Conseils et remarques aux parents de trans (partie 2)

Garçon, fille, un peu des deux ou encore ailleurs, ici on discute identité de genre.
Sibyllina
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Conseils et remarques aux parents de trans (partie 2)

Message par Sibyllina »

Chatlutations et bienvenue sur un de mes petits topics ! Afin de recadrer et de vous permettre de saisir le pourquoi de ce message, voici un petit historique et les liens qui vont avec :
- Naissance de l'idée de faire quelques articles et raisons de celle-ci :
http://www.et-alors.net/forum/sutra473142.php#473142
- Conseils et remarques aux parents de transsexuel(le)s, partie 1 :
http://www.et-alors.net/forum/sutra476596.php#476596
- Conseils et remarques aux parents de transsexuel(le)s, partie 2 :
http://www.et-alors.net/forum/sutra477573.php#477573
- Exemple d'une réaction d'une mère admirable (la mère comme la réaction) :
http://www.et-alors.net/forum/ftopic10778-0-asc-75.php

La liste s'allongera sûrement petit-à-petit, je rajouterai ce qui me paraîtra intéressant, selon mes expériences, découvertes, vos remarques, etc. Merci en tout cas de me lire !

Autres liens connus par moi-même sur le sujet (merci de me signaler les autres liens pour que je les rajoute) :
http://www.et-alors.net/forum/setopic_12595-.html



Cette fois-ci, je vais remonter un peu le temps, si vous le voulez bien... Jusqu'ici, je vous ai parlé d'un adolescent ou d'un jeune adulte qui avait identifié son état de transsexualisme et qui désirait se lancer... Mais avant cette étape charnière, il y en a eu beaucoup ! Dont sûrement tout une myriade que vous n'avez pas aperçue ! Pour plus de simplicité, je ne parlerai plus que du cas du garçon voulant devenir une femme. D'abord c'est plus proche de ce que je suis (sisi !) et ça vous permet d'avoir une bonne idée. Suffit d'inverser les clichés que j'utiliserai.

Alors, reprenons, et je vous passe mon exemple personnelle pour commencer...
Lorsque j'étais donc tout petit (et oui, je laisse le masculin, j'étais encore qu'un garçon et n'ai aucune honte à le signaler), voici ce qui « pourrait » me différencier des autres :
- très grande timidité
- découverte très tôt du plaisir anal
- que des amis garçons, aucune fille
- aucune petite amie, ni tentative d'approche
- très grande sensibilité
Maintenant, réfléchissons... A partir de ceci, aurait-on pu prévoir ? Et bien non... La timidité se soigne d'elle-même à l'âge adulte, il paraît (j'ai dû louper cette étape en vieillissant), la découverte du plaisir anal est très banale, car c'est très souvent la première zone érogène que les enfants se découvrent, bien avant même leur propre sexe. Ensuite, ma timidité a fait que je n'ai jamais osé approcher les filles, et mes amis garçons, très rares, étaient soit mes protégés, soit mes protecteurs... Car c'est ainsi que j'ai toujours fonctionné : plus fort que moi ? J'en fais un copain. Plus faible et la risée de tous ? J'en fais un copain aussi.
Bref, de toute ceci, en réalité, il n'y avait qu'un réel indice qui aurait pu mettre mes parents sur la piste... Mon hyper sensibilité.
Attention ! Tous les hyper sensibles ne deviennent pas des transsexuel(le)s ! Par contre, dans l'autre sens, c'est assez répandu... Beaucoup de trans des deux sexes sont très sensibles, et c'est même un des traits caractéristiques que cherchent certains psychiatres lorsqu'ils doivent donner un diagnostique.

Mais en réalité, le vrai indice, celui qui sonnait telle une alerte rouge bien vive, mes parents ne l'ont JAMAIS vue... Mes rêves... Mes rêves, où, tout le temps, j'étais une femme, et ce depuis mon plus jeune âge. Pas un moment je n'ai osé en parler, pas une fois je ne me suis trahie d'après mes jeux de bon garçon. Ou bien, si c'est arrivé, ils n'en ont pas tenu compte...
Ces rêves étaient pourtant LA clef... Lorsqu'un enfant s'imagine autre que ce qu'il est, il y a TOUJOURS une question à se poser. Il se voit en super héros ? Est-il un souffre-douleur en classe ? Il se voit très grand, très beau et admiré de tous ? Fait-il un complexe d'infériorité ? Il se rêve de l'autre sexe ? Quelles sont ses craintes et envies ? Il se voit mourir ou tuer quelqu'un ? Êtes-vous, parents, nets ? N'avez-vous pas choqué votre enfant à vie ?
Bien entendu, il est peine perdue de chercher à demander à vos enfants de vous raconter tous leurs rêves... Les rêves sont une partie très importante pour la construction d'un enfant et ils sont très personnels, intimes. Violer cette intimité peut permettre de déceler des troubles, mais il pousse surtout le pauvre être dans ses derniers retranchements. Plus rien de secret, plus rien ne vous échappe. Se sentir comme un fauve en cage... Oh mon dieu, que je connais cette sensation... Et je peux vous dire que si elle dure, elle rend fou...

