Lettre à l'attention de ses parents !!
Publié : sam. juil. 14, 2012 7:02 pm
Cher(e)s internautes,
Avec beaucoup d'appréhension, j'ai écris une lettre à mes parents pour leur annoncer mon homosexualité. Etant quelqu'un de très anxieux, je ne veux absolument pas voir leur réaction car j'ai peur de ne pas trouver les bons mots et m'effondrer. Voici ma lettre, j'attends vos réactions (Positives ou négatives), mais j'ai besoin d'un avis. Encore merci beaucoup. A très vite. Dam
Maman, Papa,
J’ai conscience que cet énigmatique courrier risque de vous surprendre, mais les choses s’éclairciront d’ici la fin de ce message.
Concrètement, il y a une chose que je ne parviens pas à vous dire, c’est pourquoi je prends le temps aujourd’hui de vous écrire. Pas d’inquiétude, rien de grave en somme. En effet, après une longue période d’auto-analyse, j’ai enfin compris mon mal-être et je pense en avoir trouvé la clef. Cette dernière réside dans le choix de mon orientation sexuelle. Je reste persuadé que si vous ne le saviez pas, vous deviez vous en douter ces derniers temps.
J’imagine qu’à ce stade, ce courrier doit être perturbant pour vous, mais en aucun cas il ne doit être perçu comme une mauvaise nouvelle.
Oh, bien sûr que cela ne remonte pas à ma jeunesse qui fût des plus heureuses. J’ai découvert et accepté cette autre facette de moi un peu plus tard. Ce secret pèse lourd et j’ai pu m’en affranchir après avoir rencontré et découvert un garçon qui me ressemble à tous points de vue. Certains de mes amis, en qui j’ai le plus confiance, ont été mit dans la confidence, au prix d’interminables minutes d’anxiété, suivies d’un intense soulagement et d’une grande libération. A tout ce monde, j’ai su l’écrire, parfois le dire, mais je n’ai jamais réussi à sauter le pas avec vous deux. Sans doute la crainte d’une réaction négative de votre part. Les amis, on peut en changer, pas les parents, ce qui rend la chose encore plus délicate.
Après, pourquoi vous l’écrire et non vous le dire ? Vous savez, tout comme moi, que je suis de nature très anxieuse, si à cela devait s’ajouter la craintes de deux réactions, je pense que je n’aurais pas trouvé les mots qu’il fallait. Qui plus est, cette lettre permet d’aller au devant de certaines interrogations qui pourraient vous traverser l’esprit. J’ai pleinement conscience qu’il peut s’agir d’un sujet tabou, puisque moi-même, j’ai encore du mal à le vivre et en parler librement.
Aujourd’hui, je pense que vous êtes assez intelligent pour comprendre que votre intérêt se situe dans mon bonheur. Je suis heureux de vivre comme ça, quand bien même les remarques à propos du moment où « J’aurai une copine » sont frustrantes et blessantes. Non, ne regrettez rien, vous ne pouviez pas le savoir, d’autant plus que la tendance dominante de notre époque est aux standards. Le fait de vous en parler constitue pour moi un accomplissement, un réel nouveau départ. Aujourd’hui, je peux aspirer à vivre comme je suis, et non comme je veux qu’on me voie. Je ne vous demande pas de l’accepter du jour au lendemain, mais sachez que je suis libéré de ce fardeau si lourd à porter.
Ca ne doit pas être facile à lire, et croyez moi, ça l’est encore moins à écrire, mais j’estime que c’est un mal pour un bien.
On voit bien souvent les homosexuels comme des gens décalés et efféminés. Ce n’est heureusement que le cas d’une minorité. Il est évident que je n’appartiens pas à ceux là. J’ai rencontré, depuis quelques mois, un garçon entier et j’ai sincèrement l’impression de revivre, de me sentir en phase avec moi-même. Je ne peux pas expliquer pourquoi, c’est un fait qui s’est presque imposé à moi, que j’ai tenté de combattre avant de finir par l’accepter réellement. Le plus important à retenir, c’est qu’intérieurement, je ne changerai pas. Tout ce que je suis, tout ce qui à forgé ma personnalité ne disparaitra pas, au contraire. Ce cheminement qui me permettra de signer un nouveau pacte avec la vie, devrait également m’aider à faire sortir le meilleur de moi-même.
Enfin, la question qui peut revenir, c’est « en es-tu sûr ? ». Je ne sais pas… Sûrement. Comment je le sais ? Je n’en sais rien, je le ressens, c’est comme ça que je suis heureux, pour le moment.
Aujourd’hui, Je vous aime terriblement et je vous demande qu’une seule chose, c'est de réagir comme vous l'auriez fait si je vous avais présenté une fille. Le temps fera son œuvre. Je n’ai pas changé, c’est juste votre perception qui s’est affinée, ou du moins officialisée.
Sachez que ce n'est pas une lettre de désespoir, mais belle et bien une lettre d'espoir.
