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La femme, la mère.
Re: La femme, la mère.
Re: La femme, la mère.
Clair, la peur de disparaître sans rien laisser, on peut la retrouver chez n'importe qui. Conservateurs ou non. Mais effectivement, on embête sûrement davantage les filles avec.
Rien qu'à voir les droits des hommes dans le domaine, on voit que c'est pas un rôle que la société leur garantit, alors les encourager...
Mais les désirs de descendance, d'éducation, de transmission, tout le monde peut les avoir. Quel que soit le sexe, l'orientation sexuelle, etc...
Sarablue: Mais tu lui avait parlé de ton désir d'enfant, à ta gynéco ? Parce que si oui, on peut comprendre qu'elle s'en étonne, même si la formulation n'est pas très adroite, et que de toute façons c'est pas terrible de faire de la projection sur ses patients.
Si non, elle doit vivre un peu dans son monde la dame.
Rien qu'à voir les droits des hommes dans le domaine, on voit que c'est pas un rôle que la société leur garantit, alors les encourager...
Mais les désirs de descendance, d'éducation, de transmission, tout le monde peut les avoir. Quel que soit le sexe, l'orientation sexuelle, etc...
Sarablue: Mais tu lui avait parlé de ton désir d'enfant, à ta gynéco ? Parce que si oui, on peut comprendre qu'elle s'en étonne, même si la formulation n'est pas très adroite, et que de toute façons c'est pas terrible de faire de la projection sur ses patients.
Si non, elle doit vivre un peu dans son monde la dame.
Re: La femme, la mère.
Ah mais paaaaas du tout! On faisait mes antécédents médicaux et paf, elle m'a demandé ça ... Ah non moi je n'ai rien dit.puck a écrit :
Sarablue: Mais tu lui avait parlé de ton désir d'enfant, à ta gynéco ? Parce que si oui, on peut comprendre qu'elle s'en étonne, même si la formulation n'est pas très adroite, et que de toute façons c'est pas terrible de faire de la projection sur ses patients.
Si non, elle doit vivre un peu dans son monde la dame.
Et comme l'autre d'avant m'avait fait le même coup en me disant aussi que je devais me dépêcher ... J'me dis que j'ai pas de chance avec mes gynécos
Re: La femme, la mère.
La prochaine fois, quand tu prends rendez-vous, tu demandes : " Est-ce que c'est une gynéco pour lesbiennes ?"

Re: La femme, la mère.
C'est exactement ça. Ma mère, pas spécialement gay-friendly et farouchement contre l'adoption pour les homos il y a encore peu, va devoir changer son fusil d'épaule. Elle m'a toujours répété qu'une femme n'était jamais vraiment complète tant qu'elle n'était pas mère. Elle a beaucoup de mal à accepter les femmes de son entourage qui n'ont jamais voulu être mère, et quand cette femme est jeune, "elle changera".De Luxe a écrit :C'est quelque chose qui stresse souvent les familles un peu conservatrices. Paradoxalement, c'est un puissant moteur d'acceptation du droit au mariage et à l'adoption pour les homos : j'ai vu mon frère (avec qui j'ai des relations très compliquées et assez toxiques), un gars très à droite, très conservateur, très famille traditionnelle française etc, faire un virage brutal à 180° sur le sujet lorsqu'il a appris mon homosexualité : il reste très à droite, mais maintenant il est d'accord pour le mariage et l'adoption parce que l'idée que je n'aie pas d'enfants le gêne davantage que l'idée que je sois homosexuel. Bon, euh, moi, je ne veux pas avoir d'enfants et je ne veux pas me marier, même si j'en avais le droit, je ne le ferais pas, mais ce serait bien que la loi évolue, et je crois que ce sont en grande partie nos parents frustrés de ne pas pouvoir être oncles ou grands-pères qui la feront changer...Tsar a écrit :(Ca marche pour les hommes aussi, je confirme : ma mère a menacé de me déshériter si elle n'avait pas de petits-enfants)
Il se trouve que j'ai bien envie d'avoir des enfants (c'est un autre débat, la question de la raison de ce désir : pour moi, il est question de connaître une autre forme d'amour), et que ma mère va devoir mettre dans la balance son reste d'homophobie et de croyance "un enfant a besoin d'un père et d'une mère" (alors qu'elle-même m'a élevée sans père) contre son désir de me voir épanouie.
Je sais déjà qui va gagner.
La prochaine question, c'est est-ce qu'elle me considèrera enfin comme complète si je n'ai pas porté l'enfant moi-même ?
Re: La femme, la mère.
hybride a écrit :La prochaine question, c'est est-ce qu'elle me considèrera enfin comme complète si je n'ai pas porté l'enfant moi-même ?
Personnellement, je ne demande jamais à une femme si elle a des enfants ou si elle enveut. Derrière cette question banale pour la société mais tellement intrusive, indiscrète, peuvent se cacher de grandes douleurs entre celle qui a perdu un enfant, celle qui se bat pour en avoir un, celle qui n'a pas pu en avoir, celle qui n'en veut pas mais que la société culpabilise, etc. De même, je ne fais jamais de réflexion à une femme enceinte parce qu'une fois j'ai demandé à une collègue que je n'avais pas vue pendant quelques mois "c'est pour quand?" et qu'elle était pas vraiment enceinte en fait...
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Re: La femme, la mère.