Du coup, vous l'aurez compris, je n'ai laissé que très peu de signes extérieurs envers mes parents. La raison principale était que moi-même, bien enfermée dans mon rôle de garçon parfait, n'en avait aucune conscience ! Lorsqu'on cache quelque chose dont on a pris conscience, notre subconscient se fait toujours un malin plaisir à laisser des indices à ceux que vous aimez, afin qu'ils comprennent tous seuls. Cherchez pas, c'est ainsi... Sont mal élevés, ces subconscients, j'vous l'dis !
Tout s'est fait très vite, en interne, en moi. Faisons ici une pause sur mon cas, que je réutiliserai après, et passons à une généralisation...


Comment pouvez-vous prévoir à l'avance que votre enfant sera transsexuel(le) ? Déjà, je tiens à bien insister dessus, la vraie réponse, celle que je devrais vous donner tout de suite, c'est « c'est impossible ». Il n'existe pas de règle, pas de loi, pas de prévisions, rien. Ceux qui diront le contraire ne sont que des charlatans ou bien, comme moi, tenteront de vous donner des pistes à suivre, un peu comme on donne des cacahuètes aux chimpanzés en cage pour les voir se distraire... Car pour ce qui est de les nourrir, désolée, mais les cacahuètes, je doute que ça leur suffise...
Donc, je vais vous distraire avec mes cacahuètes !

Euh, soyons sérieux deux secondes, je vous prie, je sens que je vous perds...
Même s'il n'existe donc rien de sûr, voici ce qui peut vous mettre la puce à l'oreille (attention, ça gratte) :


Votre enfant a des goûts « étranges ». Syndrome de la poupée barbie chez les garçons et du goldorak chez les filles, à l'époque où je suis née. De nos jours, ce serait plus... Barbie et Action Man... Saleté de barbie...
Donc, votre enfant n'est pas normal. Déjà, vous devriez être super contents ! Sur plusieurs milliards de parfaits clones créés par notre société, vous avez mis au monde une créature douée de suffisamment d'intelligence pour trouver que le moule dans lequel vous vouliez le jeter ne lui convient pas ! C'est quand même super, non ? Bon, pas tout à fait, car les ennuis ne font que commencer. Votre garçon vous semble efféminé, traîne qu'avec des filles, adore chanter dans les aigus, s'habille comme une fille, joue à des jeux de filles, ou tout simplement pose des questions qu'un bon garçon ne devrait pas se poser. A moins d'un miracle, jamais il n'aura tous ces « symptômes » en même temps. Et un seul ne signifie rien, si ce n'est, je me répète, que votre enfant est différent, et donc admirable. Par contre, s'il en possède plusieurs, la première réaction à avoir est d'aller l'emmener voir un pédo-psychiatre. Ici, attention, danger ! Si vous l'emmenez, ce n'est PAS pour le guérir d'une soit disant maladie imaginaire qui le ferait se comporter en fille ! Si vous l'emmenez, c'est pour VOUS rassurer, pour comprendre votre enfant. En fait, de vous et de votre enfant, c'est vous qui avez besoin le plus de soin, d'encadrement, de comprendre et de vous faire comprendre. Votre gosse, lui, il s'en fout, il considère que ce qu'il fait est normal, au moins jusqu'à un certain âge. Je me répète, histoire de bien marquer... Emmenez votre fils voir un psychiatre spécialisé, non pas pour qu'il vous le change, mais pour qu'il identifie, au besoin, les troubles possibles, vous les explique, vous en donne les raisons s'il les trouve. Si la sentence tombe « trouble de la personnalité », alors, vous aurez deux choix : tenter de détruire la vie de votre enfant en le « soignant », ou bien le laisser vivre et l'accompagner, jusqu'à ce qu'il fasse son choix. Dans le premier cas, vous lui imposez une vie plus simple, avec moins de dangers, moins de choix à faire, mais vous le priverez de ce qu'il est réellement. Ce choix est alors le votre... Seule votre conscience et les futures remarques de votre fils pourront vous atteindre.


Autre indice... Votre enfant semble TRES attiré par les garçons, dés le plus jeune âge, mais ne rejette pas du tout les filles pour autant. Beaucoup de gens verraient là un futur homosexuel en culotte courte. Et bien, désolée de briser un tabou, de choquer les homos qui me liront, mais non, ce n'est pas forcément le cas... La transsexualité commence assez souvent par l'homosexualité, même si elle s'en passe très bien. En ce qui me concerne, j'étais bi, donc...
Quoi qu'il en soit, là, les conseils que je pourrais vous donner seraient exactement les mêmes que ceux que vous donnerait un homosexuel assumé qui a su parler à ses parents. Donc je ne vous les donnerai pas, je vous donne ceux qu'il ne saurait pas vous livrer...
Première piste à suivre : le code vestimentaire. En théorie, votre fils va se diriger vers l'unisexe afin de ne pas choquer, d'être séduisant et accepté. Si c'est le cas, passez à l'étape suivante. Autrement, il est possible qu'il aille au-delà et tente le travestissement... CETTE étape est LA clef que chercheront 90% des psychiatres pour identifier le transsexualisme... Une grosse ânerie à mes yeux, vu que je ne me suis jamais travestie par peur du ridicule... Quoi qu'il en soit, c'est, apparemment, un moment important, quasi omniprésent chez la majorité des transsexuels. Donc je vous le donne, même si je persiste à dire qu'on peut s'en passer. Si votre fils se travestit en femme, c'est qu'il a un besoin de se réaffirmer, de se redécouvrir, de s'assurer de ses charmes. Des charmes qui ne sont pas ceux d'un homme... Un beau cul, des belles jambes, un corps assez fin, de belles mains, un doux sourire. Voilà les charmes qu'il mettra en avant. On est loin des débardeurs moulant les tablettes de chocolat (allias abdominaux) et les biceps bien saillants...
Là, à moins que vous n'ayez besoin de sacrées lunettes (si vous en avez, depuis quand vous n'avez pas nettoyé les verres ?), vous vous en êtes aperçu ! Ou alors votre fils est sacrément doué pour se cacher... Mais on ne se cache jamais totalement. Faut bien les laver, les vêtements... Et les copains et copines, ça parle beaucoup, lors des anniversaires... Attention, interdit de saouler les copains pour qu'ils parlent ! Ce serait très mal pris...
Si vous en êtes là, donc, que votre fils est encore un jeune garçon ou un ado dans la fleur de l'âge, il serait grand temps de vous pencher sur la question et d'appliquer tout ce que j'ai dit dans la partie un de cet article : discussion, franchise, honnêteté. Le psychiatre serait totalement inutile... Il a trouvé son équilibre tout seul, pas besoin qu'un monsieur dans un beau bureau lui explique qu'il a raison de le faire. Vous, par contre... Ça ne peut pas vous faire de mal, sauf au porte-monnaie.

