Zünisch a écrit :Kliban a écrit :
Mais quelle que soit l'histoire de votre famille - un handicap, ça n'est pas toujours simple -, l'important c'est comment
toi tu peux continuer à grandir dans le respect d'eux
(on ne peut pas réellement grandir dans la haine ou le mépris, on peut juste enfler).
Hum. Je ne suis pas sûre de comprendre mais: Au cas où le CO de spécimen serait trop dangeureux, tu lui conseillerais de ne rien dire pour pouvoir continuer à respecter son père ? C'est étrange comme façon de voir. Comment peut on respecter ses parents quand on sait qu'ils sont trop bornés pour pouvoir nous accepter comme on est ?
Bon si ça trouve, tu ne disais pas ça...

Non non en effet, ce n'est pas aussi direct que ça - et ça ne peut pas l'être parce qu'on ne sait jamais tout d'une situation, même quand on y est plongé soi-même d'ailleurs. J'ai dû mal m'exprimer, je vais essayer d'expliquer.
Le plus important, c'est
soi. D'abord. Et soi, on en prend mieux garde si on ne cultive pas trop les sentiments issus d'une tension intérieure (colère, haine, mépris, etc.). Ce qui ne veut
en aucun cas dire que ces sentiments soient mauvais. Ils sont même parfois franchement utiles. Mais
si on a la possibilité de les éviter, et on ne l'a pas toujours, c'est toujours mieux à long terme. Je dis bien : de les éviter et pas : de les refouler. Il ne faut
surtout pas les refouler
Donc, en deux temps :
1. Si c'est
dangereux de faire son co, il y a un paquet de choses à peser. On n'est plus dans une situation où on parle d'amour, mais où on parle de défense de soi et de protection de sa survie, mentale souvent, physique parfois.
Je ne crois pas, au vu de la façon dont il en parle, qu'il soit dangereux pour Specimen - tu me détrompes, hein, Specimen, si je dis nawak - pour Specimen de faire son co.Pas facile, peut-être mais pas réellement dangereux - j'espère !
2. Sinon, l'idée c'est bien de se respecter soi, et pour se respecter soi, de faire ce qui est possible pour conserver le respect qu'on a pour les autres.
Mais il y a des limites, toujours individuelles, qui sont des points non négociables. Je ne sais plus où je le rappelais : les parents nous
doivent leur soutien. Nous l'enlever parce que nous ne correspondons pas à l'image qu'ils ont de nous, c'est nous imputer à charge leur propre démission.
Soit nous pouvons les aider à passer ce cap - un temps d'éloignement, parfois, ou, au contraire, une certaine parole, ou une certaine fermeté, ou l'expression de certains sentiments, une certaine attitude, etc., ya pas de règles fixe, c'est du négocié en temps réel, comme tout ce qui touche aux relations humaines.
Sot tout simplement nous ne le pouvons pas - et au fond, c'est bien plus à eux de nous aider qu'à nous de les soutenir dans cette chose qui nous est le plus souvent bien plus difficile à à traverser.
Soit ils refusent cette aide.
Soit ils font leur travail dans leur coin en nous apportant leur soutien - ça arrive, oui !
Dans les deux cas centraux, le mépris et autres sentiment sont une bonne arme de transition. Jamais très bonne pour soi à long terme, l'assouplir en indifférence, et parvenir à se détacher de la toxicité de ses parents. Pas un travail simple.
Bon je ne sais pas si c'est plus clair, ni même parfaitement valide. C'est comme ça que je sens les choses, pour le moment, en tout cas.