Coming out : soulagement, mais après ?
Coming out : soulagement, mais après ?
Bonjour à toutes et à tous,
et d’abord merci car ces derniers mois c’est en partie grâce à la lecture de vos messages que j’ai réussi à m’accepter comme je suis, et c’est pour cela qu’aujourd’hui je ressens le besoin de vous raconter mon histoire.
J’ai aujourd’hui 27 ans (déjà !) mais dans ma tête je suis en pleine adolescence car j’ai l’impression de ne pas vraiment en avoir eu avant.
Depuis tout petit, je me suis toujours senti être un garçon différent des autres mais sans savoir exactement pourquoi. Bien sûr, certains auraient pu déjà se poser des questions car les jeux « de fille » me plaisaient mais je m’adaptais à tout, passant des petites voitures à la poupée sans complexe. J’étais en tout cas un petit garçon sage, curieux de tout, ne perdant jamais une occasion de se cultiver, premier de la classe, etc … : tout comme il faut !
Pendant l’adolescence, je n’ai jamais vraiment eu les mêmes préoccupations que mes camarades puisque (et je ne savais pas pourquoi), je n’étais absolument pas pressé de découvrir l’amour qui ne m’attirait pas spécialement. Si bien que, moi qui était si maigre étant petit, après avoir grandi je me suis mis à grossir et à ne prêter aucune attention à mon apparence physique, coiffé et habillé très classiquement, etc … Etant toujours aussi bon élève, je ne devais pas me distraire et pour avoir le bac avec mention très bien puis bien entamer mes longues études (pas encore tout à fait finies), pas question que je m’autorise autre chose que travailler avec un peu de temps en famille ou entre amis mais rien d’autre.
Mais déjà, depuis le début de mes études supérieures, en parallèle de quelques rares questions que je me posais sur mon célibat prolongé qui ne me dérangeait pas (ça dérangeait plus les autres avec la classique question « toujours pas de copine ? »), quelques idées, quelques attirances, quelques rêves surprenants commençaient à me tracasser. Un exemple est que dans la rue, alors que mes amis remarquaient tout de suite la magnifique fille qu’ils croisaient, j’étais plus marqué par les merveilleux yeux bleus de son copain. Mais, mon éducation aidant, je me suis dit que c’était des fantasmes passagers qui passeraient avec le temps et surtout le jour où je rencontrerai la fille pour qui j’aurai un coup de foudre que je n’avais jamais ressenti.
Mais mes idées se sont précisées, je me suis testé pour vérifier ces « penchants ». Et là plus trop de doutes, j’aimais les garçons mais je refusais la vie d’homosexuel aussi je me suis dit que je préférais rester définitivement célibataire que de mener une vie « anormale ». Jusqu’à il y a quelques mois où notamment la connaissance de nouveaux amis dont un couple homo m’a fait beaucoup réfléchir.
J’ai doucement accepté ma situation mais n’en avais toujours parlé à personne d’autre qu’à moi-même. Je devais le faire à une de mes amies lors de nos dernières vacances mais je n’en ai pas eu le courage. J’ai alors décidé de me taire jusqu’à ce que je trouve quelqu’un qui en vaille la peine, en attendant je faisais un peu plus attention à moi.
Et il y a maintenant deux mois, au travail (bien entendu !), c’est arrivé. Je ne croyais plus au coup de foudre mais il était juste celui que j’attendais : dès le premier jour j’en étais dingue. En plus j’apprends rapidement qu’il est gay, nous devenons très complices, lui me dira ensuite d’ailleurs qu’il était persuadé depuis le départ que j’étais gay. Mais il me parle un peu de sa vie qui à l’air compliquée. J’hésite : faut-il lui parler ? Au moins je sais que je peux avoir confiance et qu’il ne se moquera pas de moi.
