Zzadigq a écrit :Bonjour Losweet,
Une chose assez (sinon très) similaire m'est arrivée il y a 3 ans. Il en reste toujours des traces, mais comme dit Zphyr le temps à la longue apaise les cicatrices.
Mais le temps n'arrange pas obligatoirement tout, car il n'y a toujours pas de relation "normale" [à savoir par exemple simplement le fait de se dire bonjour ou même parfois esquisser un sourire] comme avant (ce que personnellement j'aurais aussi souhaité, comme dans ton cas). Donc peut-être que la situation se normalisera entre vous, mais dans le mode ignorance complète mutuelle, ce que je ne te souhaite pas. Rayé purement et simplement de son existence, néantisation (merci ma psy!), oui c'est quelque chose de très dur à vivre, mais aie en tête quand même cette possibilité.
Cela n'empêche pas de travailler, même si cela peut devenir perturbant, mais là aussi à la longue on prend l'habitude, quand les sentiments se sont apaisés.
Des sentiments pour lui, même atténués, tu risques d'en avoir un certain temps, surtout si l'intensité de ton amour (ou attachement) pour lui a été vraiment très grande. En fait, si je fais un parallèle avec ce qui m'est arrivé, tes sentiments pour lui parfois te reviendront en pleine mémoire quand tu t'y attends le moins, mais là aussi un certain apprentissage est nécessaire.
Se creuser la tête pour avoir des raisons de le trouver sans intérêt, bah ça marche pas vraiment (en tout cas au début), car si tu t'es tourné vers lui, c'est bien que tu le trouvais (trouve toujours) intéressant, d'ailleurs la description que tu en fais, même succincte, le montre. On ne tombe pas amoureux (je ne parle pas d'attirance physique mais de sentiment amoureux) d'une personne si on ne lui trouve aucun intérêt autre que son physique (je ne suis d'ailleurs pas sûr que le physique entre majoritairement en ligne de compte dans l'évolution du sentiment amoureux, même si cela joue), et donc se forcer à le trouver inintéressant pour essayer de le "dés-aimer" risque d'être peu efficace. La solution proposée, la plus douloureuse cependant, est bien, je crois, le mode ignorance. Pas facile, parce qu'ignorer quelqu'un pour lequel on ressent quelque chose de puissant paraît hors de portée, mais finalement ça fonctionne plus ou moins bien selon les personnalités.
Tu sais ce n'est pas plus facile de taper des poings sur les murs quand on est dans une petite ville de province
Disons qu'on s'en sort. Pour ma part (en ce qui concerne ma propre histoire), mon regret le plus grand est qu'après tout ce temps on ne soit pas toujours sorti du mode ignorance totale mutuelle. Mais comme ni lui ni moi (et je reconnais que c'est un de mes plus grands défauts) ne savons faire des concessions, je ne sais pas si un jour cela évoluera dans le bon sens, même si je l'espère encore un peu. Bon courage à toi en tout cas.
Merci Zzadigq, ton témoignage est vraiment très appréciable pour moi. Et donc pour ta part, si tu travailles toujours avec cette personne, j'imagine que tu as bien géré la chose.
C'est vrai que c'est hard d'ignorer quelqu'un qu'on apprécie. Je ne me fais pas d'illusions, je sais maintenant qu'on ne pourra pas revenir en arrière aussi facilement même si j'avais pu lui dire que je n'étais plus amoureux. C'est terrible aussi cette privation de la parole, parce que c'est une solution bien préférable à l'ignorance mutuelle... j'y vois une forme de gâchis. Mais bon c'est comme ça, c'est la vie, et au bout du compte, c'est toujours le temps qui doit apaiser les douleurs je suppose... Le côté positif pour moi, c'est que j'ai réussi à circonscrire l' "incendie" et éviter de gros pétages de plomb -juste des tout petits - et je pense que personne n'a rien remarqué parmi les collègues - cela dit, je me contrefous de la rumeur mais c'est quand même mieux si ça reste discret. De la même façon, je suis arrivé à ne pas me laisser submerger par mes émotions au niveau boulot. C'est déjà une satisfaction pour moi.
Ce qui me trouble beaucoup aussi, c'est que je n'avais aucune attirance physique pour lui au départ, qu'il n'est pas du tout mon type, et que mon attachement se situait plus au niveau des sentiments. Et très bizarrement, plus le temps passait, plus l'attirance devenait physique, c'est quelque chose que je n'avais jamais ressenti, c'est très étrange...
Sinon, ce que tu ne dis pas, as-tu pu avoir une discussion avec lui ? - ou elle ? - ou a-t-il catégoriquement refusé ? Je me répète, mais dans mon cas, le mec déteste parler de lui, de ses sentiments ou de sa vie privée - un "vrai" mec, quoi