Marc : sportif et débutant
Re: Marc : sportif et débutant
Ah oui ! De loin la meilleure de Daho !
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ExMembre
Re: Marc : sportif et débutant
Tout à fait d'accord avec toi !zphyr a écrit :Ah oui ! De loin la meilleure de Daho !
Et de circonstance, en plus, Marc (Bi-athlète) parlant de rencontres ...
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bi-athlete
- Messages : 12
- Inscription : sam. nov. 05, 2011 10:33 pm
Re: Marc : sportif et débutant
Merci beaucoup, Ray, ça me touche 
Et pourquoi ne pas commencer par la question que tu me retournes ?
Doit-on se conditionner pour faire des rencontres ou « la » rencontre ?
Voilà pourquoi j'aurais spontanément penché pour le pluriel...
J'ai un cours intitulé Psychologie des apprentissages.
On tente d'y comprendre pourquoi certains élèves sont compétents et motivés, d'autres pas ou plus du tout.
On y dit que l'on ne peut pas tout apprendre en vase clos.
Il y a des compétences (comme s'intégrer à un groupe, s'attirer l'attention de ce groupe) qui ne se développent qu'au contact des autres.
Comment ça se passe ? Les membres du groupe réagissent à nos gestes, à nos actions :
— favorablement si elles sont appropriées ;
— défavorablement si elles ne sont pas appropriées.
Et alors ? En fonction des échos que nos tentatives rencontrent, nous affinons le tir, nous prenons confiance, nous osons aller plus loin.
En résumé, pour « apprendre », il faut :
1. s'exposer aux autres, mais pas à n'importe qui.
2. tu dois faire quelque chose qu'ils remarquent [ou eux remarquer ce que tu fais].
3. ils doivent réagir ou tu dois pouvoir remarquer leur réaction.
4. si leur feed-back est positif, tu sais que ce que tu as fait va dans le bon sens.
5. si ça va dans le bon sens, tu en es content, cela te motive
6. comme tu es motivé, tu as envie de recommencer, peut-être en osant aller un peu plus loin avec un peu plus d'assurance.
...et ainsi de suite : tu développes ta compétence tant que la progression et les encouragements ne sont pas rompus.
En d'autres mots :
— si tu essaies quelque chose dans l'indifférence ;
— tu n'as pas de feed-back positif ou pas de feed-back tout court ;
— tu ne peux te référencer à quoi que ce soit ;
— tu n'es ni motivé, ni encouragé à recommencer [puisque tu ne sais pas comment corriger le tir !] ;
— tu te démotives et, au pire, tu n'oses pas recommencer.
Pour ce qui est des rencontres, je n'arrive pas encore à réunir les conditions des points "1" et "2".
Comme je suis au début d'un apprentissage qui ne se développera qu'au contact de plusieurs feed-backs de plusieurs personnes, je crois logique de devoir faire « des » rencontres avant de faire « la » rencontre.
Ai-je tort, croyez-vous ?
Et pourquoi ne pas commencer par la question que tu me retournes ?
Doit-on se conditionner pour faire des rencontres ou « la » rencontre ?
Voilà pourquoi j'aurais spontanément penché pour le pluriel...
J'ai un cours intitulé Psychologie des apprentissages.
On tente d'y comprendre pourquoi certains élèves sont compétents et motivés, d'autres pas ou plus du tout.
On y dit que l'on ne peut pas tout apprendre en vase clos.
Il y a des compétences (comme s'intégrer à un groupe, s'attirer l'attention de ce groupe) qui ne se développent qu'au contact des autres.
Comment ça se passe ? Les membres du groupe réagissent à nos gestes, à nos actions :
— favorablement si elles sont appropriées ;
— défavorablement si elles ne sont pas appropriées.
Et alors ? En fonction des échos que nos tentatives rencontrent, nous affinons le tir, nous prenons confiance, nous osons aller plus loin.
En résumé, pour « apprendre », il faut :
1. s'exposer aux autres, mais pas à n'importe qui.
2. tu dois faire quelque chose qu'ils remarquent [ou eux remarquer ce que tu fais].
3. ils doivent réagir ou tu dois pouvoir remarquer leur réaction.
4. si leur feed-back est positif, tu sais que ce que tu as fait va dans le bon sens.
5. si ça va dans le bon sens, tu en es content, cela te motive
6. comme tu es motivé, tu as envie de recommencer, peut-être en osant aller un peu plus loin avec un peu plus d'assurance.
