Auprès de mes amis ça n'a jamais été un probleme, beaucoup de rigolades du genre "tu fais ce que tu veux avec ton cul", j'ais même eu le droit à une pelleté de remerciement du genre "merci de m'avoir fait connaitre ce qu'était un gay quand j'était jeune, ça à beaucoup changé ma perception des choses", et si je devais les prendre au mot, je serais bientôt parrain d'une bonne cinquantaine de mômes!
Mes soeur ça à été plus agaçant, bon la cadette (qui est comme ma jumelle depuis ma plus tendre enfance), m'as regardé d'un oeil vitreux en me balançant un "et alors?c'est nouveau?", ce que je prend pour une "bonne réaction", l'aînée à est un peu plus... étouffante, depuis que je lui ai dit je suis devenu la célébrité number one, elle ne manque jamais de le mentionner à ses amis ou au gens qu'elle rencontre comme ça... bon je vais pas me plaindre hein! Elle me répète sans arrêt qu'elle est fière de moi ect, ect... vaux mieux ça que l'inverse^^.
Je n'avais pas vu mon père depuis deux ans, à la suite d'un divorce complexe, bourré de non-dits, je décidait un beau jour de débarquer chez lui et de tout lui balancer. Après tout je n'avais rien à perdre, on ne se parlait plus, il avait même oublié mon anniversaire cette année là! Donc, je débarque avec les quelques morceaux de courage offerts par mes amis. Assis dans son salon, on parle de l'école et autres sujets croustillants quand je coup court à la discussion et balance d'une voix étranglée "J'aime les garçons." Et là j'était wendy au pays imaginaire, alice au pays des merveilles, j'était assommé, déconcerté, troublé, tant le visage de mon père irradiait de bonheur. Je n'ais jamais vu mon père plus heureux que ce jour là. Il a bondit sur son étagère, en à sortit tout un paquet de livres, on lu de la poésie, on a parlé de lui que je ne connaissait pas, de son histoire... pendant un court moment le temps c'est arrêté, il m'a confié qu'il avait eu des amants lui aussi, quand il avait été jeune, que je devais profiter de la chance que mon époque me proposait comparée à la sienne... je devait vivre ce que j'avais à vivre sans aucune barrières ("à condition de ne pas tomber dans la drogue et la prostitution"). Bref, je rentrait chez ma mère avec un énorme sourire qui mis longtemps à me lâcher (l'usure du quotidient oblige), je piquait des fou rires tout seul, je dansait dans l'appart, ma mère m'a même demandé si "j'allais bien".... bref, là encore, j'avais eu la chance avec moi.
C'est après que ça se complique...
J'ais toujours éprouvé pour ma mère une admiration sans bornes. Elle reste pour moi la femme qui à élevé trois enfants seules, qui à traversé des périodes sombre, mais qui à toujours sût se relever et être un modèle de droiture et une inspiration quotidienne pour moi. C'est une grande voyageuse, elle à passé une partie de son enfance à Kaboul, en Inde, ect.... elle nous à un peu élevé comme ça, on déménageait tout les deux ans maximum. La maison était toujours pleine de monde, d'amis, ou juste de gens qu'elle recueillait dans la rue...
La fascination que j'éprouvait pour elle était telle que je n'osais lui parler de mon homosexualité que l'année dernière.
On avait fait une fête chez elle, on était tout deux un peux saouls... on parlait de la famille et de ses secrets destructeurs et on se jurai solenellement que nous n'aurions jamais aucuns secret l'un pour l'autre. Alors je lui ai dit.
Elle souriait, ses yeux dans le vide pleuraient des larmes lourdes de tristesse et elle me dit ceci "Je ne suis pas la plus objective pour parler de ces choses... ce n'est clairement pas ce que je souhaitais pour toi", j'appris ce soir là que mon père était parti de la maison parce qu'il avait rencontré un homme. Elle m'as dit qu'elle se sentait trahi, qu'elle n'arrivait pas à pardonner, qu'elle n'arrivait pas à encaisser avoir donné 18 années de sa vie et trois enfants à un homme pour qu'il parte sur un "ça ne me correspond pas"
Quand je lui demandait "et si je rencontrait un homme avec qui je veux vivre jusqu'à la fin, quelque'un qui compte et que je voudrais te faire rencontrer... je pourrait partager ça avec toi?"
Elle m'a embrassé et juste dit "Je ne refuserais jamais de te voir. Jamais."
Depuis ça va de mieux en mieux... lentement, elle change petit à petit, là ou elle disait PD, elle dis Homosexuels quand je suis là, elle m'a même défendu face à sa mère...
Bref, je ne serais jamais assez reconnaissant pour le combat qu'elle mène pour pouvoir continuer à m'aimer, même je me sent toujours coupable pour la déception que je lui ai apporté.
Ma vie sentimentale n'est pas rose pour autant, je suis dans le doute permanent. Je ne parviens pas à construire quelque chose, je n'assume pas que ma vie puise être comme ça.
Parfois même je me dit que je devrais simplement me mettre avec une fille que j'aime bien, avoir les enfants dont je rêve, puis terminer la grande course au petit trot pour avoir assez de souffle pour tirer une révérence convenable... mais même dans ces moments là je sais très bien qu'il me manquera un homme. Je suis un grand pratiquant de la fuite en avant et un grand radin, pour tout les pauvres copains que j'ais eu, jamais je n'ais permis à quiconque d'entrer dans mon intimité, dès que ça commence à devenir sérieux, dès que ça peux le devenir, je prend le vent du nord et file comme un serpent jusqu'à ce qu'il n'y ai plus trace de ce qui à été ou aurait pu être... bref, je suis un gros, gros, gros névrosé

Voilà qui aide un peu à me connaître... désolé si je me repend en détails inutiles ou anecdotes superflues, quoiqu'il en soit ne voyez pas en ce message un texte larmoyant écrit par un pleurnichard pensant être le premier humain à faire face à ce genre de situation, c'est loin d'être le cas et c'est aussi une des raisons de ma venue sur ce forum, le partage de nos histoires.
