Homosexualité, psychologie et philosophie...

Homophobie,lesbophobie, biphobie, transphobie, sexisme et autres joyeusetés...
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Soubi
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Message par Soubi »

deadxkorps a écrit :Les hommes ont peur de ces nouvelles femmes masculines et brutales DONC ils vont voir des mecs... :lol:
C'est vrai qu'à l'adolescence [âge où l'on se rend généralement compte de sa sexualité] toute les femmes sont masculines et brutales hein :mrgreen: Faudrait peut-être qu'il remette un peu les pied dans une cours de récréation pour voir que ce n'est pas le cas :P

Sinon j'ai aussi adoré quand il compare le voile et le string afin de démontrer que l'interdiction du voile à l'école est une connerie.
jedi69 a écrit :Oui c'est sur que les filles magrébines ont une vie plus facile quand elle se font coincer dans une tournante, frapper par leurs parents ou leurs frères quand elles sont sorties sans le voile, ou avec du maquillage ou qu'elle ont parlé au garçon qu'il fallait pas, ou qu'elles ramènent à la maison des documents sur la prévention des ist. Faut un peu arrêter de se fouttre de la gueule du monde, je dit pas que la vie pour eux est facile (et je parle même pas de celles des homos), mais je pense que les filles de banlieu ont une viie encore plus dure, car le sexisme est la règle absolue.
Sans compter aussi que plusieurs d'entre-elles doivent aussi subir un mariage forcée "au pays", alors qu'elles ont des petits amis en France (plusieurs cas comme ça ont été évoqué dans les journaux)
La mère Denis
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Message par La mère Denis »

Seymour a écrit :y'a d'autres videos de cette pédale refoulée sur youtube.
ah ben justement, je suis tombée sur ça tout à l'heure
“The heterosexual men were exposed to sexually explicit erotic stimuli consisting of heterosexual, male homosexual, and lesbian videotapes, and changes in penile circumference were monitored. Only the homophobic men showed an increase in penile erection to male homosexual stimuli.“
(Homophobia Associated With Homosexual Arousal: study)

Traduction ?

“Les hétérosexuels ont été exposés aux stimuli érotiques sexuellement explicites de vidéos mettant en scène des hétérosexuels, des gays et des lesbiennes et les changements de la circonférence de leur penis ont été surveillés. Seuls les homophobes ont montré une augmentation de leur érection à des stimuli homosexuels masculins.”


J'ai chopé ça
La Noiraude
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Message par La Noiraude »

2 pages pour lui ? c'est trop.
Dryade
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L'homosexualité vue par une psy ?

Message par Dryade »

Rah j'espère ne pas encombrer votre forum avec ce topic, sans doute inutile. Non je ne vais pas tout de suite raconter ma vie, juste un épisode de celle-ci qui m'a un peu perturbé récemment :?

J'ai pensé que cette section serait à peu près appropriée, mais si vous jugez bon de déplacer ce sujet, bien sûr n'hésitez pas. Bon alors en fait, il s'agit de l'opinion qu'a exprimée une psy à propos de l'homosexualité. Ce n'est pas ma psy, c'est celle d'une de mes amies qui était en pleine dépression (Elle remonte doucement la pente) et assez perturbée par l'homosexualité. (Non c'est pas la bonne vieille excuse de "c'est pas de moi qu'il s'agit mais d'une amie XD")

Il se trouve que moi aussi j'étais perturbée par ça (Non, en fait je le suis toujours :lol: ) mais je ne lui ait pas dit pour ne pas l'embrouiller davantage. Donc sa psy après l'avoir convaincue qu'elle était une hétéro pure et dure (Je pense que ce n'est pas tout à fait faux, c'est déjà ça) a émis une sorte de psychanalyse des homosexuels :roll:

Ainsi selon elle (La psy) les personnes homosexuelles le sont car elles recherchent une sorte de double d'eux-mêmes parce qu'ils sont en pleine quête d'identité. Et une fois qu'ils auraient trouvé qui ils sont, ils reviendraient au bon vieux modèle hétéro. Ils seraient également plutôt... dérangés : en effet ils cherchent à devenir normaux, à avoir les mêmes droits que n'importe quel autre couple (Mariage, adoption, voire comme m'a dit mon amie, séduction d'une personne du sexe opposé pour tomber enceinte -_-) alors qu'ils ont choisi une voie différente, ce qui est pour elle très paradoxal.