...et ainsi de suite : tu développes ta compétence tant que la progression et les encouragements ne sont pas rompus.
En d'autres mots :
— si tu essaies quelque chose dans l'indifférence ;
— tu n'as pas de feed-back positif ou pas de feed-back tout court ;
— tu ne peux te référencer à quoi que ce soit ;
— tu n'es ni motivé, ni encouragé à recommencer [puisque tu ne sais pas comment corriger le tir !] ;
— tu te démotives et, au pire, tu n'oses pas recommencer.
Pour ce qui est des rencontres, je n'arrive pas encore à réunir les conditions des points "1" et "2".
Comme je suis au début d'un apprentissage qui ne se développera qu'au contact de plusieurs feed-backs de plusieurs personnes, je crois logique de devoir faire « des » rencontres avant de faire « la » rencontre.
Ai-je tort, croyez-vous ?
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Œil-de-nuit
- Messages : 710
- Inscription : dim. oct. 16, 2011 8:34 pm
Re: Marc : sportif et débutant
C'est intéressant ce que tu dis. Après, pourquoi serait on forcément automatiquement démotivé quand ça se passe pas bien? On peut avoir au contraire envie de comprendre et de corriger les raisons de notre échec. Évidemment, plus on est sensible, plus on a de mal à se remettre d'un échec.
Après, entre la théorie et la pratique, il y a souvent un pas à franchir... Et bien souvent, je pense que ce pas se franchit avec de la confiance en soi, essentielle pour oser aller vers les autres. Forcément les autres ont plus envie de te parler si tu dégages de l'assurance plutôt que si tu sembles convaincu que tu es inintéressant. Pour acquérir de la confiance en soi... Y'a pas 36 solutions, faut savoir prendre sur soi (et s'autopersuader qu'on est tout aussi intéressant que n'importe qui!), au début c'est dur, parfois très dur... Mais ensuite à moyen/long terme les efforts finissent forcément par payer.
Je note aussi que tu sembles considérer l'intégration dans un groupe. Pour moi ce n'est pas la solution la plus facile au départ (je sais plus qui disait dans un topic que les gens en groupe se comportent de façon beaucoup plus stupide que s'ils sont pris seul à seul). Les conditions "d'abordage" peuvent être choisies, et favoriser ou non ton intégration. Attendre que quelqu'un de sympa soit seul pour aller lui parler peut vraiment t'aider au départ. Tout comme tenter de parler à quelqu'un en groupe dans une boite avec la musique à fond, bon courage (je prends exprès un extrême^^).
Voilà, je tente d'apporter un début réponse à tes vastes questions. Bon courage à toi
Après, entre la théorie et la pratique, il y a souvent un pas à franchir... Et bien souvent, je pense que ce pas se franchit avec de la confiance en soi, essentielle pour oser aller vers les autres. Forcément les autres ont plus envie de te parler si tu dégages de l'assurance plutôt que si tu sembles convaincu que tu es inintéressant. Pour acquérir de la confiance en soi... Y'a pas 36 solutions, faut savoir prendre sur soi (et s'autopersuader qu'on est tout aussi intéressant que n'importe qui!), au début c'est dur, parfois très dur... Mais ensuite à moyen/long terme les efforts finissent forcément par payer.
Je note aussi que tu sembles considérer l'intégration dans un groupe. Pour moi ce n'est pas la solution la plus facile au départ (je sais plus qui disait dans un topic que les gens en groupe se comportent de façon beaucoup plus stupide que s'ils sont pris seul à seul). Les conditions "d'abordage" peuvent être choisies, et favoriser ou non ton intégration. Attendre que quelqu'un de sympa soit seul pour aller lui parler peut vraiment t'aider au départ. Tout comme tenter de parler à quelqu'un en groupe dans une boite avec la musique à fond, bon courage (je prends exprès un extrême^^).
Voilà, je tente d'apporter un début réponse à tes vastes questions. Bon courage à toi
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ExMembre
Re: Marc : sportif et débutant
Franchement, je ne sais pas. Mais comme le dit Fitz, c'est intéressant, comme questionnement.bi-athlete a écrit :Comme je suis au début d'un apprentissage qui ne se développera qu'au contact de plusieurs feed-backs de plusieurs personnes, je crois logique de devoir faire « des » rencontres avant de faire « la » rencontre.
Ai-je tort, croyez-vous ?
