Héritage ou imitation du comportement amoureux
Héritage ou imitation du comportement amoureux
Je me demande si on n'aurait pas tendance à reproduire dans nos relations les comportements de nos parents.
Ou, plus généralement, quelle est l'influence des comportements amoureux de nos parents sur nous ?
Par exemple, mon homme et moi avons des parents mariés depuis plus de quarante ans, et nous avons une vision de notre couple à long terme, on peut donner l'impression de reproduire un schéma parental.
Je connais des amis dont les parents sont divorcés et papillonnent, leurs enfants n'arrivent pas à se fixer, ils sont dans le même schéma.
Ce n'est pas une règle générale, mais une tendance qui me paraît assez lourde. Je n'y attribue aucune origine génétique (je me m'imagine pas un gène de la fidélité ou du papillonnage) mais plutôt une imitation inconsciente.
On peut aussi rencontrer le cas d'un comportement en réaction à certains traumatismes (décès de parent, violence, etc.) qui entre évidemment dans une autre logique, mais dans de nombreux cas, l'imitation semble fréquente.
Je délire ou c'est une idée qui vous semble raisonnable ?
Ou, plus généralement, quelle est l'influence des comportements amoureux de nos parents sur nous ?
Par exemple, mon homme et moi avons des parents mariés depuis plus de quarante ans, et nous avons une vision de notre couple à long terme, on peut donner l'impression de reproduire un schéma parental.
Je connais des amis dont les parents sont divorcés et papillonnent, leurs enfants n'arrivent pas à se fixer, ils sont dans le même schéma.
Ce n'est pas une règle générale, mais une tendance qui me paraît assez lourde. Je n'y attribue aucune origine génétique (je me m'imagine pas un gène de la fidélité ou du papillonnage) mais plutôt une imitation inconsciente.
On peut aussi rencontrer le cas d'un comportement en réaction à certains traumatismes (décès de parent, violence, etc.) qui entre évidemment dans une autre logique, mais dans de nombreux cas, l'imitation semble fréquente.
Je délire ou c'est une idée qui vous semble raisonnable ?
Dernière modification par Adyton le dim. juil. 20, 2008 6:03 pm, modifié 1 fois.
Eh bien écoute, j'y ai déjà pensé à ça...Comme aussi les gens pour qui le mariage est une chose secondaire ou obsolète et qui sont issus de couple vivant en concubinage depuis plusieurs années ou de couples divorcés ...
Je pense qu'effectivement, le shéma parental joue un rôle quelque part...maintenant je n'établis pas de généralité mais on doit effectivement être influencés...
Je pense qu'effectivement, le shéma parental joue un rôle quelque part...maintenant je n'établis pas de généralité mais on doit effectivement être influencés...
Je ne vois pas du tout où est la génétique là-dedans. Être élevé par des parents mariés ou divorcés, ça n'a rien de génétique.
[Edit : J'avais peut-être mal compris le titre... En tout cas celui-ci me plaît mieux ^^]
[Edit : J'avais peut-être mal compris le titre... En tout cas celui-ci me plaît mieux ^^]
Dernière modification par Tinx le dim. juil. 20, 2008 6:28 pm, modifié 1 fois.
Il parle de la génétique du comportement amoureux ( c'est une personalisation de ce comportement ) et non pas des critere génétiques qui peuvent influencer notre comportement amoureux !Sarablue a écrit :Pygargue a écrit :Je n'y attribue aucune origine génétique (je me m'imagine pas un gène de la fidélité ou du papillonnage) mais plutôt une imitation inconsciente.
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LeonardoForEver
- Messages : 1211
- Inscription : jeu. avr. 17, 2008 6:49 pm
Si je prends mon cas personnel, il n'y absolument aucune imitation du schéma parental dans ma vie sentimentale, et dans ma vie tout court d'ailleurs.
Ma mère a divorcé deux fois, a eu quelques compagnons épisodiques avant de rencontrer celui avec qui elle est depuis presque 5 ans, mais ne conçoit pas de partager le quotidien d'un homme.
Elle ne voit son ami actuel, qui n'est pas libre, que quelques heures par semaine, parfois pas du tout pendant une semaine, mais ça ne la dérange pas, bien au contraire. Elle n'a jamais été stable sentimentalement, ni pour le reste non plus d'ailleurs.
Alors que je suis son exact contraire: j'ai toujours été stable dans mes relations, privilégiant la vie de couple et la fidélité au butinage. Je ne sais pas si c'est en réaction au modèle maternel, mais c'est un fait, je ne suis absolument pas comme ma mère au niveau relationnel.
Tout comme je n'ai jamais reproduit les schémas que j'ai connu avec mon beau-père: il buvait et moi je ne touche pas à l'alcool, il était très violent et moi je n'ai jamais levé la main sur quelqu'un sauf pour me défendre. Même avec mon dernier compagnon, qui pouvait être parfois très brutal à cause de son alcoolisme, je n'ai jamais pu me résoudre à employer la force pour calmer le jeu.
