Article de Ca m'intéresse, hors série 21
Publié : ven. févr. 06, 2009 3:26 pm
Déjà, je tiens à me faire pardonner d'avance, je ne savais pas du tout où poster ce message... Désolée si jamais j'ai mal choisi, ainsi que pour les fautes de frappe. :s
Ensuite, en essayant de n'être pas trop bavarde... Mon père m'a passé (en pensant bien faire) le hors série 21 de Ca m'intéresse. Sujets principaux : d'où vient la conviction d'être un homme ou une femme, notre destin est-il inscrit dans nos gênes, et tout un bataclan sur l'identité, les genres, etc.
Déjà, si vous désirez le lire, sachez qu'il n'y a aucune révélation ni enseignement à en tirer. Ils détruisent quelques préjugés vieux comme le monde, certes, mais les explications et détails ne suivent pas. Rien que l'article sur la dite conviction est une blague où, en résumé, ils admettent "qu'ils savent qu'ils ne savent pas".
Bref, ce n'est pas la raison de mon message... La raison, c'est une interview d'une transsexuelle mtf, sur la fin de la revue (judicieusement placée...), où j'ai bondit plus d'une fois. J'ai donc envoyé un courrier email à Ca m'intéresse, et attends une quelconque réaction. Afin de vous donner le ton, et si jamais vous allez lire l'article, interview de Frédérique Armel-Dalmore, pages 82-83, je vous recopie l'email que j'ai envoyé. Vous y trouverez les raisons principales des bonds sur ma chaise. Au passage, si vous constatez une erreur dans ce que j'ai dit, je vous remercierai grandement de non seulement me le signaler, mais aussi de leur écrire, histoire que ça fasse un peu pavé dans la mare...
"Tout d'abord, enchantée, et j'espère être lue, ainsi que comprise. Je préviens d'avance, je ne sais pas faire court, donc j'espère que vous aurez le temps de lire.
Je me présente, ce sont des choses qui se font. J'expliquerai ensuite la raison de ce mail...
De naissance et encore d'état civil, mon identité est ***... J'approche les 26 ans, et cela fait désormais plus de 14 mois que je suis un traitement hormonal pour transsexualisme... Ca donne le ton de la suite, car c'est en effet de l'article-interview de la transsexuelle dont je tiens à parler.
Aller, quelques conventions de mises, tout d'abord... Plus des revendications du "milieu" que des réelles règles de grammaire... Une transsexuelle, c'est une "mtf", male to female, un homme devenu femme. Un transsexuel, c'est le chemin inverse. La raison est simple : on utilise le genre final, et non pas celui de naissance, question de respect non seulement des personnes, mais de la logique.
Ceci étant réglé, il y a de plus une confusion sur les transgenres... Je ne vais pas m'avancere sur la définition exacte de ce terme batard qui possède presque autant de significations que de personnes l'utilisant. Quoi qu'il en soit, confondre transsexuel(le)s et transgenres, ce n'est pas bon signe quant à la preuve d'avoir saisi qui était "quoi".
Alors, entrons dans le vif du sujet, après ces menus détails... Je n'ai pas l'intention de juger cette... Demoiselle ? Qui ne sait même pas qui elle est réellement, tantôt homme, tantôt femme. Question d'ailleurs ardue, auxquelles beaucoup de transsexuels des deux sexes tranchent radicalement en forçant le trait, se disant femmes ou hommes sans contestation ou nuance possible. Pour ma part, je me suis toujours vue à la fois assexuée et pansexuée, si l'on peut dire. Dans un cas, pas de sexe, pas de préférence sexuelle, pas de désir réel, dans l'autre cas, tout le contraire, envie de tout, sans savoir choisir. On pourrait penser les deux cas impossibles à joindre en une personne, je suis la preuve que si, c'est juste fluctuant en fonction du moral...
Cette transsexuelle a donc choisi, comme elle le reconnaît elle-même, pour une raison purement esthétique... Je rajoute un passage, et je vais ensuite passer à l'attaque, façon de parler... A propos du sésame à obtenir : 21 ans, être homosexuel, passif, pas avoir d'enfant...
Je ne sais pas quel type d'abru... Euh... De psychiatre cette demoiselle est allée voir, ou si tout a changé en trois ans, mais tout ceci est faux... Tout d'abord, la limite d'âge est floue, et n'est pas réglementée par aucune loi. Il existe des transsexuelles de très jeune âge (si on considère que 18 ans, c'est jeune). Si jamais il y a une réglementation, alors on ne m'en a jamais parlé, ni fait allusion, et cela contredirait pas mal d'expériences et discussions que j'ai pu avoir avec d'autres "filles" dans mon cas.
