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Homophobie ordinaire : histoires vécues (2)
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Crown Prinz
- Messages : 504
- Inscription : mar. déc. 22, 2009 9:47 am
Re: Faut que je vous parle de mon collègue...
Dernière modification par Crown Prinz le dim. nov. 14, 2010 1:09 pm, modifié 1 fois.
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ExMembre
Re: Faut que je vous parle de mon collègue...
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Re: Faut que je vous parle de mon collègue...
Re-salut
Bon tout ça c'est un peu délicat.
A propos de la Halde, ça me dérange un peu de la saisir pour ça parceque, j'en ai eu l'exemple plusieurs fois, la majeur partie du personnel et surtout de ma hiérarchie n'est absolument pas homophobe.
En saisissant la Halde j'ai quand même peur que l'entreprise soit inquiétée alors que l'homophobie ne concerne que mon collègue.
En ce qui concerne les problèmes personnels qu'il pourrait avoir, vraiment là je m'en fiche car au bout de cinq ans à le supporter, j'en suis arrivé à un point où dès que je le vois il m'énerve.
Ce qui me fait culpabiliser un peu d'ailleurs...
Donc si quelqu'un doit l'aider à résoudre ses problèmes, c'est une tierce personne.
Seulement, là encore ce n'est pas simple.
Mon collègue a un frêre qui a des problèmes psychologique, soit-disant dû à de la prise de stupéfiant. Il est, je crois, schizophrène si j'ai bien compris (mais pas sûr, en tout cas il est suivit et dangereux si il ne prend pas ses médicaments).
Mon collègue est très sensible sur ce point, alors déjà qu'il est en plein délire de persécution, si on lui propose de se faire aider par un psy, là c'est sûr qu'il va se braquer (et même au risque de devenir violent).
Il faut bien comprendre qu'il est très souvent sur la défensive, que son moyen de défense est plutôt l'intimidation physique que le dialogue, qu'il a toujours raison.
Il a des problèmes, ça c'est sûr, maintenant je souhaite bon courage à celui qui va tenter de lui faire réaliser et lui faire prendre la direction d'un psy (parceque je crois que c'est une necessité pour lui, et je dis ça sans méchanceté).
Tiens, j'ai une anecdote :
La boite pour laquelle je bosse fait parti d'un grand groupe (Akzo Nobel). Le groupe à décidé de nous envoyer tous, par groupes, en séminaire durant trois jours.
En gros, ça va consister à résider dans un château, en totale otarcie (pas de TV ni de téléphonne, pas le droit de sortir etc), à faire de la piscine intérieure, du VTT, de la promenade, et surtout de se présenter devant ses collaborateurs du groupe (qu'on ne connait pas) et de raconter - si on le veut - des choses sur sois.
Il semble aussi qu'on doivent partager la chambre avec un autre collègue.
Comme un de mes collègues ne pouvait pas aller à la date qui lui était proposée, je suis allé voir la DRH pour lui proposer de partir à sa place.
Je lui ai confié que je ne voulais pas être en séminaire avec mon collègue, que j'étais à bout et que ce séminaire allait me permettre de lacher un peu la pression.
Ma DRH m'a répondu que de toute façon elle ne nous y aurait pas envoyé ensemble, qu'elle me comprenait et qu'elle même ne pourrait pas le supporter.
"Son problème c'est qu'il n'a aucun humour, qu'il prend tout au premier degrés, de toute façon je ne sais même pas avec qui je vais bien pouvoir l'envoyer..."
Donc le problème n'est pas nouveau, moi ça me rassure car ça ne vient pas de moi.
Bon tout ça c'est un peu délicat.
A propos de la Halde, ça me dérange un peu de la saisir pour ça parceque, j'en ai eu l'exemple plusieurs fois, la majeur partie du personnel et surtout de ma hiérarchie n'est absolument pas homophobe.
En saisissant la Halde j'ai quand même peur que l'entreprise soit inquiétée alors que l'homophobie ne concerne que mon collègue.