Enfin, et on retombe sur mon cas personnel... L'hyper violence...
Bon, je jette un pavé dans la mare... Chuis pas psy du tout, mais je vais vous faire une supposition intéressante : je parie qu'une majorité d'enfants très violents sont des homos/trans refoulés, ou quelque chose d'aussi énorme. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas meilleure source de haine que de se haïr soi-même... Si vous avez un enfant qualifié de très violent, deux pistes : vous n'avez posé aucune limite à votre gosse qui, se sentant le roi du monde, tente d'écraser tout le monde sous sa petite botte tyrannique, et là, c'est votre faute, manque d'éducation. Quelques bonnes fessées et une mise au point s'impose. Pour ça, allez voir un de ces nombreux vantards qui pensent pouvoir tout comprendre de la psychologie enfantine, et ils vous diront comment redevenir les maîtres à bord.
L'autre piste est celle qui nous intéresse : votre enfant possède des troubles psychologiques de belle taille, et, tels les icebergs, vous n'en voyez qu'un petit bout à la surface.
Là, soit vous allez chez le psychiatre, et vous regardez avec des yeux de merlan frit et la bouche ouverte façon poisson rouge, soit vous sautez à pied joint dans le plat et vous retroussez vos manches. Je ne donnerai des conseils que pour les fous/courageux qui oseraient le deuxième cas.
Sachez, pour commencer, que votre enfant n'a aucune confiance en vous. C'est même encore pire que tout ce que j'ai décrit. A ses yeux, vous êtes l'ennemi numéro un. Pourquoi ? Parce que vous n'êtes pas omniscient et n'avez pas pu deviner que votre enfant souffrait. C'est bête, la vie d'être humain sans pouvoirs spéciaux, hein ? Vous le comprenez, cette rage et ce manque de confiance est irrationnel assez souvent. Mais il a des conséquences, elles, tout à fait réelles... Va donc falloir vous remettre en question et changer votre vision des choses.

Vous avez pondu un enfant. Vous l'avez couvé. Est sorti de sa coquille non pas un caliméro mais un petit excité qui tape tout ce qu'il trouve. Tenter de lui balancer un ver de terre pour l'amadouer, ça risque de pas vraiment marcher... Les paires de baffes encore moins... En fait, il y a plusieurs façons de faire en fonction de l'enfant... Pour ma part, j'ai toujours été accessible au raisonnement, même dans mes pires périodes. J'étais juste trop fière pour reconnaître tout de suite que les gens avaient raison.
Et bien, c'est la première tentative à faire : expliquez à votre fils qu'il est méchant, non pas seulement envers ses amis (il s'en fout, il n'a pas d'amis, ou alors des psychopathes comme lui), mais envers tout le monde (le chat, le poisson rouge, papy, mamy, et vous, aussi, mais ça compte moins à ses yeux). Parfois, ça suffit... On ne se rend pas toujours compte du mal que l'on fait autour de soi. La discussion calme, paisible, aide beaucoup à ouvrir les yeux. Parlez lui, dites lui ce que vous avez sur le cœur. Comme toujours, soyez honnête... Pas la peine d'en rajouter, mais inutile non plus d'en cacher. Vaut mieux coller plusieurs baffes verbales d'un coup que d'essayer de faire ça en douceur, car vous risquez de ne pas avoir d'autre occasion.

Si jamais le dialogue n'a pas suffit, il va falloir passer aux choses sérieuses... Et "s'attaquer" aux amis de votre enfant. Attention, là, on entre dans un territoire extrêmement dangereux, où vous risquez de trop en faire très facilement. Je ne vous conseille pas de tenter, mais on n'a pas toujours le choix.

Votre fils est encadré par des plus grands que lui, ou bien dans une bande, voire en est le leader, et tous ces gens ont « mauvaise influence » sur lui. Il faudrait donc réussir à l'isoler... Là, je préfère ne pas donner de conseils. Désolée, il faut chercher de l'aide chez ceux qui savent.

