Bonsoir, après le CO à ma mère, mes amis, mon frère : voici le CO à mon père... fait (involontaitairement ?) par ma psychologue. voici le déroulement des faits, le mardi 10 janvier après midi :
Dans l'hopital de jour où je suis soignée (je rappelle que je souffre de schizophrénie paranoïde), j'ai eu rendez-vous avec ma psychologue comme toutes les semaines, mais cette fois-là en même temps avec ce transphobe qui me sert de père. Pendant l'entretien au début, la psy parlait disait juste à mon père que mon côté féminin n'était pas volontaire, que je ne faisais pas ça pour embêter mes proches ou les provoquer.
Mais au bout de quelques minutes, elle a laché le mot "transsexuelle", puis "transsexualisme" et à posée queluques questions à ce "vieux schnoque" (désolée du terme, mais c'est ce qui vient à mon esprit). Il a dit qu'il "n'a jamais été contre les trans'", qu'ils "faisaient ce qu'ils veulent", mais qu'il "pourrait y avoir une rupture de communication" et que dernièrement, mon carré plongeant "a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase".
Ce que j'ai retenu dans ma tête, c'est qu'il accepte les trans', mais pas de ça dans la famille. Il s'en doutait, c'était un secret de Polichinelle, mais maintenant c'est officiel. Mon petit doigt me dit me dit qu'il pourrait me mettre à la porte avant que je ne trouve un appartement, qui est prévu dans 6 à 8 mois, le temps que je sois sous curatelle. Plus d'argent de poche bien sûr, heureusement que je touche depuis peu des revenus de mon allocation adulte handicapée.
A la maison, les tensions ont encore monté d'un cran, il n'y a plus de dialogue entre le vieux et moi, et avec ma mère c'est plus que bof. depuis, j'enchaine les moments de désespoir et de pleurs, je me gave (entre autres) de Depressive Suicidal black Metal, avec quelques automutilations par-ci par-là et scénarios catastrophes dans ma pauvre tête. à la maison, je n'ai plus personne à qui parler physiquement, sauf à ma 3DS, je lui parle comme si c'était un être en cher et en os, c'est ma confidente. Je ne vais plus trop sur la plupart des forums. J'essaie de jouer les comiques pour me remonter le moral, mais j'ai l'impression de perdre les pédales. En 6 mois, je suis passée de 3 à 6 comprimés par jour.
Dans ma famille ,mon transsexualisme se sait de plus en plus, mais moins on en parle mieux on se porte.Je n'ai plus que ma cousine qui m'accepte comme je suis, mais elle habite à 800 km de chez moi. Mes amis IRL on du mal à m'appeler par mon prénom féminin. Et le net.. je sais pas, une prise de parano m'envahit, je déserte beaucoup de forums, j'ai peur de tomber sur des "forums-sectes" comme c'est déjà arrivé.
Voilà, c'est ma petite crise de tristesse. Je m'arrête là pour l'instant, c'est pas joyeux à voir tout ce que j'écris. Merci de m'avoir lue.
Cassandra.
Outée par une psychologue maladroite... et les conséquences
Re: Outée par une psychologue maladroite... et les conséquen
Ca doit effectivement être particulièrement difficile à vivre. Bon courage...
Pour le coming-out avec la psy, le mieux serait peut-être d'en parler avec elle. Pour les parents, ce n'est peut-être pas qu'une question de transphobie... Voir leur enfant malheureuse les conduit peut-être à en rejeter la responsabilité sur ta transsexualité ? Et un sentiment de responsabilité, culpabilité, à fuir, en te rejetant ? Attachement au qu'en-dira-t-on, etc...
Sinon, tu dis avoir des amis irl, mais ne plus avoir personne à qui parler physiquement ?