Et puis je me rends enfin compte que je l’aime tellement que je m’en voudrais toute ma vie si je ne lui disais rien. Et là un déclic se fait : s’il veut bien de moi, je suis prêt à tout assumer, publiquement et dire à tout le monde que je l’aime et que je suis heureux avec lui. Je me décide enfin, je veux prendre conseil au téléphone auprès de l’amie à qui je devais le dire plus tôt mais elle n’est pas là. Alors je suis coincé car bientôt nous ne travaillerons plus ensemble. Je prends une grande respiration, et je lui envoie un message où je lui raconte tout. Le lendemain, j’ai le cœur qui palpite en récupérant la réponse : d’abord des tas de mots gentils et de compliments qui me vont droit au cœur puis un classique « mais je ne veux pas te faire souffrir » car il ne se sent pas encore totalement libre vis-à-vis d’un ex qui lui en a pourtant fait baver. Mais nous devons nous revoir alors j’espère secrètement. Déjà là je ne me rendais pas compte que je venais de faire mon premier coming out car je n’étais préoccupé que par une chose : lui.
Nous nous revoyons comme prévu mais en public, pas un mot, et le lendemain je persévère en l’invitant à prendre un verre pour parler de tout cela de vive voix. Et là bien qu’il accepte sans problème, il m’annonce qu’il va beaucoup mieux que ces dernières semaines car après avoir vidé son sac avec son ex, ils ont décidés de sortir à nouveau ensemble. Et là, c’est l’effondrement : ajouté à de nombreux autres problèmes concomitants, je ne mange plus, je dors très mal, je parle beaucoup moins, je pleure tout le temps. Et je ne peux pas lui en vouloir, il a été très sympa avec moi et j’ai débarqué sans prévenir dans sa vie. Personne pour en parler sauf l’ami dont j’ai parlé que j’ai réussi à joindre ensuite.
En attendant j’ai tellement maigri et suis tellement triste contrairement à d’habitude que mes parents le remarquent et m’ordonnent de leur expliquer ce qui se passe car ils pensent que je suis malade et que je ne veux pas leur dire. Coming out alors forcé car j’aurais aimé leur annoncer dans de meilleures circonstances. Au final, quelques larmes et l’assurance de leur amour même si je ne leur donnerai pas de petits enfants, car c’était ma grande crainte : leur faire de la peine pour cela. Depuis, on n’en parle plus, tout se fait comme si de rien n’était.
Donc : trois coming out en une semaine, sans vrai problème et maintenant surtout un immense vide car même si la phase aiguë est passée, je l’aime toujours autant et bien que nous ne soyons pas sortis ensemble, il me manque terriblement. Je pense à lui tout le temps. Je l’aime un point qu’il n’imagine pas complètement et j’ai l’impression d’une belle histoire ratée car, vu tout ce qu’il a pu me dire, j’ai l’impression que dans d’autres circonstances ça aurait été possible. Je suis dans l’impasse.
Finalement tout cela pour dire qu’après ces coming out ma vie de tous les jours n’a pas vraiment changé. Je me sens en partie soulagé seulement. Mais hétéro ou homo, c’est juste une question d’amour et ça peut faire tout aussi mal quand cela ne se passe pas comme on l’aurait imaginé.
et d’abord merci car ces derniers mois c’est en partie grâce à la lecture de vos messages que j’ai réussi à m’accepter comme je suis, et c’est pour cela qu’aujourd’hui je ressens le besoin de vous raconter mon histoire.
J’ai aujourd’hui 27 ans (déjà !) mais dans ma tête je suis en pleine adolescence car j’ai l’impression de ne pas vraiment en avoir eu avant.
Depuis tout petit, je me suis toujours senti être un garçon différent des autres mais sans savoir exactement pourquoi. Bien sûr, certains auraient pu déjà se poser des questions car les jeux « de fille » me plaisaient mais je m’adaptais à tout, passant des petites voitures à la poupée sans complexe. J’étais en tout cas un petit garçon sage, curieux de tout, ne perdant jamais une occasion de se cultiver, premier de la classe, etc … : tout comme il faut !
Pendant l’adolescence, je n’ai jamais vraiment eu les mêmes préoccupations que mes camarades puisque (et je ne savais pas pourquoi), je n’étais absolument pas pressé de découvrir l’amour qui ne m’attirait pas spécialement. Si bien que, moi qui était si maigre étant petit, après avoir grandi je me suis mis à grossir et à ne prêter aucune attention à mon apparence physique, coiffé et habillé très classiquement, etc … Etant toujours aussi bon élève, je ne devais pas me distraire et pour avoir le bac avec mention très bien puis bien entamer mes longues études (pas encore tout à fait finies), pas question que je m’autorise autre chose que travailler avec un peu de temps en famille ou entre amis mais rien d’autre.
