Hypnos, parfaitement bien dit.... Ceci dit, et sans vouloir nous trouver des excuses toutes pourrites (juste y aller de mon petit mot sur l'importance des items, leur pertinence et nos besoins de masturbation intellectuelle), la question lezbienne est doublement épineuse que nous représentons une double minorité (terme plus ou moins justifiée) visible: les homosexuels et les femmes. Deux "bonnes" raisons d'adopter un discours jaloux, afin de "protéger" notre communauté.Zünisch a écrit :Je plussoie Norma. Je crois que la plupart des filles ici -moi y compris- n'ont pas manifesté leur désaccord par principe, histoire de s'opposer à la reprise de nos codes par des hétéros. Là, ce n'est pas nos codes qui sont repris, mais des clichés éculés sensés nous définir. Et je comprends très bien que ça fasse hurler. S'intégrer dans la société, c'est très bien. Mais tel qu'on est, pas tel qu'on nous caricature depuis des années ou en réduisant notre identité à portion congrue. :sYπνος a écrit :Un jour il faudra que la communauté gay et lesbienne arrête de s'accrocher à ses codes en hurlant dès que les hétéros les reprennent, ce n'est pas la preuve qu'on s'intègre à la société et qu'on n'est plus en marge ?
Attention, beaucoup de grands mots et pas forcément la conscience de vouloir militer pour quoi que ce soit (enfin, si mais bon, pas là!). Mais c'est vrai que qd qqn (un mec, déjà, sans RIEN contre toi, très cher sham, au contraire!! Tu es suffisamment ouvert pour avoir proposer ce dialogue et ce questionnement! Gloire à toi!) propose une déviation de nos mots, nos concepts, nos définitions et finalement nous dépossèdent de ce que nous sommes (comment ça, je fais dans la tragédie grecque?? Mais pas du tout!!
Surtout que de nos points de vue, cela nous renvoie aux multiples micro-combats que l'on peut relever au quotidien et qui ont été résumés ici (c'est quoi une fille? Une lesbienne? Comment deux filles peuvent-elles, en fait, faire l'amour...?).
Un jour viendra, en effet, où nous n'aurons plus peur de ces mouvements de frontières sémantiques (oui, parce que les frontières, ça protège, aussi....). Aux "Autres" de nous accepter comme nous sommes afin qu'on ne se batte plus. A nous d'accepter ces mouvements de frontières, de rester pédagogues, d'être sereinement ce que nous sommes....
Alors, Sham, je comprends ce besoin d'être en capacité de se définir et, qq part, de se coller une étiquette (plus simple). Pour autant, je dirais qu'un homme lesbien devrait tout de même se sentir femme dans son corps d'homme, sans pour autant envisager une transition. Pourquoi ne pas, en attendant de mieux, être homosexuel???