Pour la parano, si tu es réellement déjà tombée sur un forum de racolage pour une secte, on peut pas dire que c'en soit vraiment: C'est davantage de la crainte, que tu aies tendance à la parano ou non par ailleurs. A toi de voir quel est le risque, sachant que certains forums spécialisés ( pilotes d'ulm, joueurs d'échecs, photographes, etc), tout le monde n'a pas à savoir si tu es cis ou trans, ni tes préférences à moins qu'il y ait affinités et après un certain temps pour parler de davantage de domaines: le sujet du forum ne s'y prête pas ( contrairement à certains forums pour personnes en détresse, j'imagine ). Si tu as des centres d'intérêt particuliers, ça peut être un début. Après, on peut trouver partout des gens qui prennent pour cible, et sont assez doués pour repérer les personnes vulnérables. Ils sont une très grande minorité, mais il y en a, certes. Tu peux continuer à te renfermer sur toi-même ( sans jugement de valeur, c'est une réaction tout à fait compréhensible, mais pas forcément la meilleure, objectivement, vu que s'isoler augmentera ton malaise ), ou accepter de prendre le risque ( peu de chances que ça change si tu ne fais rien, et on meurt tous un jour ou l'autre).
Quand à la folie...Hah. S'il y a une composante biologique, qui joue sur le ressenti, c'est surtout souvent une réaction plutôt saine de l'esprit quand la réalité est trop dure à supporter. Les gens qui vivent des choses difficiles peuvent développer des troubles psychiques en défense contre le "stress". Il n'y a pas les "fous" d'un côté et les "normaux" de l'autre, c'est une question de degré. Les causes de souffrance éliminée ( moins seule, reconnue, etc...), du temps et du travail sur soi pour cicatriser, et il y a peu de chances que ça ne guérisse pas.
Encore une fois, donc, bon courage. C'est une situation très difficile, j'imagine. mais je ne pense pas qu'elle soit, à terme, insurmontable.
Pour le coming-out avec la psy, le mieux serait peut-être d'en parler avec elle. Pour les parents, ce n'est peut-être pas qu'une question de transphobie... Voir leur enfant malheureuse les conduit peut-être à en rejeter la responsabilité sur ta transsexualité ? Et un sentiment de responsabilité, culpabilité, à fuir, en te rejetant ? Attachement au qu'en-dira-t-on, etc...
Sinon, tu dis avoir des amis irl, mais ne plus avoir personne à qui parler physiquement ?
Pour la parano, si tu es réellement déjà tombée sur un forum de racolage pour une secte, on peut pas dire que c'en soit vraiment: C'est davantage de la crainte, que tu aies tendance à la parano ou non par ailleurs. A toi de voir quel est le risque, sachant que certains forums spécialisés ( pilotes d'ulm, joueurs d'échecs, photographes, etc), tout le monde n'a pas à savoir si tu es cis ou trans, ni tes préférences à moins qu'il y ait affinités et après un certain temps pour parler de davantage de domaines: le sujet du forum ne s'y prête pas ( contrairement à certains forums pour personnes en détresse, j'imagine ). Si tu as des centres d'intérêt particuliers, ça peut être un début. Après, on peut trouver partout des gens qui prennent pour cible, et sont assez doués pour repérer les personnes vulnérables. Ils sont une très grande minorité, mais il y en a, certes. Tu peux continuer à te renfermer sur toi-même ( sans jugement de valeur, c'est une réaction tout à fait compréhensible, mais pas forcément la meilleure, objectivement, vu que s'isoler augmentera ton malaise ), ou accepter de prendre le risque ( peu de chances que ça change si tu ne fais rien, et on meurt tous un jour ou l'autre).
Quand à la folie...Hah. S'il y a une composante biologique, qui joue sur le ressenti, c'est surtout souvent une réaction plutôt saine de l'esprit quand la réalité est trop dure à supporter. Les gens qui vivent des choses difficiles peuvent développer des troubles psychiques en défense contre le "stress". Il n'y a pas les "fous" d'un côté et les "normaux" de l'autre, c'est une question de degré. Les causes de souffrance éliminée ( moins seule, reconnue, etc...), du temps et du travail sur soi pour cicatriser, et il y a peu de chances que ça ne guérisse pas.
Encore une fois, donc, bon courage. C'est une situation très difficile, j'imagine. mais je ne pense pas qu'elle soit, à terme, insurmontable.