En ce qui concerne les problèmes personnels qu'il pourrait avoir, vraiment là je m'en fiche car au bout de cinq ans à le supporter, j'en suis arrivé à un point où dès que je le vois il m'énerve.
Ce qui me fait culpabiliser un peu d'ailleurs...
Donc si quelqu'un doit l'aider à résoudre ses problèmes, c'est une tierce personne.
Seulement, là encore ce n'est pas simple.
Mon collègue a un frêre qui a des problèmes psychologique, soit-disant dû à de la prise de stupéfiant. Il est, je crois, schizophrène si j'ai bien compris (mais pas sûr, en tout cas il est suivit et dangereux si il ne prend pas ses médicaments).
Mon collègue est très sensible sur ce point, alors déjà qu'il est en plein délire de persécution, si on lui propose de se faire aider par un psy, là c'est sûr qu'il va se braquer (et même au risque de devenir violent).
Il faut bien comprendre qu'il est très souvent sur la défensive, que son moyen de défense est plutôt l'intimidation physique que le dialogue, qu'il a toujours raison.
Il a des problèmes, ça c'est sûr, maintenant je souhaite bon courage à celui qui va tenter de lui faire réaliser et lui faire prendre la direction d'un psy (parceque je crois que c'est une necessité pour lui, et je dis ça sans méchanceté).
Tiens, j'ai une anecdote :
La boite pour laquelle je bosse fait parti d'un grand groupe (Akzo Nobel). Le groupe à décidé de nous envoyer tous, par groupes, en séminaire durant trois jours.
En gros, ça va consister à résider dans un château, en totale otarcie (pas de TV ni de téléphonne, pas le droit de sortir etc), à faire de la piscine intérieure, du VTT, de la promenade, et surtout de se présenter devant ses collaborateurs du groupe (qu'on ne connait pas) et de raconter - si on le veut - des choses sur sois.
Il semble aussi qu'on doivent partager la chambre avec un autre collègue.
Comme un de mes collègues ne pouvait pas aller à la date qui lui était proposée, je suis allé voir la DRH pour lui proposer de partir à sa place.
Je lui ai confié que je ne voulais pas être en séminaire avec mon collègue, que j'étais à bout et que ce séminaire allait me permettre de lacher un peu la pression.
Ma DRH m'a répondu que de toute façon elle ne nous y aurait pas envoyé ensemble, qu'elle me comprenait et qu'elle même ne pourrait pas le supporter.
"Son problème c'est qu'il n'a aucun humour, qu'il prend tout au premier degrés, de toute façon je ne sais même pas avec qui je vais bien pouvoir l'envoyer..."
Donc le problème n'est pas nouveau, moi ça me rassure car ça ne vient pas de moi.
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Crown Prinz
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- Inscription : mar. déc. 22, 2009 9:47 am
Re: Faut que je vous parle de mon collègue...
Mais alors à l'aune de ce que tu racontes : s'il y a déjà des gens "haut placés" comme ta RH qui connaissent la situation le concernant et qui savent que c'est un collaborateur à la limite de l'invivable pour ceux qui sont obligés de taffer avec lui, tu es carrément en position de force ! Tu auras tout l'écho que tu souhaites pour déclencher l'appareil disciplinaire si tu le souhaites.
Perso je t'encourage pas à tout faire pour le faire mettre à la porte, j'entends bien qu'il te fait un peu "pitié" et que tu n'as pas envie de lui avoir d'ennuis trop gros non plus, mais bon, par amour-propre et par soucis de la démonstration aussi, faire obtenir un recadrage voire une sanction (légère, je pense : il va pas être mis à pied 15 jours pour t'avoir sorti "l'homosexualité c'est pas un comportement normal") quand un collaborateur dérape clairement sur un sujet, je pense que c'est une bonne chose pour l'ambiance dans l'entreprise et la sécurité d'autres salariés qui pourraient vivre une situation comme la tienne.
