Amitié, mode d'emploi

Un de vos proches est homo, bi,trans ? Vous êtes homo, bi, trans, et les relations avec votre famille vous posent questions ? Cette section vous est dédiée.
Ex-Membre M

Amitié, mode d'emploi

Message par Ex-Membre M »

Bonsoir à tous,

La dernière fois que j'ai écrit dans ce forum, j'avais 12 ans, en 4ème, j'allais très mal et était rejeté par mon cercle "d'amis". ( http://et-alors.net/forum/viewtopic.php ... us#p552024 ça me fait bizarre de relire ça à vrai dire).
Cela fait 4 ans. 4 ans de changement positifs, je suis maintenant au lycée, j'ai 16 ans, j'ai su me reconstruire, et je dirai que finalement cette épreuve à été bénéfique par certains aspects, j'ai un entourage qui m'accepte, je suis dans un lycée tolérant, dans lequel je peux donner la main à mon copain sans (presque) aucune remarque désagréable. Bref, d'une situation complètement noire je suis passé à quelque chose d'infiniment plus positif. J'ai l'impression que ce que j'ai vécu il y a quelques années est arrivé à une autre personne, tellement cela semble loin désormais.

Cependant, j'ai l'impression de devenir un "paranoïaque" de l'amitié (terme un peu fort mais qui résume assez bien ma pensée) : je me méfie de beaucoup de mes amis.
J'analyse les moindres remarques, paroles et faits des gens en pensant qu'il y a une arrière pensée derrière et que je me fais manipuler, si bien que j'ai d'énormes difficultés à accorder ma confiance à quelqu'un. Je suis apprécié par ma classe, mais je ne peux m'empêcher de me dire que tout ceci est de l'hypocrisie, et dés que quelqu'un me fait un compliment ou est juste sympa avec moi, je trouve cela suspect.
J'ai remarqué que je méfiais plus des garçons, qui pourtant m'apprécient (je ne ressemble à aucune sorte de cliché qu'ils peuvent avoir des gays, ce qui fait que ceux-ci n'ont aucune apréhension envers moi).

Je sais qu'au fond ce n'est pas possible que tout le monde mente, mais j'en arrive à me sentir seul et rejeté alors que c'est tout le contraire.. Cet état n'est pas permanent, je ne saurais expliquer pourquoi à certains moments cela me prend d'un coup, mais je pense que d'une manière ou d'une autre c'est à relier à ce que j'ai vécu, je dois surement avoir du mal à de nouveau accepter l'idée que, non je ne suis pas rejeté, et qu'on m'aime cette fois ci pour ce que je suis. J'aimerais vraiment me libérer de cette espèce de syndrome de persécution débile qui me prend sans raison (heureusement, celui-ci n'est pas non plus omniprésent, je suis "lucide" la plupart du temps).

Merci de m'avoir lu, et merci d'avance pour vos avis toujours éclairés :)
JavaBleue24
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Inscription : ven. mai 22, 2009 10:16 pm

Re: Amitié, mode d'emploi

Message par JavaBleue24 »

Etant donné ce que tu as vécu, c'est finalement assez logique que tu restes sur tes gardes et que tu n'arrives pas encore à croire à leur sincérité.. Il te faudra encore du temps ; est-ce que tes amis s'en plaignent, et te reprochent ta méfiance ? Si c'est le cas, n'hésite pas à leur dire que tu as besoin de toute leur patience, que leur bonne foi n'a rien d'évident pour toi compte tenu de ton passé...
:gentil: :copain:
Cyclothymia
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Inscription : mer. mars 30, 2011 10:26 pm

Re: Amitié, mode d'emploi

Message par Cyclothymia »

La parano est un plat de souper que l'on consomme en général quand l'humeur n'est pas au beau fixe, il faut la hâcher en petit dés de trois centimètres et demi l'assaisonner de sel, de poivre et la jeter à la poubelle avec conviction.
Et si malgré tout ça ne passe pas aussi bien ( car il par essence de la chose difficile de s'autoriser à jeter ces pensées iréels et afflictives de notre imagination ) il est de bon ton d'aller dialoguer avec les personnes concernés pour se rassurer tout simplement et passer par dessus des scénarii qui n'ont pas lieu d'être exploitable.
C'est un "mal" assez répandu mais on y gagne vraiment prendre le réflexe de le chasser et ne pas donner crédit à des choses qui n'existent pas.