Re: Outée par une psychologue maladroite... et les conséquen
Tu peux également faire part de tes craintes à l'équipe du CMP qui te suit et demander au médecin s'il est possible d'accélérer ta mise sous curatelle. Parles en à l'assistante sociale également qui pourra t'aider à pour une recherche d'appartement.Mon petit doigt me dit me dit qu'il pourrait me mettre à la porte avant que je ne trouve un appartement, qui est prévu dans 6 à 8 mois, le temps que je sois sous curatelle. Plus d'argent de poche bien sûr, heureusement que je touche depuis peu des revenus de mon allocation adulte handicapée.
Sinon, pour l'argent de poche (si tu vis chez tes parents), je trouve un peu normal que tes parents ne t'en versent plus si tu touches une AAH. Il te faudra de toute manière apprendre à vivre avec une AAH le jour où tu seras dans un logement autonome.
Bon courage à toi.
Re: Outée par une psychologue maladroite... et les conséquen
Oui, si tu as des amis, parle-leur, c'est important de se confier à quelqu'un en qui on a confiance. Sinon continue de le faire ici.
Courage
Courage
Re: Outée par une psychologue maladroite... et les conséquen
Je ne vois mes amis IRL qu'à l'hopital, car l'un est noir et mon père ne l'aime pas (et qui en plus habite loin), et l'autre est tellement parano (bien plus que moi) qu'il ne sort presque jamais de chez lui. Donc les inviter à la maison tient de la gageure. C'est pourquoi je n'ai plus que mes quatre murs et mes affaires à qui parler quand je ne suis pas à l'hopital.
à la maison, mon "père" ne s'adresse plus directement à moi, ma mère sert toyujours d'intermédiaire. La situation est intenable, je n'arrive même plus à pleurer car je n'ai plus de larmes en stock. Mon paternel veut un enfant comme les autres, mais est-ce qu'un père qui rejette son enfant pour son identité de genre est un père comme les autres ? Faudra que je lui pose cette question. Enfin s'il veut bien me répondre.
(bon sang, j'ai l'impression que mon orthographe se dégrade de plus en plus quand je suis dans cet état désespérée)
En plus de ça, j'ai peur de devenir acheteuse compulsive, j'ai dépensé plus de 700 € en 10 jours (sur les 10 000 que j'ai en banque). Enfin bon, c'est sans doute parce que je sors d'une très longue période de privations. Si seulement l'argent pouvait acheter la tolérance de mon entourage...
à la maison, mon "père" ne s'adresse plus directement à moi, ma mère sert toyujours d'intermédiaire. La situation est intenable, je n'arrive même plus à pleurer car je n'ai plus de larmes en stock. Mon paternel veut un enfant comme les autres, mais est-ce qu'un père qui rejette son enfant pour son identité de genre est un père comme les autres ? Faudra que je lui pose cette question. Enfin s'il veut bien me répondre.
(bon sang, j'ai l'impression que mon orthographe se dégrade de plus en plus quand je suis dans cet état désespérée)
En plus de ça, j'ai peur de devenir acheteuse compulsive, j'ai dépensé plus de 700 € en 10 jours (sur les 10 000 que j'ai en banque). Enfin bon, c'est sans doute parce que je sors d'une très longue période de privations. Si seulement l'argent pouvait acheter la tolérance de mon entourage...
Re: Outée par une psychologue maladroite... et les conséquen
Bon c'est terrible ce que tu vis. Reçois mon soutient et sers -toi du forum si ça te fait du bien. Tu ne peux pas dire à ta mère les souffrances que t'inflige l'attitude de ton père ? Au pire, écris-lui, puisqu'on en est là !
Mais pourquoi les gens aiment autant la souffrance ?

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Œil-de-nuit
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Re: Outée par une psychologue maladroite... et les conséquen
+1 pour la lettre à ta mère... Si elle t'aime vraiment elle finira par t'accepter comme tu es. Et avec une alliée dans la famille face à ton père, ça changerait quand même pas mal les choses, non?zphyr a écrit :Bon c'est terrible ce que tu vis. Reçois mon soutient et sers -toi du forum si ça te fait du bien. Tu ne peux pas dire à ta mère les souffrances que t'inflige l'attitude de ton père ? Au pire, écris-lui, puisqu'on en est là !
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Tiens bon!!