Comment apprivoiser belle-maman?
Comment apprivoiser belle-maman?
Hem. Je ne sais pas vraiment par où commencer. Je dirais qu'après pas mal de réflexion toute seule dans ma tête ou en duo avec ma chérie, j'ai peut-être besoin de l'avis de forumeurs expérimentés.
Djoulie a raconté ici son CO laborieux à ses parents, comment ils ont refusé le dialogue mais semblaient en même temps vouloir lui témoigner leur amour. Plutôt positif donc, mais un poil frustrant.
4 mois plus tard, les choses n'ont pas énormément évolué. Il n'y a toujours pas eu de conversation à coeur ouvert sur le sujet - et il n'y en aura peut-être jamais; les relations parents-djoulie n'ont pas non plus changé.
En ce qui concerne notre vie amoureuse, le papa a quand même l'air d'avoir assimilé et de bien prendre la chose, ce qui me ravit. Il y a un mois, on a fait un passage éclair chez les parents avant de partir aux Eurockéennes, et M. Djoulie, qui nous attendait à la gare, avait l'air enchanté de voir sa fille, et moi aussi du coup: grands sourires, la bise, coucou de la main quand on est parties, génial quoi. Le lendemain, il a dit tout naturellement à la petite soeur que "Julie [était] passée avec sa copine". Je pense que de son côté tout va bien et que je pourrais me sentir à l'aise si je venais à passer un week-end ou des vacances dans la famille.
Côté Mme Djoulie, par contre, c'est un peu plus froid... Elle continue à esquiver avec brio tout ce qui pourrait l'amener à me mentionner dans la conversation, au point d'éviter les questions les plus élémentaires, de peur de la réponse.
ex: -Tiens, tu as un nouveau sac?
- Non, il est pas à moi
- ...
-Quoi de neuf?
- J'étais à Montpellier le week-end dernier
- ...
Lors de ce fameux week-end à Besançon, j'ai pu croiser Mme Djoulie, et même plus puisque c'est elle qui nous a ramené à la gare le matin du départ.
Pas de bonjour le matin à la maison, c'est comme si j'étais invisible... En revanche elle est toujours aussi souriante et cordiale avec sa fille et les autres. A la gare, elle ne m'adresse pas la parole non plus, ne parle qu'à Djoulie... Mais quand elle a réalisé qu'on n'avait pas déjeuné, elle est parti nous chercher deux thés (j'aime pas mais sur le coup j'ai préféré fermer ma bouche) et des croissants: ouf, elle m'a vu, quand même.
Je l'ai remerciée en montant dans le train, elle a murmuré un "de rien" et on est parties.
Bon. Quelque chose me dit qu'elle n'a pas tout à fait digéré la nouvelle. Ca fait quatre mois. C'est à dire pas une éternité, mais assez pour réfléchir quand même (si tant est qu'elle ait envie de réfléchir à la situation... on dirait plutôt qu'elle a envie de l'ignorer).
Ma question, c'est comment faire pour l'apprivoiser, pour faire partie du paysage, pour ne pas que l'atmosphère devienne glaciale quand on se retrouvera dans la même pièce? Pour me faire inviter dans la famille à Noël?
Est-ce qu'il faut que je laisse encore le temps faire son oeuvre? Est-ce qu'il faut que je m'incruste quand même, invitée par ma chérie, et bien accueillie par soeur et père, elle finira peut-être par s'y faire? Et si je la braque?
Est-ce qu'il faut que je me fasse discrète et que j'attende qu'elle vienne vers moi? Ou plutôt engager la conversation quand je me trouve face à elle pour l'obliger à me répondre?
Une idée? Parce que je suis un peu paumée, mais j'ai quand même très envie d'être accueillie dans cette famille qui m'a l'air bien sympa malgré tout.
Djoulie a raconté ici son CO laborieux à ses parents, comment ils ont refusé le dialogue mais semblaient en même temps vouloir lui témoigner leur amour. Plutôt positif donc, mais un poil frustrant.
4 mois plus tard, les choses n'ont pas énormément évolué. Il n'y a toujours pas eu de conversation à coeur ouvert sur le sujet - et il n'y en aura peut-être jamais; les relations parents-djoulie n'ont pas non plus changé.