Mais déjà, depuis le début de mes études supérieures, en parallèle de quelques rares questions que je me posais sur mon célibat prolongé qui ne me dérangeait pas (ça dérangeait plus les autres avec la classique question « toujours pas de copine ? »), quelques idées, quelques attirances, quelques rêves surprenants commençaient à me tracasser. Un exemple est que dans la rue, alors que mes amis remarquaient tout de suite la magnifique fille qu’ils croisaient, j’étais plus marqué par les merveilleux yeux bleus de son copain. Mais, mon éducation aidant, je me suis dit que c’était des fantasmes passagers qui passeraient avec le temps et surtout le jour où je rencontrerai la fille pour qui j’aurai un coup de foudre que je n’avais jamais ressenti.
Mais mes idées se sont précisées, je me suis testé pour vérifier ces « penchants ». Et là plus trop de doutes, j’aimais les garçons mais je refusais la vie d’homosexuel aussi je me suis dit que je préférais rester définitivement célibataire que de mener une vie « anormale ». Jusqu’à il y a quelques mois où notamment la connaissance de nouveaux amis dont un couple homo m’a fait beaucoup réfléchir.
J’ai doucement accepté ma situation mais n’en avais toujours parlé à personne d’autre qu’à moi-même. Je devais le faire à une de mes amies lors de nos dernières vacances mais je n’en ai pas eu le courage. J’ai alors décidé de me taire jusqu’à ce que je trouve quelqu’un qui en vaille la peine, en attendant je faisais un peu plus attention à moi.
Et il y a maintenant deux mois, au travail (bien entendu !), c’est arrivé. Je ne croyais plus au coup de foudre mais il était juste celui que j’attendais : dès le premier jour j’en étais dingue. En plus j’apprends rapidement qu’il est gay, nous devenons très complices, lui me dira ensuite d’ailleurs qu’il était persuadé depuis le départ que j’étais gay. Mais il me parle un peu de sa vie qui à l’air compliquée. J’hésite : faut-il lui parler ? Au moins je sais que je peux avoir confiance et qu’il ne se moquera pas de moi.
Et puis je me rends enfin compte que je l’aime tellement que je m’en voudrais toute ma vie si je ne lui disais rien. Et là un déclic se fait : s’il veut bien de moi, je suis prêt à tout assumer, publiquement et dire à tout le monde que je l’aime et que je suis heureux avec lui. Je me décide enfin, je veux prendre conseil au téléphone auprès de l’amie à qui je devais le dire plus tôt mais elle n’est pas là. Alors je suis coincé car bientôt nous ne travaillerons plus ensemble. Je prends une grande respiration, et je lui envoie un message où je lui raconte tout. Le lendemain, j’ai le cœur qui palpite en récupérant la réponse : d’abord des tas de mots gentils et de compliments qui me vont droit au cœur puis un classique « mais je ne veux pas te faire souffrir » car il ne se sent pas encore totalement libre vis-à-vis d’un ex qui lui en a pourtant fait baver. Mais nous devons nous revoir alors j’espère secrètement. Déjà là je ne me rendais pas compte que je venais de faire mon premier coming out car je n’étais préoccupé que par une chose : lui.
Nous nous revoyons comme prévu mais en public, pas un mot, et le lendemain je persévère en l’invitant à prendre un verre pour parler de tout cela de vive voix. Et là bien qu’il accepte sans problème, il m’annonce qu’il va beaucoup mieux que ces dernières semaines car après avoir vidé son sac avec son ex, ils ont décidés de sortir à nouveau ensemble. Et là, c’est l’effondrement : ajouté à de nombreux autres problèmes concomitants, je ne mange plus, je dors très mal, je parle beaucoup moins, je pleure tout le temps. Et je ne peux pas lui en vouloir, il a été très sympa avec moi et j’ai débarqué sans prévenir dans sa vie. Personne pour en parler sauf l’ami dont j’ai parlé que j’ai réussi à joindre ensuite.
En attendant j’ai tellement maigri et suis tellement triste contrairement à d’habitude que mes parents le remarquent et m’ordonnent de leur expliquer ce qui se passe car ils pensent que je suis malade et que je ne veux pas leur dire. Coming out alors forcé car j’aurais aimé leur annoncer dans de meilleures circonstances. Au final, quelques larmes et l’assurance de leur amour même si je ne leur donnerai pas de petits enfants, car c’était ma grande crainte : leur faire de la peine pour cela. Depuis, on n’en parle plus, tout se fait comme si de rien n’était.
