Ma mère et le reste de la famille
Bon alors euh, je n'ai rien de plus à apporter.
Tout ce qui a été dit est ma foi fort pertinent.
Ah si quelques petites choses tout de même.
Savoir si ta mère s'en doute ou si elle ne s'en doute pas ne t'avancera pas à grand-chose. Au contraire, ça t'occupe l'esprit en t'incitant à chercher la signification d'éventuels indices: ah oui mais comment expliquer son silence? Et comment justifier ses paroles? Blablabla
Oublie ça. Et concentre toi sur ce qui est tangible: ses remarques gayfriendly. C'est à mon sens le plus important. Qu'elle s'en doute ou pas, c'est un signe positif pour toi.
Si tu ne la vois pas avant longtemps, il n'y a pas à tergiverser, tu peux soit lui dire par téléphone, soit par lettre. Je sais que ce n'est pas le contexte rêvé. Cela dit, en attendant le moment de la voir, tu ne fais que repousser le problème voire l'esquiver inconsciemment. A la rigueur, essaie d'écrire une chtite bafouille. Même si tu ne l'envoies pas, ça aura eu le mérite de clarifier les choses dans ta tête. Et si vraiment tu en es contente, tu pourras l'envoyer. Je ne pense pas que ta mère se sente vexée d'un tel procédé. Si vous vous voyez peu, elle pourra comprendre. A fortiori, si elle a des amis homos.
En ce qui concerne ta grand-mère, évite le sujet pour l'instant. Si ça arrive à ses oreilles, ce ne sera que parce que des gens lui en ont parlé. A priori, ta mère ne le fera pas, non? Ce n'est donc pas d'actualité.
Et enfin, euh, à propos de ta cousine, je ne sais quoi te dire. Tu peux peut-être tenter de tester ton oncle sur le sujet. Franchement, sauf à être vraiment borné et ignorant, je ne vois pas de quoi il aurait peur.
En tout cas, je suis sûr que tu vas y arriver!
Tout ce qui a été dit est ma foi fort pertinent.
Ah si quelques petites choses tout de même.
Savoir si ta mère s'en doute ou si elle ne s'en doute pas ne t'avancera pas à grand-chose. Au contraire, ça t'occupe l'esprit en t'incitant à chercher la signification d'éventuels indices: ah oui mais comment expliquer son silence? Et comment justifier ses paroles? Blablabla
Oublie ça. Et concentre toi sur ce qui est tangible: ses remarques gayfriendly. C'est à mon sens le plus important. Qu'elle s'en doute ou pas, c'est un signe positif pour toi.
Si tu ne la vois pas avant longtemps, il n'y a pas à tergiverser, tu peux soit lui dire par téléphone, soit par lettre. Je sais que ce n'est pas le contexte rêvé. Cela dit, en attendant le moment de la voir, tu ne fais que repousser le problème voire l'esquiver inconsciemment. A la rigueur, essaie d'écrire une chtite bafouille. Même si tu ne l'envoies pas, ça aura eu le mérite de clarifier les choses dans ta tête. Et si vraiment tu en es contente, tu pourras l'envoyer. Je ne pense pas que ta mère se sente vexée d'un tel procédé. Si vous vous voyez peu, elle pourra comprendre. A fortiori, si elle a des amis homos.
En ce qui concerne ta grand-mère, évite le sujet pour l'instant. Si ça arrive à ses oreilles, ce ne sera que parce que des gens lui en ont parlé. A priori, ta mère ne le fera pas, non? Ce n'est donc pas d'actualité.
Et enfin, euh, à propos de ta cousine, je ne sais quoi te dire. Tu peux peut-être tenter de tester ton oncle sur le sujet. Franchement, sauf à être vraiment borné et ignorant, je ne vois pas de quoi il aurait peur.
En tout cas, je suis sûr que tu vas y arriver!
J'interviens juste sur un point : les questions d'après coup. Je crois qu'elles sont inévitables et c'est justement ça le problème. Ce sont ces questions dont il faut d'abord accepter qu'elles soient posées si on veut faire un CO correct à ses parents (c'est mon sentiment en tout cas). D'où la difficulté d'ailleurs de la mission.
