Besoin de partager mon ressenti.
Publié : dim. oct. 17, 2010 3:08 pm
Bonjour...
Cela me fait étrange de m'être promené sur les topics de cette section du forum. En effet, tant d'histoires résonnent ; des mots écrits çà et là, qui pourraient avoir été les miens, griffonnés sur telle feuille de tel journal intime. Ressentant donc le besoin de partager mon ressenti (quant aux parenthèses de mon pseudonyme), je me suis dit que le mieux à faire était d'ouvrir mon propre topic.
Pour résumer de la façon la plus simplificatrice, je suis un homme au niveau du corps et de l'éducation (ce qui recoupe donc une certaine partie de l'esprit), mais pour ce qui est de l'âme, ou de l'être intérieur, je me ressens clairement femme. Pour ce qui est de l'attirance, bien que je n'aime pas trop les étiquettes, c'est à peu près comme si l'on avait placé une femme hétérosexuelle dans un corps d'homme hétérosexuel : mais les deux parties restent indissolubles, je suis les deux ; ainsi, cette dissociation genre/sexe est une forme d'androgynie, ou d'hermaphrodisme. Rêvons un instant : imaginons la possibilité de la métempsychose ; je serais cette jeune fille qui se serait réincarnée dans un corps masculin, probablement par curiosité, par envie, et qui en profiterait et ne le vivrait pas réellement mal, mais souvent repenserait avec nostalgie à sa véritable identité, espérant sans doute la retrouver lors d'une future incarnation ; en cela, je ne le vis pas comme un problème de tous les jours, insurmontable et devant être "réglé", mais comme une bouffée nostalgique par périodes (pouvant cependant parfois être réellement lourde à porter).
Autant pour cette raison que pour le fait que je pense qu'un changement n'est jamais réel, en ce sens de total (englobant son enfance, ses souvenirs...), je ne veux pas changer de sexe ; je respecte et comprends ceux qui le font, mais, dans mon cas, je ne pourrais le ressentir que comme... un déguisement? J'aurais l'impression que quelque chose resterait faux, ou plutôt palliatif par rapport à l'identité que j'aurai pu/dû avoir. Tout au plus, une réparation. Ainsi, lorsque parfois cette mélancolie du féminin revient à l'arrière-plan, étant donné cette irrévocabilité, c'est comme cela que la dissociation devient souffrance, sentiment d'incomplétude que j'essaie de convertir en moteur psychologique pour accomplir des choses (inspiration par exemple).
Lorsqu'à travers de simples mots le hasard me fait discuter avec un(e) inconnu(e) sur la toile et que celui-ci, s'il ne sait pas a priori mon genre, commence par croire que je suis une femme, l'espace d'un instant c'est comme si la dissociation s'apaisait, et que durant cet instant je ne suis plus perçu par ce que je suis physiquement, mais comme si l'on avait vu "en moi", l'alter ego féminin. Pour autant, ayant un idéal de sincérité, je me refuse à me faire passer pour ce que je ne suis pas ; ça n'a pas toujours été le cas, et donc je sais d'expérience que ce plaisir psychologique n'est qu'éphémère, et d'autre part je ne trouve pas bien de tirer ce plaisir, égoïstement, d'autres personnes, qui seraient ainsi "trompées". Ainsi, le seul apaisement de la dissociation reste cet instant de mystère, parfois, ou lorsque je prends un crayon et écris. Ou dans des rêves lucides.
Il y a quelque chose qui me fait un peu mal, cependant, lorsque je pense que c'est sans doute le seul apaisement, temporaire, qui sera possible.
Cela me fait étrange de m'être promené sur les topics de cette section du forum. En effet, tant d'histoires résonnent ; des mots écrits çà et là, qui pourraient avoir été les miens, griffonnés sur telle feuille de tel journal intime. Ressentant donc le besoin de partager mon ressenti (quant aux parenthèses de mon pseudonyme), je me suis dit que le mieux à faire était d'ouvrir mon propre topic.
Pour résumer de la façon la plus simplificatrice, je suis un homme au niveau du corps et de l'éducation (ce qui recoupe donc une certaine partie de l'esprit), mais pour ce qui est de l'âme, ou de l'être intérieur, je me ressens clairement femme. Pour ce qui est de l'attirance, bien que je n'aime pas trop les étiquettes, c'est à peu près comme si l'on avait placé une femme hétérosexuelle dans un corps d'homme hétérosexuel : mais les deux parties restent indissolubles, je suis les deux ; ainsi, cette dissociation genre/sexe est une forme d'androgynie, ou d'hermaphrodisme. Rêvons un instant : imaginons la possibilité de la métempsychose ; je serais cette jeune fille qui se serait réincarnée dans un corps masculin, probablement par curiosité, par envie, et qui en profiterait et ne le vivrait pas réellement mal, mais souvent repenserait avec nostalgie à sa véritable identité, espérant sans doute la retrouver lors d'une future incarnation ; en cela, je ne le vis pas comme un problème de tous les jours, insurmontable et devant être "réglé", mais comme une bouffée nostalgique par périodes (pouvant cependant parfois être réellement lourde à porter).
Autant pour cette raison que pour le fait que je pense qu'un changement n'est jamais réel, en ce sens de total (englobant son enfance, ses souvenirs...), je ne veux pas changer de sexe ; je respecte et comprends ceux qui le font, mais, dans mon cas, je ne pourrais le ressentir que comme... un déguisement? J'aurais l'impression que quelque chose resterait faux, ou plutôt palliatif par rapport à l'identité que j'aurai pu/dû avoir. Tout au plus, une réparation. Ainsi, lorsque parfois cette mélancolie du féminin revient à l'arrière-plan, étant donné cette irrévocabilité, c'est comme cela que la dissociation devient souffrance, sentiment d'incomplétude que j'essaie de convertir en moteur psychologique pour accomplir des choses (inspiration par exemple).
Lorsqu'à travers de simples mots le hasard me fait discuter avec un(e) inconnu(e) sur la toile et que celui-ci, s'il ne sait pas a priori mon genre, commence par croire que je suis une femme, l'espace d'un instant c'est comme si la dissociation s'apaisait, et que durant cet instant je ne suis plus perçu par ce que je suis physiquement, mais comme si l'on avait vu "en moi", l'alter ego féminin. Pour autant, ayant un idéal de sincérité, je me refuse à me faire passer pour ce que je ne suis pas ; ça n'a pas toujours été le cas, et donc je sais d'expérience que ce plaisir psychologique n'est qu'éphémère, et d'autre part je ne trouve pas bien de tirer ce plaisir, égoïstement, d'autres personnes, qui seraient ainsi "trompées". Ainsi, le seul apaisement de la dissociation reste cet instant de mystère, parfois, ou lorsque je prends un crayon et écris. Ou dans des rêves lucides.
Il y a quelque chose qui me fait un peu mal, cependant, lorsque je pense que c'est sans doute le seul apaisement, temporaire, qui sera possible.
