mal des mondes obscurs
Un jeune homme vient
Tu deviens sa drogue
Deviens le seul plaisir d'une veuve
Ou reste assoiffée dans une chambre déserte

Les animaux détalent et parcourent le monde
Je reste toujours immobile
Où vont-ils tous?
La terre natale rassure et bat comme une mère
L'herbe chatouille les heures de ma naissance
Une inquiétante contradiction m'embaume
Je ferais sourire les plus malins
Venez je ne veux plus rester seul
Venez
Gege72
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Inscription : sam. août 19, 2006 12:44 pm

Message par Gege72 »

Bon je poste les miens meme si ils sont, je trouve, loins d'égaler les votres.
Je précise que je les ait fait il y a quelques mois et que ils ne sont plus franchement d'actualité, meme plus du tout, j'en referais prochainement :D

Elle

Dans le silence du soir,
Dominant la vallée,
Semblant briser le noir,
Les yeux juste fermés.

Silence si total,
Qu'on peut presque l'entendre,
Sa robe de cristal,
Dans le sillage des cendres.

Elle est la, elle m'attend,
Si profonde et si belle,
Son geste si troublant,
Elle est la, elle m'appelle.

Je m'approche, lentement,
Je puis voir son visage,
Sous la lune éclatant,
Allez, tourne la page.

Au revoir désespoir,
Et bonjour a l'histoire,
Allez, tourne les pages,
Chapitre du partage.

Lentement elle m'emmene,
Mon esprit s'évapore,
Et ma main dans la sienne,
Je sens qu'approche l'aurore.

Une nouvelle vie se leve,
Je veut y croire maintenant,
C'est l'aube d'une longue treve,
Elle arrive en chantant.

Ne perdez pas espoir,
Elle approche a grand pas,
Un jour ou meme un soir,
Le jour se levera.

Hey quand je relit ca ca me fait grave délirer... quand je pense que... enfin peu importe ^^

Le second, fait un peu plus tard:

Nuit

Ce n'était que la lune,
Le jour n'est pas levé,
Envahi par la brume
Qui ne veut pas tomber.

Lune rassurante mais pale,
Quartier d'espoir spatial,
Phare d'un fragile canot,
Dérivant sur les flots.

A ce moment paupieres,
Retombés j'usqu'alors,
Laissent passer la lumiere,
Récompense des efforts.

J'ouvre les yeux,
Plus rien.
Certains croivent a un dieu,
Certains croivent au destin.

Mon dieu ma délaissé,
Mon destin c'est l'hiver,
Et je suis fatigué
De marcher sans lumiere.

Lassé de la poussiere,
Trébucher dans la mer,
Et se laisser aller,
Choix de facilité.

Le sommeil vaudrait mieux,
Il cache du mieux qu'il peut
Les soucis quotidien,
Ils reviendront demain.

J'aimerais aimer la vie,
J'aimerais trouver l'envie,
J'aimerais m'aimer tout court,
Sans peine et sans détour.

Mais voila je ne puis,
Réesayons demain,
La nuit n'est pas finie,
Elle en est meme bien loin.


Celui ci est beaucoup plus proche de ce que je ressent actuellement :D
Gege72
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Inscription : sam. août 19, 2006 12:44 pm

Message par Gege72 »

Merchi a toi stanislas :D

ps: je cherchais un truc a dire parce que j'aime bien faire des compliments a ceux qui m'en font... mais je trouve pas la...
Ah, si :)

Tu as un tres joli prénom stanislas :D

Bon oki je sort la... :arrow: :arrow: :arrow:
pat075
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Inscription : jeu. mars 30, 2006 11:39 am

Gerbe de lumière

Message par pat075 »

Bises
Patricia

mon recueil : sur le site de la maison d'édition :
http://www.edveri.com/

mes sites de poésie mis à jour le 20 juillet 2006 :
http://perso.wanadoo.fr/patricia-guenot/
http://patricia.guenot.free.fr/


Gerbe de lumière
------------------------

Je suis la lueur silencieuse
Qui dissipe les cauchemars
Germés dans le berceau blafard
De ses dérives pernicieuses.

Je suis la main consolatrice
Qui caresse son corps blessé
Quand les spectres de son passé
Viennent rouvrir ses cicatrices.

Je suis le rossignol sauvage
Qui gazouille sur son balcon
L'espoir d'un avenir fécond,
À l'abri de ses vieux naufrages.

Je suis le diamant incendiaire
Qui déploie ses feux insolents
Afin que son désir tremblant
Jaillisse en gerbe de lumière.
sandoval

Message par sandoval »

Voilà un texte que je viens d'écrire à l'instant en pensant à mon "ancienne" meilleure amie, la seule qui ne sait pas que je suis homo...Nostalgie quand tu nous tiens :?


Léa



"Bonjour l'acarien
Sors de ta tanière
Eleves toi
Premières heures du reptile
Malentendu de la coquille"


Aux frontières de l'Impossible
Les ordinateurs muent en vipères
Des bombardiers géants éclairent les sirènes
Les couloirs
Bonjour chez toi Léa
Tu m'as oublié n'est ce pas?
La frousse de se perdre
La frousse de te perdre
Je n'ai jamais eu le pied marin avec toi
Capitaine hurlant sans peine
Tu veux mon poing dans la gueule?

Les années d'or sont mortes
Nos rodéos sur la grande arche
Morts eux aussi
Nos courronnes de jeunes pharaons
Du papier brûlé
Bienvenue chez toi Léa
Loin de moi
Dans un autre Etat

Que dis l'Hydre sans lendemain
Un taureau sur-humain
Un choc concentrique
Une forme de l'au-delà
Le fleuve étend ses bras
Il a bonne prise sur les nageurs
Il devance chacun de nos pas
Léa pauvre fatras
Léa terrible murmure

L'Ombre a encore beaucoup de choses à nous apprendre
Vraiment nous n'étions que des enfants
Mariage détonnant
La buse nous a emporté
Chacun
Sur l'Ile et tout a recommencé
Le soir se peindre
Fuir les chasseurs-mensonges
J'ai connu ça
Puis

Boum
L'Implosion
Fragment de cartilage
Inondations sans partages
"Apprends moi les contes et les mirages"
Superpuissance du drone invincible
Chute interminable du végétal
Tout ça pour en arriver là
La scission
L'abandon
Léa
Bonjour n'importe où
N'importe quand
Tu es à Venise
Puis à Milan
Dormir et repartir
Souffrir
Rire

Je chuchote je dis n'importe quoi
"Mais tu vois je vis sur une autre planète
Sonar en panne
Plus aucun nouvelle de toi
Plus aucun murmure de toi
Toutes les chaînes sont éteintes
Toutes les radios jouent aux marionnettes
Léa tu me manques
Plus les jours passent
Plus le Dragon efface
Sur nos joues
Les souvenirs
Les petits bouts de corail
Les carcasses de l'enfance

Trois Trois Un Deux Cinq Ciel Mer Trois Trois

A la frontière de la mer
Les murènes se rient de nous
Se rient de moi
Les singes hurleurs annoncent la fin de l'innocence
Nous ne serons bientôt plus que vampires
Nous ne serons bientôt plus qu'Empires En Mal D'eux-mêmes
Léa
Bonjour chez toi
Ferme les yeux
Retire toi
Nous n'avons plus rien à nous dire
Bonjour chez toi
Oublie moi
Répondre