Homophobie ordinaire : histoires vécues (2)
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- Inscription : mar. déc. 18, 2007 3:43 pm
Le truc, c'est que quand je me balade dans la rue avec des amis homos (filles comme garçons), j'ai tendance à leur dire si je vois des gays ou des lesbiennes potentielles dans la zone, ça m'occupe...
Mais moi, je leur dis discrètement!
Je pense que tout le monde se fait la remarque en voyant un couple de fille ou de garçons "tiens ils/elles sont homos", mais ça n'a rien d'homophobe...
C'est juste que vous tombez sur des gens assez cons qui sont incapables d'être discrets, ou alors ils le font exprès!...
Mais moi, je leur dis discrètement!
Je pense que tout le monde se fait la remarque en voyant un couple de fille ou de garçons "tiens ils/elles sont homos", mais ça n'a rien d'homophobe...
C'est juste que vous tombez sur des gens assez cons qui sont incapables d'être discrets, ou alors ils le font exprès!...
l'homophobie... j'y suis confrontée quasi quotidiennement au boulot
insultes, remarques désobligeantes, dénigrement.
il faut dire que je ne bosse pas dans un milieu aisé, que les différences de cultures jouent beaucoup aussi.
j'ai déjà pris des coups assortis d'un "me touche pas sale gouine" mais j'ai également déjà pris des coups assortis d'un "femme, ne pose pas tes mains sur moi"(c'est ça, je vais me laisser taper et remercier aussi peut-être grrrr)
pour le sale gouine je réponds généralement "et oui mais tu sais, quand je vois des mecs comme toi, je sais pourquoi je suis gouine!" ça ils aiment pas du tout
autre remarque déjà entendue: un patient arrive à l'hosto, tabassé. et là j'entends qqun dire à mes côtés "c'est bien fait pour lui, dommage qu'il y soit pas resté, ça aurait fait un pd en moins"
ou alors le célèbre "j'ai rien contre les pd mais ils ont pas intérêt à poser la main sur moi" réponse "t'en fais pas, je vois pas qui aurait envie de poser la main sur toi"
ce sont qqs exemples parmi des dizaines et je n'exagère pas.
l'homophobie est encore bien plus présente que ce qu'on veut nous faire croire malheureusement.
insultes, remarques désobligeantes, dénigrement.
il faut dire que je ne bosse pas dans un milieu aisé, que les différences de cultures jouent beaucoup aussi.
j'ai déjà pris des coups assortis d'un "me touche pas sale gouine" mais j'ai également déjà pris des coups assortis d'un "femme, ne pose pas tes mains sur moi"(c'est ça, je vais me laisser taper et remercier aussi peut-être grrrr)
pour le sale gouine je réponds généralement "et oui mais tu sais, quand je vois des mecs comme toi, je sais pourquoi je suis gouine!" ça ils aiment pas du tout
autre remarque déjà entendue: un patient arrive à l'hosto, tabassé. et là j'entends qqun dire à mes côtés "c'est bien fait pour lui, dommage qu'il y soit pas resté, ça aurait fait un pd en moins"
ou alors le célèbre "j'ai rien contre les pd mais ils ont pas intérêt à poser la main sur moi" réponse "t'en fais pas, je vois pas qui aurait envie de poser la main sur toi"
ce sont qqs exemples parmi des dizaines et je n'exagère pas.
l'homophobie est encore bien plus présente que ce qu'on veut nous faire croire malheureusement.
Dur, kroquet, dur. T'as l'air forte, continue comme ça, ne les laisse pas te blesser.
En ce qui me concerne, à part les remarques grasses dans la rue, du type que Imaginary décrit, je n'avais jamais été vraiment confrontées à l'homophobie... Du coup j'ai été passablement choquée ce week-end.
On se baladait main dans la main, Djoulie et moi, dans les rues de Montpellier, quand on croise un rastaman... Il me fixe un moment, puis éclate: "coupe-moi ça! tu peux pas garder ça! (il parle de mes dreadlocks) Rastafari! Notre seigneur, il aime pas l'homosexualité, tu vas brûler tu sais, vous allez toutes les deux brûler, c'est une honte, allez, coupe-moi ça!"
Bah j'me suis trouvée assez con, pas eu le temps de lui dire que j'en avais un peu rien à faire des préceptes de sa religion, que ma coiffure n'est pas un signe d'appartenance religieuse, que sa fermeture et sa haine me choquaient... bref, rien. Coupé, le sifflet.