Après, chacun a sa petite théorie personnelle sur la question. Ca va du "Il faut ouvrir beaucoup d'huîtres pour trouver une perle" à la théorie de "l'étincelle".
Mon ancien meilleur ami était, ado, très timide, très inhibé. Il s'est forcé à faire beaucoup de rencontres (féminines) pour se donner de l'assurance. Il s'est transformé en vrai Don Juan. Problème : il est devenu accro au jeu de la rencontre. Et s'il est passé maître en la matière, il est par contre devenu tout à fait infoutu de construire quelque chose avec quelqu'un après la rencontre. Parce que la routine, ou le fait de construire quelque chose avec quelqu'un, l'enquiquine. Il est devenu accro à l'adrénaline que procure le stress de la rencontre.
A l'extrême opposé, il y a ceux qui attendent l'étincelle. LA bonne rencontre. Mais à ce jeu-là, on peut rapidement se transformer en octogénaire amer d'avoir très peu vécu.
Il n'y a pas de solution bonne pour tout le monde, je crois. Une rencontre réussie dépend de tellement de facteurs ...
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inconnu n
Re: Marc : sportif et débutant
La vraie question est : est-ce que AUJOURD'HUI, ça manque malgré tout à ton pote de construire quelque chose ? Ou est-il satisfait de sa façon de vivre -même si elle ne correspond pas au "plan" de départ ?Ray Steam a écrit :Franchement, je ne sais pas. Mais comme le dit Fitz, c'est intéressant, comme questionnement.bi-athlete a écrit :Comme je suis au début d'un apprentissage qui ne se développera qu'au contact de plusieurs feed-backs de plusieurs personnes, je crois logique de devoir faire « des » rencontres avant de faire « la » rencontre.
Ai-je tort, croyez-vous ?![]()
Après, chacun a sa petite théorie personnelle sur la question. Ca va du "Il faut ouvrir beaucoup d'huîtres pour trouver une perle" à la théorie de "l'étincelle".
Mon ancien meilleur ami était, ado, très timide, très inhibé. Il s'est forcé à faire beaucoup de rencontres (féminines) pour se donner de l'assurance. Il s'est transformé en vrai Don Juan. Problème : il est devenu accro au jeu de la rencontre. Et s'il est passé maître en la matière, il est par contre devenu tout à fait infoutu de construire quelque chose avec quelqu'un après la rencontre. Parce que la routine, ou le fait de construire quelque chose avec quelqu'un, l'enquiquine. Il est devenu accro à l'adrénaline que procure le stress de la rencontre.
A l'extrême opposé, il y a ceux qui attendent l'étincelle. LA bonne rencontre. Mais à ce jeu-là, on peut rapidement se transformer en octogénaire amer d'avoir très peu vécu.
Il n'y a pas de solution bonne pour tout le monde, je crois. Une rencontre réussie dépend de tellement de facteurs ...
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ExMembre
Re: Marc : sportif et débutant
Il est comme un drogué de la séduction. Heureux (ou plutôt euphorique) quand il a sa dose, malheureux quand il est en manque. Pire : il fait du mal à toutes les filles qu'il séduit pour ensuite les larguer.New starting a écrit :La vraie question est : est-ce que AUJOURD'HUI, ça manque malgré tout à ton pote de construire quelque chose ? Ou est-il satisfait de sa façon de vivre -même si elle ne correspond pas au "plan" de départ ?
En plus, il ne rajeunit pas, et n'embellit pas non plus. Ses plans séduction sont de moins en moins nombreux, mais c'est plus fort que lui : il faut qu'il séduise. Je ne connais pas de drogué heureux.
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bi-athlete
- Messages : 12
- Inscription : sam. nov. 05, 2011 10:33 pm
Re: Marc : sportif et débutant
Vous lire est vraiment intéressant, car cela démontre bien que nous parlons d'un sujet où se rejoignent deux sentiments extrêmes : d'un côté, l'absence ou la carence de rencontres ; de l'autre, leur accumulation, leur excès.
Non seulement, on basculerait vite de la carence à l'indigestion, et dans les deux cas, on serait insatisfait de son sort...
Le bonheur se trouverait donc entre les deux extrêmes
Non seulement, on basculerait vite de la carence à l'indigestion, et dans les deux cas, on serait insatisfait de son sort...
Le bonheur se trouverait donc entre les deux extrêmes
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ExMembre
Re: Marc : sportif et débutant
Oui. L'excès nuit en tout ...bi-athlete a écrit :Le bonheur se trouverait donc entre les deux extrêmes