Je plussoie (que c'est moche comme mot!) Levitz. Je trouve cette question outrageusement indiscrète, car derrière "avez-vous des enfants" il y a - si on n'en a pas - pourquoi, comment, quelle honte, oh la la... Et bref, je pense que ça ne regarde que la personne concernée. Personnellement quand on me pose la question (savoir si j'en veux) je ne réponds jamais directement. La personne en face comprend très bien le manque d'amabilité dans ma réponse et ne va pas plus loin.
Quand à cette idée qu'une femme ne devient complète qu'en devenant mère, comment dire?
Voilà ce que ça m'inspire. Déjà c'est quoi cette idée d'un être humain pas complet?? Ensuite, jamais au grand jamais, je n'ai considéré que ma condition de femme me donnait comme but dans la vie de procréer (encore heureux). Anyway, je ne suis pas très "rapports humains", donc pas très enfants non plus et ce depuis toujours. Je suis vue comme "l'intello" de la famille, je pense que tout le monde a bien compris quelle était ma priorité dans la vie. Après, et ceci ne regarde que moi, oui j'ai comme projet d'avoir un/des enfant(s). Cette envie m'est venue depuis que j'ai rencontrée ma compagne qui, elle, souhaite avoir des enfants depuis toujours. Je ne les porterai pas, car ce n'est pas du tout ce que je souhaite, je remplirai mon rôle de parent d'une autre façon mais en aucun cas je ne serai définie exclusivement par ce rôle, merci, au revoir!
ps: moi qui ne suis jamais allée chez le gynéco, ça ne me donne pas envie!
Quand à cette idée qu'une femme ne devient complète qu'en devenant mère, comment dire?
ps: moi qui ne suis jamais allée chez le gynéco, ça ne me donne pas envie!
Re: La femme, la mère.
Moi je ne veux pas d'enfants pour une bonne dizaine de raisons sur lesquelles je ne m'étenderai pas ici et je suis du genre à aller droit au but.
J'ai déjà pas mal de fois changé de gynéco. C'est pas pareil qu'avec un généraliste qu'on va voir pour un rhume, un dentiste ou même un proctologue (le docteur de l'anus). En gros faut trouver un un gynéco drôlement féministe si tu veux échapper à toutes les réflexions.
D'ailleurs un jour je suis tombé-e sur cette page web.
Bref ça m'est arrivé plusieurs fois qu'un gynéco me parle sur un ton paternisant de "quand j'aurai des enfants". J'ai déjà testé plusieurs réponses: j'aime les femmes, j'en veux pas... Toujours en gardant leur ton paternisant le toubib me dit en substance que je suis encore jeune et que vers 30 ans je serais une brave dame féminine hétérosexuelle et mère de famille.
Déprimant.
J'ai déjà pas mal de fois changé de gynéco. C'est pas pareil qu'avec un généraliste qu'on va voir pour un rhume, un dentiste ou même un proctologue (le docteur de l'anus). En gros faut trouver un un gynéco drôlement féministe si tu veux échapper à toutes les réflexions.
D'ailleurs un jour je suis tombé-e sur cette page web.
Bref ça m'est arrivé plusieurs fois qu'un gynéco me parle sur un ton paternisant de "quand j'aurai des enfants". J'ai déjà testé plusieurs réponses: j'aime les femmes, j'en veux pas... Toujours en gardant leur ton paternisant le toubib me dit en substance que je suis encore jeune et que vers 30 ans je serais une brave dame féminine hétérosexuelle et mère de famille.
Déprimant.
Re: La femme, la mère.
C'est malheureusement la vision de pas mal de gens. Ça me rappelle un peu ma cousine : elle a récemment accouché. Depuis, toute la famille la harcèle : "A quand le deuxième ?", "Le prochain vous le mettez en route quand ?"Ainou a écrit :Bref ça m'est arrivé plusieurs fois qu'un gynéco me parle sur un ton paternisant de "quand j'aurai des enfants". J'ai déjà testé plusieurs réponses: j'aime les femmes, j'en veux pas... Toujours en gardant leur ton paternisant le toubib me dit en substance que je suis encore jeune et que vers 30 ans je serais une brave dame féminine hétérosexuelle et mère de famille.
Déprimant.
A partir du moment où tu as eu un gosse, ça y est, tu es déclarée poule pondeuse officielle, tu as l'obligation d'en faire un deuxième, voir un troisième, dans la foulée.
Le pire que j'ai entendu c'est qu'il lui fallait forcément un deuxième enfant, puisqu'elle n'avait qu'une fille. Et oui, avoir un garçon c'est obligatoire, pour qu'il porte le nom, qu'il assure la suite de la famille. Pathétique.
En tout cas je n'ai jamais mis les pieds chez un gynéco, et ça m donne pas envie d'y aller, tous vos messages.
Re: La femme, la mère.
Bah, tu peux y aller avec des boules quiès
.
Plus sérieusement, entendre des conneries par paquets de douze et les subir c'est pas bien agréable, mais prendre le risque d'avoir un souci peut-être craignos à la chatte ou aux seins alors que ça aurait pu être pris à temps en contrôlant c'est bien pire donc ça vaut le coup de se blinder le moral et de préparer sa répartie et d'y aller une fois de temps en temps quand même.
Plus sérieusement, entendre des conneries par paquets de douze et les subir c'est pas bien agréable, mais prendre le risque d'avoir un souci peut-être craignos à la chatte ou aux seins alors que ça aurait pu être pris à temps en contrôlant c'est bien pire donc ça vaut le coup de se blinder le moral et de préparer sa répartie et d'y aller une fois de temps en temps quand même.