Donc : trois coming out en une semaine, sans vrai problème et maintenant surtout un immense vide car même si la phase aiguë est passée, je l’aime toujours autant et bien que nous ne soyons pas sortis ensemble, il me manque terriblement. Je pense à lui tout le temps. Je l’aime un point qu’il n’imagine pas complètement et j’ai l’impression d’une belle histoire ratée car, vu tout ce qu’il a pu me dire, j’ai l’impression que dans d’autres circonstances ça aurait été possible. Je suis dans l’impasse.
Finalement tout cela pour dire qu’après ces coming out ma vie de tous les jours n’a pas vraiment changé. Je me sens en partie soulagé seulement. Mais hétéro ou homo, c’est juste une question d’amour et ça peut faire tout aussi mal quand cela ne se passe pas comme on l’aurait imaginé.
Ou là, ça a été très vite pour toi ces derniers temps ! Même si au final ta situation amoureuse n'a pas évolué, tu as quand même bien avancé en faison ton coming-out à tes parents. Et tu as sûrement avancé dans ta vie sentimentale plus ces dernières semaines que pendant bien des années. Tu feras d'autres rencontres quand tu sera de nouveau "prêt", il faut simplement un peu de temps. Tu as déjà attendu quelques années pour accepter ton homosexualité. Tu sais que maintenant ta vie sentimentale et amoureuse pourra être plus riche. Mais on ne trouve que rarement l'idéal du premier coup ! Tu passes un moment difficile, mais si ça peut te consoler, ça restera un moment qui t'as fait progresser, non ?
Salut
Je suis d'accord avec tupac.
Malheureusement la vie sentimentale n'est presque jamais un long fleuve tranquile. On fait des rencontres, on se prend des claques dans la gueule, on vit des histoires plus ou moins longue et puis on vit des ruptures qui font mal et qui donne l'impression qu'on ne s'en remettra jamais...
Mais on vit aussi des grands moments de bonheurs, et rien que pour cela ça vaut le coup
Dans tout les cas, c'est en t'acceptant tel que tu es que tu sera heureux. Si tu ne t'accepte pas, alors tu aura toujours des souffrances. Les autres peuvent penser ce qu'ils veulent, que l'homosexualité c'est mal ou je ne sais quoi... l'homosexualité c'est aussi une affaire d'amour, avec le désir d'apporter de l'attention, de l'affection, de l'amour et du bien pour la personne sur laquelle on a jetté notre dévolu.
L'homosexualité c'est de l'amour, c'est un besoin de partage avec une personne qui te plait.
Peut importe que cette personne soit un homme ou une femme, il n'y a pas de degrés de valeur entre les différentes orientations sexuelle.
Je trouve aussi que la réaction de tes parents est positive, pour ma part ça c'est passé un peu comme ça avec mes parents, et je le dois au fait qu'ils ont dû surmonter pas mal de galères et d'épreuves et que finalement, que je sois homo n'est pas une catastrophe, ni un mal, qu'il y a bien pire dans la vie et que l'important c'est d'être heureux en étant sois-même.
Autant de mots que l'on devrait apprendre dans les collèges et les lycées.
J'ai une question à te poser... Durant toutes ces années sans relations, as-tu souffert d'un manque affectif ?
Je suis d'accord avec tupac.
Malheureusement la vie sentimentale n'est presque jamais un long fleuve tranquile. On fait des rencontres, on se prend des claques dans la gueule, on vit des histoires plus ou moins longue et puis on vit des ruptures qui font mal et qui donne l'impression qu'on ne s'en remettra jamais...
Mais on vit aussi des grands moments de bonheurs, et rien que pour cela ça vaut le coup
Dans tout les cas, c'est en t'acceptant tel que tu es que tu sera heureux. Si tu ne t'accepte pas, alors tu aura toujours des souffrances. Les autres peuvent penser ce qu'ils veulent, que l'homosexualité c'est mal ou je ne sais quoi... l'homosexualité c'est aussi une affaire d'amour, avec le désir d'apporter de l'attention, de l'affection, de l'amour et du bien pour la personne sur laquelle on a jetté notre dévolu.
L'homosexualité c'est de l'amour, c'est un besoin de partage avec une personne qui te plait.
