Famille - Par qui commencer ?
Publié : dim. juil. 28, 2013 1:09 pm
Les concours sont finis, la prépa est terminée, et j'ai le champ libre pour m'occuper de mes CO familiaux.
Dans ma famille, il y a un père, une mère, une petite sœur (quinze ans) et un petit frère (douze ans). J'ai plusieurs options : le dire d'abord en privé à mon frère et ma sœur (ma sœur devrait me soutenir, mon frère je ne sais pas trop, de toute façon je n'attends pas grand-chose d'eux puisqu'ils sont plus jeunes que moi et n'ont pas besoin de s'impliquer là-dedans, surtout mon frère qui est vraiment jeune. Ma sœur le voudra sans doute ; elle et moi avons énormément discuté avec mes parents à l'époque des débats sur le mariage pour tous, pour essayer de les convaincre de l'intérêt de la loi) ; le dire à tout le monde en même temps, ce qui aurait l'avantage de m'éviter la petite phrase "évite d'en parler à ton frère et ta sœur" (je ne vois pas d'inconvénient à ne pas en parler à mon frère, mais j'aimerais tout de même le dire à ma sœur), mais j'aurais quatre réactions à gérer à la fois ; le dire à mes deux parents en même temps ; le dire d'abord à ma mère.
Au sujet de cette dernière option :
(a) lors de nos débats familiaux sur la loi Taubira, j'ai tenté de les mettre en situation en disant : "Votre opposition signifie que si Castafolte était une fille, plus tard, vous m'interdiriez de me marier et d'avoir des enfants." Ma mère a écouté, réfléchi, et répondu je-ne-sais-plus-quoi avant de dire "Si l'un de vous était homo, je pense que je mettrais un peu de temps à l'accepter, mais je finirais par m'y faire." Mon père n'a pas écouté /entendu, malgré le soutien immédiat et assez vocal de ma sœur.
(b) J'ai d'ailleurs une relation assez difficile avec mon père, une partie des difficultés étant sans doute due à la prépa, l'autre partie aux changements dans sa personnalité depuis l'accident du travail qui le force à rester à la maison. En bref, dès que toute la famille est réunie pour un repas, on a 90% de chances de s'engueuler. Je profite du fait qu'on soit temporairement seuls tous les deux pour calmer tout ça.
(c) Un jour, il y a plus de deux ans, mon père, ma sœur et moi étions seuls dans la voiture. Au moment où nous arrivions chez nous, ma sœur lui a demandé : "Et si [petit frère] était gay, tu réagirais comment ?" (je ne sais plus comment le sujet est arrivé)
Il a répondu : "Je serais... Déçu."
(d) Il n'a pourtant jamais eu de problèmes avec les amis gays qu'il avait dans sa jeunesse (et il a quand même 59 ans), pas plus qu'avec les deux hommes en couple qui ont été nos voisins pendant plus de douze ans avant qu'on ne déménage. Ça ressemble à du "chez les autres mais pas chez moi".
(e) Il a une ou deux fausses idées sur la bisexualité (polygames par définition, sinon infidèles, entre autres), que j'ai essayé de corriger mais je ne suis pas sûre qu'il soit convaincu. Mais c'est le moindre des problèmes.
J'attends donc vos conseils...
Dans ma famille, il y a un père, une mère, une petite sœur (quinze ans) et un petit frère (douze ans). J'ai plusieurs options : le dire d'abord en privé à mon frère et ma sœur (ma sœur devrait me soutenir, mon frère je ne sais pas trop, de toute façon je n'attends pas grand-chose d'eux puisqu'ils sont plus jeunes que moi et n'ont pas besoin de s'impliquer là-dedans, surtout mon frère qui est vraiment jeune. Ma sœur le voudra sans doute ; elle et moi avons énormément discuté avec mes parents à l'époque des débats sur le mariage pour tous, pour essayer de les convaincre de l'intérêt de la loi) ; le dire à tout le monde en même temps, ce qui aurait l'avantage de m'éviter la petite phrase "évite d'en parler à ton frère et ta sœur" (je ne vois pas d'inconvénient à ne pas en parler à mon frère, mais j'aimerais tout de même le dire à ma sœur), mais j'aurais quatre réactions à gérer à la fois ; le dire à mes deux parents en même temps ; le dire d'abord à ma mère.
Au sujet de cette dernière option :
(a) lors de nos débats familiaux sur la loi Taubira, j'ai tenté de les mettre en situation en disant : "Votre opposition signifie que si Castafolte était une fille, plus tard, vous m'interdiriez de me marier et d'avoir des enfants." Ma mère a écouté, réfléchi, et répondu je-ne-sais-plus-quoi avant de dire "Si l'un de vous était homo, je pense que je mettrais un peu de temps à l'accepter, mais je finirais par m'y faire." Mon père n'a pas écouté /entendu, malgré le soutien immédiat et assez vocal de ma sœur.
(b) J'ai d'ailleurs une relation assez difficile avec mon père, une partie des difficultés étant sans doute due à la prépa, l'autre partie aux changements dans sa personnalité depuis l'accident du travail qui le force à rester à la maison. En bref, dès que toute la famille est réunie pour un repas, on a 90% de chances de s'engueuler. Je profite du fait qu'on soit temporairement seuls tous les deux pour calmer tout ça.
(c) Un jour, il y a plus de deux ans, mon père, ma sœur et moi étions seuls dans la voiture. Au moment où nous arrivions chez nous, ma sœur lui a demandé : "Et si [petit frère] était gay, tu réagirais comment ?" (je ne sais plus comment le sujet est arrivé)
Il a répondu : "Je serais... Déçu."
(d) Il n'a pourtant jamais eu de problèmes avec les amis gays qu'il avait dans sa jeunesse (et il a quand même 59 ans), pas plus qu'avec les deux hommes en couple qui ont été nos voisins pendant plus de douze ans avant qu'on ne déménage. Ça ressemble à du "chez les autres mais pas chez moi".
(e) Il a une ou deux fausses idées sur la bisexualité (polygames par définition, sinon infidèles, entre autres), que j'ai essayé de corriger mais je ne suis pas sûre qu'il soit convaincu. Mais c'est le moindre des problèmes.
J'attends donc vos conseils...