Votre fils possède des amis violents, toujours, mais ces dits amis passent à la maison et, bin en réalité, quand ils ne font pas les cons, ont l'air ma foi assez sympathiques. Là, vous avez beaucoup plus de chance ! Et pareil, faut s'attaquer aux amis. Mais pas de la façon barbare qui précède. Ici, c'est encore le dialogue qui prend son importance : vous allez ni plus ni moins tenter de vous rapprocher de l'ami(e) qui vous semble le plus accessible, et discuter avec. Les sujets de discussion ? Qu'est-ce qu'aime votre enfant, ses souhaits, ses désirs, ses convictions. L'ami sera sûrement ravi de pouvoir confier ce que votre fils n'osait pas dire, tout comme il peut refuser tout net, selon le pacte classique du « chuis pas une balance » (retenez vous de lui balancer deux baffes pour lui expliquer sa bêtise, c'est peine perdue). S'il se confie, vous avez maintenant toutes les billes dans la main pour, plus tard, entamer une discussion avec votre enfant.
S'il ne se confie pas, va falloir ruser un peu plus... Tentez les autres amis, écoutez discrètement leurs échanges, intéressez vous à ce qu'achète et fait votre enfant. Vous finirez forcément par tomber sur un point d'accroche. Faut être persévérant, voilà tout.




Bon, je finirai par mon cas personnel... Des fois que ça serve à des parents, voire à des transsexuel(le)s qui s'ignorent... Et tant pis si je reprends des choses déjà dites avant.
Pendant toute mon enfance, donc, j'ai été un grand timide, ai toujours eu peur des filles, ces êtres moqueurs qui avaient la langue bien pendue et vous arrachaient le cœur avec des remarques acerbes bien senties. Je n'ai eu que très peu d'amis, et n'ai donc pas pu beaucoup discuter de ce que je ressentais. Seul un ami, vers la fin de mon adolescence, arrivait à me faire parler. Je peux même dire que j'en étais vaguement amoureuse...
J'ai commencé à faire des rêves étranges, où je m'imaginais de l'autre sexe, vers les 13-14 ans. C'est flou, dur de cerner avec exactitude. Mais ça a commencé très tôt. Avant cela, j'avais rejeté aussi mon attirance pour les plaisirs anaux, de peur de virer homosexuel. Qu'est-ce qui m'avait fait si peur pour que je refuse d'aller plus loin ? Aucune idée. La société ? Mes parents ? Mes amis ? Moi-même ? Quoi qu'il en soit, j'ai donc arrêté de « faire joujou » avec mon corps, mais mes rêves ont continué. Et même lorsque j'essayais de me forcer à me voir comme homme, tôt ou tard, je me transformais en femme. Femme cyborg, femme dotée de super pouvoirs, femme louve-garou, et j'en passe... La louve-garou étant d'ailleurs un rêve récurrent et qui n'a jamais cessé depuis. L'interprétation est assez simple, d'ailleurs... Je suis faible, fragile, je me sais on ne peut plus mortelle, peu séduisante à mes yeux, et avec aucune capacité à changer le monde comme je l'aimerais, étant donné que j'ai un côté justicière. Du coup, une louve-garou, quasi indestructible, possède force, endurance, résistance, longévité, caractère et surtout « les arguments » pour se faire entendre, que ce soit en paires de baffes ou en taille de poitrine sous sa forme humaine...

Néanmoins, ces rêves ne m'ont pas inquiétée... Je les admettais, point. Pire que cela, je les appliquais de la façon la plus détournée qui soit : dans les jeux de rôles, qu'ils soient papier ou en ligne. Tous mes personnages ont été des femmes, si possible des belles femmes, proches des louves... C'était ma façon à moi de vivre mes rêves de façon éveillée, sans chercher à changer quoi que ce soit à mon univers. Non, je ne changeais pas mon univers, je changeais d'univers. Plus simple ainsi, non ?

Ca a duré ainsi jusqu'à la moitié de mon adolescence... Là, j'ai commencé à déraper en beauté. Je me haïssais, sans savoir réellement pourquoi. Et comme je me haïssais, je haïssais le monde entier. La haine a empli mon cœur, l'a desséché, m'a torturée, sans que je ne la sente arriver. Elle avait, il faut dire, de beaux atours, de beaux arguments, comme « fierté » « dignité » « tous des cons de toute façon », et j'en passe...
Jusqu'à mes dix huit ans environ, je suis donc devenu de plus en plus violent, agressif, revêche, emporté, irascible. Je répondais du tac au tac, je paniquais dés que je me sentais agressé et, hyper sensibilité n'aidant pas, cela arrivait très souvent.
Dans le même temps, j'ai commencé à avoir des gros doutes sur ma sexualité. Faut dire que j'ai mis le temps et qu'il m'a fallu un rêve où je me voyais dans les bras d'un homme pour oser regarder en face le reflet de mon psyché...

Tout ceci mêlé faisait un cocktail détonnant, vous vous en doutez. Je me détestais, j'avais l'impression d'avoir le mauvais corps, je me rêvais en femme, et pourtant, je considérais tout ça comme inéluctable... Je pensais que rien ne changerait jamais, que je serai enfermée dans mon propre corps à jamais. Du coup, je suis devenue suicidaire. Mais pas suicidaire à la façon courante, où on tente de se tuer soi-même. Non non, chuis bien plus vicelarde... Je voulais être tuée, nuance. Pour ça, c'est pas dur, suffit de chasser dans les rues en banlieue, provoquer des jeunes à casquette, en tabasser quelques uns, attendre les grands frères avec leurs couteaux, et se lancer dans la bataille sans regarder où on pose les pieds. C'était tout vu, tout tracé, dans ma tête.
J'ai aussi pensé, à une époque, suite à un film vu dans mon petit appart' lorsque j'étais en classe préparatoire, à me prostituer, me faire des sous ainsi, assouvir quelques désirs naissants, apprendre à connaître mon corps. Une autre forme de suicide, en fait.