Peut importe que cette personne soit un homme ou une femme, il n'y a pas de degrés de valeur entre les différentes orientations sexuelle.
Je trouve aussi que la réaction de tes parents est positive, pour ma part ça c'est passé un peu comme ça avec mes parents, et je le dois au fait qu'ils ont dû surmonter pas mal de galères et d'épreuves et que finalement, que je sois homo n'est pas une catastrophe, ni un mal, qu'il y a bien pire dans la vie et que l'important c'est d'être heureux en étant sois-même.
Autant de mots que l'on devrait apprendre dans les collèges et les lycées.
J'ai une question à te poser... Durant toutes ces années sans relations, as-tu souffert d'un manque affectif ?
D'une manière générale, la vie nous réserve souvent des surprises.
La surprise de fixer un garçon dans la rue et pas sa copine,
La surprise de s'entendre se convaincre que peut-être ça n'est pas qu'une passade,
La surprise de tomber amoureux,
Celle d'avoir la force et le courage d'en parler aux siens,
et parfois des surprises plus douloureuses, accablantes...
Rien dans la vie n'est fait pour durer : les joies mais les larmes aussi. Alors, comme Tupac te l'a dit, c'est une histoire de patience : laisser le temps faire son effet et repartir.
Si aujourd'hui dans ce contexte, les bien-faits du coming out ne sont pas apparents, je te souhaite que les prochains te soient libérateurs.
Bon courage en tout cas pour ce qui t'attend
La surprise de fixer un garçon dans la rue et pas sa copine,
La surprise de s'entendre se convaincre que peut-être ça n'est pas qu'une passade,
La surprise de tomber amoureux,
Celle d'avoir la force et le courage d'en parler aux siens,
et parfois des surprises plus douloureuses, accablantes...
Rien dans la vie n'est fait pour durer : les joies mais les larmes aussi. Alors, comme Tupac te l'a dit, c'est une histoire de patience : laisser le temps faire son effet et repartir.
Si aujourd'hui dans ce contexte, les bien-faits du coming out ne sont pas apparents, je te souhaite que les prochains te soient libérateurs.
Bon courage en tout cas pour ce qui t'attend
Salut AR59, et avant toute chose je veux te dire que je compatis très sincèrement à ta souffrance actuelle.
Mais je veux aussi te dire que je suis en train de vivre presque la même chose que toi, et j'aimerais prendre le temps de te raconter rapidement mon histoire.
Il y a deux mois, j'ai rencontré un gay sur mon campus qui m'a tout de suite plu! Oui mais voilà, il était en couple... Mais très vite, il me dit que ça ne va pas dans son couple, que c'est chiant avec son copain, qu'il s'ennnuie et qu'il doute de ses sentiments envers lui... Et petit à petit on apprend à se connaitre, on se découvre, on fait des sorties à deux, qui très vite prennent l'apparence de rendez-vous amoureux... Tout se passe à merveille. On part sur la cote d'azur en vacances ensemble à Paques... Il finit par rompre avec son copain, qui lui est accablé par la peine, car de son côté il était toujours très amoureux! Bref, deux jours après, on sort ensemble, bisous...etc. Au bout d'une semaine, fin des vacances, retour sur le campus de l'école... et il rompt avec moi du jour au lendemain... pour se remettre avec son ex!!
Tu te doutes que j'étais dévasté car je m'étais déjà beaucoup impliqué dans ce début de relation qui ne dura que deux semaines mais en laquelle j'avais placé beaucoup d'espoirs!
Ca fait un mois et demi que mon ex m'a laché, et depuis on ne se parle quasiment plus... car son copain lui interdit de me parler...
Aujourd'hui je vais mieux, car avec le temps la soufrance et la tristesse s'estompent, et on se dit que d'autres belles rencontres viendront. Le point commun avec toi, c'est que moi aussi je pense que si ça n'a pas marché c'est parce que la temporalité n'était pas bonne: à un autre moment, ça l'aurait fait, j'en suis sûr.
Alors AR59, je n'ai qu'une chose à te dire: COURAGE, et ESPERANCE! D'ailleurs tu vois, c'était peut-être prémonitoire, mais mon pseudo est "HOPE"... finalement, je crois que c'est le mot d'ordre de ma vie. Du courage, de l'espoir et de la détermination pour ne pas se laisser aller. Il faut livrer bataille contre la fatalité, et surtout ne jamais renoncer!