Après, si le type, une fois qu'il s'est fait recadrer par votre hiérarchie et menacé de sanctions disciplinaires et salariales au prochain dérapage verbal de ce genre, il est spécialement imbuvable et rend toute collaboration entre vous impossible, et bien... il faudra t'en plaindre à nouveau, et si ça lui vaut encore davantage d'ennuis professionnels, c'est triste mais c'est chacun sa merde j'ai envie de dire.
Pour qu'un premier recadrage ait un effet pédagogique efficace, effectivement comme suggéré plus haut cherche des voies de médiations, par des interlocuteurs extérieurs à votre binôme qui pourraient essayer de lui faire saisir pourquoi c'est blessant et pourquoi c'est du coup illégal, les propos qu'il a tenus.
Mais bon, quand je vois que vos ressources humaines sont parfaitement au fait que ce type est un cas social proche de l'insupportable, je trouve que t'es hyper en position de force pour faire valoir ton droit à recadrer cet abruti !
Courage, courage. C'est beau sur le papier bien entendu, mais ça n'est pas simple. J'espère que ça ne m'arrivera pas de sitôt.
Perso je t'encourage pas à tout faire pour le faire mettre à la porte, j'entends bien qu'il te fait un peu "pitié" et que tu n'as pas envie de lui avoir d'ennuis trop gros non plus, mais bon, par amour-propre et par soucis de la démonstration aussi, faire obtenir un recadrage voire une sanction (légère, je pense : il va pas être mis à pied 15 jours pour t'avoir sorti "l'homosexualité c'est pas un comportement normal") quand un collaborateur dérape clairement sur un sujet, je pense que c'est une bonne chose pour l'ambiance dans l'entreprise et la sécurité d'autres salariés qui pourraient vivre une situation comme la tienne.
Après, si le type, une fois qu'il s'est fait recadrer par votre hiérarchie et menacé de sanctions disciplinaires et salariales au prochain dérapage verbal de ce genre, il est spécialement imbuvable et rend toute collaboration entre vous impossible, et bien... il faudra t'en plaindre à nouveau, et si ça lui vaut encore davantage d'ennuis professionnels, c'est triste mais c'est chacun sa merde j'ai envie de dire.
Pour qu'un premier recadrage ait un effet pédagogique efficace, effectivement comme suggéré plus haut cherche des voies de médiations, par des interlocuteurs extérieurs à votre binôme qui pourraient essayer de lui faire saisir pourquoi c'est blessant et pourquoi c'est du coup illégal, les propos qu'il a tenus.
Mais bon, quand je vois que vos ressources humaines sont parfaitement au fait que ce type est un cas social proche de l'insupportable, je trouve que t'es hyper en position de force pour faire valoir ton droit à recadrer cet abruti !
Courage, courage. C'est beau sur le papier bien entendu, mais ça n'est pas simple. J'espère que ça ne m'arrivera pas de sitôt.
Peut-on considérer cela comme de l'homophobie ?
Je vous ai sans doute parlé de mon collègue, celui avec qui j'ai... un peu de mal.
ça doit faire la troisième ou quatrième fois qu'il me fait le même genre de réflexion et il me semble que cela dénote un certain fond homophobe.
Cependant, comme je ne voudrais pas faire mon parano de base, je vous demande votre avis.
Il y a quelques temps, j'avais embêté une collègue pour lui faire un bisou. C'était juste pour déconner.
Mon collègue me dit "ha, tu t'intéresse aux femme ? c'est bien".
Bon... ça ne m'avait pas trop plût mais j'ai laissé coulé...
Vendredi, je raconte aux collègue une soirée de la veille passé chez une amie :
"une copine m'a invitée à manger un pot aux feu hier soir"
Et mon collègue, de dire :
"Ha, tu as une copine, c'est bien !".
Donc je le reprends directe pour lui dire que oui, j'ai des copines, et que je ne couche pas avec.
Et il me reprend "ha mais c'est pas ce que je voulais dire".