Ensuite, être homo et passif... Là encore, une connerie, excusez moi le terme, monumentale... Il est demandé de prouver, en réalité, qu'il y a un réel BESOIN de changer de sexe. Ce besoin PEUT s'exprimer en effet par la sexualité, les désirs, les fantasmes. C'est une des pistes, en effet, mais loin d'être la seule ! Quant à passif, c'est ridicule... Je connais un homme de plus de quarante ans qui, après avoir fréquenté une transsexuelle en transition, a finit par changer de camp et a entamé la procédure... Je le plainds, car commencer après 30 ans signifie non seulement beaucoup d'opérations esthétiques, mais, tel que je le connais, il n'avait rien d'une femme...
Quoi qu'il en soit, le fait d'être homo, passif, ou hétéro, ou actif, n'a rien à voir avec tout ceci. Le psychiatre dresse un portrait complet, où les dépressions, l'estime de soit, les rêves, les désirs, les fantasmes, les craintes, la vision de soi consciente et inconsciente est prise en compte. Ca va bien au delà de simples critères quasi sexistes !
Enfin, soit disant, il fallait que la demoiselle de l'interview dise vouloir changer de sexe, se faire opérer... Alors oui, ce genre de psychiatres existent, et, parmi la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans), nous nous échangeons les bonnes adresses tout comme les mauvaises à éviter. Preuve est faite que cette demoiselle est tombée chez une à éviter...
Maintenant, la raison de ces correctifs... Car je ne jette pas la pierre, je constate juste qu'une personne censée avoir vécu ce que je vis l'a fait en s'enfermant dans sa bulle, et que tout le monde lit son cas et le prendra comme une généralité... Il existe en effet un nombre incalculables de préjugés sur les transsexuels, surtout les mtf. Les ftm sont beaucou plus discrets... Justement parce que, comme l'a dit Frédérique (autant utiliser son prénom, au final), beaucoup de transsexuelles mtf "jouent" avec leur corps et "nuisent" à l'image entière... Il n'y a qu'à voir les films pornos qui circulent... Cherchez voir s'il existe un seul film comportant un transsexuel ftm, pour voir, et comptez rapidement les occurences du cas opposé. Du coup, puisque les préjugés ont la vie dure et ne risque pas de disparaître, lorsque je vois que le sujet est abordé, j'ai tendance à devenir très critique. Soit on dit tout, toute la vérité nue, et on instruit les masses populaires en étant sûr de ne pas raconter d'âneries, soit on prend la première trans qu'on trouve (pas un trans, ça en jette moins, côté scoop), on lui demande de raconter sa vie, et hop, c'est gagné ! Il y a même eu des émissions avec des pseudo experts en psychiatrie pour débattre du sujet, démentant/démontant presque tout ce que la transsexuelle aurait pu affirmer qui ne soit pas "admis" par les hautes sphères.
Donc voila... J'ai été vraiment navrée. Tous les articles sont intéressants, malgré, je trouve, un manque de détail sur les genres existants (car il en existe en effet bien plus que deux, même plus que cinq, ne serait-ce que, liste non exhaustive, les mâles-mâles, mâles-neutres, mâles-femelles, femelles-neutres, femelles-mâles, femelles-femelles, où le premier indiquerait le genre du corps, le second, celui de l'esprit, chaque cas ayant en réalité un genre global propre, fondé sur son éducation ET ses désirs), mais celui de l'interview de la transsexuelle manque de vérifications. Son histoire est vraie, à aucun moment il n'y mensonge. Mais il y a erreur...
Je finirai juste en disant qu'il existe suffisamment de transsexuels des deux sexes en France, malgré que nous soyons très discrets (peu d'entre nous ont même le courage de faire ce que je fais : dire ce qu'on pense, sans passer dans le militantisme extrémiste) pour tomber sur quelqu'un de plus sincère et de plus "correcte" qu'une transsexuelle qui ne sait toujours pas, après son changement physique, à quel genre elle appartient... Même si, comme je l'ai dit, les genres sont flous, se dire "tantôt homme, tantôt femme", il n'y a qu'un mot pour ceci : de la provocation. A moins que ce soit de l'indécision réelle, auquel cas le psy qui a donné le sésame devrait voir à s'inquiéter, car c'est justement ça qu'il devait vérifier avant tout : qu'il n'y ait pas la MOINDRE indécision ! Sans quoi... Risque de suicide.
Sur ce, je vous prie d'agréer mes salutations distinguées et me tiendrai à votre disposition pour d'autres informations si vous le souhaitez."
