Homophobie ordinaire : histoires vécues (2)
Re: Dans mon dos
Qui ne tente rien n'a rien. 
Re: Dans mon dos
Y a des gens qui sont lourds sans être foncièrement méchant, seulement voilà, ils sont un peu cons et n'imaginent pas "l'ampleur" de leurs actes. Ce qui est navrant, c'est que c'est interventions ne sont pas inutiles. Les jeunes lycéens, collégiens, obtiennent parfois des acquis nouveaux de ces rencontres.zphyr a écrit :Tu peux t'arranger avec ton prof pour que ça passe pour une action pédagogique que lui a décidé (en plus dans la Commission pour l'Éducation à la Santé et la Citoyenneté il y a la lutte contre les discriminations et l'homophobie est citée).
C'est un constat affligeant d'ailleurs, que des gens soient si cons qu'ils aient besoin d'être éduqué sur des choses qui devraient être un savoir inné.
Re: Dans mon dos
Bon demain je prends mon courage à deux mains et je vais parler à la prof.
Ce serait m'outer auprès des profs mais même pas peur
Mais au sujet d'une intervention de SOS homophobie je préfère ne pas en parler, enfin c'est sûr que si la prof décide de les contacter pourquoi pas mais moi je ferais pas, et je pense sincèrement que je me sentirais mal pendant l'intervention.
Verra bien demain..
Je dois bien vous avouer que j'ai un peu beaucoup peur
Ce serait m'outer auprès des profs mais même pas peur
Mais au sujet d'une intervention de SOS homophobie je préfère ne pas en parler, enfin c'est sûr que si la prof décide de les contacter pourquoi pas mais moi je ferais pas, et je pense sincèrement que je me sentirais mal pendant l'intervention.
Verra bien demain..
Je dois bien vous avouer que j'ai un peu beaucoup peur
Re: Dans mon dos
Tu sais, ils font ça très bien et les élèves homos dans le placard se sentent plutôt mieux, sans pour autant s'être révélés.logikstation a écrit :Bon demain je prends mon courage à deux mains et je vais parler à la prof.
Ce serait m'outer auprès des profs mais même pas peur![]()
Mais au sujet d'une intervention de SOS homophobie je préfère ne pas en parler, enfin c'est sûr que si la prof décide de les contacter pourquoi pas mais moi je ferais pas, et je pense sincèrement que je me sentirais mal pendant l'intervention.
Verra bien demain..
Je dois bien vous avouer que j'ai un peu beaucoup peur![]()
Grand courage à toi !
Re: Dans mon dos
Merci, ça me touche
En fait j'ai peur que pendant un cours sur l'homophobie certaines personnes me visent ou autres
Je dois bien avouer que je ne sais pas comment je réagirais à ce moment-là..
En fait j'ai peur que pendant un cours sur l'homophobie certaines personnes me visent ou autres
Je dois bien avouer que je ne sais pas comment je réagirais à ce moment-là..
Re: Dans mon dos
Pas certain qu'ils te visent.
Au fond, ils savent que c'est mal de stigmatiser les homos et/ou ceux qu'ils croient être homos.
Et devant l'autorité (que s'en soit une ou que ça semble en être une), ils gardent profile bas. De la même manière qu'on va adorer pourrir un prof mais que devant l'inspecteur d'académie on va se tenir à carreau.
Et personne ne t'oblige à parler. Au collège ou au lycée, j'ai jamais eu d'intervention par rapport à l'homosexualité. Mais 1 ou 2 sur la sexualité en général. Et globalement, personne n'osait vraiment réagir ou poser de question. Même ceux qui deux minutes avant se vantaient d'en être à leur 395ème relation sexuelle.
Quant au fait d'être outée vis-à-vis de tes profs, tu devrais pas t'inquiéter je pense. Mon copain est prof; et depuis le peu d'années qu'il enseigne il a jamais caché qu'il était gay et n'a jamais eu de problème avec ses collègues pour autant.
Au fond, ils savent que c'est mal de stigmatiser les homos et/ou ceux qu'ils croient être homos.
Et devant l'autorité (que s'en soit une ou que ça semble en être une), ils gardent profile bas. De la même manière qu'on va adorer pourrir un prof mais que devant l'inspecteur d'académie on va se tenir à carreau.
Et personne ne t'oblige à parler. Au collège ou au lycée, j'ai jamais eu d'intervention par rapport à l'homosexualité. Mais 1 ou 2 sur la sexualité en général. Et globalement, personne n'osait vraiment réagir ou poser de question. Même ceux qui deux minutes avant se vantaient d'en être à leur 395ème relation sexuelle.
