Rassure moi, tu n'accrédites pas une seconde cette approche ? Parce que là on est dans le grand n'importe quoi.Kliban a écrit :Celle évoquée par Z*mmour : la perspective de ne pas avoir de descendance. Un système qui favoriserait outrancièrement des modes de sexualité sans reproduction finirait par disparaître - sauf sil était par ailleurs parthénogénétique, ce que l'espèce humaine n'est pas. Si ben que les comportements trop favorables à ce type de sexualité seraient défavorisés.
C'est possible, et ça explique par exemple pourquoi les gens sont si longtemps tristes de ne pas avoir de petits-enfants - l'effet est le même, dans un premier temps, pour un enfant qui embrasse un ordre religieux.
Ce dit système ne pourra jamais exister à moins d'avoir choisi sciemment la disparition de l'espèce comme idéologie. En dehors de quelques sectes adeptes du suicide collectif ou de l'armageddon, il n'existe aucun cas de ce genre dans l'histoire de l'humanité, et je doute que ça existe un jour. La disparition de l'espèce ne sera liée qu'à un facteur que l'humanité ne maîtrisera pas (qu'elle en soit à l'origine ou non). La société humaine tend inexorablement à assurer sa pérennité. Alors quand bien même la norme deviendrait exclusivement le couple homosexuel, tu pourrais être sûr qu'un dispositif social (et/ou technologique) serait mis en place pour la reproduction de l'espèce.
Sur la question de la filiation, il y a l'adoption. Certes beaucoup de personnes préfèrent avoir une descendance de leurs propres gènes tant que faire se peut, et ça concerne autant les couples hétéro qu'homo -bien que les couples hétéro ait un avantage certain évidemment. Mais pour les couples stériles, ou ceux qui préfèrent adopter plutôt que d'avoir des enfants par le biais de modèles de familles complexes (toutefois très répandues aujourd'hui avec les familles recomposées côté hétéro), il y a toujours possibilité de filiation par l'adoption, discrimination envers les homos mise à part.
En supposant une société dans laquelle l'égalité des droits serait acquise et l'homophobie marginale, les individus pourraient exprimer plus librement leur orientation sexuelle dès les premiers amours, ce qui atténuerait grandement le choc produit par l'annonce de l'homosexualité d'un enfant à ses parents. Les parents ne seraient plus dans l'effondrement d'une image ou d'un idéal qu'ils se sont construits de leur enfant. Que resterait-il comme élément pouvant générer un sentiment négatif envers une orientation homo ? Cette seule question entre adoption, insémination ou familles étendues pour la filiation des couples "stériles" de facto. On est bien loin des drames générés par l'homophobie actuelle.
Allez un peu de légèreté