Homophobie : actualités

Homophobie,lesbophobie, biphobie, transphobie, sexisme et autres joyeusetés...
Manchette
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Re: Belgique - Plainte contre Monseigneur Léonard.

Message par Manchette »

Vivement que cette louable pratique passe la frontière !
Indigo
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Re: Belgique - Plainte contre Monseigneur Léonard.

Message par Indigo »

OFF-Topic :
Il y a vraiment une cathédrale Saint-Gudule ? :lol:
ExMembre

Re: Belgique - Plainte contre Monseigneur Léonard.

Message par ExMembre »

Indigo a écrit :
OFF-Topic :
Il y a vraiment une cathédrale Saint-Gudule ? :lol:
OFF-Topic :
Tutafé. Gudule était la fille de sainte Amalberge, nièce de Pépin le Bref, Maire du Palais. Elle a été élevée par sa tante, sainte Gertrude de Nivelles, dans le couvent qu'elle avait fondé en Brabant. Gertrude et Gudule s'entendaient vachement bien, toutes les deux, avec leurs prénoms à coucher dehors.

Mais elle n'a pas eu facile tous les jours. Alors qu'elle se rendait chaque jour avant l'aube à l'église avec une servante, le diable souffle leur lanterne, mais celle-ci se rallume miraculeusement. On ne sait pas pourquoi. C'est un miracle. Ensuite, chaque nuit, le diable tentera, sans succès, d'éteindre leur lampe. Cette légende est analogue à celle de sainte Geneviève de Paris, dont le prénom a quand même plus de gueule.

Mais comme Gudule était une chouette petite bonne femme, elle a guéri un enfant muet et une lépreuse.

Son corps a été transféré par le duc Charles de Lorraine à Bruxelles et elle est devenue patronne de la ville.
floridjan
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Re: Belgique - Plainte contre Monseigneur Léonard.

Message par floridjan »

Manchette a écrit :Vivement que cette louable pratique passe la frontière !
Une tarte pleine de merde, cela aurait été mieux encore ! 8)
ExMembre

Re: Belgique - Plainte contre Monseigneur Léonard.

Message par ExMembre »

J'avais écrit dans un post précédent qu'une pétition circulait parmi les enseignants de l'Université Catholique de Louvain, une institution vieille de cinq siècles, pour que celle-ci se dégage de l'autorité du primat de Belgique.

Je retranscris le texte de la pétition ci-dessous, en mettant en gras ce qui concerne l'homosexualité, il me semble intéressant dans la mesure où il s'agit de l'opinion de nombreux professeurs d'université, dont de nombreux catholiques, résolument opposés à certaines prises de position de la hiérarchie vaticane. Un discours comme on aimerait en lire plus souvent, et qui souligne bien que le catholicisme ne se résume pas aux discours du pape.
Nous sommes nombreux – athées, agnostiques, croyants à des titres divers ou chrétiens pratiquants – à avoir rejoint l'Université catholique de Louvain en raison de sa tradition humaniste et du privilège qu'elle a toujours accordé à la raison sur les formes multiples d'irrationalisme. Ceci se vérifie à la fois dans le détail de ses enseignements, dans l'extraordinaire diversité de ses champs de recherche, dans la culture qui est la sienne depuis plus de cinq siècles. Pionnière de l'humanisme au temps de la Renaissance, l'UCL prend place aujourd'hui dans un espace public national relativement original, marqué par l'invention d'une laïcité ouverte. A côté de leurs consœurs, l'UCL et la KUL participent à la formation d'une grande partie de la jeunesse – de Belgique, mais aussi d'Europe – et accomplissent à ce titre une mission de service public. Une mission pour laquelle les vertus premières sont le respect des personnes dans leur diversité de sexe, d'âge et de confession, mais aussi la mobilisation d'une réflexion scientifique libérée des affres de l'obscurantisme.

Or les récents propos de Mgr. Léonard relatifs à la « justice immanente » en matière de sida, ses déclarations sur la sexualité et le corps humains comme ses jugements à l'emporte-pièce sur l'homosexualité, viennent jeter un puissant discrédit sur cet équilibre général. En effet, l'Archevêque de Malines-Bruxelles se trouve être à la tête du Pouvoir Organisateur de l'UCL. Ses prises de position traduisent ce qu'il faut bien appeler une fuite en avant ultraconservatrice au sommet de l'Eglise catholique et portent atteinte à la culture dans laquelle nous travaillons, dans la diversité même de nos approches et de nos convictions Ces propos appellent une réaction claire de la part d'enseignants qui s'adressent à une jeunesse ayant plus que jamais besoin de repères éthiques. Cette réaction est celle de la plus vigoureuse condamnation. Rien ne justifie de telles assertions. Pire encore, celles-ci s'appuient sur une forme d'immoralité dont la logique doit être brièvement rappelée.

Parler de justice immanente suppose que certains événements naturels qui échappent à la volonté humaine se justifient au nom d'une action providentielle. Comme au Moyen Âge, cette conception voit dans la « maladie » un mécanisme de tri sélectif, doté d'une signification morale. Cela revient à prêter à des faits naturels une intentionnalité qu'ils n'ont évidemment pas. Parler d'un « amour malmené qui se venge » est une absurdité qu'aucun homme de science moderne, aucun citoyen éduqué, ne peut accepter.