En ce qui concerne notre vie amoureuse, le papa a quand même l'air d'avoir assimilé et de bien prendre la chose, ce qui me ravit. Il y a un mois, on a fait un passage éclair chez les parents avant de partir aux Eurockéennes, et M. Djoulie, qui nous attendait à la gare, avait l'air enchanté de voir sa fille, et moi aussi du coup: grands sourires, la bise, coucou de la main quand on est parties, génial quoi. Le lendemain, il a dit tout naturellement à la petite soeur que "Julie [était] passée avec sa copine". Je pense que de son côté tout va bien et que je pourrais me sentir à l'aise si je venais à passer un week-end ou des vacances dans la famille.
Côté Mme Djoulie, par contre, c'est un peu plus froid... Elle continue à esquiver avec brio tout ce qui pourrait l'amener à me mentionner dans la conversation, au point d'éviter les questions les plus élémentaires, de peur de la réponse.
ex: -Tiens, tu as un nouveau sac?
- Non, il est pas à moi
- ...
-Quoi de neuf?
- J'étais à Montpellier le week-end dernier
- ...
Lors de ce fameux week-end à Besançon, j'ai pu croiser Mme Djoulie, et même plus puisque c'est elle qui nous a ramené à la gare le matin du départ.
Pas de bonjour le matin à la maison, c'est comme si j'étais invisible... En revanche elle est toujours aussi souriante et cordiale avec sa fille et les autres. A la gare, elle ne m'adresse pas la parole non plus, ne parle qu'à Djoulie... Mais quand elle a réalisé qu'on n'avait pas déjeuné, elle est parti nous chercher deux thés (j'aime pas mais sur le coup j'ai préféré fermer ma bouche) et des croissants: ouf, elle m'a vu, quand même.
Je l'ai remerciée en montant dans le train, elle a murmuré un "de rien" et on est parties.
Bon. Quelque chose me dit qu'elle n'a pas tout à fait digéré la nouvelle. Ca fait quatre mois. C'est à dire pas une éternité, mais assez pour réfléchir quand même (si tant est qu'elle ait envie de réfléchir à la situation... on dirait plutôt qu'elle a envie de l'ignorer).
Ma question, c'est comment faire pour l'apprivoiser, pour faire partie du paysage, pour ne pas que l'atmosphère devienne glaciale quand on se retrouvera dans la même pièce? Pour me faire inviter dans la famille à Noël?
Est-ce qu'il faut que je laisse encore le temps faire son oeuvre? Est-ce qu'il faut que je m'incruste quand même, invitée par ma chérie, et bien accueillie par soeur et père, elle finira peut-être par s'y faire? Et si je la braque?
Est-ce qu'il faut que je me fasse discrète et que j'attende qu'elle vienne vers moi? Ou plutôt engager la conversation quand je me trouve face à elle pour l'obliger à me répondre?
Une idée? Parce que je suis un peu paumée, mais j'ai quand même très envie d'être accueillie dans cette famille qui m'a l'air bien sympa malgré tout.
Mes parents ont mis longtemps à accepter, un peu comme ceux de Djoulie.
Et pareil, surtout ma mère, qui évitait au maximum de parler à popy.
Ca a mis du temps mais maintenant ça se passe plutôt bien
On a raconté un peu tout ça ici, tu verras l'évolution des choses au fil du temps
Je dirais donc : continuez à les voir, que ta copine n'hésite pas à parler de toi à ses parents, et ça va se débloquer petit à petit.
Et pareil, surtout ma mère, qui évitait au maximum de parler à popy.
Ca a mis du temps mais maintenant ça se passe plutôt bien
On a raconté un peu tout ça ici, tu verras l'évolution des choses au fil du temps
Je dirais donc : continuez à les voir, que ta copine n'hésite pas à parler de toi à ses parents, et ça va se débloquer petit à petit.
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LeonardoForEver
- Messages : 1211
- Inscription : jeu. avr. 17, 2008 6:49 pm
Salut Hybride.
La même situation s'est présentée pour moi, à la différence que c'était le père de mon compagnon qui me battait froid les premiers temps.
La mère, de son côté, m'acceptait sans aucun souci. Elle nous invitait un week-end sur deux, contre l'avis de son mari (ça, on l'a su plus tard), espérant qu'à force de me côtoyer, celui-ci se ferait à l'idée que j'étais le compagnon de son fils. Chaque fois, il ne m'adressait pas la parole, malgré les efforts de son épouse pour arranger la situation.
Après presque 6 mois d'une ambiance pesante, j'ai pris le taureau par les cornes.
Le sachant amateur éclairé de grands crus et aussi jardinier émérite, je me suis intéressé à ses 2 passions.
