Le début d'une vraie construction...
Publié : jeu. nov. 22, 2018 8:42 pm
... A 44 ans, il était temps.
Bonjour à tous,
Extérieurement, mon histoire ne peut que ressembler qu'aux innombrables histoires de coming out mais dans ma tête, c'est genre la révolution. Quand des amis me racontaient le leur ou même quand ils m'annonçaient qu'ils sont gays, la seule réaction que je pouvais avoir, c'était "et alors". Je ne comprenais vraiment pas pourquoi ça prenait une telle importance à leurs yeux, j'entendais bien que ça l'était mais pas à ce point. Entendons nous bien, ce n'était certainement pas parce que je n'en avais rien à battre mais ma relation avec eux n'allait pas changer parce qu'ils étaient attirés par des hommes / femmes. Ce point là, oui, je m'en foutais royalement. Et puis il y a eu ma propre introspection...
Je n'ai eu que des relations hétéros, il y a deux ans s'est terminée une histoire de près de 15 ans. Vu mon peu d'enthousiasme lors des rapports, j'avais fini par me dire que le sexe n'est pas pour moi et ce malgré une libido qui s'incrustait bien dans mon esprit. Mais ce dernier étant ce qu'il est, je balayais cette libido pour arriver à la conclusion que le problème, c'était moi, que tant pi, je serai à jamais une hétéro qui s'ennuie au lit. Pourtant, il y avait bien ces plaisirs à regarder une jolie femme passer (mais chut, disait mon esprit, c'est juste que j'appréciais un bel esthétisme, comme j'apprécierais un beau monument), il y avait bien cette fille, quand j'étais ado, avec qui je voulais toujours être (juste une bonne amie) qui m'a un jour embrassée (elle le faisait avec plusieurs personnes car elle venait de découvrir les plaisirs des baisers), il y a bien eu cette fille qui m'a retourné le cœur quand elle m'a appris qu'elle allait se marier avec son copain (c'est juste que j'étais attristée de beaucoup moins la voir, voyons !). Bref, un esprit qui savait bien s'imposer et que j'écoutais sûrement parce qu'il me permettait d'être dans la "norme" et que c'est quand même bien confortable.
Puis mon couple a commencé à battre de l'aile et je n'avais pas plus que ça envie de le rattraper, surtout pas si ça voulait dire devoir coucher avec lui, aucun intérêt. L'introspection a pu alors vraiment commencer, les épaisses couches laissées par mon esprit ont progressivement disparu (il y avait du boulot). En discutant avec une amie, elle-même gay, c'est l'évidence qui s'est manifestée : je suis gay, même pas bi non, totalement gay. Oui, je regarde les femmes dans la rue et pas seulement parce qu'elles peuvent dégager un bel esthétisme mais parce que je les trouve attirantes. Oui, j'étais bien amoureuse de ces deux filles citées précédemment.
Cette évidence est vraiment toute récente et mon amie est la seule à être au courant... Bon et vous qui lisez maintenant mais sur un forum, c'est bien plus simple de l'exprimer. Depuis, quand je me dis "je suis gay", j'ai comme une énorme chape de plomb qui disparait. Dans l'univers geek, LA réponse, c'est "42" et bien dorénavant j'y ajoute "je suis gay" et ça fait vraiment beaucoup de bien. Tellement que j'ai envie de le dire à tous mes proches et que c'est vraiment important pour moi. Je ne pense pas avoir de raison de m'inquiéter de le leur apprendre, ils ont tous l'esprit ouvert, le souci viendra sûrement avec mon frère, homophobe mais peut-être qu'un jour, j'arriverai aussi à lui en parler.
Bonjour à tous,
Extérieurement, mon histoire ne peut que ressembler qu'aux innombrables histoires de coming out mais dans ma tête, c'est genre la révolution. Quand des amis me racontaient le leur ou même quand ils m'annonçaient qu'ils sont gays, la seule réaction que je pouvais avoir, c'était "et alors". Je ne comprenais vraiment pas pourquoi ça prenait une telle importance à leurs yeux, j'entendais bien que ça l'était mais pas à ce point. Entendons nous bien, ce n'était certainement pas parce que je n'en avais rien à battre mais ma relation avec eux n'allait pas changer parce qu'ils étaient attirés par des hommes / femmes. Ce point là, oui, je m'en foutais royalement. Et puis il y a eu ma propre introspection...
Je n'ai eu que des relations hétéros, il y a deux ans s'est terminée une histoire de près de 15 ans. Vu mon peu d'enthousiasme lors des rapports, j'avais fini par me dire que le sexe n'est pas pour moi et ce malgré une libido qui s'incrustait bien dans mon esprit. Mais ce dernier étant ce qu'il est, je balayais cette libido pour arriver à la conclusion que le problème, c'était moi, que tant pi, je serai à jamais une hétéro qui s'ennuie au lit. Pourtant, il y avait bien ces plaisirs à regarder une jolie femme passer (mais chut, disait mon esprit, c'est juste que j'appréciais un bel esthétisme, comme j'apprécierais un beau monument), il y avait bien cette fille, quand j'étais ado, avec qui je voulais toujours être (juste une bonne amie) qui m'a un jour embrassée (elle le faisait avec plusieurs personnes car elle venait de découvrir les plaisirs des baisers), il y a bien eu cette fille qui m'a retourné le cœur quand elle m'a appris qu'elle allait se marier avec son copain (c'est juste que j'étais attristée de beaucoup moins la voir, voyons !). Bref, un esprit qui savait bien s'imposer et que j'écoutais sûrement parce qu'il me permettait d'être dans la "norme" et que c'est quand même bien confortable.
Puis mon couple a commencé à battre de l'aile et je n'avais pas plus que ça envie de le rattraper, surtout pas si ça voulait dire devoir coucher avec lui, aucun intérêt. L'introspection a pu alors vraiment commencer, les épaisses couches laissées par mon esprit ont progressivement disparu (il y avait du boulot). En discutant avec une amie, elle-même gay, c'est l'évidence qui s'est manifestée : je suis gay, même pas bi non, totalement gay. Oui, je regarde les femmes dans la rue et pas seulement parce qu'elles peuvent dégager un bel esthétisme mais parce que je les trouve attirantes. Oui, j'étais bien amoureuse de ces deux filles citées précédemment.
Cette évidence est vraiment toute récente et mon amie est la seule à être au courant... Bon et vous qui lisez maintenant mais sur un forum, c'est bien plus simple de l'exprimer. Depuis, quand je me dis "je suis gay", j'ai comme une énorme chape de plomb qui disparait. Dans l'univers geek, LA réponse, c'est "42" et bien dorénavant j'y ajoute "je suis gay" et ça fait vraiment beaucoup de bien. Tellement que j'ai envie de le dire à tous mes proches et que c'est vraiment important pour moi. Je ne pense pas avoir de raison de m'inquiéter de le leur apprendre, ils ont tous l'esprit ouvert, le souci viendra sûrement avec mon frère, homophobe mais peut-être qu'un jour, j'arriverai aussi à lui en parler.