Cette année, je dois faire mon CO !
Publié : dim. janv. 25, 2015 10:05 am
Bonjour, bonjour...
Je ne sais pas trop quelle(s) étiquette(s) revendiquées, si ce n'est "bi" (mais plutôt "biconfusavecpleindephases"), mais je sais que la/les revendiquer auprès de mon entourage est souvent terrifiant. J'évolue dans une université où j'ai souvent entendu des remarques homophobes, biphobes ou transphobes, ce qui change radicalement de mon ancienne fac où les gens étaient très LGBTQ-friendly, voire LGBTQ elleux-mêmes, mais qui se rapproche de tout ce que j'ai connu avant les études supérieures.
Je ne pense pas faire mon coming out à l'université ni auprès de mes "ami-e-s" actuel-le-s parce que je sais d'avance que je risque de perdre toute vie sociale (à part peut-être avec UNE personne) vu leurs opinions sur la religion, l'avortement, etc. C'est une souffrance quotidienne que d'entendre ces remarques auxquelles on me somme d'adhérer ou de rire et c'est parfois difficile à supporter quand des ami-e-s cishétéro me disent "mais enfin, il suffit de les ignorer, tu te rends malade à écouter les autres, ça va rien changer, règle ce problème que tu as". C'est d'autant plus difficile que j'ai été extrêmement déprimée depuis la manif pour tous...
Mais, on fera avec.
La manif pour tous, donc, m'a énormément affectée, mais m'a aussi rendu plutôt militante. Petit à petit, pas mal de personnes de mon entourage ont commencé à comprendre que je ne leur avais pas parlé d'une partie de moi, même si l'étiquette donnée est "fluide" car je trouve qu'elle me correspond le plus et que je dois l'expliquer à certain-e-s. J'étais plutôt contente de voir qu'aucun-e de mes ami-e-s (parmi celleux qui n'étaient pas au courant) n'avait cherché à me redéfinir ou à remettre en question mes propos et j'ai du soutien, on est même allé à la pride ensemble (je suis horrible timide et je n'ose pas aller dans les milieux lgbtq seule car j'ai peur), c'était cool.
Sauf que... si j'ai eu une période d’anesthésie émotionnelle, avec l'activité, tout revient et j'ai des périodes de déprime extrêmement violentes et flippantes. Chômage, manif pour tous et ma mauvaise estime qui revient très vite alors que ça s'était amélioré pendant 1 an. Mes parents, pas au courant, sont persuadés, comme toujours, que c'est de la faute de mes ami-e-s, trop dépressifs ou anxieux, qui m'en demandent trop sans rien donner, etc. Il est vrai que certaines amitiés me causent des angoisses (parce que je suis angoissée depuis toujours), mais mes problèmes ne datent pas d'hier (harcèlement scolaire, etc.) et se sont très clairement amplifiés avec l'inactivité ET La Manif pour Tous qui me renvoie systématiquement une image négative de moi-même. Pour tout avouer, la dernière fois que des affiches LMPT ont été placardées dans ma rue, j'ai eu envie de me jeter sous une voiture (mais je l'ai pas fait, et c'est sûrement que c'est une fausse envie, ou je ne sais pas, j'ai pas encore pris rdv chez le psy).
Bref, au bout d'un moment, je pense qu'il va falloir que j'affronte mes parents, la peur que j'ai de les rendre malheureux, de les voir se séparer à cause de moi, se dire qu'ils ont rater un truc, que je suis une erreur de la nature et leur dire, faire mon coming out. Surtout que j'ai un béguin affreux pour une femme actuellement, ça faisait longtemps que je n'avais plus rien ressenti, j'aimerais ne pas me détester pour ça et surtout, avoir du soutien quand ça va pas cette fois.
Je voulais le dire l'année dernière, avec des photos de la pride pour montrer que j'étais heureuse, mais j'ai eu la trouille et j'ai rien fait. Parfois, ma mère fait des remarques négatives sur l'éventualité que je ne sois pas sa fille hétéro normale et, quand j'étais plus jeune, elle m'avait dit que ça la rendrait triste.
Je pense quand même qu'ils me soutiendront au final.
Dernièrement, j'ai laissé mon rainbow flag en évidence quand mon frère est venu, il n'a rien dit. Là, j'avais laissé un bracelet rainbow, mes parents n'ont rien dit, mais je ne sais pas s'ils ont fait gaffe. C'est un peu une façon de les "préparer", pour y aller en douceur et tester l'eau.
Cette année, je dois faire mon coming out.