Voila... Mon fiancé m'a proposé de poster tout ceci ici, c'est chose faite. A vous de vous faire une idée, de me corriger si besoin est, ou d'aller dans mon sens. Merci dans tous les cas de m'avoir lue !
Ensuite, en essayant de n'être pas trop bavarde... Mon père m'a passé (en pensant bien faire) le hors série 21 de Ca m'intéresse. Sujets principaux : d'où vient la conviction d'être un homme ou une femme, notre destin est-il inscrit dans nos gênes, et tout un bataclan sur l'identité, les genres, etc.
Déjà, si vous désirez le lire, sachez qu'il n'y a aucune révélation ni enseignement à en tirer. Ils détruisent quelques préjugés vieux comme le monde, certes, mais les explications et détails ne suivent pas. Rien que l'article sur la dite conviction est une blague où, en résumé, ils admettent "qu'ils savent qu'ils ne savent pas".
Bref, ce n'est pas la raison de mon message... La raison, c'est une interview d'une transsexuelle mtf, sur la fin de la revue (judicieusement placée...), où j'ai bondit plus d'une fois. J'ai donc envoyé un courrier email à Ca m'intéresse, et attends une quelconque réaction. Afin de vous donner le ton, et si jamais vous allez lire l'article, interview de Frédérique Armel-Dalmore, pages 82-83, je vous recopie l'email que j'ai envoyé. Vous y trouverez les raisons principales des bonds sur ma chaise. Au passage, si vous constatez une erreur dans ce que j'ai dit, je vous remercierai grandement de non seulement me le signaler, mais aussi de leur écrire, histoire que ça fasse un peu pavé dans la mare...
"Tout d'abord, enchantée, et j'espère être lue, ainsi que comprise. Je préviens d'avance, je ne sais pas faire court, donc j'espère que vous aurez le temps de lire.
Je me présente, ce sont des choses qui se font. J'expliquerai ensuite la raison de ce mail...
De naissance et encore d'état civil, mon identité est ***... J'approche les 26 ans, et cela fait désormais plus de 14 mois que je suis un traitement hormonal pour transsexualisme... Ca donne le ton de la suite, car c'est en effet de l'article-interview de la transsexuelle dont je tiens à parler.
Aller, quelques conventions de mises, tout d'abord... Plus des revendications du "milieu" que des réelles règles de grammaire... Une transsexuelle, c'est une "mtf", male to female, un homme devenu femme. Un transsexuel, c'est le chemin inverse. La raison est simple : on utilise le genre final, et non pas celui de naissance, question de respect non seulement des personnes, mais de la logique.
Ceci étant réglé, il y a de plus une confusion sur les transgenres... Je ne vais pas m'avancere sur la définition exacte de ce terme batard qui possède presque autant de significations que de personnes l'utilisant. Quoi qu'il en soit, confondre transsexuel(le)s et transgenres, ce n'est pas bon signe quant à la preuve d'avoir saisi qui était "quoi".
Alors, entrons dans le vif du sujet, après ces menus détails... Je n'ai pas l'intention de juger cette... Demoiselle ? Qui ne sait même pas qui elle est réellement, tantôt homme, tantôt femme. Question d'ailleurs ardue, auxquelles beaucoup de transsexuels des deux sexes tranchent radicalement en forçant le trait, se disant femmes ou hommes sans contestation ou nuance possible. Pour ma part, je me suis toujours vue à la fois assexuée et pansexuée, si l'on peut dire. Dans un cas, pas de sexe, pas de préférence sexuelle, pas de désir réel, dans l'autre cas, tout le contraire, envie de tout, sans savoir choisir. On pourrait penser les deux cas impossibles à joindre en une personne, je suis la preuve que si, c'est juste fluctuant en fonction du moral...
Cette transsexuelle a donc choisi, comme elle le reconnaît elle-même, pour une raison purement esthétique... Je rajoute un passage, et je vais ensuite passer à l'attaque, façon de parler... A propos du sésame à obtenir : 21 ans, être homosexuel, passif, pas avoir d'enfant...
Je ne sais pas quel type d'abru... Euh... De psychiatre cette demoiselle est allée voir, ou si tout a changé en trois ans, mais tout ceci est faux... Tout d'abord, la limite d'âge est floue, et n'est pas réglementée par aucune loi. Il existe des transsexuelles de très jeune âge (si on considère que 18 ans, c'est jeune). Si jamais il y a une réglementation, alors on ne m'en a jamais parlé, ni fait allusion, et cela contredirait pas mal d'expériences et discussions que j'ai pu avoir avec d'autres "filles" dans mon cas.