Enfin bon, je sais qu'il y a bien pire, je ne poste pas pour me plaindre, mais pour exprimer ma surprise, je suis encore toute choquée deux jours plus tard...
En ce qui me concerne, à part les remarques grasses dans la rue, du type que Imaginary décrit, je n'avais jamais été vraiment confrontées à l'homophobie... Du coup j'ai été passablement choquée ce week-end.
On se baladait main dans la main, Djoulie et moi, dans les rues de Montpellier, quand on croise un rastaman... Il me fixe un moment, puis éclate: "coupe-moi ça! tu peux pas garder ça! (il parle de mes dreadlocks) Rastafari! Notre seigneur, il aime pas l'homosexualité, tu vas brûler tu sais, vous allez toutes les deux brûler, c'est une honte, allez, coupe-moi ça!"
Bah j'me suis trouvée assez con, pas eu le temps de lui dire que j'en avais un peu rien à faire des préceptes de sa religion, que ma coiffure n'est pas un signe d'appartenance religieuse, que sa fermeture et sa haine me choquaient... bref, rien. Coupé, le sifflet.
Enfin bon, je sais qu'il y a bien pire, je ne poste pas pour me plaindre, mais pour exprimer ma surprise, je suis encore toute choquée deux jours plus tard...
voici un autre type d'acte homophobe dangereux.
la connerie humaine me laisse perplexe. Comment la personne concernée ressort-elle de ce type de séance ? Comment peut-elle fuir ses proches ? Comment faire pour que des personnes saines puissent vivre normalement dans un cadre aussi étriqué de petits cerveaux malades ?
(remarquez la présence de personnel pour éviter que la séance ne soit potentiellement dangereuse pour l'intéressé... quelle ironie)
j'exige des séances d'exorcisme de la bêtise crasse.
la connerie humaine me laisse perplexe. Comment la personne concernée ressort-elle de ce type de séance ? Comment peut-elle fuir ses proches ? Comment faire pour que des personnes saines puissent vivre normalement dans un cadre aussi étriqué de petits cerveaux malades ?
(remarquez la présence de personnel pour éviter que la séance ne soit potentiellement dangereuse pour l'intéressé... quelle ironie)
j'exige des séances d'exorcisme de la bêtise crasse.
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- Messages : 74
- Inscription : mer. janv. 07, 2009 8:54 pm
Perso comme exemple d'homophobie, j'ai reçu ce message sur mon blog d'un mec que je connais même pas et dont jme rappelais pas avoir visité le blog ; i lest à mon lycée :
Sa réponse :
Donc bon je ferais quelque chose si jamais il continuait l'année prochaine, pendant les cours.
Ca m'a beaucoup affecté sur le coup, donc j'ai répondu calmement que je savais pas qui il était, que jvoyais pas qui il était, que jme rappelais pas avoir visité son profil, et que moi non plus je l'étais pas (pas envie non plus d'aller le crier quand on m'insulte comme ça).Arétte d'aller sur mon profil Pti Pedz ! Je sais kté a marie curie
moi aussi d'ailleurs ji suis ! aréte vite sa jsui pa pd Reviens pas sur mon profil c tou .
Sa réponse :
J'ai pas répondu. J'ai vu le gars dans la rue le soir de la fête de la musique, il m'a reconnu et a rien dis.Ouai ouai ! Allez arrêtes de prendre les gens pour des cons ! tu mets des +5 a des pélos du lycée tu crois que jle sais pas ça ? Pauvre Merde Va !
Donc bon je ferais quelque chose si jamais il continuait l'année prochaine, pendant les cours.
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- Messages : 47
- Inscription : dim. janv. 11, 2009 5:50 pm
C'est minime, mais je raconte quand même parce que la première foi que j'ai droit à une remarque.
J'plante le décor : je suis en formation pour encore 1 moi, avec des nanas un peu euh ... très superficielles. En gros. Mais sympa quand même.
A la pause, 4 filles, on discutait de mecs (eh oui
)
l'une fait : "j'en ai marre qu'aucun mec ne s'intéresse à moi, si ça continue je vais finir none !"
Rires.
Et là elle me regarde très froidement et sort, en me regardant dans les yeux "ou j'vais me mettre gouine tiens."