Un collègue à côté lui coupe la parole pour lui dire qu'il avait compris sa réflexion comme moi.
J'en ai parlé avec ce collègue et il m'a confirmé qu'il trouvait la réflexion de mon collègue plutôt moyenne.
Donc, est-ce que ça vous est déjà arrivé d'avoir affaire à des gens qui sous-entendent que c'est "bien" d'être hétérosexuel (bah j'immagine que vous avez déjà eu affaire à ça), et pensez-vous que je psychote (perso je ne pense pas mais bon) ?
ça doit faire la troisième ou quatrième fois qu'il me fait le même genre de réflexion et il me semble que cela dénote un certain fond homophobe.
Cependant, comme je ne voudrais pas faire mon parano de base, je vous demande votre avis.
Il y a quelques temps, j'avais embêté une collègue pour lui faire un bisou. C'était juste pour déconner.
Mon collègue me dit "ha, tu t'intéresse aux femme ? c'est bien".
Bon... ça ne m'avait pas trop plût mais j'ai laissé coulé...
Vendredi, je raconte aux collègue une soirée de la veille passé chez une amie :
"une copine m'a invitée à manger un pot aux feu hier soir"
Et mon collègue, de dire :
"Ha, tu as une copine, c'est bien !".
Donc je le reprends directe pour lui dire que oui, j'ai des copines, et que je ne couche pas avec.
Et il me reprend "ha mais c'est pas ce que je voulais dire".
Un collègue à côté lui coupe la parole pour lui dire qu'il avait compris sa réflexion comme moi.
J'en ai parlé avec ce collègue et il m'a confirmé qu'il trouvait la réflexion de mon collègue plutôt moyenne.
Donc, est-ce que ça vous est déjà arrivé d'avoir affaire à des gens qui sous-entendent que c'est "bien" d'être hétérosexuel (bah j'immagine que vous avez déjà eu affaire à ça), et pensez-vous que je psychote (perso je ne pense pas mais bon) ?
Re: Peut-on considérer cela comme de l'homophobie ?
C'est pas homophobe, c'est juste le relou de base qui se mêle de ce qui le regarde pas. Laisse couler pour l'instant je pense. Ça vaut pas l'coup de se prendre la tète pour ça. L'indifférence passera mieux ! 
Re: Peut-on considérer cela comme de l'homophobie ?
Homophobe? Disons que pour la remarque, c'est peut être un mot trop fort, mais tu n'es pas parano dans le sens où en effet dire "c'est bien" ça montre que pour lui la normalité = Homme + Femme, et donc qu'il n'est pas très ouvert... Sa réflexion n'est pas vraiment TRES homophobe par contre il pourrait avoir des réactions qui le soient plus...
Me trouve pas super claire
Me trouve pas super claire
Re: Peut-on considérer cela comme de l'homophobie ?
Bah visiblement il n'a pas inventé l'eau chaude, mais ce genre de pauvre bougre (l'ironie du terme est assez drôle
) ne pense pas forcément à mal, pour lui c'est juste sa normalité et son esprit a du mal à voir au delà...
Je ne classerai pas ça dans l'homophobie de base, plus dans l'homophobie sous-jacente que je trouve souvent bien plus sournoise que l'homophobie affichée contre laquelle on peut lutter. Pour ma part je ne supporte pas du tout les allusions de certaines personnes qui se considèrent pourtant gay-friendly, genre "Salut le gay" "Ouais, fin t'es pas vraiment un mec, toi" 'Avec ton copain c'est qui qui fait la fille ?" etc. etc. Ils ne pensent pas à mal, c'est plus de la bêtise qu'autre chose, généralement il suffit de les reprendre (pour ma part c'est ce que je fais). Faut savoir présenter la chose d'une manière à faire remarquer à quel point leur remarque est stupide et généralement ils s'en rendent comptent tout seuls. Mais faudra travailler en profondeur avant qu'ils ne comprennent qu'il n'y a aucune différence entre un(e) homosexuel(le) et un(e) hétérosexuel(le) à part son/sa partenaire.
