Merci Pirlouit ! Tes éclaircissements, notamment sur l'année d'échange à l'étranger, sans tant de choses que je sais déjà mais qu'il est bon de me rappeler pour que j'en prenne véritablement conscience. Car c'est vrai que c'est un avantage non-négligeable d'avoir l'occasion d'accepter son homosexualité dans un contexte où tout est de toute manière à refaire : nouveaux amis, nouveaux lieux de prédilection etc...
Je ne viens qu’appuyer les propos de mes camarades. Je suis au regret de te dire que les doutes que tu exprimes n’ont rien d’exceptionnels et qu’ils sont même effroyablement banals. J’espère que tu ne seras pas trop blessé d’apprendre que tu es un garçon incroyablement normal. :wink :
Non non, c'est même une très bonne nouvelle et un peu ce que je venais chercher sur ce forum. J'aurais été bien ennuyé qu'on me réponde que je suis le seul dans ce cas, expérimentant des difficultés là où c'était passé comme une lettre à la poste pour tout le monde
Par contre, je pense que tu n'as pas bien compris certains points, sans doute dû à un manque de clarté de ma part.
Il ne faut pas voir les remarques convenues et gentilles de nos interlocuteurs comme des signes de pitié, tout au plus c’est de la maladresse. Je ne parle que des réactions positives, hein, bien sûr ! Tu te demandais pourquoi préciser que ça n’a rien de honteux si ce n’est pas le cas… Bin tout simplement parce que, même si ça va sans le dire, ça va mieux en le disant.
C'est là où tout le côté psychologique intervient. Je savais très bien, dans l'exemple de ma collègue que j'ai cité, que ce n'était pas de la pitié, et que jamais elle n'aurait pensé à mal. Rationnellement, je le comprenais parfaitement. Mais voilà, inconsciemment, je ressentais ça comme une marque de faiblesse.
Ceci étant, comme je l'ai dit, c'est passé assez rapidement puisque en prenant du recul, comme je ne comprenais vraiment pas pourquoi je ressentais ça, il m'a tout simplement fallu l'effacer.
C'était plus une sorte de contre-coup psychologique de mon premier CO que quelque chose de bien sérieux.
Quant à ton autre colloc, s’il le sait déjà pour l’un, il le prendra bien pour l’autre. Que crains-tu ? Qu’il te dise « si y en a qu’un ça va, c’est quand y en a plusieurs que ça pose problème » ? Ca marche que pour les auvergnats, pas pour les gays.
Même si la comparaison est très amusante, non A n'est pas au courant de l'homosexualité de B. Tout au mieux, il s'en doute. Mais franchement je ne pense pas, je crois que c'est mon gaydar qui m'a bien aidé sur le coup.
Mais bon, dans l'hypothèse où je ferais mon CO à la coloc', il y a tout de même 90% de chances que B s'écrie un truc du genre "Ah mais moi aussi !" ce qui ferait deux CO pour le prix un. Et donc à moins que A, contre toute attente, déballe son propre CO (ce qui serait assez intéressant comme situation) ça peut faire beaucoup d'un coup, du genre "dans quoi je me suis fourré moi ?" sans mauvais jeu de mots bien entendu.
Enfin en tout cas, c'est ma crainte. Mais visiblement les gens de ce forum ne la partage pas, donc je suppose qu'elle est infondée =)
Et dans deux ans, tu danseras sur un char de la Gay pride vêtu d’un simple débardeur rose, zut, ça j’aurai pas dû le dire. Ca va ruiner tout mon message.
J'en déduis que c'est une expérience personnelle ?
