Bonjour à Toutes et à Tous.
Je vais tenter de raconter au mieux mon parcours transgenre. Je pense que le mot transgenre est le plus adapté à ma situation. Si je me trompe, merci de me rectifier.
Je suis né à Strasbourg en 1957, je suis sur le plan physique de sexe masculin, donc mâle pour l'état civil.
Un an environ après ma naissance, ma sœur à vue le jour. Puis deux ans plus tard un frère et, enfin onze années après ma naissance ma plus jeune sœur est née à son tour.
J'ai toujours été traité comme un garçon par mes parents et mon entourage.
J'ai commencé très tôt à être "attiré" par la lingerie et les vêtements féminins. Ce n'était pas un attrait pour jouer avec, mais un désir plus profond, j'avais envie de les porter.
Bien sûr dans l'esprit d'un gamin ou d'une gamine devrais-je probablement dire, ce désir était vague, je n'avais pas de mots pour le décrire, même aujourd'hui avec le recul et le poids des années, des lectures sur le sujet etc.
Je devais avoir dix lors de ma première tentative de travestissement. Je dis tentative, car nous étions quatre enfants et notre mère était toujours à la maison.
C'est donc dans la salle de bain, que j'ai essayé la gaine de ma mère qui séchait là sur le séchoir à linge. Elle était bien sûr bien trop grande pour moi.Il fallait faire vite, maman n'était pas loin, et, mes frères et sœurs qui jouaient dehors auraient pu rentrer à tous moments.
C'était une sensation étrange, mais vraiment agréable.
Je ne savais pas quel nom donner à mon geste. Je ne savait pas ce qu'était le travestisme,
je ne savais même pas que cela existait!
C'était un moment agréable, je me sentais bien.
J'avais l'impression de me sentir fille, mais tout était si vague dans mon esprit...
A chaque fois, que du linge féminin séchait dans la salle de bain et que la situation le permettait j'en profitait... Vers 12-13 ans alors que je me promenais avec des copains du même âge en vélo, nous nous sommes arrêtés à proximité d'une décharge sauvage. Il y en avaient beaucoup à l'époque, et celle-ci n'était qu'a quelques centaines de mètres de la maison ou nous habitions.
En trainant sur la décharge, j'ai remarqué que parmi les détritus divers se trouvait un tas d'habits. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai immédiatement pensé à des vêtements féminins.
Comme les copains étaient là, je n'ai fouillé que de manière furtive. Nous sommes repartis rapidement. Ce tas d'habits ne quittant plus mon esprit, j'ai décidé de revenir plus tard, seul, quand les copains seront occupés ailleurs.
Je suis effectivement revenu, plus tard dans la journée, toujours en vélo. J'étais tout excité,
mais pas rassuré non plus, j'avais un peu peur qu'il y ai d'autres personnes.
J'ai couché mon vélo à terre, et je me suis rendu au tas d'habits que j'ai immédiatement fouillé. J'était émerveillé devant ce que je découvrait. Il y avait des habits masculins et féminins. J'ai mis les habits masculins de coté et examiné les habits féminins. Il y avait de tout. Soutien-gorge, bustier, gaines, jupes, pulls, bas...Un trésor! C'était merveilleux!
Une dame à dû faire le tri dans sa garde robe. Je pouvait, en ce lieu, caché par quelques arbres éparts, touché, regardé et très rapidement l'envie de les essayer me pris... J'avais peur, la trouille d'être vu, la trouille que ceux qui m'auraient vus, le racontent à mon entourage. Je me souvient qu'un carton d'une cinquantaine de centimètre trainait là. Il était propre. J'y ai rangé ma découverte à la hâte. Tant bien que mal, portant mon carton et poussant mon vélo à travers les détritus, et les buissons, je me suis dirigé vers uns petit bois bordé de buissons pour y cacher mes découvertes. A quelques mètres du bois, j'ai posé le tout et je suis allé faire un tour entre les arbres, histoire de voir s'il n'y avait personne et surtout pour trouvé un endroit pour y cacher ma découverte.
J'ai cherché mon vélo et le carton et, au milieux de ce petit bois j'ai continué à découvrir
ces habits...
Il y à des moments que l'on oublis pas. Celui-ci fut l'un des moments forts de ma préadolescence.
C'était un délice. Allez savoir pourquoi, mais quel bonheur. Je me souvient avoir ouvert et fermé les fermetures à glissières des jupes, regardé leur doublures en nylon, je pense que c'était du nylon... J'ai caressé, touché, la gaine, c'était doux, tous était propre.
J'ai examiné les jarretelles de la gaine. J'ai cherché à comprendre comment les femmes fixais leurs bas. J'ai vu ma mère le faire, mais je n'avais pas compris comment elle faisait.
J'ai essayé avec un bas, la gaine posée sur le carton et, j'ai rapidement compris...
J'ai ôté mon short et j'ai enfilé la gaine. Aujourd'hui, je sais que ce genre de gaine s'appelle une gaine fourreau. La gaine était de couleur bleu, les bas de couleur chaire. Naturellement le tout était trop grand pour moi... J'ai essayé une jupe, trop grande certes, mais j'aimais beaucoup!
Rapidement, je me suis aperçu que l'heure tournait, il fallait rentrer. J'ai caché mon trésor et suis rentré. J'ai eu droit à une petite engueulade pour le retard, mais peu importe, le retard, pour moi, était justifié.
