Imaginary a écrit :Mouais, moi je m'en contrefous de cette ordure qu'il crève et passe un reste de vie de merde à penser uniquement à ses actes, et à rien que celà. Par contre j'aimerais savoir comment va la victime, il n'y a pas assez détail là dessus, est-ce qu'il va s'en remettre, réussir à retrouver une vie "heureuse", est ce qu'il y a un moyen de le joindre pour éventuellement tenter de lui apporter un semblant de soutien?
Déjà, ce sera surement long pour que la victime puisse mener à nouveau une vie normale, si jamais elle y arrive un jour. Et c'est tout ce que je lui souhaite.
Pour cette "ordure", ou plutôt ces 4 "ordures", qui bénéficient de la présomption (oui, je me fais l'avocat du diable), et bah je leur souhaite également la même chose! Parce qu'une fois sa peine purgée, tout le monde a droit à une seconde ainsi que d'être réintégré à la société.
Et comme le hasard fait bien les choses, le dernier post sur le blog d'Authueil est un peu sur ce thème:
Et pour finir, sur les peines auxquelles ils pourraient être condamnés, le maximum serait du perpétuité avec 30 ans de sureté, mais je tablerais plutôt sur quelques chose comme 30 ans fermes ou perpétuité avec 20 ans de sureté vu que d'après ce que j'ai lu, les accusés ont tendance à se remettre en question.Victimes et droit pénal
Par Samuel, mercredi 19 janvier 2011 à :: Politique :: #1749 :: rss
Cap justice, dans un commentaire sur le billet précédent, appelle mon attention sur la proposition de loi écrite par l'association "institut pour la justice" et déposée par quelques députés qui sont les relais habituels de ce lobby à l'Assemblée nationale. Ils proposent que la victime puisse contester une décision de relaxe ou d'acquittement.
Cette proposition de loi est parfaitement représentative des positions de cette association qui milite pour une plus grande place des victimes dans le procès pénal. Je suis fondamentalement et viscéralement opposé à cette position ! Le fondement même de la jsutice pénale, c'est l'éviction de la victime du procès pénal ! La victime a droit à une indemnisation, mais la sanction de la faute relève de la société et d'elle seule. C'est la traduction d'un choix fondamental, celui du refus de la vengeance privée, qui est une conquête finalement assez récente, même si elle commence très tôt. La loi du Talion, édictée par Moïse, est une tentative pour encadrer et borner la vengeance privée (à défaut de l'interdire).
Vouloir redonner la main au victime pour qu'elles puissent avoir leur mot à dire dans la sanction pénale est une régression. On est là sur une question anthropologique, la manière dont on conçoit la vie société. Bref, une question de civilisation. C'est une question fondamentale.
Je déplore qu'un vrai débat n'ai pas lieu sur le fond, et qu'on laisse les thèses et propositions de cette association se dérouler dans des colloques qu'elle organise (donc non contradictoires) et dans des amendements (qui ont du mal à passer et c'est tant mieux). Ce que je déplore surtout, c'est que ceux qui sont opposés aux thèses de cette association ne s'organisent pas mieux, lui laissant le terrain et prenant ainsi le risque de voir leurs théories progresser dans les esprits, faute de réponses.
Enfin bon, le procès dure 10 jours et il peut se passer beaucoup de choses d'ici là.