Concrètement quand quelqu'un te fait un compliment tu ne le prend pas comme tel car il ne rentre pas le grand schéma mental que tu t'es habitué à avoir qui doute de tout pour se protèger suite à des expériences pas trés cool dans le domaine du relationnel ou bien c'est autre chose ?
Ex-Membre M

Re: Amitié, mode d'emploi

Message par Ex-Membre M »

Merci pour vos réponse :)
oncrètement quand quelqu'un te fait un compliment tu ne le prend pas comme tel car il ne rentre pas le grand schéma mental que tu t'es habitué à avoir qui doute de tout pour se protèger suite à des expériences pas trés cool dans le domaine du relationnel ou bien c'est autre chose ?
Mon schéma mental est, certains jours : tout le monde ment plus ou moins et le meilleur moyen de se défendre de cela c'est la méfiance et ... l'hypocrisie ==> pour ne pas avoir de mauvaises surprises le jour où je serai en état de "disgrâce", j'aime tout le monde en apparence, et je renvoie les compliments avec un grand sourire, en ne m'attachant à presque personne en vérité. Finalement, à force d'être parano, je deviens plus faux que ceux dont je me méfie.
Je crois que les seules personnes en qui j'aurai encore confiance, seraient des personnes ayant vécu la même chose que moi.
Je pense sérieusement à aller voir un psy, j'ai vraiment un problème, c'est manifeste
Sigma
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Re: Amitié, mode d'emploi

Message par Sigma »

Bienvenue au club... Je ne revivrais pour rien au monde mes quatre ans de collège, même si ce n'est pas pour les mêmes raisons (et j'ai une amie pour laquelle c'était encore pire). J'ai moins de problèmes pour m'attacher, mais pour ce qui est de la confiance, c'est difficile aussi. Le seul conseil que j'ai à te donner est de suivre ton propre avis : oui, un psy, ça aide. À faire un peu plus confiance aux autres, à parler de ce que tu as vécu, à empêcher ton inconscient de bloquer tout ça (parce que c'est galère quand tu dois non seulement diminuer l'influence des souvenirs sur tes actes mais en plus retrouver ces souvenirs ; ça ne facilite pas du tout l'auto-analyse).
Et courage ! :copain:
Ex-Membre M

Re: Amitié, mode d'emploi

Message par Ex-Membre M »

Merci Sigma :copain:

En fait, j'ai beaucoup de mal à m'imaginer parler de ça à un psy (aucun à priori sur les psy, ma mère est "l'une des leurs" :lol: je connais un peu )

Et surtout, pour lui dire quoi ?
Ma mémoire "sélective" m'a presque fait oublier ces années collèges (ça doit être une forme de protection), tout me semble flou quand il s'agit du collège, c'est presque une autre vie pour moi, car j'ai fait en sorte d'aller dans un lycée où je ne reverrai aucun des mes anciens camarades... et j'ai vraiment l'impression d'avoir tourné la page.
J'arrive à raconter sans aucun souci ce qui m'est arrivé, le rejet que j'ai subi, j'en ai parlé à tous mes amis

Je me dis que peut-être le lien que je fais entre mes mauvaises "expériences" du collège et ce que je vis aujourd'hui n'est qu'un raccourci simpliste, et que le problème vient de moi, que c'est ma manière de fonctionner... à moins que ce soit effectivement mon inconscient qui me protège de toute relation qu'il juge vouée à être destructrice pour moi...

Une chose est sûre, je ne veux pas vivre toute ma vie de cette façon, dans la méfiance ! :s
Sigma
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Inscription : mar. févr. 21, 2012 11:26 am

Re: Amitié, mode d'emploi

Message par Sigma »

Par comparaison avec mon cas personnel et celui de mon amie, je ne pense pas que ce soit ta manière de fonctionner. Ok, seulement deux cas, ce n'est pas très représentatif, mais ce sont les seuls dont je dispose.
Maintenant, pour la mémoire sélective : j'ai exactement la même chose. Et pour ça, à part aller chez le psy (à qui tu peux parler d'absolument tout ce qui te passe par la tête, même si ça n'a aucun rapport avec ce pour quoi tu es initialement venu), tu peux, tout seul dans ta chambre, chercher à récupérer un souvenir précis. Ce n'est pas très agréable (c'est le moins qu'on puisse dire). Personnellement, j'écris ce qui revient au fur et à mesure (dans un document caché, avec un mot de passe, dans un dossier caché, sur une machine virtuelle dont je verrouille l'écran avant de la quitter. Nonjenesuispasparanoïaque :ninja: ). Après, tu racontes ce souvenir au psy, ou pas.
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