Je ne sais pas si c'est vraiment lié tout ça !
En tout cas moi je vis en campagne, mon CO a été fait en partie seulement, à quelques amis, mon frere, et ma cousine. Le plus dur n'a pas encore été fait, les parents !!
Géographie et Coming out
J'habite dans une «ville» qui a entre 2500 et 3000 habitants et je n'ai fait mon coming-out qu'à une personne. Bien que ce soit une ville, je vis dans un rang et j'ai une ferme au fond de la cour (Hourrah
). Je ne crois pas qu'un coming-out général m'ostraciserait (peut-être à l'école) mais, j'imagine que quelques de voisins n'oserait plus me parler.
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Vadrouilleur
- Messages : 106
- Inscription : ven. déc. 21, 2007 7:36 pm
Je suis originaire de la campagne trés profonde de l'est de la France ... Alors autant dire que faire un seul et unique CO (à mon meilleur amis ) m'a pris 20 ans !
Il faut dire aussi que j'avais pu voir comment les rares gays de la ville avaient été traités et ça ne m'a pas encouragé (je me souviens d'un couple homo qui tenait une fleuristerie et qui a dû plier bagage au bout d'1 an devant l'homophobie ambiante
)
Du coup Strasbourg était vraiment un paradis de tolerance comparé à la campagne 8) . Et là je me dis que le Quebec (enfin les grandes villes) est encore plus tolérant !
Il faut dire aussi que j'avais pu voir comment les rares gays de la ville avaient été traités et ça ne m'a pas encouragé (je me souviens d'un couple homo qui tenait une fleuristerie et qui a dû plier bagage au bout d'1 an devant l'homophobie ambiante
Du coup Strasbourg était vraiment un paradis de tolerance comparé à la campagne 8) . Et là je me dis que le Quebec (enfin les grandes villes) est encore plus tolérant !
En fait ça me paraît autant intéressant que complexe cette affaire là !
Je suis originaire d'une ville de 50 000 habitants, que j'aime bien mais dont la mentalité globale, l'offre de lieux de socialisation (homo ou pas d'ailleurs), ne me convient pas, à moi, en tant qu'homo.
Je vis depuis 15 ans à Rennes (210 000 en ville, près de 400 000 dans l'aire urbaine), qui n'est qu'à 70 bornes, mais où je me sens à merveille.
L'an dernier, je travaillais dans un collège d'une ville de 5 000 âmes, et j'y ai fait et réussi tous mes CO à mes collègues (du moins la moitié d'entre eux) ! Et pourtant je peux vous dire que la mentalité ambiante (des élèves) n'y était pas franchement gay-friendly, mais plutôt bouseuse militante !
Transition avec mon taf : les élèves (collégiens) de mon bahut de l'an passé (petite cité rural donc) étaient plutôt homophobes (mais aussi sexistes, très en retard culturellement et scolairement), alors que ceux de cette année (ville moyenne de la première couronne rennaise, 6000 habitants) sont nettement plus tolérants, sur maints sujets. Paradoxalement, je n'y ai pas encore fait le moindre CO professionnel !
Autre comparaison : dans le bahut rural, les 50% des collègues à qui je n'ai jamais fait de CO ont été strictement celles/ceux qui m'ont "harcelé" de questions du type : "alors parle-nous de ta vie privée, tu as une copine, une femme ?" et les mêmes à qui j'avais rapidement décidé de ne rien dire. Les autres ne m'ont jamais fait chier avec ça, et ils/elles l'ont su, et très bien pris ! J'ai ensuite appris par les seconds que les premiers échafaudaient tout un tas de supputations sur ma vie sentimentale, sexuelle et de conjoint ou de célibataire ! Ce sont en même temps les collègues de moindre niveau d'études et de moindre ouverture sur le monde, les questions de société, la politique, etc.
Alors que dans mon bahut urbain actuel, aucun collègue n'a à ce jour émis le moindre début d'ébauche de questionnement sur ce sujet (du couple). Y compris un collègue qui a pourtant vu mon beau poster de beau mec dans ma salle de bain un soir où il est venu boire l'apéro chez moi pour la première fois et qu'il a visité l'appartement.
Selon moi, il existe un lien entre éducation (et donc ouverture d'esprit), urbanisation (et donc multiplicité des échanges et diversités), esprit de tolérance générale.
L'engagement politique progressiste joue aussi : on a ici notre petit delanoë, il est gay et vice-président du Conseil général à la culture (tiens-donc), et je le croise réguièrement en boîte (pour l'anecdote) !

Je suis originaire d'une ville de 50 000 habitants, que j'aime bien mais dont la mentalité globale, l'offre de lieux de socialisation (homo ou pas d'ailleurs), ne me convient pas, à moi, en tant qu'homo.
Je vis depuis 15 ans à Rennes (210 000 en ville, près de 400 000 dans l'aire urbaine), qui n'est qu'à 70 bornes, mais où je me sens à merveille.
L'an dernier, je travaillais dans un collège d'une ville de 5 000 âmes, et j'y ai fait et réussi tous mes CO à mes collègues (du moins la moitié d'entre eux) ! Et pourtant je peux vous dire que la mentalité ambiante (des élèves) n'y était pas franchement gay-friendly, mais plutôt bouseuse militante !
Transition avec mon taf : les élèves (collégiens) de mon bahut de l'an passé (petite cité rural donc) étaient plutôt homophobes (mais aussi sexistes, très en retard culturellement et scolairement), alors que ceux de cette année (ville moyenne de la première couronne rennaise, 6000 habitants) sont nettement plus tolérants, sur maints sujets. Paradoxalement, je n'y ai pas encore fait le moindre CO professionnel !
Autre comparaison : dans le bahut rural, les 50% des collègues à qui je n'ai jamais fait de CO ont été strictement celles/ceux qui m'ont "harcelé" de questions du type : "alors parle-nous de ta vie privée, tu as une copine, une femme ?" et les mêmes à qui j'avais rapidement décidé de ne rien dire. Les autres ne m'ont jamais fait chier avec ça, et ils/elles l'ont su, et très bien pris ! J'ai ensuite appris par les seconds que les premiers échafaudaient tout un tas de supputations sur ma vie sentimentale, sexuelle et de conjoint ou de célibataire ! Ce sont en même temps les collègues de moindre niveau d'études et de moindre ouverture sur le monde, les questions de société, la politique, etc.
Alors que dans mon bahut urbain actuel, aucun collègue n'a à ce jour émis le moindre début d'ébauche de questionnement sur ce sujet (du couple). Y compris un collègue qui a pourtant vu mon beau poster de beau mec dans ma salle de bain un soir où il est venu boire l'apéro chez moi pour la première fois et qu'il a visité l'appartement.
Selon moi, il existe un lien entre éducation (et donc ouverture d'esprit), urbanisation (et donc multiplicité des échanges et diversités), esprit de tolérance générale.
L'engagement politique progressiste joue aussi : on a ici notre petit delanoë, il est gay et vice-président du Conseil général à la culture (tiens-donc), et je le croise réguièrement en boîte (pour l'anecdote) !