Hier soir, à la fin du repas, je pose la question à mes parents "Que pensez-vous de l'homosexualité ? Parce que c'est vrai, on parle toujours de racisme, mais de ça, non...".
Seul mon père répond, ma mère étant déjà en état de végétation avancée... Il me dit "J'ai rien contre les homos, mais ce qui m'énerve c'est la surexposition, la volonté de mise en lumière, bla bla bla... La victimisation des homos, parce qu'après tout, tout le monde a des problèmes..."
Et moi de lui rappeler que si des homos se font tabasser c'est pas par hasard, c'est parce qu'ils sont homos. Je fais un parallèle avec les arabes et les flics, qui sont dans la meme situation, après tout... Il enchaine sur le sujet, en disant qu'il pense pareil pour les flics, et les jeunes des cités qui se victimisent, et il m'explique qu'il aime le fait que par exemple, les faits divers récents sur les soit-disant guêt-apens (j'ai oublié l'orthographe) servent à véhiculer des idées politiques...
Je suis rassuré, je dis à mon père qu'il est un grand sceptique, lui se méfiant de tout ce qu'on dit... Ma mère acquiesce, pas de suite... Mais je sais que ça ne pose pas de problème à mes parents... Je compte leur dire à la fin du repas. Seulement ma mère monte rapidement se doucher... Ensuite, nous sommes tous en passe d'aller nous coucher, mes parents viennent me souhaiter bonne nuit, et alors que ma mère s'apprête à fermer la porte de sa chambre, je leur hurle, le noeud au ventre : "Bonne nuit, et je suis homo ! Voilà !"
La réaction ? Un des pires que je pouvais espérer : ma mère a seulement fait "Pfff !", l'air de dire "C'est ça ouais ! Allez bonne nuit !".
Jepeux vous dire que j'étais passablement énervé le reste de la soirée, je ruminais seul dans ma chanbre en me disant que j'avais pas de bol.
Ce matin, rien, pas de mot alors qu'elle m'en écrit un chaque matin, un coup de fil pour dire que ma prof de flute est absente, mais rien d'autre...
Je suis pas sur qu'ils aient bien pris au sérieux ce que je leru ai dit. en même temps, tu peux faire cette blague à tes amis, c'est presque normal, mais tu fais rarement ce genre de blague à tes parents... Alors peut-être ce soir vont-ils me parler, autour de la table et du roti, me dire "Tu sais, c'est l'adolescence qui te fait croire ça, mais ne t'inquiètes pas, ça va passer.... BLA BLA BLA !
Mais tout de même, ce "Pfff!" j'en reviens pas...