Du coup mon amie m'a raconté tout ça le plus naturellement du monde, prenant mot pour mot ces paroles comme la vérité la plus vraie :roll: Elle a également ajouté qu'après ça elle les trouvait bien misérables, et ne pensait plus du tout être homo. Comme elle n'allait pas vraiment bien, je n'ai pas cherché à la détromper, pour le moment, je n'avais pas envie de la faire replonger.

Mais franchement la psy, je serais bien allée la voir juste pour avoir une petite discussion à ce sujet avec elle :evil: ça me paraît un peu... homophobe comme manière de penser, et j'ai trouvé que ce n'était pas vraiment le rôle d'une psy. Imaginez que mon amie soit lesbienne (J'espère que ce n'est pas un terme insultant ^^') au fond d'elle-même (Ce n'est pas le cas, elle a sans doute tout juste des penchants lesbiens), je ne pense pas que ce genre de discours l'aurait vraiment aidée. Or, c'est bien le rôle d'une psy d'aider ses patients ? Alors si son aide c'est de dire que les homos sont tarés, merci -_-

Alors ma question est : Est-ce que tous les psys pensent comme ça ? >_< Est-ce qu'ils pensent tous que l'homosexualité est une tare ? Et pour finir (Même si c'est un peu choquant comme question) est-ce qu'il y a du vrai là dedans ? :/

J'avoue que pour moi en pleine période de doute, ces paroles m'ont assez perturbée... Et je ne sais pas trop quoi en penser. J'aurais voulu savoir ce que vous en pensiez, vous, désolée du dérangement :oops:
Miss Hada
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Message par Miss Hada »

Disont que très malheureusement les psychanalystes (ou ceux qui ont étudié les théories psychanalitiques) pensent cela...

Par contre les médecins et les psychiatres non psychanalystes savent très bien que l'homosexualité a été retirée des maladies mentales il y a plus de 30 ans... Après c'est une question de culture et d"homophobie larvée...

Donc faire très attention un(e) psy cela peut être:
  • un(e) psychanalyste (donc Freud et toutes les théories sur le zizi sacré et la misogynie et l'homophobie que cela recouvre et surtout pas vraiment de formation juste une obligation d'être déjà psychanalysé et d'avoir un "superviseur" c à dire une espèce de psychanaliste qui suis le psychanalyste),
  • un(e) psychothérapeute (là c complétement en live les formations étant toutes privées et non controlées et donc tout dépends de la personne et de sa formation)
  • une (e) psychologue (là c'est très difficile à savoir si les avancées de la science médiacle ont été incluses dans le cursus de formation ou si on leur a apris la psychanalyste mais une formation universitaire en 5 ans)
  • un(e) psychiatre (donc un médecin à la base qui selon son âge et sa formation continue aura reçu l'information ou pas sur l'homosexualité qui n'est pas une maladie)
Du coup, tout dépends de la personne mais vu que les formations sont soit homophobes (pour les psychanalistes surtout) soit ne se préoccupent du problème et bien il faut trier soi même... Ou s'adresser à des personnes connues comme étant non homophobes (associations de psy gays etc)
Dernière modification par Miss Hada le dim. déc. 31, 2006 12:48 pm, modifié 1 fois.
Dryade
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Message par Dryade »

Je reconnais ne m'être pas posé la question de ce que "psy" désignait dans ce cas :oops:

Mais cette réponse est plutôt rassurante, ça veut dire qu'ils ne pensent pas tous comme ça, encore que, quand tu dis :
mais vu que les formations sont soit homophobes
Erf, il y a quelques années quand c'était - ainsi que tu le signales - une "maladie mentale", à la limite qu'il y ait des formations homophobes... Mais de nos jours... ça ferait presque peur :?

