De nombreux post ont étés déjà crées, abordent le sujet de nombreuses fois. Ecrire des sujets qui polluent ne m'amuse pas franchement, et je présente déjà mes excuses aux modos qui s'occupent du nettoyage du fofo.
C'est que la situation devient critique. Au point qu'une vie est en dangée.
Ceux qui me connaissent savent plus ou moins que l'endroit où j'étudie rassemble presque plus de la moitié des goudoues de l'Alsace du Nord... (Bon d'accord, j'éxagère un peu. Mais juste un peu !)
Et étrangement; je suis proche de plus d'une.
Soit, c'était complètement inutile, mais juste pour mettre la situation en place. (Ou pas)
Enfin, c'est surtout que je ne sais pas par quoi commencer. Ce n'est pas la première fois que je fais appel à vous, mais cette fois-ci c'est vraiment grave. Depuis mai 2008, je me suis énormément rapprochée d'une amie. Cette amie en question n'allait pas bien à cette époque là, et je ne pensais pas que cela pouvait empirer. Apparament, sa situation familale n'était pas franchement gaie, les prises de becs avec ses parents étant devenues des habitudes.
J'ai appris son homosexualité très rapidement, étant outée sans le vouloir a tout le monde, personnel d'éduc' compris, j'étais fichée, et elle me faisait confience. Dans le même temps, j'ai pu appercevoir ses bras. Et là horreur ; j'en connais des ados qui se scarifient, qui se font du mal à n'en plus pouvoir, mais elle... Un véritable massacre s'offrait à ma vue.
Pour complèter le tableau, elle m'avoue ses sentiments envers moi. Tout ça en moins d'un mois ! On m'applaudit, on m'applaudit !...
Le temps passe, je me rapproche encore d'elle, et elle devient une amie proche. J'oublie ses sentiments envers moi, mais pas ses problèmes familiaux. J'essaie de l'aider, de lui remonter le moral. Mais rien à y faire, la situation est horrible.
Finalement, un jour j'apprends qu'elle a été outée par sa mère dans la salle d'attente d'un cabinet de psycologie. "Tu ne vas pas bien, je t'ammène chez le psy. Dit moi, t'es lesbienne?" Enfin un truc du genre.
Et bien sur, l'autre ne sait pas mentir, prend l'occaz' au vol, et répond oui.
Là, faut présenter la famille. Père étranger, médecin, musulman, mais pas pratiquant. Monsieur est revenu du pire, et sauve plus de 800 vies par années.
Mère de bonne famille, non pratiquante, mais croyante quand il le faut, et ayant des côtés... Hystériques et tout ce qui s'en suit.
Et après, il y a l'étrange amie lesbienne qui a pervertit leur fille. Comment j'en suis arrivée là ? J'en sais rien !
En tout cas, ce qui s'en est suivit:
Suite a un malentendu, j'ai appelé l'amie en question un samedi soir, ne réussissant pas a l'avoir, j'ai abandonné. Elle me rappelle, je rate son coup de fils, je la rappelle, son portable est éteind.
Le lendemain, dimanche matin, neuf heure, un appel; je décroche toute endormie avant de sauter hors de mon lit complètement réveillée;
C'est son père. Il est en face de chez moi; sous entend que je suis la raison de la dépréssion de sa fille, de la déstruction de la famille, que je suis satan même, que j'ai pervertis sa fille, que l'homosexualité cey le mââââl, me demande de ne plus approcher sa fille, que dans le cas contraire elle sera envoyée à l'autre bout du pays dans un internat, que les gérants de l'établissement sont au courant de la situation, touça touça, il insulte ma mère, et moi par la même occasion, et justifiant sa présance un dimance matin à 9heures par le fait que moi j'ai téléphoné à sa fille, un samedi soir a 21h alors qu'elle était au cinéma;
Complètement endormie, je ne comprends pas tout mais me permets de le remettre a sa place en utilisant les mêmes mots bourgeois que lui, mais certainement plus respectueux et polis, tout en me demandant comment j'en suis arrivée là, alors que cette fille n'est que mon amie, et qu'une des proches amies de la famille, qui est une de ses amies d'enfance est aussi homosexuelle. C'est bien ma veine, encore une fois.
Le lendemain je retourne en cours, j'applique ce que son père m'a demandé, m'en voulant énormément dans le fond. (Eh oui, je ne rate jamais une occaz de m'en vouloir). Attendant mon bus, sa mère m'appelle : sa fille est partie plus tôt, elle est forcément avec moi, c'est forcément de ma faute, j'aurais du ne jamais m'en approché, ect ect.
Je cours presque jusqu'en cours, j'essaie de l'appeller, mais rien. Une fois là-bas, elle y est. Elle pleure, apparament, au loin ; je ne m'en approche pas. Deux heures plus tard, le CPE me sort de cours: Elle a fuit, est partie sans prendre ses affaires, elle est injoignable, ils hésitent à appeller la police, et ses parents ont demandés a ce qu'ils m'interrogent moi.
Bref, elle revient, le temps passe, on se reparle, sa mère demande a me voir, elle s'excuse, tout paraît rentré dans l'ordre. Sauf le jour où je la croise en ville, où elle m'arrête, me pleure dessus, me hurle dessus, c'est encore de MA faute. Elle m'appelle, me traîte de lâche. Encore et encore. Son obcession devient harcèlement.
Ils séquestrent leur fille, elle n'a le droit de sortir que pour aller en cours, ou faire son sport. Lui enlèvent son portable, surveillent ses conversations internet. Elle ne mange plus, recommence a se scarifier, ne tient plus chez elle. Je l'invite chez moi, elle vient sans prévenir ses parents, samedi. Une heure après sa mère appelle : Elle est chez vous ? Elle est chez vous ?! "Non."
Le temps passe, mon amie stress. Elle éteind son portable, ils l'harcèlent ici aussi. Ils rappellent à la maison, on ne répond pas. 13h30, on sonne à la porte. Sa mère, elle la cherche, et me crache dessus. Sur moi, ma mère, mon frère, ma nièce (enfin non, pas elle, elle cherchait son doudou), on y passe tous, ma mère m'éduque mal, c'est trop facile d'étre "cool", mon frère est un sous-genre, il ne parle pas le bourge. Et moi, je suis lesbienne... GOUIIIINE, GOUDOUE, VAGINTARIENNE, je suis SATAN ! Bref... vous voyez le genre. Elle dénonce, les problèmes familiaux, complètement privées et hors sujets (son père urine au lit, ne dort plus, n'est pas loin de l'infarctus, et demande à sa femme de choisir entre lui, et sa propre fille.) elle me jette sur le dos le fait que c'est de ma faute que sa fille soit ratée, que leur entourage va mal le voir. Ils suppriment sa photo du portrait de famille.
Et croyez moi, je n'ai pas souvent eu peur de ce genre de réaction, mais je connais vraiment très bien mon amie: La tentative de suicide n'est pas loin, et approche à grand pas. N'étant plus en cours depuis environs trois semaines pour certaines raisons, je ne peux plus voir comment elle va, m'assurer de son état de santé. Depuis samedi, silence radio... Vraiment effrayant.
Je cherche un moyen de parler avec ses parents, de leur faire comprendre... Quoi exactement je ne sais pas, mais qu'ils comprennent !
Je ne sais pas quoi faire, une assoc, une aide extérieur, m'en éloigner, la laissée dans ses cas là...
Pardon pour ce pavé, et bravo à ceux qui liront, mais le temps presse, c'est vraiment urgent.
Merci d'avance.
Blacky qui est de retour.