En espérant que tu suivras le même chemin que moi, même si je sais qu'il n'est pas facile à trouver...
Mais je veux aussi te dire que je suis en train de vivre presque la même chose que toi, et j'aimerais prendre le temps de te raconter rapidement mon histoire.
Il y a deux mois, j'ai rencontré un gay sur mon campus qui m'a tout de suite plu! Oui mais voilà, il était en couple... Mais très vite, il me dit que ça ne va pas dans son couple, que c'est chiant avec son copain, qu'il s'ennnuie et qu'il doute de ses sentiments envers lui... Et petit à petit on apprend à se connaitre, on se découvre, on fait des sorties à deux, qui très vite prennent l'apparence de rendez-vous amoureux... Tout se passe à merveille. On part sur la cote d'azur en vacances ensemble à Paques... Il finit par rompre avec son copain, qui lui est accablé par la peine, car de son côté il était toujours très amoureux! Bref, deux jours après, on sort ensemble, bisous...etc. Au bout d'une semaine, fin des vacances, retour sur le campus de l'école... et il rompt avec moi du jour au lendemain... pour se remettre avec son ex!!
Tu te doutes que j'étais dévasté car je m'étais déjà beaucoup impliqué dans ce début de relation qui ne dura que deux semaines mais en laquelle j'avais placé beaucoup d'espoirs!
Ca fait un mois et demi que mon ex m'a laché, et depuis on ne se parle quasiment plus... car son copain lui interdit de me parler...
Aujourd'hui je vais mieux, car avec le temps la soufrance et la tristesse s'estompent, et on se dit que d'autres belles rencontres viendront. Le point commun avec toi, c'est que moi aussi je pense que si ça n'a pas marché c'est parce que la temporalité n'était pas bonne: à un autre moment, ça l'aurait fait, j'en suis sûr.
Alors AR59, je n'ai qu'une chose à te dire: COURAGE, et ESPERANCE! D'ailleurs tu vois, c'était peut-être prémonitoire, mais mon pseudo est "HOPE"... finalement, je crois que c'est le mot d'ordre de ma vie. Du courage, de l'espoir et de la détermination pour ne pas se laisser aller. Il faut livrer bataille contre la fatalité, et surtout ne jamais renoncer!
En espérant que tu suivras le même chemin que moi, même si je sais qu'il n'est pas facile à trouver...
Salut AR59.
Tu te sens mal en ce moment mais il y a pourtant beaucoup de positif dans ce que tu écris. Tu t'es fais un CO à toi-même, tu te connais mieux, c'est déjà beaucoup et qu'importe l'âge, certains ont attendu beaucoup plus que 27 ans pour cela.
Ton CO à tes parents ? C'est quelque chose où il faut assurer le service après-vente que beaucoup de parents n'ose pas, par peur, par éducation, etc. Il ne faut pas leur en vouloir. Il faut continuer à parler de ce que gêne, envisager l'avenir avec la minimum de tabou et ne pas créer de nouveaux tabous. C'est un travail régulier, qui peut durer des années, des décennies
Ton CO dans ton entourage : c'est un début. Tu es tombé amoureux d'un garçon indisponible. Tu vas mettre du temps à t'en remettre, mais tu t'en remettras. Un premier chagrin d'amour est toujours difficile. Essaie de varier ton entourage. Maintenant que tu sais qui tu es, il faut l'assumer, t'ouvrir à d'autres horizons et ne pas ressasser ce qui ne peut te faire que du mal.
Avance, tu as toute la vie devant toi, le monde est grand. Si tu ne sais pas par quel bout commencer, les mEAtings sont des étapes intéressantes, d'après ce que ceux qui y ont participé racontent.
Les cartes sont entre tes mains, c'est une grande chance, profite !
Tu te sens mal en ce moment mais il y a pourtant beaucoup de positif dans ce que tu écris. Tu t'es fais un CO à toi-même, tu te connais mieux, c'est déjà beaucoup et qu'importe l'âge, certains ont attendu beaucoup plus que 27 ans pour cela.