Une telle vision s'appuie sur une conception du corps et de la sexualité qui n'est pas seulement archaïque, mais fallacieuse. Elle suppose en effet que le corps humain serait pareil à un objet dont on pourrait discipliner les instincts, et la sexualité cette nécessité douteuse dont la fonction essentielle serait la reproduction. Elle occulte cette part infrangible de l'identité humaine, pour laquelle le corps n'est pas un objet externe mais le lieu même de la vie, et la sexualité la matrice du désir qui nous porte à la rencontre d'un(e) autre. C'est bien parce que nous sommes corps sexués que l'autre n'est jamais l'abstraction à laquelle l'assignent les systèmes ou les pensées totalitaires, mais cette présence incarnée qui demeure, plus que tout, foyer de l'interdiction du meurtre et appel à un au-delà de soi. Or cette présence se nomme liberté : elle est le théâtre difficile et magnifique de l'apprentissage de soi et du monde, qui exige tout autre chose qu'une attitude répressive ou culpabilisante.

Enfin, la condamnation récurrente de l'homosexualité fournit le support d'une discrimination entre les personnes, contraire non seulement aux droits fondamentaux, mais aussi à cette exigence morale proprement moderne, visant à assurer à chacun le respect de ses conceptions particulières de la vie bonne dans la mesure où cela ne nuit pas à autrui, pour reprendre la formule de Kant.

Ce n'est pas faire l'apologie d'un rationalisme débridé que de souligner ces différents éléments. Nous sommes bien placés à l'UCL pour penser que la logique même du rationalisme est de savoir s'interroger sur ses propres limites, au nom d'une raison capable de s'abreuver à d'autres sources qu'elle-même. Mais nous sommes bien placés aussi pour penser que la modernité nous a fourni des acquis considérables en vue d'élaborer une éthique responsable, destinée à tous. A ce propos, est-il inutile de rappeler que l'Eglise catholique – en Belgique, mais pas seulement – est concernée par une série d'affaires de pédophilie qui demeurent un scandale absolu et qui appellent une justice autonome, ferme et responsable ? Faut-il rappeler que les toutes dernières déclarations prônant une « une absence de jugement pour des prêtres qui ne sont plus en fonction » ouvrent sur une impunité injustifiable, puisque les victimes demeurent en vie et que les actes commis doivent être pris en charge par le droit pénal ? Faut-il rappeler enfin que ces affaires ne sont pas seulement le fait de quelques-unes, mais le signe d'une déficience institutionnelle profonde ? Un minimum de décence supposerait de savoir balayer devant sa porte face à la gravité de telles situations, plutôt que d'en rajouter en tenant des propos réactionnaires sur la maladie et la sexualité. Nous savons pertinemment que ceux-ci ne reflètent pas, loin s'en faut, l'opinion d'un grand nombre de catholiques, dont la démarche spirituelle ne se réduit nullement à ce que certains membres de leur hiérarchie affirment haut et fort. Mais nous savons aussi que ces assertions font honte à l'institution universitaire dont l'Archevêque de Malines-Bruxelles demeure le Grand chancelier. Pour cette raison même, son maintien à un tel poste est devenu injustifiable et nous demandons sa démission. A défaut, l'UCL devra en tirer les conclusions qui s'imposent quant à l'autonomie définitive de son Pouvoir Organisateur à l'égard de la hiérarchie catholique.
Zünisch
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Re: Actes homophobes sur le parvis de Notre Dame

Message par Zünisch »

Un Up vu la nouvelle qui vient de tomber.

Toutes les poursuites contre les agresseurs de Notre Dame ont été abandonné. Au passage, cela m'a permis d'apprendre que le délai de prescription entre injures racistes et injures homophobes est complètement différent. Allez savoir pourquoi. :roll:
Moooooog

Re: Actes homophobes sur le parvis de Notre Dame

Message par Moooooog »

Quelle honte...
Nicofoto
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Re: Actes homophobes sur le parvis de Notre Dame

Message par Nicofoto »

C'est vraiment dégueulasse, qu'elle injustice :pascontent:
Amour Dollar
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Re: Actes homophobes sur le parvis de Notre Dame

Message par Amour Dollar »

Je suis outré que la justice de notre pays soit si... injuste. (Ouais, vive l'oxymore >_< )
Non mais on croit rêver, ils ont agressé des homosexuels, l'homophobie est punie par la loi, et ils ne sont même pas condamnés ? Je suis franchement dégouté, la France est vraiment catastrophique. Combien de temps on va devoir attendre avant d'avoir une véritable égalité ? Pfff, c'est franchement pathétique.

Au passage, homos sensibles s'abstenir: Il y a une autre vidéo du Kiss-in qui est sur youtube; Mais sur cette vidéo, des commentaires franchement haineux et dégoutants sont postés... Le truc c'est que je me vois mal signaler tous les commentaires, il y en a un tas.
Bref.
Hypnos
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Re: Actes homophobes sur le parvis de Notre Dame

Message par Hypnos »

Les gens sont bêtes. Donc ils sont bornés. Donc il ont peur de quelque chose de différent. Parce que... c'est différent.

Pathétique. Au final ce sont eux les victimes dans l'histoire. Mais quand ils prennent les armes contre les autres, là c'est too much.

Quand à la justice de notre pays, je crois qu'elle a de nombreuses fois démontrée qu'elle était incroyablement laxiste parfois. Qu'on ne s'étonne pas que des agresseurs homophobes ne soient pas condamnés, mon père, il y a de cela quelques années, s'est fait voler un stock complet de produits vendus par sa société. Des policiers ont arrêtés les voleurs en plein flagrant délit de revente du matériel volé (facilement identifiable grâce aux numéros de série). Du coup ils les ont condamnés à... un lourd sermon d'au moins quelques minutes ! Quand on voit ce qu'ils réservent aux voleurs, quand on voit qu'ils ignorent les agresseurs et relâchent des violeurs multirécidivistes régulièrement, et bien il y a de quoi se faire du soucis. Mais je critique, je critique, mais c'est une machine tellement grande et imposante que la faire fonctionner sans heurts est presque impossible... mais il faudrait voir à ne pas faire en sorte qu'elle ne fonctionne pas...
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