Voui, c'est bien ce que j'ai écrit, tu comptais vivre ton homosexualité.Pygargue a écrit :Non, je voulais vivre mon homosexualité, ce qui était très dur avant les premiers CO, je la fantasmais essentiellement.
Pour le reste, je suis d'accord avec toi, même si je n'ai pas l'impression de simuler quoique ce soit... Sans doute, parce que je n'ai pas l'occasion d'échanger sur tel ou tel goût... Le "truc", c'est quand vous vous sentez prêts à passer le cap, à franchir le pas de vous affirmer, que le CO devient un élément essentiel de votre future construction par rapport à l'identité sexuelle jusqu'alors enfouie/réprimée/étouffée/camouflée.
Je suis d'accord avec toi pour écrire qu'on est homo d'abord dans sa tête avant de l'être avec son sexe. Et c'est bien le CO qui peut soit déclencher la transition, soit aider à réaliser cette transition.
Une question : c'est quoi des goûts, des interrogations, des intérêts de gays ?!?
Je m'explique : quand je regarde un film, ce n'est pas pour admirer la plastique de tel(le) ou tel(le) acteur(rice), mais pour m'imprégner de l'histoire ou du message qu'il veut faire passer. Je ne vois qu'en l'acteur(rice) le support humain d'un profil d'une personnalité, d'une attitude relevant le plus souvent du domaine de la fiction qui vise à servir la trame d'une histoire.
Bon OK, il existe des têtes de composition comme VILLERET dans le diner de con (un exemple parmi tant d'autres), mais c'est plus pour servir les clichés/préjugés/à priori sociétaux, et donc un message, une idée forte, que pour attirer les cinéphiles dans les salles obscures. Bon d'un autre côté, je vois mal BALASKO dans la peau de Tomb Raider...
Le contre pied est par exemple, que très certainement Titanic aurait tout aussi bien fonctionné sans DI CAPRIO... puisque c'est l'histoire qui me semble prenante...
J'aurais pu (il me semble) faire le même genre de développement pour toutes autres formes de goûts, d'intérêts !