J'ai 25 ans et ma vie ne pourra pas se faire sans un coming out.
Je ne sais pas trop quelle(s) étiquette(s) revendiquées, si ce n'est "bi" (mais plutôt "biconfusavecpleindephases"), mais je sais que la/les revendiquer auprès de mon entourage est souvent terrifiant. J'évolue dans une université où j'ai souvent entendu des remarques homophobes, biphobes ou transphobes, ce qui change radicalement de mon ancienne fac où les gens étaient très LGBTQ-friendly, voire LGBTQ elleux-mêmes, mais qui se rapproche de tout ce que j'ai connu avant les études supérieures.
Je ne pense pas faire mon coming out à l'université ni auprès de mes "ami-e-s" actuel-le-s parce que je sais d'avance que je risque de perdre toute vie sociale (à part peut-être avec UNE personne) vu leurs opinions sur la religion, l'avortement, etc. C'est une souffrance quotidienne que d'entendre ces remarques auxquelles on me somme d'adhérer ou de rire et c'est parfois difficile à supporter quand des ami-e-s cishétéro me disent "mais enfin, il suffit de les ignorer, tu te rends malade à écouter les autres, ça va rien changer, règle ce problème que tu as". C'est d'autant plus difficile que j'ai été extrêmement déprimée depuis la manif pour tous...
Mais, on fera avec.
La manif pour tous, donc, m'a énormément affectée, mais m'a aussi rendu plutôt militante. Petit à petit, pas mal de personnes de mon entourage ont commencé à comprendre que je ne leur avais pas parlé d'une partie de moi, même si l'étiquette donnée est "fluide" car je trouve qu'elle me correspond le plus et que je dois l'expliquer à certain-e-s. J'étais plutôt contente de voir qu'aucun-e de mes ami-e-s (parmi celleux qui n'étaient pas au courant) n'avait cherché à me redéfinir ou à remettre en question mes propos et j'ai du soutien, on est même allé à la pride ensemble (je suis horrible timide et je n'ose pas aller dans les milieux lgbtq seule car j'ai peur), c'était cool.
Sauf que... si j'ai eu une période d’anesthésie émotionnelle, avec l'activité, tout revient et j'ai des périodes de déprime extrêmement violentes et flippantes. Chômage, manif pour tous et ma mauvaise estime qui revient très vite alors que ça s'était amélioré pendant 1 an. Mes parents, pas au courant, sont persuadés, comme toujours, que c'est de la faute de mes ami-e-s, trop dépressifs ou anxieux, qui m'en demandent trop sans rien donner, etc. Il est vrai que certaines amitiés me causent des angoisses (parce que je suis angoissée depuis toujours), mais mes problèmes ne datent pas d'hier (harcèlement scolaire, etc.) et se sont très clairement amplifiés avec l'inactivité ET La Manif pour Tous qui me renvoie systématiquement une image négative de moi-même. Pour tout avouer, la dernière fois que des affiches LMPT ont été placardées dans ma rue, j'ai eu envie de me jeter sous une voiture (mais je l'ai pas fait, et c'est sûrement que c'est une fausse envie, ou je ne sais pas, j'ai pas encore pris rdv chez le psy).
Bref, au bout d'un moment, je pense qu'il va falloir que j'affronte mes parents, la peur que j'ai de les rendre malheureux, de les voir se séparer à cause de moi, se dire qu'ils ont rater un truc, que je suis une erreur de la nature et leur dire, faire mon coming out. Surtout que j'ai un béguin affreux pour une femme actuellement, ça faisait longtemps que je n'avais plus rien ressenti, j'aimerais ne pas me détester pour ça et surtout, avoir du soutien quand ça va pas cette fois.
Je voulais le dire l'année dernière, avec des photos de la pride pour montrer que j'étais heureuse, mais j'ai eu la trouille et j'ai rien fait. Parfois, ma mère fait des remarques négatives sur l'éventualité que je ne sois pas sa fille hétéro normale et, quand j'étais plus jeune, elle m'avait dit que ça la rendrait triste.
Je pense quand même qu'ils me soutiendront au final.
Dernièrement, j'ai laissé mon rainbow flag en évidence quand mon frère est venu, il n'a rien dit. Là, j'avais laissé un bracelet rainbow, mes parents n'ont rien dit, mais je ne sais pas s'ils ont fait gaffe. C'est un peu une façon de les "préparer", pour y aller en douceur et tester l'eau.
Cette année, je dois faire mon coming out.
J'ai 25 ans et ma vie ne pourra pas se faire sans un coming out.