En tous les cas, merci beaucoup pour ta réponse :)
Miss Hada
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Message par Miss Hada »

ben oui, mais récemment j'ai eu affaire dans ma vie privée à une femme dotée des certificats suivants:
  • Formation spécifique au coaching
    • Ecole Internationale de Coaching (Bruxelles)
    • Coaching for High Performance (MCE, Bruxelles)
  • Formation à la relation d'aide
    • Analyse Transactionnelle (10 ans de formation)
    • Certification Européenne EATA (European Association for Transactional Analysis)
Et psychanalyste youngienne... Qui c'est trouvée fort dépourvue lorsque je lui ai fait remarquer que l'homosexualité était sortie des maladies mentales depuis le début des années 1970... Elle essayait de me faire une "psychanalyse sauvage" (non consentie de ma part mais c malheureusement fréquent) pour m'expliquer que je devrais consulter un psychiatre... Sauf qu'un psychiatre compétent est parfaitement au courant que la seule chose à faire pour les homos n'est pas de les "guérir" mais bien de les aider à supporter l'homophobie ambiante...

De rien pour la réponse... :wink: les trucs psys sont mals cadrés malgré le danger que cela peut représenter... Donc autant le savoir... :)
dae
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Re: L'homosexualité vue par une psy ?

Message par dae »

Dryade a écrit : Ainsi selon elle (La psy) les personnes homosexuelles le sont car elles recherchent une sorte de double d'eux-mêmes parce qu'ils sont en pleine quête d'identité. Et une fois qu'ils auraient trouvé qui ils sont, ils reviendraient au bon vieux modèle hétéro. Ils seraient également plutôt... dérangés : en effet ils cherchent à devenir normaux, à avoir les mêmes droits que n'importe quel autre couple (Mariage, adoption, voire comme m'a dit mon amie, séduction d'une personne du sexe opposé pour tomber enceinte -_-) alors qu'ils ont choisi une voie différente, ce qui est pour elle très paradoxal.
L’homosexualité est une tendance sexuelle qui se développe en dysharmonie avec l’identité sexuelle du sujet. A la suite de nombreuses recherches sur les causes de l’homosexualité, l’hypothèse la plus pertinente est celle qui relève de la cause psychique. Elle est liée à la façon dont le sujet va construire la représentation de son désir sexuel. L’identification homosexuelle fait partie du développement classique de la psychologie du sujet lors de l’enfance et de l’adolescence. Il va s’identifier au parent puis à des partenaires du même sexe pour conforter son identité sexuelle. Pour diverses raisons, il peut se fixer à ses premières identifications, les érotiser et accélérer ce processus s’il échoue à intérioriser le sens de la bisexualité psychique. Celle-ci est le résultat de l’intégration dans sa vie psychique de la différence des sexes : le sujet est capable de mettre en dialogue à l’intérieur de lui-même les deux sexes sans être angoissé de perdre son identité ou d’avoir peur de l’autre sexe au point d’être incapable de le désirer. L’échec de cette opération psychique peut déboucher éventuellement sur l’homosexualité, le travestisme ou le transsexualisme.

Cliniquement on constate au moins trois formes d’homosexualité parmi d’autres :

1) Une homosexualité accidentelle peut se présenter lors de l’enfance ou de l’adolescence à travers quelques expériences passagères mais qui n’engagent pas le désir du sujet. Il a pu être entraîné ou il s’est livré, par curiosité, à quelques gestes, comme pour s’assurer de sa masculinité ou de sa féminité, trouvant de nombreux intérêts psychologiques à vivre ainsi. Certaines personnes se libèrent sans que ces expériences ne produisent des effets néfastes alors que d’autres, plus fragiles dans leur identité, s’inquiètent sur ce vécu et ont besoin d’être aidées pour le traiter.