Ce qui m'a sauvée, ce sont les jeux vidéos... Ils m'ont sauvée en deux temps. Le premier, en m'abrutissant assez pour m'ôter tout courage d'oser mes âneries. Le deuxième, parce que j'ai rencontré deux personnes. Un miracle, un vrai, comme il n'en arrive qu'un dans une vie...
J'ai croisé mon fiancé actuel sur un jeu. Au départ, c'était, à mes yeux, qu'un sale nain vantard et pénible qui m'embêtait à longueur de journée pour que je lui enchante une armure... Après quelques engueulades, on est devenus amis... Il me plaisait bien, au final, ce nain pénible...
A force de migrations de jeu à jeu, d'abrutissement à abrutissement, on est tombés sur Ryzom... Ce jeu là, très particulièrement, m'a sauvée plus que les autres.
Mon ami, à qui j'avais avoué ma flamme depuis (et oui, l'amour via internet, et tout le toutim), qui, très perturbé lui-même, cherchait à comprendre, a finit par tomber sur une transsexuelle mtf en plein parcours, et lui a raconté qui j'étais, avec ma colère, mon rejet de mon corps, etc.
Je vous dis pas les baffes que je me suis prises lorsque cette dernière a déboulé dans ma vie et m'a remis les points sur les i... Passer d'un monde de haine où on pense qu'on ne peut rien changer à rien à un monde d'espoir et d'amour où on cherche à plier la réalité à nos rêves, ça a tendance à secouer...

Mes parents, eux, n'ont vu que mon agressivité, et m'ont aidée en me rapprochant d'eux, à l'époque où j'étais le plus mal. Mais, par respect et parce qu'on ne leur a jamais montré le mode d'emploi d'un gosse dans la souffrance, ils n'ont jamais osé me parler, aborder les sujets douloureux. Je ne leur en veux pas. Non... Comment auraient-ils pu deviner, alors que moi-même, j'ai pleuré lorsque j'ai enfin mis un mot sur ce que j'étais : transsexuelle !
Dernière modification par Sibyllina le lun. mars 09, 2009 12:08 pm, modifié 1 fois.
Sibyllina
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Message par Sibyllina »

Et bin... Y a pas masse commentaire. :s
Comment je peux savoir si ce que j'écris intéresse ou si ça ne sert à rien si je n'ai aucun écho ? :s

Enfin... Mon troisième article à venir s'adressera aux trans non assumé(e)s ainsi qu'à toutes personnes soupçonnant une autre d'en être un(e).

N'oubliez pas... Je n'ai pas vraiment de possibilité de faire circuler mes messages, de mon côté... Chuis pas militante. Donc si vous voyez des trucs à faire savoir à d'autres, n'hésitez pas à les renvoyer ici. De même, ne pas hésiter à me corriger si vous en sentez le besoin. Je lutte contre les mauvaises informations, mais je n'en suis pas à l'abri moi-même !
Régal Délice

Re: Conseils et remarques aux parents de trans (partie 2)

Message par Régal Délice »

Une petite faute à corriger :
Sibyllina a écrit :CETTE étape est LA clef que chercheront 90% des psychiatres pour identifier le transsexualisme... Une grosse ânerie à mes yeux, vu que je ne me suis jamais travestie par peur du ridicule... Quoi qu'il en soit, c'est, apparemment, un moment charnier, quasi omniprésent chez la majorité des transsexuels.
Un charnier, c'est un :
I. [Concerne la chair animale sans idée de décomposition] Vx. Local ou récipient servant à conserver de la viande.
II. [Concerne la chair humaine surtout avec une idée de décomposition] Endroit où se trouvent de nombreux cadavres.

(Très joli lapsus... :D :wink: :P )

Tu devrais plutôt dire un "moment clé" ou "ce moment est une charnière".

J'avoue que je ne comprends rien au transsexualisme :? et donc mon avis ne vaut pas grand chose, mais, ne m'en veux pas, je voudrais faire quelques critiques :

Sur la forme, c'est vraiment très long, j'avoue que je n'ai pas tout lu ; je trouve que ça manque un peu son objectif, et que ça risque même d'aller dans un sens contraire à celui que tu recherches : par exemple, dans plusieurs paragraphes, j'ai eu l'impression que tu donnais une liste des "symptômes" permettant aux parents de repérer les enfants transsexuels, et ça m'a fait froid dans le dos ! Bien sûr si on lit ces paragraphes jusqu'au bout on finit par comprendre, mais comme c'est très long et très dense il faut s'accrocher...

Je crois que tu devrais vraiment éviter des trucs genre :
Sibyllina a écrit :Votre enfant a des goûts « étranges ». Syndrome de la poupée barbie chez les garçons et du goldorak chez les filles, à l'époque où je suis née. De nos jours, ce serait plus... Barbie et Action Man... Saleté de barbie...
Donc, votre enfant n'est pas normal.
ou :
Sibyllina a écrit :Autre indice... Votre enfant semble TRES attiré par les garçons, dés le plus jeune âge, mais ne rejette pas du tout les filles pour autant. Beaucoup de gens verraient là un futur homosexuel en culotte courte. Et bien, désolée de briser un tabou, de choquer les homos qui me liront, mais non, ce n'est pas forcément le cas...
... parce qu'on se demande si c'est du lard ou du cochon, quand on le lit vite...