Dès que l'on allait les voir, j'amenais un de ses vins favoris et j'engageais la conversation dessus. Ou quand il jardinait, je m'imposais pour l'aider, tout en discutant des plantes rares qu'il avait sur son terrain.
Je lui demandais des conseils dans ces deux domaines, ou dans d'autres sur lesquels je le savais calé. Mais jamais je ne parlais de son fils et moi, de notre relation.
Ca a pris environ 5 ou 6 mois, mais peu à peu, sans que ça soit non plus les grandes embrassades au début, le contact s'est fait: par le biais de discussions sur ce qui le passionnait lui.
Et un jour, j'ai eu la surprise de recevoir un coup de fil de sa part, pour nous inviter chez eux pour le Jour de l'An. D'habitude, c'était son épouse qui appelait. Mon compagnon sautait au plafond, en disant que son père m'acceptait enfin, mais j'étais circonspect, attendant de voir comment se passerait le week-end.
Et il s'est fort bien passé. Il parlait enfin de lui-même avec moi, sans que j'ai à lui forcer un peu la main, et surtout, pour la première fois, il me faisait comprendre qu'il nous considérait comme un couple, son fils et moi. Par la suite, progressivement bien sûr, nos relations sont devenues tout à fait normales. Il fallait juste l'"apprivoiser", et prendre son temps.
Peut-être est-ce une piste pour toi? Essayer de discuter avec ta belle-mère de ce qui la passionne, quitte à forcer un peu la conversation, et à éviter au début de parler de Djoulie et toi? Ca a marché pour moi, en tout cas.
D'autres forumeurs auront sans doute d'autres conseils. En tous les cas, on croise les doigts pour vous deux.
La même situation s'est présentée pour moi, à la différence que c'était le père de mon compagnon qui me battait froid les premiers temps.
La mère, de son côté, m'acceptait sans aucun souci. Elle nous invitait un week-end sur deux, contre l'avis de son mari (ça, on l'a su plus tard), espérant qu'à force de me côtoyer, celui-ci se ferait à l'idée que j'étais le compagnon de son fils. Chaque fois, il ne m'adressait pas la parole, malgré les efforts de son épouse pour arranger la situation.
Après presque 6 mois d'une ambiance pesante, j'ai pris le taureau par les cornes.
Le sachant amateur éclairé de grands crus et aussi jardinier émérite, je me suis intéressé à ses 2 passions.
Dès que l'on allait les voir, j'amenais un de ses vins favoris et j'engageais la conversation dessus. Ou quand il jardinait, je m'imposais pour l'aider, tout en discutant des plantes rares qu'il avait sur son terrain.
Je lui demandais des conseils dans ces deux domaines, ou dans d'autres sur lesquels je le savais calé. Mais jamais je ne parlais de son fils et moi, de notre relation.
Ca a pris environ 5 ou 6 mois, mais peu à peu, sans que ça soit non plus les grandes embrassades au début, le contact s'est fait: par le biais de discussions sur ce qui le passionnait lui.
Et un jour, j'ai eu la surprise de recevoir un coup de fil de sa part, pour nous inviter chez eux pour le Jour de l'An. D'habitude, c'était son épouse qui appelait. Mon compagnon sautait au plafond, en disant que son père m'acceptait enfin, mais j'étais circonspect, attendant de voir comment se passerait le week-end.
Et il s'est fort bien passé. Il parlait enfin de lui-même avec moi, sans que j'ai à lui forcer un peu la main, et surtout, pour la première fois, il me faisait comprendre qu'il nous considérait comme un couple, son fils et moi. Par la suite, progressivement bien sûr, nos relations sont devenues tout à fait normales. Il fallait juste l'"apprivoiser", et prendre son temps.
Peut-être est-ce une piste pour toi? Essayer de discuter avec ta belle-mère de ce qui la passionne, quitte à forcer un peu la conversation, et à éviter au début de parler de Djoulie et toi? Ca a marché pour moi, en tout cas.
D'autres forumeurs auront sans doute d'autres conseils. En tous les cas, on croise les doigts pour vous deux.
Je prend aussi les conseils...
Parce que beau papa est ... pas forcément très bavard de nature donc encore sa passe, mais belle maman pensent que j'enlève son fils (on va habiter ensemble loin de chez papa maman) et que je dirige tout (mon copain préféré déménager un jeudi alors je me suis arrangé pour un jeudi et sa mère à sortie que de toute façon, je prenais toutes les décisions.
