L'envie de faire une bétise...
Publié : mar. juin 17, 2014 3:05 pm
Bonjour.
Je m'excuse si je n'ai pas pris le temps d'aller me présenter dans une rubrique surement crée à cet effet mais c'est un réel SOS que je lance ici, une bouteille à la mer. Je suis très très mal dans ma peau au point d'avoir envie d'en finir un peu plus chaque jour.
Je suis une fille par nature qui à toujours plus ou moins renvoyée une image de fille au monde, à commencé par la famille. Cheveux longs et robes étaient jusqu'à il n'y a pas si longtemps mes meilleurs amis. J'aimais les garçons, j'aimais me maquiller etc. Tout allait bien.
Depuis environ une année, quelque chose d'absolument déroutant, troublant et souffrant s'est déclenché en moi : Le besoin d'être un homme.
Avant toute chose, je me dois de vous donner quelques informations complémentaires : Je suis en couple avec une femme depuis deux ans et nous nous voyons une à deux fois par mois sur quelques jours, habitant l'une comme l'autre chez nos parents (à l'exception prêt que mes parents sont divorcés et que je ne vois plus mon père, distance et non complicité oblige. Nous ne sommes pas fachés pour autant mais la prise de nouvelles reste rare...). Avant de rencontrer ma copine, j’étais une fille on ne peut plus hétéro, discutant avec sa seule et unique amie depuis la quatrième, d'homme, d'acte sexuel hétérosexuel, d'enfants, d'avenir, de potins etc. Et c'est là que comme une véritable bombe, mon coeur s'est emballé pour ma copine, enterrant la possibilité à tout jamais de sortir avec un seul garçon de toute ma vie. C'était ma première copine et ce sera la dernière. Mon premier et dernier amour. Vierge de tous baisers, je lui ai réservé le premier.
Depuis environ une année, de drôles de choses se passent en moi : Je ne regarde plus les hommes dans la rue pour les mêmes raisons. Je veux leurs corps et leur statut. A l'intérieur, je me sens fort, protecteur, j'ai envie d'être le ciment d'une famille, d'être père même si ce n'est pas génétique et d'être l'amant. Presque comme un besoin d'oxygène, comme si j'étouffais devant ce que la nature leur a offert.
Pour essayer d'entrer dans la vif du sujet car pour le moment cela n'était que du racontage de vie, je me sens un peu plus chaque jour que Dieu fait très mal et malheureuse sans que personne autour de moi ne le voit. Je ne trouve plus goût à rien, je suis obsédée par cette envie de devenir un homme. Et j'admire les trans qui y arrivent.
Pourquoi ? Car ce qui me rend peut être le plus malheureuse c'est le fait de savoir que moi je n'y arriverai jamais. Ma famille, ma mère principalement, avait mal vécu à l'époque ma bisexualité, ayant toujours imaginé un gendre et un père pour ses petits enfants. Je sais bien que "tuer sa fille" et faire naître un quatrieme garçon serait dévastateur. Qui a envie de détruire sa mère parmi vous ?
De plus, la société ne saurait pas m'accepter comme je voudrais être. Telle une piqure de rappel, on me pointera du doigt comme un "transexuel" et non pas comme un homme, quoi que je fasse. Niveau papier d'identité, à moins d'avoir été jusqu'au bout (opération génital donc) il est impossible d'obtenir la civilité masculine. Je pourrai faire semblant dans la rue. Mais lors de contrôle d'identité, je devrai des comptes, je devrai revenir sur mon combat, sur le pourquoi du comment, sur le pourquoi je ressemble à un homme mais porte encore un prénom de femme.
Quand au monde du travail, je sais d'avance que jamais je n'aurai de travail.
Ma vie actuellement ? Une famille heureuse, une copine et un boulot en tant que secrétaire. Malheureuse oui mais au moins, je ne rend pas mon entourage malheureux. Je ne dis rien, je rêve, je pleure chaque soir, j'observe, j'étouffe.
La vie qui m'attend si je décide de vivre pour moi ? je briserai une famille, je briserai nos bons moments et la société me pousserait à en finir car moralement, je ne suis pas forte du tout, trop sensible pour survivre aux insultes, aux coups, aux blessures.
Aidez moi je vous en pris. Cela est de moins en moins vivable, je n'étais pas comme ça avant, j'étais joyeuse et c'était moi qui remontais les autres. A ce jour, mis à part ma copine qui sait et qui m'encourage (même si dans son discours, tant qu'on ne le vit pas, difficile de comprendre je le sens bien...) , je vis dans le secret...