2) Une homosexualité réactionnelle qui fait échos à divers problèmes psychiques qui n’apparaissent pas pour eux-mêmes : une fixation maternelle, une contre identification paternelle, un self fragile qui rend timide et impuissant à l’égard de l’autre sexe, l’autosuffisance identitaire etc. Ce sont autant de questions qui peuvent être abordées et souvent dépassées grâce à un travail sur soi en psychothérapie. De nombreuses personnes arrivent en consultation en croyant qu’elles sont homosexuelles, tout en le refusant, et découvrent en le dénouant que leur problème est ailleurs. ( comme il semble être le cas pour ton amie)

3) Une homosexualité structurelle qui se met en place précocement et donne l’impression au sujet qu’il est né ainsi alors que la tendance, par exemple, a pu se fixer lors du stade du miroir entre six et dix-huit mois. Il découvre son image à travers le regard de l’autre, et en particulier de sa mère, et peut s’y arrêter en cherchant des personnes à son image. Certains sujets vont plus ou moins l’accepter pendant que d’autres en souffrent et regrettent de ne pas pouvoir rejoindre intimement les personnes de l’autre sexe. Cette fixation narcissique donne parfois des personnalités très imbues d’elles-mêmes, revendicatives et qui ont du mal à s’interroger et à se remettre en question. Elles se vivent comme la victime d’autrui et de la société et cherchent éperdument la reconnaissance des autres parfois jusqu’à la violence. Dans ce contexte, la tendance homosexuelle est souvent irréversible.

Il arrive également que des hommes ou des femmes adultes, tout en étant mariés et parents, vivent des expériences homosexuelles. Celles-ci sont souvent précédées par une séquence dépressive ou le retour d’une problématique ancienne qui n’a pas été aménagée dans la vie psychique. Elle provoque une régression affective et sexuelle parfois déstructurante.

La situation peut être évaluée en psychothérapie pour en connaître les enjeux et les défenses qui se manifestent ainsi.
L’homosexualité est le résultat d’un complexe psychologique et d’un inachèvement de la sexualité qui ne s’achemine pas vers l’hétérosexualité. Ce défaut de maturité produit des effets et des caractéristiques qui sont le propre des personnalités homosexuelles. Il n’est donc pas pertinent de laisser entendre que l’homosexualité est une autre alternative de la sexualité humaine qui serait à égalité avec l’hétérosexualité alors que les structures psychiques en jeu ne sont pas les mêmes.

Les homos ne cherchent pas a devenir "normaux", mais a être reconnu.

Quant à l'homosexualité peut-elle être "soignée"?

Ce ne sera jamais l'objet d'une psychanalyse car la psychanalyse s'adresse non pas à la question de la volonté mais à celle du désir (rappelons que le désir est pour la plupart du temps inconscient. Ce n'est pas le souhait, qui, lui, est conscient). La psychanalyse aidera le sujet à prendre conscience de son désir, désir qui le fait agir à son insu. Par cette prise de conscience, il pourra alors choisir de se positionner autrement (tout comme pourrait le faire un hétérosexuel qui, se rendant compte qu'il n'a pas renoncé à ses désirs incestueux lui causant névrose ou problèmes de couple, pourra s'il le souhaite renoncer à la réalisation de ces désirs devenus conscients). La psychanalyse n'est donc pas "la solution" à l'homosexualité ; mais elle peut être une aide par la mise en lumière des mécanismes et choix inconscients qui se jouent dans le sujet.



Ps Je me permet de rajouter à ce post, que je ne penses pas un mots de ce qui ai dit ici. (je suis athée également) et excuser moi d'être un peu provoc je le ferai plus. :oops:
Dernière modification par dae le mar. janv. 02, 2007 11:28 am, modifié 1 fois.
UnExMembre

Message par UnExMembre »

Supprimé à la demande de son rédacteur ... :(
Miss Hada
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Message par Miss Hada »

Merci dae

Je ne sais pas d'où tu sort cela...

Mais même si c'est homophobe sur le fond (en supposant des peurs qui n'existent pas, perso je n'ai pas peur des hommes je suis au contraire majoritairement pote avec des hommes ET en suposant que les homos voudraient etre du sexe opposé... alors que perso je m'adore en tant que femme ET en disant que "Les homos ne cherchent pas a devenir "normaux", mais a être reconnu." alors que comme bcp j'ai passé la majorité de mon existence à chercher à être normale et que je ne cherche la reconnaissance que parce que c techniquemetn impossible d'etre autre chose qu'homo) :roll:

au moins cela en dit pas que c'est un choix... :wink:
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