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kamillelydie
- Messages : 830
- Inscription : mer. déc. 26, 2007 7:33 pm
Tu as raison sur le fait, que je ne dois pas essayer d'interpréter chacune de ses paroles. Comme tu le dis, ses propos GayFriendly sont positifs, mais en fait je suis septique.Pirlouit a écrit :(..) Au contraire, ça t'occupe l'esprit en t'incitant à chercher la signification d'éventuels indices: ah oui mais comment expliquer son silence? Et comment justifier ses paroles? Blablabla
Oublie ça. Et concentre toi sur ce qui est tangible: ses remarques gayfriendly. C'est à mon sens le plus important. Qu'elle s'en doute ou pas, c'est un signe positif pour toi.
En fait, quand j'étais petite (genre 10/11 ans j'crois), ma mère me disait déjà que les homos étaient les meilleurs (amis, cuisiniers, artistes, hommes d'intérieurs, etc ...). Et comme cela m'agaçait déjà, je me souviens lui avoir dit "Oui, mais si mon frère ou moi, on te dit qu'on est homo, ça te fera bizarre quand même ?" Et elle avait réfléchi trois secondes, en me disant "Oui, ça me fera bizarre c'est vrai".
Donc oui, je sais qu'elle n'est pas homophobe, qu'elle ne me reniera pas, mais j'appréhende sa réaction quand même ... (même si je m'en rends bien compte, il n'y a pas vraiment de raison)
Pirlouit, l'idée de la lettre, ça me correspond pas, car dans ma crise d'adolescente, je disais toutes les méchancetés à ma mère par lettre pour éviter de crier, du coup, dans mon esprit, une lettre à ma mère, c'est un truc négatif. Du coup, je pense privilégier le téléphone ...
Koloss : Oui, j'commence à me faire à cette idée que je ne pourrai passer outre les questions d'après sur le pourquoi-comment-quand-où ?
Merci Ratatouille, j'vais y arriver un jour!
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kamillelydie
- Messages : 830
- Inscription : mer. déc. 26, 2007 7:33 pm
3 mois plus tard, il y a de l'avancement, même si pas forcément comme je l'aurai voulu au départ.
Je suis allée voir ma mère (et mon père et mon frère) en avril, avec la ferme intention de leur en parler (surtout que je n'ai plus l'excuse de ne pas être avec quelqu'un), mais je n'ai pas réussi. Je trouvai toujours des excuses plus ou moins valable pour repousser, mais c'est surtout que je n'ai pas réussi à caser au milieu des conversations "Maman, j'ai une copine"....
Donc bref j'suis rentrée chez moi un peu déçue de moi...
Et vendredi soir, sur un coup de tête, et l'accumulation de réflexions diverses, j'ai écrit trois lettres.
Une pour ma mère lui disant grosso-modo que je suis lesbienne, heureuse ainsi, et que si je lui dit par lettre c'est car je n'y arrive pas autrement. Mais que je tenais à lui en parler, car mon bonheur (le terme me parait gros mais bon), passe par le fait qu'elle le sache. Et blabla sur l'acceptation ....
Une pour mon frère, lui disant que je viens d'annoncer par lettre à ma mère que je suis lesbienne (il vit chez ma mère), et je lui dit un peu la même chose, que je me sens bien ainsi, et blablabla. Et je lui ai dit que j'allais peut être faire aussi une lettre pour mon père.
Et une lettre pour mon père, en lui disant la même chose (que je suis avec une fille, heureuse ainsi, et que je voulais lui dire, blablabla....).
Et j'ai tout envoyé samedi matin, et j'me dis, ils vont recevoir ça, lundi ou mardi.
Bref, du coup, j'suis partagée. J'aurai préféré faire ça en face, ou au moins au téléphone, mais finalement, c'était pas possible (pour moi). Donc voilà, j'attends un peu le retour, par téléphone ou courrier, ou aucun, je sais pas ....
Je suis allée voir ma mère (et mon père et mon frère) en avril, avec la ferme intention de leur en parler (surtout que je n'ai plus l'excuse de ne pas être avec quelqu'un), mais je n'ai pas réussi. Je trouvai toujours des excuses plus ou moins valable pour repousser, mais c'est surtout que je n'ai pas réussi à caser au milieu des conversations "Maman, j'ai une copine"....
Donc bref j'suis rentrée chez moi un peu déçue de moi...
Et vendredi soir, sur un coup de tête, et l'accumulation de réflexions diverses, j'ai écrit trois lettres.
Une pour ma mère lui disant grosso-modo que je suis lesbienne, heureuse ainsi, et que si je lui dit par lettre c'est car je n'y arrive pas autrement. Mais que je tenais à lui en parler, car mon bonheur (le terme me parait gros mais bon), passe par le fait qu'elle le sache. Et blabla sur l'acceptation ....