Mais de manière générale, en y réfléchissant, j'ai presque systématiquement fait l'inverse des modèles familiaux, que ce soit ceux de mes parents ou de la famille au sens large. Il y a peut-être une raison à ça: je ne les considérais pas comme des modèles. Et l'hypocrisie qu'il y avait dans les couples de ma famille (mariés depuis des années, se trompant allègrement mais restant ensemble pour les convenances) m'a toujours fait préférer l'honnêteté dans le couple: si ça n'allait pas avec mes compagnons, je n'allais pas voir ailleurs mais préférais mettre les choses à plat, quitte à se séparer "proprement" si plus rien n'était viable. Plutôt une séparation saine et franche, que les faux-semblants que j'ai pu voir autour de moi, enfant.
Dans mon cas, je n'ai pas donc pas du tout reproduit le comportement parental et familial dans ma vie sentimentale.
Ce schéma m'a influencé, sans nul doute, mais pas dans le sens de l'imitation.
Je ne suis pas sûr d'avoir apporté quelque chose, mais j'ai essayé.
Ma mère a divorcé deux fois, a eu quelques compagnons épisodiques avant de rencontrer celui avec qui elle est depuis presque 5 ans, mais ne conçoit pas de partager le quotidien d'un homme.
Elle ne voit son ami actuel, qui n'est pas libre, que quelques heures par semaine, parfois pas du tout pendant une semaine, mais ça ne la dérange pas, bien au contraire. Elle n'a jamais été stable sentimentalement, ni pour le reste non plus d'ailleurs.
Alors que je suis son exact contraire: j'ai toujours été stable dans mes relations, privilégiant la vie de couple et la fidélité au butinage. Je ne sais pas si c'est en réaction au modèle maternel, mais c'est un fait, je ne suis absolument pas comme ma mère au niveau relationnel.
Tout comme je n'ai jamais reproduit les schémas que j'ai connu avec mon beau-père: il buvait et moi je ne touche pas à l'alcool, il était très violent et moi je n'ai jamais levé la main sur quelqu'un sauf pour me défendre. Même avec mon dernier compagnon, qui pouvait être parfois très brutal à cause de son alcoolisme, je n'ai jamais pu me résoudre à employer la force pour calmer le jeu.
Mais de manière générale, en y réfléchissant, j'ai presque systématiquement fait l'inverse des modèles familiaux, que ce soit ceux de mes parents ou de la famille au sens large. Il y a peut-être une raison à ça: je ne les considérais pas comme des modèles. Et l'hypocrisie qu'il y avait dans les couples de ma famille (mariés depuis des années, se trompant allègrement mais restant ensemble pour les convenances) m'a toujours fait préférer l'honnêteté dans le couple: si ça n'allait pas avec mes compagnons, je n'allais pas voir ailleurs mais préférais mettre les choses à plat, quitte à se séparer "proprement" si plus rien n'était viable. Plutôt une séparation saine et franche, que les faux-semblants que j'ai pu voir autour de moi, enfant.
Dans mon cas, je n'ai pas donc pas du tout reproduit le comportement parental et familial dans ma vie sentimentale.
Ce schéma m'a influencé, sans nul doute, mais pas dans le sens de l'imitation.
Je ne suis pas sûr d'avoir apporté quelque chose, mais j'ai essayé.
Dernière modification par LeonardoForEver le lun. juil. 21, 2008 8:26 pm, modifié 1 fois.
Je pense effectivement que l'image du couple que nous renvoie nos parents influence notre vision du couple. Que ça se traduise par la volonté d'éviter de faire les mêmes "erreurs" qu'eux ou par l'envie de les égaler, je ne pense pas qu'on puisse vraiment s'affranchir de leur influence.
Cela dit, je ne crois pas non plus à un certain atavisme amoureux: si tes parents ont divorcé, tu ne connaîtras jamais une relation stable alors que si tes parents ont toujours vécu ensemble, tu vivras heureux dans une relation épanouie.
Par contre, l'image du couple parental nous aide je crois à construire notre idéal de couple. Elle nous aide à savoir ce qu'on veut ou ne veut pas, ce qu'on souhaite, etc, etc Ce qui ne veut pas dire qu'on arrive forcément à mettre cela en pratique....
D'une manière générale, dans la mesure, où l'influence du couple parental peut jouer dans les deux sens soit dans le sens d'une imitation, soit dans celui d'une opposition, on trouvera toujours des exemples et contre exemples pour justifier toutes les théories en la matière....
Cela dit, je ne crois pas non plus à un certain atavisme amoureux: si tes parents ont divorcé, tu ne connaîtras jamais une relation stable alors que si tes parents ont toujours vécu ensemble, tu vivras heureux dans une relation épanouie.
Par contre, l'image du couple parental nous aide je crois à construire notre idéal de couple. Elle nous aide à savoir ce qu'on veut ou ne veut pas, ce qu'on souhaite, etc, etc Ce qui ne veut pas dire qu'on arrive forcément à mettre cela en pratique....
D'une manière générale, dans la mesure, où l'influence du couple parental peut jouer dans les deux sens soit dans le sens d'une imitation, soit dans celui d'une opposition, on trouvera toujours des exemples et contre exemples pour justifier toutes les théories en la matière....
Si, si, au contraire, je n'attends pas l'unanimité sur cette question, toutes les contributions sont les bienvenues, je pense bien qu'on réagit autant par imitation que par réaction, donc cette contribution ne me surprend pas.LeonardoForEver a écrit :Je ne suis pas sûr d'avoir apporté quelque chose, mais j'ai essayé.