En fait, tu fais des listes d'indices montrant qu'un enfant est perturbé, et tu dis "peut-être que cet enfant perturbé est un transsexuel, mais en fait peut-être pas". Est-ce utile ?

Et puis ce qui me gêne, dans ce texte, c'est que tu veux t'adresser à des parents de jeunes enfants et d'adolescents, et que tu colles des étiquettes genre 'transsexuel' ou 'homo' sur ces enfants. Je trouve ça malsain, en fait. Quand un enfant est perturbé, la bonne solution est d'aller voir le psy, pas de fantasmer sur son identité sexuelle. Enfin, c'est ce que je crois.

Moi je crois qu'il serait plus intéressant et plus utile de faire un article à destination de parents d'enfants qui, une fois devenus grands, se sont révélés transsexuels, pour les aider à accepter cette situation nouvelle ; mais posé dans les termes de ton article, ça me semble un peu dangereux et contre-productif...

Voilà voilà...
Sibyllina
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Message par Sibyllina »

Déjà, un grand merci pour le mot que j'ai corrigé. :) En effet, je n'avais pas fait attention, j'en suis désolée.

Ensuite, oui, exactement, je donne des symptômes et considère la transsexualité comme une maladie. Choquant ? C'est ce que font 90% des gens y compris les psychiatres. La différence, c'est que beaucoup pensent que ça se guérit avec des médocs ou des suivis psys... En réalité, le SEUL traitement à la transsexualité qui soit réellement efficace, ça reste de changer de corps. Car la "maladie", et ce terme est impropre mais il reste suffisamment bâtard et vague pour correspondre, est simplement une erreur de la nature : elle s'est planté de corps en ce qui correspond la personne. Après tout, la nature n'est pas parfaite, cf toutes les maladies génétiques existantes. Si elle l'était, elle n'évoluerait pas, de toute façon... C'est sa petite part chaotique qui font que les espèces survivent ou se succèdent.

Bref, passons. Oui, j'ai très conscience que ça peut être mal lu, surtout pour les gens qui ne conçoivent pas ça comme une maladie. Mais à ces gens, je vais leur répondre tout simplement : que vaut-il mieux ? Tenter d'expliquer l'inexplicable aux gens aux idées simples ou préjugés tenaces, et leur expliquer que la transsexualité n'a en réalité rien à voir avec la sexualité ? Ou tenter, avec des mots qu'ils comprennent, d'appréhender la chose plus sainement et de réagir avec moins de violence et de peur ? Je préfère encore qu'ils ne comprennent pas tout mais qu'ils aient l'essentiel, plutôt que d'en rajouter encore trois tonnes de plus (oui, c'est déjà assez long comme ça, et merde aux fainéants qui ne sont plus habitués à lire. C'est VOTRE défaut, je n'ai pas à me rabaisser pour ça) et les perdre totalement.


Enfin, je vais réagir sur quelque chose qui m'a fait bondir dans ta réponse... Je colle des étiquettes trans et homo, et tu conseilles plutôt d'aller voir un psy ? C'est EXACTEMENT ce que voulaient faire mes parents ! Et tu sais quoi ? Je les maudis encore pour ça !
Il ne faut pas avoir peur des mots. Un parent pense que son fils est homo ou trans ? Alors qu'il lui parle ! Qu'il lui explique ce que c'est ! S'il se plante, et bin tant pis, la discussion est au moins entamée ! S'il a vu juste, il aidera grandement son enfant. Vaut mieux aller droit au but que de tourner autour du pot. L'homosexualité, ça se révèle à tout âge, y a pas de contraintes. La transsexualité, à cause d'imbéciles qui trouvent malsaint qu'on ose proposer aux gens qu'ils sont peut-être trans, ça a une sorte d'âge limite, à partir duquel les changements ne seront jamais vraiment réussis. Vous voulez créer des hybrides homme-femme affreux qui seront rejetés à jamais de la société ? Moi pas ! Plus on attaque le sujet tôt, plus on informe tôt les enfants, MIEUX C'EST !



En cours de sexualité, on DEVRAIT parler de l'homosexualité ET de la transsexualité, sans tabou, sans honte ! Ca éviterait énormément de "massacres", dans tous les sens possibles de ce terme.



Voila, à part ça, grand merci pour ton avis, et désolée de te voler dans les plumes sur un point. Mais c'était nécessaire, ainsi que la taille de mes messages.



PS : Je ne rejette pas tes idées, loin de là, hein... Je ne veux pas qu'on s'imagine que je propose qu'on me critique et que je réfute tout en bloc. Juste que sur ce point, non, je ne peux pas me permettre de céder du terrain. Les psys, y en a un paquet de mauvais, comme dans toute profession. Envoyer son fils là bas, c'est comme l'envoyer jouer à la roulette russe... Soit il entend ce qu'il a à entendre, soit il est détruit. Que les parents discutent tel que je l'ai décrit avec leur enfant est infiniment moins risqué. (le psy ne devrait être que le dernier recours, en cas de parents bornés et/ou homophobes)
Régal Délice

Message par Régal Délice »

Sibyllina a écrit :Enfin, je vais réagir sur quelque chose qui m'a fait bondir dans ta réponse... Je colle des étiquettes trans et homo, et tu conseilles plutôt d'aller voir un psy ? C'est EXACTEMENT ce que voulaient faire mes parents ! Et tu sais quoi ? Je les maudis encore pour ça !
Moi je maudis les miens de n'avoir jamais eu le courage de m'emmener chez un psy, et de m'avoir laissé crever de souffrance, de culpabilité et de honte pendant toute ma jeunesse. Je crois que s'ils avaient fait ce petit effort (mais non, ils avaient trop peur pour leur réputation de notables et, justement, de pontes de la santé mentale dans notre petite ville) j'aurais bien mieux vécu ces quinze dernières années.

