Merci à Gil et Sapho pour l'info.Gil a écrit :je viens d'apprendre par une amie parisienne qu'un couple de lesbiennes s'est fait agressé (verbalement et physiquement) le long du canal de l'Ourcq (Paris).
les lesbiennes qui le peuvent sont invitées à se joindre à un rassemblement devant le O-Kay Café (41 quai de la Loire) le samedi 29 mai entre 18h30 et 22h, pour exprimer leur soutien aux victimes, leur indignation face à cet acte lesbophobe, et réinvestir en masse cet espace qui nous appartient aussi.
Je n'ai pas voulu mettre ça en "meating", parce que voilà, mais bon.... En tout cas je pense que j'y serais.
Le blog de l'une des deux:Un couple de lesbiennes qui se promenait le long du canal de l'Ourcq, samedi dernier, aurait été agressé par plusieurs hommes. Un collectif se mobilise et organise ce samedi un pique-nique de soutien sur les lieux de l'attaque.
Alors, tout à l’heure, avec ma meuf, on était tranquille au bord du canal, et après quelques verres au bar Ourcq, on décide de continuer un peu plus loin.
Et c’est alors qu’on a eu droit au fameux "alors, ça va les filles", avec le ton qui va bien, et qui veut dire que t’es rien qu’une chatte sur pattes.
Alors j’ai regardé le boeuf dans les yeux, et j’éructe :"Alors quoi, les filles ?", et on poursuit notre chemin.
Alors, j’ai entendu derrière nous "ça, c’est de la grosse gouine"
Alors, je me suis retournée. Et j’ai vu ma bière quasi pleine faire un très joli jeté vers les quatre ou cinq abrutis. Très joli jeté, tout en gouttelette moussues flamboyantes dans le soleil couchant. Pas un n’a été épargné, j’étais assez fière de mon coup.
Alors, j’ai senti que ça n’allait pas s’arrêter là. Ils sont arrivé en beuglant, les quatre ou cinq. Les détails, je ne m’en souviens pas trop. Je me souviens de la brique de jus d’ananas versé, des cris, des "salopes", des "sales gouines", du premier coup derrière la tête, de ma meuf qui tente de s’interposer, des gens, plein et plein, qui passent le nez baissé et que j’ai interpellé "hé les gens, s’il vous plait, venez", et du deuxième coup, cette fois-ci bien dans la gueule. Je me souviens des quelques passants qui sont enfin intervenus, du sang qui coulait de mon nez et de mon oeil qui enflait au fur et à mesure, de notre retour prématuré et de l’odeur écoeurante de l’ananas qui nous suivait. Je me souviens des trois autres mecs sur lesquels j’ai gueulé au moindre regard ou parole de travers.
Alors, je me demande : la prochaine fois que j’entends un "sale gouine", je ferme ma gueule et je m’excuse de désordre causé à l’ordre macho-hétéro ?