Ton CO à tes parents ? C'est quelque chose où il faut assurer le service après-vente que beaucoup de parents n'ose pas, par peur, par éducation, etc. Il ne faut pas leur en vouloir. Il faut continuer à parler de ce que gêne, envisager l'avenir avec la minimum de tabou et ne pas créer de nouveaux tabous. C'est un travail régulier, qui peut durer des années, des décennies
Ton CO dans ton entourage : c'est un début. Tu es tombé amoureux d'un garçon indisponible. Tu vas mettre du temps à t'en remettre, mais tu t'en remettras. Un premier chagrin d'amour est toujours difficile. Essaie de varier ton entourage. Maintenant que tu sais qui tu es, il faut l'assumer, t'ouvrir à d'autres horizons et ne pas ressasser ce qui ne peut te faire que du mal.
Avance, tu as toute la vie devant toi, le monde est grand. Si tu ne sais pas par quel bout commencer, les mEAtings sont des étapes intéressantes, d'après ce que ceux qui y ont participé racontent.
Les cartes sont entre tes mains, c'est une grande chance, profite !
Merci beaucoup à tous pour vos messages qui m'ont fait très plaisir, on se sent moins seul.
D'abord pour répondre à Nicofoto, non je ne ressentais pas de manque affectif avant. Je me disais que c'était parce que je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui me plaisait vraiment et que par ailleurs j'étais bien entouré par ma famille et mes amis, et effectivement , ce manque affectif je ne le ressens que maintenant que je suis amoureux.
Mais, pour info, aujourd'hui j'ai pu "tester" sans le vouloir si j'étais toujours aussi accro car j'allais faire des courses en ville et je ne me rappelais plus qu'aujourd'hui c'était la Gay Pride dans notre ville. Je souriais en voyant défiler les gens en pensant que j'aurais pu maintenant les suivre, quand je l'ai aperçu et là comme un réflexe j'ai rapidement tourné la tête pour éviter son regard, surtout ne pas voir avec qui il était et aussi retenir mes larmes ... Car je sais qu'il est très sympa et qu'il voulais que l'on reste en contact alors il aurait été capable de venir me voir et m'inviter à venir ou pire me présenter son copain auquel je sais qu'il a parlé de moi, et je ne l'aurais pas supporté.
Bref, c'est reparti pour une journée déprime car je suis toujours aussi accro !
D'abord pour répondre à Nicofoto, non je ne ressentais pas de manque affectif avant. Je me disais que c'était parce que je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui me plaisait vraiment et que par ailleurs j'étais bien entouré par ma famille et mes amis, et effectivement , ce manque affectif je ne le ressens que maintenant que je suis amoureux.
Mais, pour info, aujourd'hui j'ai pu "tester" sans le vouloir si j'étais toujours aussi accro car j'allais faire des courses en ville et je ne me rappelais plus qu'aujourd'hui c'était la Gay Pride dans notre ville. Je souriais en voyant défiler les gens en pensant que j'aurais pu maintenant les suivre, quand je l'ai aperçu et là comme un réflexe j'ai rapidement tourné la tête pour éviter son regard, surtout ne pas voir avec qui il était et aussi retenir mes larmes ... Car je sais qu'il est très sympa et qu'il voulais que l'on reste en contact alors il aurait été capable de venir me voir et m'inviter à venir ou pire me présenter son copain auquel je sais qu'il a parlé de moi, et je ne l'aurais pas supporté.
Bref, c'est reparti pour une journée déprime car je suis toujours aussi accro !
Je pense que tu pourrais lui expliquer que tu n'as rien contre lui, mais que c'est douloureux pour le moment de le voir.
Il devrait le comprendre, il a sans doute plus d'expérience que toi et il sait bien comment ça se passe...
Ainsi, il ne t'en voudra pas si tu l'évite, et toi tu pourra prendre le temps de l'oublier sentimentalement. Après rien ne dit que vous pourrez vous voir en amis plus tard.
Bon courage
Il devrait le comprendre, il a sans doute plus d'expérience que toi et il sait bien comment ça se passe...
Ainsi, il ne t'en voudra pas si tu l'évite, et toi tu pourra prendre le temps de l'oublier sentimentalement. Après rien ne dit que vous pourrez vous voir en amis plus tard.
Bon courage
Encore un CO hier soir à deux de mes amis. Ca s'est super bien passé, c'est de plus en plus facile.
Ne reste donc qu'un seul problème mais tellement difficile à oublier ...