Il y a pas mal de choses sur lesquelles je ne te suis pas, je pense qu'on a des histoires et une vision des choses vachement différentes. Ce qui m'inquiète dans ta position c'est qu'elle peut faire beaucoup de dégâts, je crois...

Sur ce je dois choisir ma cravate et aller bosser ! :|
Sibyllina
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Message par Sibyllina »

Bin on va faire simple, je reprends au début, si tu me le permets. :)

1. Je pars du principe que les parents cherchent à comprendre l'enfant, c'est la condition de base à tous mes conseils. Si cette dernière n'est pas remplie, en effet, comme tu le dis, le psy est la seule porte de sortie sérieuse (car y en a d'autres, comme les ami(e)s avec qui discuter, des gens d'horizons différents, etc. C'est ainsi que j'ai croisé ma mentor, par exemple).

2. Une fois ce pré-requis passé, je conseille avant toute chose la discussion, avant même d'emmener l'enfant chez le psy. Car si les parents discutent avec l'enfant, il y a déjà un énoooorme pas de fait. Moins de culpabilité et d'incompréhension de part et d'autre, de l'enfant envers lui-même, qui reçoit les éclairages (même mauvais) des parents.

3. Une fois la principale discussion passée, le psy est un passage obligatoire pour les transsexuel(le)s en devenir, de toute façon, donc ils le verront forcément, que ce soit pour vérifier leurs convictions, rassurer les parents, se rassurer soi-même, etc.


C'est ainsi qu'il faut le voir et pas autrement, hein. C'est clair que si les parents n'entament la discussion que pour persuader l'enfant qu'il est un déviant et qu'il devrait se faire soigner, mes conseils ne servent plus à rien, vu que ne s'adressant pas à eux.

Tes parents ont-ils discuté avec toi ? Ont-ils accepté ta condition ? Ont-ils, et c'est la question la plus importante, cherché à te comprendre SANS rester bloqués sur leurs préjugés ? Si oui, alors c'est étonnant que tu ais été si complexé. Autrement, y a rien d'étonnant.




Ensuite, et je finis là-dessus... Je m'adresse à des parents de futur(e)s trans, pas aux parents d'homo. Pour ça, il vaut mieux qu'ils vous contactent directement.
Il y a d'énormes différences entre les homos et les trans, et la raison la plus évidente pour le prouver, c'est que l'homosexualité est une préférence sexuelle (philosophie de vie aussi, dirons certains, on passe), alors que la transsexualité est une "maladie" psychiatrique, allias "troubles graves de la personnalité", dixit les experts, tendant à faire croire qu'on est du sexe opposé (je cite leur définition).
Les trans peuvent être homos. Les homos sont très rarement des trans refoulés.
A ce titre, les différences sont énormes...

Conseille-t-on aux homos de voir un psy ? Les trans, c'est une obligation.
Régal Délice

Message par Régal Délice »

Je ne cherchais pas à créer un débat homos vs trans. C'est certain que je n'y connais rien au monde des trans, je ne sais pratiquement rien de vos problèmes ; simplement, tu demandais aux membres du forum de donner leur avis sur ton texte et je l'ai fait.

Les psy ne servent pas à cataloguer les gens comme déviants, mais à les aider à vivre avec leurs problèmes. C'est pas une punition, c'est une aide. Ensuite y'a de mauvais psy et des bons psy, c'est comme tout. Et puis, il n'y a pas que le psychiatre avec ses petites pilules qui font rire, y'a aussi le psychologue et le psychanalyste, qui peuvent sacrément aider.

Je suis convaincu qu'en essayant d'inciter les gens à fuir la psychologie, tu leur donnes un mauvais conseil, et ce n'est pas bien, car cela pourrait les mettre en danger. C'est comme si tu disais : "Votre enfant a très mal au ventre ? Ne l'emmenez surtout pas chez le médecin, il risquerait de lui donner des antibiotiques qui sont mauvais pour la santé. Laissez-le souffrir et discutez avec lui." Tu comprends ce que je veux dire ? Un enfant perturbé, qu'il soit perturbé par un problème d'identité sexuelle ou par autre chose, est en danger, et a besoin d'aide. Un psy peut apporter cette aide. Ce serait bête de s'en passer, tu ne crois pas ?
lestump
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Message par lestump »

moi a pas tout compris... mais j'aime trés prise de position tranché, c'est assez de rare, ne pas vouloir se poser de questions sur son enfant c'est je crois la pire des réponses, oui pourquoi pas, pourquoi ne pas se demander si son enfant est gay ou trans, il n'y a rien de mal a celà si aprés on est capable de l'apréhender, sin on est capable de suivre le cheminememnt et non pas de se dire "ca va lui passer"....
quand au problème du psy, je suis d'accord avec les 2(je ne veux me facher avec personne...) allez voir un psy pourquoi pas ?? mais faut-il savoir pourquoi, si on ne comprend pas son enfant, c'est limite, la majorité des parents ne comprennent pas leur enfant, ce que je veux dire le psy n'est pas la réponse a tout quand nous même nous n'avons pas la réponse, parfois prendre son temps, se dire que l'on comprend pas et essayer de comprend est aussi une bonne solution, mais bien sur un psy est aussi une bonne solution quand on sait pourquoi on y va...