Je vous embrasse très fort.
Dam
Avec beaucoup d'appréhension, j'ai écris une lettre à mes parents pour leur annoncer mon homosexualité. Etant quelqu'un de très anxieux, je ne veux absolument pas voir leur réaction car j'ai peur de ne pas trouver les bons mots et m'effondrer. Voici ma lettre, j'attends vos réactions (Positives ou négatives), mais j'ai besoin d'un avis. Encore merci beaucoup. A très vite. Dam
Maman, Papa,
J’ai conscience que cet énigmatique courrier risque de vous surprendre, mais les choses s’éclairciront d’ici la fin de ce message.
Concrètement, il y a une chose que je ne parviens pas à vous dire, c’est pourquoi je prends le temps aujourd’hui de vous écrire. Pas d’inquiétude, rien de grave en somme. En effet, après une longue période d’auto-analyse, j’ai enfin compris mon mal-être et je pense en avoir trouvé la clef. Cette dernière réside dans le choix de mon orientation sexuelle. Je reste persuadé que si vous ne le saviez pas, vous deviez vous en douter ces derniers temps.
J’imagine qu’à ce stade, ce courrier doit être perturbant pour vous, mais en aucun cas il ne doit être perçu comme une mauvaise nouvelle.
Oh, bien sûr que cela ne remonte pas à ma jeunesse qui fût des plus heureuses. J’ai découvert et accepté cette autre facette de moi un peu plus tard. Ce secret pèse lourd et j’ai pu m’en affranchir après avoir rencontré et découvert un garçon qui me ressemble à tous points de vue. Certains de mes amis, en qui j’ai le plus confiance, ont été mit dans la confidence, au prix d’interminables minutes d’anxiété, suivies d’un intense soulagement et d’une grande libération. A tout ce monde, j’ai su l’écrire, parfois le dire, mais je n’ai jamais réussi à sauter le pas avec vous deux. Sans doute la crainte d’une réaction négative de votre part. Les amis, on peut en changer, pas les parents, ce qui rend la chose encore plus délicate.
Après, pourquoi vous l’écrire et non vous le dire ? Vous savez, tout comme moi, que je suis de nature très anxieuse, si à cela devait s’ajouter la craintes de deux réactions, je pense que je n’aurais pas trouvé les mots qu’il fallait. Qui plus est, cette lettre permet d’aller au devant de certaines interrogations qui pourraient vous traverser l’esprit. J’ai pleinement conscience qu’il peut s’agir d’un sujet tabou, puisque moi-même, j’ai encore du mal à le vivre et en parler librement.
Aujourd’hui, je pense que vous êtes assez intelligent pour comprendre que votre intérêt se situe dans mon bonheur. Je suis heureux de vivre comme ça, quand bien même les remarques à propos du moment où « J’aurai une copine » sont frustrantes et blessantes. Non, ne regrettez rien, vous ne pouviez pas le savoir, d’autant plus que la tendance dominante de notre époque est aux standards. Le fait de vous en parler constitue pour moi un accomplissement, un réel nouveau départ. Aujourd’hui, je peux aspirer à vivre comme je suis, et non comme je veux qu’on me voie. Je ne vous demande pas de l’accepter du jour au lendemain, mais sachez que je suis libéré de ce fardeau si lourd à porter.
Ca ne doit pas être facile à lire, et croyez moi, ça l’est encore moins à écrire, mais j’estime que c’est un mal pour un bien.
On voit bien souvent les homosexuels comme des gens décalés et efféminés. Ce n’est heureusement que le cas d’une minorité. Il est évident que je n’appartiens pas à ceux là. J’ai rencontré, depuis quelques mois, un garçon entier et j’ai sincèrement l’impression de revivre, de me sentir en phase avec moi-même. Je ne peux pas expliquer pourquoi, c’est un fait qui s’est presque imposé à moi, que j’ai tenté de combattre avant de finir par l’accepter réellement. Le plus important à retenir, c’est qu’intérieurement, je ne changerai pas. Tout ce que je suis, tout ce qui à forgé ma personnalité ne disparaitra pas, au contraire. Ce cheminement qui me permettra de signer un nouveau pacte avec la vie, devrait également m’aider à faire sortir le meilleur de moi-même.
Enfin, la question qui peut revenir, c’est « en es-tu sûr ? ». Je ne sais pas… Sûrement. Comment je le sais ? Je n’en sais rien, je le ressens, c’est comme ça que je suis heureux, pour le moment.
Aujourd’hui, Je vous aime terriblement et je vous demande qu’une seule chose, c'est de réagir comme vous l'auriez fait si je vous avais présenté une fille. Le temps fera son œuvre. Je n’ai pas changé, c’est juste votre perception qui s’est affinée, ou du moins officialisée.
Sachez que ce n'est pas une lettre de désespoir, mais belle et bien une lettre d'espoir.
Je vous embrasse très fort.
Dam