J'suis restés sur le cul quelques secondes (j'en reviens toujours pas). Et j'ai explosé de rire parce que j'ai trouvé la tournure de sa phrase ridicule
Et y'a quelques jours, re-belote, ce coup ci on était une dizaine, elles parlait de mecs, je m'absente quelques secondes pour aller chercher un café et j'entends toujours la même "... je vais finir none ! ou alors gouine !"
Silence ... et je les entend qui se marrent.
Leur connerie m'amuse, mais si ça continue je vais faire semblant de m'énerver.
J'plante le décor : je suis en formation pour encore 1 moi, avec des nanas un peu euh ... très superficielles. En gros. Mais sympa quand même.
A la pause, 4 filles, on discutait de mecs (eh oui

l'une fait : "j'en ai marre qu'aucun mec ne s'intéresse à moi, si ça continue je vais finir none !"
Rires.
Et là elle me regarde très froidement et sort, en me regardant dans les yeux "ou j'vais me mettre gouine tiens."
J'suis restés sur le cul quelques secondes (j'en reviens toujours pas). Et j'ai explosé de rire parce que j'ai trouvé la tournure de sa phrase ridicule

Et y'a quelques jours, re-belote, ce coup ci on était une dizaine, elles parlait de mecs, je m'absente quelques secondes pour aller chercher un café et j'entends toujours la même "... je vais finir none ! ou alors gouine !"
Silence ... et je les entend qui se marrent.
Leur connerie m'amuse, mais si ça continue je vais faire semblant de m'énerver.
Tu vas la voir alors qu'elle est avec ses copines, tu dis "attends laisse moi voir", tu l'examine, et tu dis "non, pas possible. Nonne peut être". (genre : elle est trop moche - ou trop conne - pour être lesbienne)
Un peu méchant mais ça devrait la calmer, et lui démontrer que les lesbiennes ne sont pas des filles qui couchent ensemble par dépit des mecs (ce qu'elle semble croire)
Un peu méchant mais ça devrait la calmer, et lui démontrer que les lesbiennes ne sont pas des filles qui couchent ensemble par dépit des mecs (ce qu'elle semble croire)
J'ai un collègue qui m'a sorti samedi, à l'occasion de la gaypride, qu'il changeait de wagon dans le métro lorsqu'il remarquait un "pédé".
Je l'ai secoué un peu et je lui ai demandé s'il se rendait compte de ce qu'il disait et que c'était un comportement homophobe. Il s'est senti un peu con et il a dit "ah non mais voilà dès qu'on dit quelque chose sur les "pédés" on nous traite d'homophobe !". Alors je lui ai répondu on dit pas pédé d'abord, on dit gay, c'est plus poli.
Et là il me sort que de toutes façons ils parlent fort avec un air de folle dans le train, et que ça l'énerve. Alors je lui ai fait réaliser que ce qui l'énervait c'était que quelqu'un parlait fort dans le train, pas qu'il soit gay. Et là il me dit qu'"ils sont tous comme ça". Et là je réponds bien sûr "tu as l'impression qu'ils sont tous comme ça, mais c'est parce que tu ne vois qu'eux, tous les autres qui sont comme toi et moi, tu ne les vois pas, mais il existent".
C'était un peu gênant d'avoir cette discussion avec lui, d'autant plus qu'il est handicapé moteur grave et que je pensais que ce genre de situation rendait plus tolérant !
Je l'ai secoué un peu et je lui ai demandé s'il se rendait compte de ce qu'il disait et que c'était un comportement homophobe. Il s'est senti un peu con et il a dit "ah non mais voilà dès qu'on dit quelque chose sur les "pédés" on nous traite d'homophobe !". Alors je lui ai répondu on dit pas pédé d'abord, on dit gay, c'est plus poli.
Et là il me sort que de toutes façons ils parlent fort avec un air de folle dans le train, et que ça l'énerve. Alors je lui ai fait réaliser que ce qui l'énervait c'était que quelqu'un parlait fort dans le train, pas qu'il soit gay. Et là il me dit qu'"ils sont tous comme ça". Et là je réponds bien sûr "tu as l'impression qu'ils sont tous comme ça, mais c'est parce que tu ne vois qu'eux, tous les autres qui sont comme toi et moi, tu ne les vois pas, mais il existent".
C'était un peu gênant d'avoir cette discussion avec lui, d'autant plus qu'il est handicapé moteur grave et que je pensais que ce genre de situation rendait plus tolérant !