Et pour répondre à Nicofoto : en fait aujourd'hui je n'ai pas pu m'empêcher de lui envoyer un message car au fond de moi hier, si j'avais été sûr qu'il n'était qu'avec des amis, j'aurais foncé pour lui dire bonjour car ça fait maintenant un mois que je ne l'ai pas vu et que je n'ai que des bribes de nouvelles.
Mais je pense au final que lui ne demande que ça que nous restions en contact amical, d'ailleurs il me l'avait dit, mais moi si je l'ai recontacté au fond, c'est parce qu'il me manque terriblement. Alors bien sûr, je lui ai expliqué pourquoi j'ai tourné la tête et ne me suis pas avancé. Mais pour moi, c'est toujours l'impasse. Et je ne peux quand-même pas espérer toute ma vie que ça se passe à nouveau mal comme par le passé avec son copain, d'ailleurs je ne lui souhaite même pas vraiment.
En fait j'ai du mal à accepter une situation sur laquelle je n'ai pas le pouvoir de changer quelque chose. Et j'ai du mal à comprendre , moi qui ne croyais pas au coup de foudre, qu'on puisse aimer autant quelqu'un qu'au final on connaît si peu.
Ne reste donc qu'un seul problème mais tellement difficile à oublier ...
Et pour répondre à Nicofoto : en fait aujourd'hui je n'ai pas pu m'empêcher de lui envoyer un message car au fond de moi hier, si j'avais été sûr qu'il n'était qu'avec des amis, j'aurais foncé pour lui dire bonjour car ça fait maintenant un mois que je ne l'ai pas vu et que je n'ai que des bribes de nouvelles.
Mais je pense au final que lui ne demande que ça que nous restions en contact amical, d'ailleurs il me l'avait dit, mais moi si je l'ai recontacté au fond, c'est parce qu'il me manque terriblement. Alors bien sûr, je lui ai expliqué pourquoi j'ai tourné la tête et ne me suis pas avancé. Mais pour moi, c'est toujours l'impasse. Et je ne peux quand-même pas espérer toute ma vie que ça se passe à nouveau mal comme par le passé avec son copain, d'ailleurs je ne lui souhaite même pas vraiment.
En fait j'ai du mal à accepter une situation sur laquelle je n'ai pas le pouvoir de changer quelque chose. Et j'ai du mal à comprendre , moi qui ne croyais pas au coup de foudre, qu'on puisse aimer autant quelqu'un qu'au final on connaît si peu.
Et bien tu vois AR59, c'est exactement la question que m'a posé mon ex morsqu'il a rompu avec moi après deux semaines de relation: "je ne compreds pas comment tu peux dire que tu m'aimes...on ne se connait que depuis un mois".
Et bien oui, ça s'apelle le coup de foudre: on idéalise quelqu'un (et on se rend souvent compte après que la personne n'est pas si géniale que ça...), et on se met à le désirer et à le croire indispensable à notre vie. En fait c'est faux, tu verras qu'avec le temps (quelques semaines), le vide que tu resent en ce moment finira par se combler et tu reprendras ton existence d'avant: après tout tu vivais bien avant lui, donc tu vivras bien après lui...
Mais je comprends exactement ce que tu resent en ce moment, car je viens de le vivre, et je commence à m'en sortir! Donc garde confiance, et surtout ne te referme pas, ne te replie pas sur toi-même: fais des activités, rencontre des gens, sort avec des amis, reserre les liens familiaux... en tout cas moi c'est ce qui m'a permis de m'en sortir!
A+
Et bien oui, ça s'apelle le coup de foudre: on idéalise quelqu'un (et on se rend souvent compte après que la personne n'est pas si géniale que ça...), et on se met à le désirer et à le croire indispensable à notre vie. En fait c'est faux, tu verras qu'avec le temps (quelques semaines), le vide que tu resent en ce moment finira par se combler et tu reprendras ton existence d'avant: après tout tu vivais bien avant lui, donc tu vivras bien après lui...
Mais je comprends exactement ce que tu resent en ce moment, car je viens de le vivre, et je commence à m'en sortir! Donc garde confiance, et surtout ne te referme pas, ne te replie pas sur toi-même: fais des activités, rencontre des gens, sort avec des amis, reserre les liens familiaux... en tout cas moi c'est ce qui m'a permis de m'en sortir!
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