je viens de tomber sur ce post et il m'a vraiment parlé.
J'ai vécu et je vis les mêmes doutes que vous à chaque étape.
Les années de barricade, à jouer l'hétéro, ado puis jeune adulte qui ne présentait personne et éveillait des doutes dans l'entourage, tout en étant assez clair dans ma tête mais sans oser franchir le pas,
puis la souffrance de cette vie emplie d'un mensonge innocent mais destructeur, les fausses pistes pour donner le change aux curieux,
puis la rencontre, à 25 ans, le coup de foudre qui fait exploser les barrières,
puis les premiers CO, à des collègues, à des amis (pas aux anciens, ni à la famille), l'aide de "Et alors" puis, après 4 mois de batailles intérieures, la relation, l'amour partagée,
le lent chemin de l'apprivoisement. Wouahou! Cette légèreté, ce bonheur ressenti et partagé!
Puis beaucoup de difficultés, car l'amour m'avait choisi une femme mi-ange, mi-démon, une écorchée vive au coeur débordant mais aux tempêtes rugissantes aussi!
Les aléas de la vie, un emménagement ensemble dans une coloc, puis un départ en voyage pour elle. Toujours très amoureuses toutes les 2, mais mon écorchée vive n'arrêtait pas de me quitter, moi je patientais, puis je revenais, puis nouvel éclat, nouvelle rupture de sa part qui me mettait en miette, mais amoureuse, je restais. Et c'était reparti. Moments d'enfer et moments de paradis.
Un nouveau coloc est arrivé lorsqu'elle était en voyage... j'étais troublée. Mais toujours amoureuse de ma voyageuse.
2 mois de complicité partagée dans laquelle je mettais de la distance, et lui respectueux et me sachant aimer les femmes aussi. Puis retour de ma compagne, nouvelles tempêtes car le retour fut difficile, retour du bonheur aussi. Hauts, bas, hauts, bas, au gré de ses humeurs, ruptures, retours, au gré de ses tourments. Départ du coloc de passage, bizarrement j'en souffrais. Mais le tourbillon de la vie a repris de plus belle : déménagement, fin de la coloc, elle hébergée chez moi car elle était dans une période de doutes et sans ressources. Même valse qui recommence, départs, retours, ruptures, bonheurs. Jusqu'en août, où c'est moi qui est finie par la quitter. Mais cela a pris 4 mois encore pour qu'elle n'habite plus avec moi. Entre hauts et bas encore, plus intenses. Et à ce moment-là... l'ancien coloc qui revient, de passage... Et moi... à nouveau troublée, même si lui est en couple depuis quelques mois à présent.
Aujourd'hui, tout comme il y a maintenant 2 ans, avant ce coup de foudre et cette histoire d'amour exigeante et si riche, terrible et magnifique, je me retrouve perdue :
suis-je seulement épuisée par cette relation, ou suis-je réellement en train de tomber amoureuse d'un homme?
Je crois que quelle qu'on soit, il faut laisser le temps au temps, peu importe les étiquettes, les dénominations ou autres : il s'agit d'aller là où notre coeur nous guide, là où il explose de joie et de légèreté. Encore faut-il être clair avec son coeur

Bon courage à chacun(e), faites-vous confiance,
et laissons nous le droit d'être simplement heureux, avec qui que ce soit.