Une pour mon frère, lui disant que je viens d'annoncer par lettre à ma mère que je suis lesbienne (il vit chez ma mère), et je lui dit un peu la même chose, que je me sens bien ainsi, et blablabla. Et je lui ai dit que j'allais peut être faire aussi une lettre pour mon père.
Et une lettre pour mon père, en lui disant la même chose (que je suis avec une fille, heureuse ainsi, et que je voulais lui dire, blablabla....).
Et j'ai tout envoyé samedi matin, et j'me dis, ils vont recevoir ça, lundi ou mardi.
Bref, du coup, j'suis partagée. J'aurai préféré faire ça en face, ou au moins au téléphone, mais finalement, c'était pas possible (pour moi). Donc voilà, j'attends un peu le retour, par téléphone ou courrier, ou aucun, je sais pas ....
Camille,
Bravo!
"Ce qui est fait n'est plus à faire." (dicton chinois)
Tu peux déjà être fière de l'avoir fait, peu importe le moyen. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, et puis la fin justifie les moyens. Oui, j'ai décidé d'accumuler les proverbes vides de sens.
Il n'y a pas de façons de le dire qui soient bonnes ou mauvaises en elles-mêmes.
Si dans ta situation, et après réflexion, la lettre te semblait le meilleur moyen de parvenir à le dire, tu as bien fait d'en passer par là.
Ce qui compte, à présent, c'est de rester attentive sur l'après-CO, essaie de savoir s'ils l'ont reçue, dans le cas fort improbable où ils ne prendraient pas l'initiative. Ton petit frère est un allié. Effectivement, le seul risque avec le CO à distance, c'est qu'ils fassent comme si rien ne s'était passé. Si tu veilles à entamer le dialogue en utilisant la lettre comme point de départ, ça devrait bien se passer. Et ça te permettra de partir sur une bonne base vu qu'ils auront déjà l'information.
En tout cas, bravo à toi et raconte nous la suite!
Bravo!
"Ce qui est fait n'est plus à faire." (dicton chinois)
Tu peux déjà être fière de l'avoir fait, peu importe le moyen. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, et puis la fin justifie les moyens. Oui, j'ai décidé d'accumuler les proverbes vides de sens.
Il n'y a pas de façons de le dire qui soient bonnes ou mauvaises en elles-mêmes.
Si dans ta situation, et après réflexion, la lettre te semblait le meilleur moyen de parvenir à le dire, tu as bien fait d'en passer par là.
Ce qui compte, à présent, c'est de rester attentive sur l'après-CO, essaie de savoir s'ils l'ont reçue, dans le cas fort improbable où ils ne prendraient pas l'initiative. Ton petit frère est un allié. Effectivement, le seul risque avec le CO à distance, c'est qu'ils fassent comme si rien ne s'était passé. Si tu veilles à entamer le dialogue en utilisant la lettre comme point de départ, ça devrait bien se passer. Et ça te permettra de partir sur une bonne base vu qu'ils auront déjà l'information.
En tout cas, bravo à toi et raconte nous la suite!
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kamillelydie
- Messages : 830
- Inscription : mer. déc. 26, 2007 7:33 pm
Je suis (du verbe suivre) cette histoire (d'assez près même... étonnant non?!) et moi je pense que si tu en avais tellement envie et besoin, je pense que c'est un bon compromis.
Maintenant que tu es "prête" à répondre aux questions de ta mère sur ta vie, j'espère vraiment que c'est elle qui va débuter le dialogue et finalement s'intéresser de plus près à ta vie..
Et évidement on veut connaitre la suite
ps: hihi, t'as un petit frère?!!? je savais pas
non, Pirlouit, c'est son grand frère et ils n'ont pas réellement de grande conversation sur leur vie respective (enfin je crois!).
Mais bon, oui, peut être que ça sera le moins "réfractaire" à ton homosexualité car peu/pas concerné finalement.
Maintenant que tu es "prête" à répondre aux questions de ta mère sur ta vie, j'espère vraiment que c'est elle qui va débuter le dialogue et finalement s'intéresser de plus près à ta vie..
Et évidement on veut connaitre la suite
ps: hihi, t'as un petit frère?!!? je savais pas
non, Pirlouit, c'est son grand frère et ils n'ont pas réellement de grande conversation sur leur vie respective (enfin je crois!).
Mais bon, oui, peut être que ça sera le moins "réfractaire" à ton homosexualité car peu/pas concerné finalement.
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kamillelydie
- Messages : 830
- Inscription : mer. déc. 26, 2007 7:33 pm