Ensuite, être homo et passif... Là encore, une connerie, excusez moi le terme, monumentale... Il est demandé de prouver, en réalité, qu'il y a un réel BESOIN de changer de sexe. Ce besoin PEUT s'exprimer en effet par la sexualité, les désirs, les fantasmes. C'est une des pistes, en effet, mais loin d'être la seule ! Quant à passif, c'est ridicule... Je connais un homme de plus de quarante ans qui, après avoir fréquenté une transsexuelle en transition, a finit par changer de camp et a entamé la procédure... Je le plainds, car commencer après 30 ans signifie non seulement beaucoup d'opérations esthétiques, mais, tel que je le connais, il n'avait rien d'une femme...
Quoi qu'il en soit, le fait d'être homo, passif, ou hétéro, ou actif, n'a rien à voir avec tout ceci. Le psychiatre dresse un portrait complet, où les dépressions, l'estime de soit, les rêves, les désirs, les fantasmes, les craintes, la vision de soi consciente et inconsciente est prise en compte. Ca va bien au delà de simples critères quasi sexistes !
Enfin, soit disant, il fallait que la demoiselle de l'interview dise vouloir changer de sexe, se faire opérer... Alors oui, ce genre de psychiatres existent, et, parmi la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans), nous nous échangeons les bonnes adresses tout comme les mauvaises à éviter. Preuve est faite que cette demoiselle est tombée chez une à éviter...
Maintenant, la raison de ces correctifs... Car je ne jette pas la pierre, je constate juste qu'une personne censée avoir vécu ce que je vis l'a fait en s'enfermant dans sa bulle, et que tout le monde lit son cas et le prendra comme une généralité... Il existe en effet un nombre incalculables de préjugés sur les transsexuels, surtout les mtf. Les ftm sont beaucou plus discrets... Justement parce que, comme l'a dit Frédérique (autant utiliser son prénom, au final), beaucoup de transsexuelles mtf "jouent" avec leur corps et "nuisent" à l'image entière... Il n'y a qu'à voir les films pornos qui circulent... Cherchez voir s'il existe un seul film comportant un transsexuel ftm, pour voir, et comptez rapidement les occurences du cas opposé. Du coup, puisque les préjugés ont la vie dure et ne risque pas de disparaître, lorsque je vois que le sujet est abordé, j'ai tendance à devenir très critique. Soit on dit tout, toute la vérité nue, et on instruit les masses populaires en étant sûr de ne pas raconter d'âneries, soit on prend la première trans qu'on trouve (pas un trans, ça en jette moins, côté scoop), on lui demande de raconter sa vie, et hop, c'est gagné ! Il y a même eu des émissions avec des pseudo experts en psychiatrie pour débattre du sujet, démentant/démontant presque tout ce que la transsexuelle aurait pu affirmer qui ne soit pas "admis" par les hautes sphères.
Donc voila... J'ai été vraiment navrée. Tous les articles sont intéressants, malgré, je trouve, un manque de détail sur les genres existants (car il en existe en effet bien plus que deux, même plus que cinq, ne serait-ce que, liste non exhaustive, les mâles-mâles, mâles-neutres, mâles-femelles, femelles-neutres, femelles-mâles, femelles-femelles, où le premier indiquerait le genre du corps, le second, celui de l'esprit, chaque cas ayant en réalité un genre global propre, fondé sur son éducation ET ses désirs), mais celui de l'interview de la transsexuelle manque de vérifications. Son histoire est vraie, à aucun moment il n'y mensonge. Mais il y a erreur...
Je finirai juste en disant qu'il existe suffisamment de transsexuels des deux sexes en France, malgré que nous soyons très discrets (peu d'entre nous ont même le courage de faire ce que je fais : dire ce qu'on pense, sans passer dans le militantisme extrémiste) pour tomber sur quelqu'un de plus sincère et de plus "correcte" qu'une transsexuelle qui ne sait toujours pas, après son changement physique, à quel genre elle appartient... Même si, comme je l'ai dit, les genres sont flous, se dire "tantôt homme, tantôt femme", il n'y a qu'un mot pour ceci : de la provocation. A moins que ce soit de l'indécision réelle, auquel cas le psy qui a donné le sésame devrait voir à s'inquiéter, car c'est justement ça qu'il devait vérifier avant tout : qu'il n'y ait pas la MOINDRE indécision ! Sans quoi... Risque de suicide.
Sur ce, je vous prie d'agréer mes salutations distinguées et me tiendrai à votre disposition pour d'autres informations si vous le souhaitez."
Voila... Mon fiancé m'a proposé de poster tout ceci ici, c'est chose faite. A vous de vous faire une idée, de me corriger si besoin est, ou d'aller dans mon sens. Merci dans tous les cas de m'avoir lue !