Je crois que la nuit qui vint, fût l'une de mes premières nuits blanches... J'avais du mal à m'endormir, je pensais sans cesse à ce que j'appelle désormais ma "première garde robes"
Je suis régulièrement retourné dans le bois, j'ai placé le carton dans un grand sac en plastique trouvé dans la remise du jardin de mes parents. Le sac en plastique devait protégé ma garde robe de la pluie.
Au fil des mois ma garde robes s'est étoffée. De nouvelle trouvaille sont venues, toute étaient trop grandes pour moi, mais quel bonheur. Régulièrement je suis retourné sur les lieux pour essayé un soutien gorge, la gaine, une jupe...
Bien sûr je gardais tout cela pour moi.
Je commençais aussi à me sentir de plus en plus fille dans ma tête...
Aux alentours de mes quatorze ans, j'étais, enfin, autorisé à fermer la porte de la salle de bain à clé quand je me lavais ou prenait un bain.
C'est également à cette époque, étant déjà bricoleur que j'ai réalisé un coffre en bois muni d'un double fond. J'ai réalisé ce coffre, sous le prétexte (en partie vrai)que mon frère fouillait dans mes affaire et me fauchait de l'argent de poche. Naturellement, le double fond était destiné à recevoir ma garde robe, le dessus, des livres, argent de poche et divers objets.
Avant le bain, je cachais quelques habits de ma garde robe sous la baignoire. Au moment du bain, je les mettais. Je passais plus de temps en femme que dans l'eau. Je me baignais ensuite en hâte.
C'est également à cette époque, un jour ou j'était seul, enfin pu m'habiller entièrement en femme. Ayant grandi, ma garde robes été maintenant plus adaptée à mon cors d'adolescent.
Ce genre de moment ne m'arrivait qu'une ou deux fois dans l'année, ma mère étant quasiment toujours à la maison.
Je suis entré en apprentissage à l'âge de 14 ans.
Je suis parti faire mon service militaire en juin 1975.
Mon "appartenance" au sexe féminin était, dans ma tête, désormais confirmée.
Au retour du service militaire, le train-train habituel à repris.
Je ne savais pas quel nom donner à "ma situation", il n'y avait pas internet, et à qui en parler?
J'ai vécu encore quelque temps chez mes parents. J'ai fréquenté quelques travestis professionnels de manière très sporadique, avec l'espoir de glaner quelques informations sur ma situation, et l'espoir que je pourrais chez l'une d'elle me travestir et, qu'elle me permettrait de "m'occupé" de l'un de ses clients... Mais c'étaient des prostituées, elles se travestissait pour "travailler", pas parce qu'elles se sentaient femme comme moi. Je n'ai rien appris!
Quelques temps plus tard, j'ai fais la connaissance de ma future épouse, avec laquelle je suis toujours, et, que j'aime toujours.
J'ai eu des "moments difficiles, ma situation, m'a, par périodes rendu "malade", agressive, avec nuits blanches etc. Par chance, je n'ai pas sombré dans la dépression
J'ai fréquenté les psy, cela n'a rien donné. L'un soigné par acuponcture... L'autre disait dites-moi...
J'en ai, un soir, parlé à mon épouse, après un repas un peu arrosé. Elle à passée une partie de la soirée aux toilettes... Il n'y a pas eu de suite. J'ai décidé de garder cela pour moi.
A vingt ans, je suis entré comme employé dans une grande entreprise de transport de l'Etat.
Comme je travaillais en trois huit, j'avais régulièrement le temps de vivre quelques instants de féminité. Ma garde robe se trouve au grenier, bien cachée. On y accède par une échelle escamotable. Mon épouse n'y monde jamais, elle à peur d'y croiser des souris!
J'ai entre temps eu des aventures avec des hommes "en femme" bien sûr. J'ai également fréquenté quelques travestis.
Internet à contribuer à facilité ma vie de "femme", ne serais-ce que pour les achats, vêtements en tous genres, perruque, chaussures, bottes...
J'ai maintenant 56 ans, je pensais qu'avec le temps "ma féminité", ma certitude d'être une femme s'estomperait. Il n'en à rien été, je me sens toujours femme et, je dirais même, plus que jamais...
Régulièrement, je me "change", toujours avec le même bonheur...
cricri 67
mon parcours...
-
murielletv77
- Messages : 5
- Inscription : jeu. févr. 13, 2014 6:44 am
Re: mon parcours...
-Cricri67 bonjour.
je m'appelle Murielle ,j'ai 45 ans et je suis une trav avec des seins (petits) naturels aussi je pourrais dire que je suis une trans
mais étant garçon en journée je reste un (e) trav par contre en dehors de ma vie sociale je vis en fille et cela devient difficile a vivre
ma féminité augmente avec l'âge,de plus mon ami (e) est une trans non opérée mais tellement féminine que tout le monde
pense que c'est une vraie femme ,nous pouvons sortir toutes deux soit en couple hetero soit en lesbiennes , c'est parfait ,tu vois ,
pouvus que cela dure longtemps !
je m'appelle Murielle ,j'ai 45 ans et je suis une trav avec des seins (petits) naturels aussi je pourrais dire que je suis une trans
mais étant garçon en journée je reste un (e) trav par contre en dehors de ma vie sociale je vis en fille et cela devient difficile a vivre
ma féminité augmente avec l'âge,de plus mon ami (e) est une trans non opérée mais tellement féminine que tout le monde
pense que c'est une vraie femme ,nous pouvons sortir toutes deux soit en couple hetero soit en lesbiennes , c'est parfait ,tu vois ,
pouvus que cela dure longtemps !
Re: mon parcours...
Mmhhh. On sent une authenticité incroyable dans ce dernier message. Ami(e), vraie femme et tout et tout... Puis la finalité limpide. Bref.