Pas facile les présentations. Beaucoup de choses à dire à concentrer en un message...
Je suis un type de 24 ans un peu [complètement] perdu. Je ne sais d'ailleurs pas trop ce que je fais là... Disons que j'ai vu ici plusieurs témoignages qui pourraient ressembler au mien. (Attention, déballage. [vous allez souffrir, désolé])
En effet, le désert du Sahara connaît plus d'animation que ma vie sentimentale et affective. Comprenez par là que je n'ai pas vraiment d'amis et que je n'ai jamais eu de relation vraiment intime avec qui que ce soit. Les principales raisons à cela : une timidité doublée d'une peur d'être jugé quasi maladive, avec un supplément de pessimisme saupoudré sur le dessus. J'ose à peine regarder les gens dans la rue. Une fois que je les connaît, par contre, ça va mieux. (Je reste quand même distant pour ne pas que l'on découvre que j'aime des trucs de fille, j'y reviendrai.)
Mais cela finit par me miner et j'ai le moral en dents de scie. En plus de ça, mon imagination est débordante et en comparaison, la vie me parait bien terne. Dans mes pires moments, j'ai souvent pensé au suicide. Seulement, je ne veux pas anéantir ma famille alors à la place je prie pour que mon coeur s'arrête de battre de lui-même [ridicule!][on ne sait jamais, avec une bonne dose de douleur psychologique ça pourrait marcher ?] Bref, condamné à vivre... J'en rigole mais c'est la vérité.
D'un autre côté, ma vie est contre-balancée par une famille (parents, frère et soeur) aimante et un boulot (développement de logiciels informatiques) à l'ambiance sympa. Mais je veux plus [pfff, jamais contents ces humains].
Les trucs de fille, parlons-en... Ben, ça dure depuis toujours. J'ai dû commencer à 4-5 ans avec une barbie [pour faire comme ma soeur et mes cousines qui ont à peu près mon âge ?], suivi des petits poneys et compagnie [argh, cte honte!]. Au collège, c'était "Charmed" (ma première série
Justement, en ce qui concerne mes attirances, ça a beaucoup évolué, mais toujours dur à définir. Au collège, c'était plutôt les filles. Au lycée, j'étais à la fois attiré par une fille et un mec en particulier. Maintenant, je ne flashe vraiment que sur des hommes. Cela ne m'empêche pas toutefois d'apprécier la beauté de certaines femmes que je croise. Mais, disons que c'est les hommes à 80 voire 90%. C'est clair dans la tête mais j'ai vraiment du mal à l'accepter [comprendre : pas du tout].
Dernièrement, je suis devenu dingue d'un collègue de travail [Aïe]. Il dégage un parfum! ça emplit la pièce, c'est à défaillir! Pour ne rien arranger, il a un physique très agréable. Il est viril [macho?] et à fond sur sa religion, musulmane. Bref, 100% hétéro et me fait craquer. Mais, comme à chaque fois, mon imagination trouve des raisons d'espérer dans les plus anodins de ses gestes. Mon coeur alors joue au yoyo, alternant les jours déprimants où je sais parfaitement que cette relation est impossible et les jours où un frolement de nos bras, une marque d'intérêt de sa part remonte le baromètre du moral.
Cela me tue alors que je le vois tous les jours, juste en face de moi. Pour m'en détacher, j'ai essayé plusieurs méthodes. La première, lui faire la gueule en toute circonstance afin qu'il ne m'approche plus, l'a rendu excécrable. J'ai dû m'excuser pour rendre une journée de boulot à nouveau supportable. La deuxième est arrivée par hasard. Il avait quelques problèmes personnels avec ses parents, je me suis montré trop curieux sans pouvoir m'en empêcher, avec pour prétexte de vouloir l'aider. Il l'a très mal pris et m'a accusé de m'incruster dans sa vie privée [oh peuchère!]. Je crois que cette fois-ci son éloignement va calmer mes ardeurs...
Pfiou, ça fait du bien! Je n'ai jamais parlé de tout ça à qui que ce soit, je vais peut-être m'en tenir là pour l'instant. Aux courageux et courageuses qui m'auront lu jusque ici, bravo! [quoi, vous avez tous fuit ? Ooups]