voilà c'étatit mon message a caractére inutile, merci de m'apprendre un peu plus a connaître ce monde... tout ce que je connaissais des trans et ne le prend pas pour une injure c'est juste mon expérience c'est quelques prostitués déprimés avec qui je discutais la nuit dans les bars....
Sibyllina
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Message par Sibyllina »

My precious, je crois que tu ne m'as pas tout à fait comprise... Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas voir du tout un psy, j'ai dit qu'il fallait que les parents discutent avant tout, avant même le psy.
Des fois, ça permet même d'éviter de devoir y aller trop tôt (car au risque de me répéter, les trans sont obligés de voir un psy).
Discuter avec ses parents, se renseigner, discuter si possible avec un(e) transsexuel(le) qui fait son parcours ou l'a déjà fait, ça devrait être ce qu'il y a de prioritaire.

En plus, le psychiatre n'est PAS un remède miracle... Il permet d'obtenir le sésame pour se lancer dans le processus, vi. Au-delà, il y a des gens pour qui le psy sera utile pour régler leurs soucis personnels, que ce soient des complexes ou autres, et d'autres pour qui ce ne sera qu'une pompe à fric. Mon exemple personnel est du deuxième cas, mais loin d'être la généralité. Je n'ai pas besoin de psy pour m'étudier toute seule, je m'interroge sans cesse et discute avec un maximum de personnes. Donc à ce titre, je m'en passe très bien. Ceux qui en ont un besoin, lorsqu'ils/elles iront voir le psy pour le dit "sésame", retourneront plus souvent faire des séances pour régler les problèmes annexes, et c'est tout.


Ce qui me gêne dans ta position, c'est que tu conseilles fortement aux homos et trans de voir un psychiatre dés qu'il y a un malaise/mal-être... Désolée, les antibiotiques, c'est pas automatique... Médecine douce ainsi que médicaments classiques règlent la plupart des maladies bactériennes sans aucun problème. De même, le psy, ça coûte très cher, et on obtient parfois de meilleurs résultats quand les questions qui seront posées viennent de son entourage que d'un monsieur inconnu dans un beau bureau...


Sinon, Lestump, oui, ce sont les mtf qui se sont rabaissées à ça pour se réapproprier leur corps. Y en a... Malheureusement pour nous et pour elles, d'ailleurs, car elles créent une mauvaise image et en sont les premières à en souffrir. D'un autre côté, toutes n'ont pas forcément d'autres choix, je suppose...
Régal Délice

Re: Conseils et remarques aux parents de trans (partie 2)

Message par Régal Délice »

OK, c'est toujours bien de discuter avec sa famille, et les antibiotiques, comme le psy, c'est pas automatique. C'est ni la solution miracle, ni la réponse à tout, mais dans certains cas, il y a des choses qui doivent être alarmantes, par exemple ça :
Sibyllina a écrit :Enfin, et on retombe sur mon cas personnel... L'hyper violence...
A mon avis, ça, par exemple, c'est un signe alarmant qui rend nécessaire un suivi. Ou alors j'ai pas bien compris ce que tu voulais dire par 'hyper violence' ?
Sibyllina a écrit :Bon, je jette un pavé dans la mare... Chuis pas psy du tout, mais je vais vous faire une supposition intéressante : je parie qu'une majorité d'enfants très violents sont des homos/trans refoulés, ou quelque chose d'aussi énorme.
Je ne suis pas psy du tout non plus, mais ça ne me semble pas une idée très pertinente. Ce qu'on peut dire en étant à peu près sûr de ne pas se tromper, c'est que tous les enfants violents sont des enfants perturbés.
Sibyllina a écrit :Si vous avez un enfant qualifié de très violent, deux pistes : vous n'avez posé aucune limite à votre gosse qui, se sentant le roi du monde, tente d'écraser tout le monde sous sa petite botte tyrannique, et là, c'est votre faute, manque d'éducation. Quelques bonnes fessées et une mise au point s'impose.
Non. On ne doit pas frapper les enfants. Il y a d'autres moyens pour leur fixer leurs limites.
Sibyllina a écrit :Pour ça, allez voir un de ces nombreux vantards qui pensent pouvoir tout comprendre de la psychologie enfantine, et ils vous diront comment redevenir les maîtres à bord.
...
Là, soit vous allez chez le psychiatre, et vous regardez avec des yeux de merlan frit et la bouche ouverte façon poisson rouge, soit vous sautez à pied joint dans le plat et vous retroussez vos manches.
Sauf qu'en fait c'est pas comme ça que ça marche. Tu as un a priori énorme contre la psychologie, et ce que tu racontes c'est en fait des préjugés. Comprenons-nous bien : c'est bien de discuter en famille et il faut le faire ; mais pourquoi dénigrer des thérapies qui sont utiles, et qui peuvent dans beaucoup de cas aider ? Et aider sérieusement, notamment pour la prévention du suicide ? C'est un très mauvais conseil que tu donnes aux gens en disant "n'allez pas chez le psy, le psy c'est caca".
Sibyllina a écrit :Ce qui me gêne dans ta position, c'est que tu conseilles fortement aux homos et trans de voir un psychiatre dés qu'il y a un malaise/mal-être...
Tu essaies de me faire passer pour quoi , là ? Un peu de bonne foi, s'il te plaît.

Bon, je ne faisais que passer, je ne veux pas me lancer dans un grand débat. A plus !
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