Quant au fait d'être outée vis-à-vis de tes profs, tu devrais pas t'inquiéter je pense. Mon copain est prof; et depuis le peu d'années qu'il enseigne il a jamais caché qu'il était gay et n'a jamais eu de problème avec ses collègues pour autant.
Re: Dans mon dos
De toute façon chez les profs (et pas que chez les profs
) une rumeur avait déjà circulé un peu je pense lorsque j'étais avec mon ex (pourtant aucun signe extérieur de notre couple à l'intérieur du lycée).
Mais disons que dans mon petit lycée de campagne, y'a accesoirement un prof qui voit réguliérement mes parents. Et tout un tas de profs qui voyent encore parfois mon frère. 'Fin bref, on va faire abstraction
Mais disons que dans mon petit lycée de campagne, y'a accesoirement un prof qui voit réguliérement mes parents. Et tout un tas de profs qui voyent encore parfois mon frère. 'Fin bref, on va faire abstraction
Re: Dans mon dos
Bon voilà, c'est fait. L'heure a trèèèèèèèèès longue et stressante en voyant la fin approcher.
J'ai demandé à la prof si je pouvais lui parler une minute, elle s'est approchée un peu de moi et je lui ai dit qu'on m'avait appris qu'une personne de la classe (je n'ai pas dit qui, mais elle a du comprendre) avait parlé sur moi, et qu'il y avait eu des insultes homophobes. Elle a fait direct des gros yeux bien choqués (comme ça : O_O ) du genre elle trouve ça horrible (moi pas tant que ça, mais bon...
) et elle m'a limite coupé pour dire "oui oui, au prochain cours, bien sûr".
Je l'ai remercié et je me suis un peu sauvée toute tremblante. A la porte elle m'a rattrapée en me demandant si c'était une de ses élèves de théâtre (elle est prof de théâtre mais a une classe d'ECJS). J'ai dit non. Et elle m'a demandé des précisions, alors j'ai dit qu'un ami m'avait rapporté quelque chose qui avait été dit à l'internat.
Je flippe un peu parce que dans le couloir j'ai croisé la personne qui m'avait insulté et je deviens sans doute parano, car j'ai l'impression qu'il m'a lancé un regard noir (genre ouuuh la balance !). Même si j'ai pas dit son nom, internat + pas théâtre = uniquement lui dans la classe
'Fin bref. Moults péripéties. J'ai mis trois heures à me calmer, mais je sens que le prochain cours va être long. Verdict dans deux semaines (on a cours une semaine sur deux).
A vrai dire, j'ai un peu peur que ça se transforme en morale pour l'élève concerné ou autre.
J'ai demandé à la prof si je pouvais lui parler une minute, elle s'est approchée un peu de moi et je lui ai dit qu'on m'avait appris qu'une personne de la classe (je n'ai pas dit qui, mais elle a du comprendre) avait parlé sur moi, et qu'il y avait eu des insultes homophobes. Elle a fait direct des gros yeux bien choqués (comme ça : O_O ) du genre elle trouve ça horrible (moi pas tant que ça, mais bon...
Je l'ai remercié et je me suis un peu sauvée toute tremblante. A la porte elle m'a rattrapée en me demandant si c'était une de ses élèves de théâtre (elle est prof de théâtre mais a une classe d'ECJS). J'ai dit non. Et elle m'a demandé des précisions, alors j'ai dit qu'un ami m'avait rapporté quelque chose qui avait été dit à l'internat.
Je flippe un peu parce que dans le couloir j'ai croisé la personne qui m'avait insulté et je deviens sans doute parano, car j'ai l'impression qu'il m'a lancé un regard noir (genre ouuuh la balance !). Même si j'ai pas dit son nom, internat + pas théâtre = uniquement lui dans la classe
'Fin bref. Moults péripéties. J'ai mis trois heures à me calmer, mais je sens que le prochain cours va être long. Verdict dans deux semaines (on a cours une semaine sur deux).
A vrai dire, j'ai un peu peur que ça se transforme en morale pour l'élève concerné ou autre.
Re: Dans mon dos
Bon ben c'est assez cool. Reste plus qu'à voir comment elle va faire.
Re: Dans mon dos
Elle va utiliser nos méthodes ancestrales, l'estrapade j'espère.
Ca date du moyen âge, une valeur sûre pour que le châtiment suive partout celui qui s'est vu le subir !
Ca date du moyen âge, une valeur sûre pour que le châtiment suive partout celui qui s'est vu le subir !