Je ne classerai pas ça dans l'homophobie de base, plus dans l'homophobie sous-jacente que je trouve souvent bien plus sournoise que l'homophobie affichée contre laquelle on peut lutter. Pour ma part je ne supporte pas du tout les allusions de certaines personnes qui se considèrent pourtant gay-friendly, genre "Salut le gay" "Ouais, fin t'es pas vraiment un mec, toi" 'Avec ton copain c'est qui qui fait la fille ?" etc. etc. Ils ne pensent pas à mal, c'est plus de la bêtise qu'autre chose, généralement il suffit de les reprendre (pour ma part c'est ce que je fais). Faut savoir présenter la chose d'une manière à faire remarquer à quel point leur remarque est stupide et généralement ils s'en rendent comptent tout seuls. Mais faudra travailler en profondeur avant qu'ils ne comprennent qu'il n'y a aucune différence entre un(e) homosexuel(le) et un(e) hétérosexuel(le) à part son/sa partenaire.
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Vespertilia
- Messages : 53
- Inscription : mer. déc. 15, 2010 5:21 pm
Re: Peut-on considérer cela comme de l'homophobie ?
Je suis vraiment d'accord avec Yπνος, je pense que cet homme est plus bête qu'autre chose en fait. Bien sur par ses paroles il démontre clairement que pour lui l'homosexualité n'est pas quelque chose de normal mais ce n'est pas non plus à proprement parler une attaque quoi. Par contre je pense que tu as raison de le remettre en place maintenant histoire qu'il ne prenne pas ses aises et que ses réflexions deviennent de plus en plus virulentes.
Malheureusement des mecs comme lui, pas spécialement homophobes mais pas non plus complètement gay-friendly, il y en a des tonnes. Je n'ai qu'a regarder mon copain ou mon frère qui se foutent royalement qu'une personne soit gay ou pas, ils n'ont pourtant pas des remarques très très fines par moment, je pense que c'est malheureusement quelque chose d'encré dans les mœurs et c'est ça qu'il faut changer petit à petit (on est sur la bonne voie je trouve).
Malheureusement des mecs comme lui, pas spécialement homophobes mais pas non plus complètement gay-friendly, il y en a des tonnes. Je n'ai qu'a regarder mon copain ou mon frère qui se foutent royalement qu'une personne soit gay ou pas, ils n'ont pourtant pas des remarques très très fines par moment, je pense que c'est malheureusement quelque chose d'encré dans les mœurs et c'est ça qu'il faut changer petit à petit (on est sur la bonne voie je trouve).
Re: Peut-on considérer cela comme de l'homophobie ?
+1Yπνος a écrit :Bah visiblement il n'a pas inventé l'eau chaude, mais ce genre de pauvre bougre (l'ironie du terme est assez drôle) ne pense pas forcément à mal, pour lui c'est juste sa normalité et son esprit a du mal à voir au delà...
Je ne classerai pas ça dans l'homophobie de base, plus dans l'homophobie sous-jacente que je trouve souvent bien plus sournoise que l'homophobie affichée contre laquelle on peut lutter. Pour ma part je ne supporte pas du tout les allusions de certaines personnes qui se considèrent pourtant gay-friendly, genre "Salut le gay" "Ouais, fin t'es pas vraiment un mec, toi" 'Avec ton copain c'est qui qui fait la fille ?" etc. etc. Ils ne pensent pas à mal, c'est plus de la bêtise qu'autre chose, généralement il suffit de les reprendre (pour ma part c'est ce que je fais). Faut savoir présenter la chose d'une manière à faire remarquer à quel point leur remarque est stupide et généralement ils s'en rendent comptent tout seuls. Mais faudra travailler en profondeur avant qu'ils ne comprennent qu'il n'y a aucune différence entre un(e) homosexuel(le) et un(e) hétérosexuel(le) à part son/sa partenaire.