En même temps, le parallèle avec un garçon présentant un "léger handicap de naissance" est peut-être un peu malheureux.Kai89 a écrit :Juste pour faire un parallèle avec ta situation, voici un courriel envoyé à tous les étudiants du secteur informatique de l'université de Franche-ComtéC'est évidemment applicable à toute forme d'intolérance. Il faut bien comprendre que ce n'est pas dans l'intérêt de la faculté de laisser ce genre de comportement perdurer.Bonjour,
Comme vous le savez probablement, un de nos étudiants possède un léger handicap de naissance qui ne l'empêche pas de travailler mais qui rend (et rendra probablement toujours) sa communication avec son entourage difficile voire impossible. Il est bien évidemment suivi par les services médicaux y compris ceux de l'Université et ses parents se font beaucoup de souci.
Il faut bien comprendre qu'il est vulnérable à des paroles ou à des attitudes qui laisserait un autre étudiant de marbre.
Hors cette année un problème a déjà eu lieu puisque des étudiants se sont moqués de lui et l'affaire a failli se terminer pour les différents protagonistes devant la commission disciplinaire de l'Université sans préjuger de ce qui pourrait advenir devant l'appareil judiciaire. Il a fallu beaucoup d'énergie pour convaincre le Directeur de l'UFR en charge de la sécurité des personnels et des usagers d'en rester là.
Je ne pourrai étouffer une nouvelle affaire qui semble d'après mes renseignements se profiler. Aussi je demande pour le bien de tous à ceux seraient impliqués de mesurer leurs paroles et leurs actes. Ils ne trouveraient aucun soutien de la part de l'équipe pédagogique et de la direction de l'UFR.
Le Directeur du Département Informatique
Recourir aux autorités académiques est peut-être une bonne idée, mais il faut savoir que c'est le dernier recours. Et un constat d'échec quelque part. Je crois qu'il vaut mieux en parler directement à un enseignant tout d'abord : il pourrait s'adresser oralement à tout l'auditoire en disant quelques mots sur l'intolérance qui est incompatible avec la mentalité universitaire. Sinon, pour aider ce garçon directement, il doit bien y avoir aussi une association d'étudiants avec quelqu'un qui aurait au sein de celle-ci suffisamment d'autorité morale pour mettre un peu d'ordre et rappeler les esprits à la raison.
Ce serait préférable de commencer par là, avant d'alerter les autorités académiques, cette dernière solution aurait pour effet de stigmatiser un peu plus ce garçon qui serait perçu comme un "petit protégé" ...