Je m'excuse si je n'ai pas pris le temps d'aller me présenter dans une rubrique surement crée à cet effet mais c'est un réel SOS que je lance ici, une bouteille à la mer. Je suis très très mal dans ma peau au point d'avoir envie d'en finir un peu plus chaque jour.
Je suis une fille par nature qui à toujours plus ou moins renvoyée une image de fille au monde, à commencé par la famille. Cheveux longs et robes étaient jusqu'à il n'y a pas si longtemps mes meilleurs amis. J'aimais les garçons, j'aimais me maquiller etc. Tout allait bien.
Depuis environ une année, quelque chose d'absolument déroutant, troublant et souffrant s'est déclenché en moi : Le besoin d'être un homme.
Avant toute chose, je me dois de vous donner quelques informations complémentaires : Je suis en couple avec une femme depuis deux ans et nous nous voyons une à deux fois par mois sur quelques jours, habitant l'une comme l'autre chez nos parents (à l'exception prêt que mes parents sont divorcés et que je ne vois plus mon père, distance et non complicité oblige. Nous ne sommes pas fachés pour autant mais la prise de nouvelles reste rare...). Avant de rencontrer ma copine, j’étais une fille on ne peut plus hétéro, discutant avec sa seule et unique amie depuis la quatrième, d'homme, d'acte sexuel hétérosexuel, d'enfants, d'avenir, de potins etc. Et c'est là que comme une véritable bombe, mon coeur s'est emballé pour ma copine, enterrant la possibilité à tout jamais de sortir avec un seul garçon de toute ma vie. C'était ma première copine et ce sera la dernière. Mon premier et dernier amour. Vierge de tous baisers, je lui ai réservé le premier.
Depuis environ une année, de drôles de choses se passent en moi : Je ne regarde plus les hommes dans la rue pour les mêmes raisons. Je veux leurs corps et leur statut. A l'intérieur, je me sens fort, protecteur, j'ai envie d'être le ciment d'une famille, d'être père même si ce n'est pas génétique et d'être l'amant. Presque comme un besoin d'oxygène, comme si j'étouffais devant ce que la nature leur a offert.
Pour essayer d'entrer dans la vif du sujet car pour le moment cela n'était que du racontage de vie, je me sens un peu plus chaque jour que Dieu fait très mal et malheureuse sans que personne autour de moi ne le voit. Je ne trouve plus goût à rien, je suis obsédée par cette envie de devenir un homme. Et j'admire les trans qui y arrivent.
Pourquoi ? Car ce qui me rend peut être le plus malheureuse c'est le fait de savoir que moi je n'y arriverai jamais. Ma famille, ma mère principalement, avait mal vécu à l'époque ma bisexualité, ayant toujours imaginé un gendre et un père pour ses petits enfants. Je sais bien que "tuer sa fille" et faire naître un quatrieme garçon serait dévastateur. Qui a envie de détruire sa mère parmi vous ?
De plus, la société ne saurait pas m'accepter comme je voudrais être. Telle une piqure de rappel, on me pointera du doigt comme un "transexuel" et non pas comme un homme, quoi que je fasse. Niveau papier d'identité, à moins d'avoir été jusqu'au bout (opération génital donc) il est impossible d'obtenir la civilité masculine. Je pourrai faire semblant dans la rue. Mais lors de contrôle d'identité, je devrai des comptes, je devrai revenir sur mon combat, sur le pourquoi du comment, sur le pourquoi je ressemble à un homme mais porte encore un prénom de femme.
Quand au monde du travail, je sais d'avance que jamais je n'aurai de travail.
Ma vie actuellement ? Une famille heureuse, une copine et un boulot en tant que secrétaire. Malheureuse oui mais au moins, je ne rend pas mon entourage malheureux. Je ne dis rien, je rêve, je pleure chaque soir, j'observe, j'étouffe.
La vie qui m'attend si je décide de vivre pour moi ? je briserai une famille, je briserai nos bons moments et la société me pousserait à en finir car moralement, je ne suis pas forte du tout, trop sensible pour survivre aux insultes, aux coups, aux blessures.
Aidez moi je vous en pris. Cela est de moins en moins vivable, je n'étais pas comme ça avant, j'étais joyeuse et c'était moi qui remontais les autres. A ce jour, mis à part ma copine qui sait et qui m'encourage (même si dans son discours, tant qu'on ne le vit pas, difficile de comprendre je le sens bien...) , je vis dans le secret...