Mais à côté de ça, j'ai mangé plusieurs fois chez eux et elle n'avait pas vraiment l'air contre, on a eu l'occasion de discuter et le courant passait, mais depuis que l'emménagement est officiel, sa passe plus, je lui retire son poussin.
Au dernière nouvelle, elle fond en larme à l'idée que son fils quitte le nid familiale... Je suis un monstre
Parce que beau papa est ... pas forcément très bavard de nature donc encore sa passe, mais belle maman pensent que j'enlève son fils (on va habiter ensemble loin de chez papa maman) et que je dirige tout (mon copain préféré déménager un jeudi alors je me suis arrangé pour un jeudi et sa mère à sortie que de toute façon, je prenais toutes les décisions.
Mais à côté de ça, j'ai mangé plusieurs fois chez eux et elle n'avait pas vraiment l'air contre, on a eu l'occasion de discuter et le courant passait, mais depuis que l'emménagement est officiel, sa passe plus, je lui retire son poussin.
Au dernière nouvelle, elle fond en larme à l'idée que son fils quitte le nid familiale... Je suis un monstre
Mélisse, votre histoire à Popy et à toi me donne de l'espoir, parce que c'est vrai que ça commence un peu pareil... J'aimerais que ça se dégèle de la même façon un jour.
Et pour ça je vais essayer de ne pas être passive mais de suivre les conseils de Leo: m'intéresser aux passions de belle-maman (mon dieu, rien que de l'appeler comme ça elle me fait encore plus peur) et essayer de forcer la conversation sur ces sujets. En l'occurence cinéma et littérature contemporaine, je vais me cultiver un max
Merci pour vos réponses en tout cas.
Et pour ça je vais essayer de ne pas être passive mais de suivre les conseils de Leo: m'intéresser aux passions de belle-maman (mon dieu, rien que de l'appeler comme ça elle me fait encore plus peur) et essayer de forcer la conversation sur ces sujets. En l'occurence cinéma et littérature contemporaine, je vais me cultiver un max
Merci pour vos réponses en tout cas.
Hm. On doit avoir la même belle-mère !
Pour contextualiser de manière assez brève, je suis avec ma copine depuis près de 3ans, sa mère est au courant depuis le début, vu qu'elle l'a appris en fouillant dans le portable de sa fille.
Ca s'est très mal passé. Sa fille n'était pas lesbienne, non non non, ce n'était pas possible. De toute façon, il n'y avait qu'à me voir, on dirait un garçon, ça prouve bien que sa fille est hétéro (merciiii).
Elle lui a interdit de me revoir, elle faisait des rondes devant le lycée pour s'en assurer. Puis, après quelques échanges de coups (ne me mettant pas en cause), les choses ont un peu évolué.
Deux ans après, elle avait le droit de me voir, à condition que je ne mette pas les pieds chez eux. Sa mère, comme ta belle mère, tournait toujours ses phrases de manière à ne pas avoir à me citer, elle ne posait pas les questions habituelles si les réponses risquaient de me concerner.
Et puis une chose en entraînant une autre, j'ai déjà partagé une fois leur table, ainsi que deux trajets en voiture !
Ces derniers étaient très... silencieux
Alors j'ai essayé de faire un peu la discussion, de faire quelques jeux de mots (oui, c'était follement risqué), et j'ai même réussi à lui décrocher un sourire ! 8)
Tout ça pour dire que je connais ta situation, Hybride, et que je compatis totalement.
Je crois que tout est une affaire de temps, que dans beaucoup de cas, ça se débloque. L'inconnue est le nombre d'année. 2 ? 3 ? 10 ?
Se montrer poli et attentif à ce qui nous entoure, toujours souriant (même quand on a envie de vraiment faire la gueule à cause de ses connes
), je pense que ça peut aider pas mal... Et de montrer aussi qu'on a son petit caractère, mais là, 'faut savoir doser
Moi, j'ai pas su
Alors que ça ne faisait que quelques mois qu'on était ensemble, ma chérie et moi, et la voyant si détruite par la réaction de sa mère, je suis allée la trouver, pour lui expliquer certaines choses ! Qu'on ne faisait rien de mal, que j'aimais amoureuse de sa fille, que je ne voulais que son bien (elle disait que je complotais avec d'autres homos pour faire du mal à sa fille), qu'au lieu de la descendre sans arrêt, elle devait l'aider, etc.
Elle l'a pas bien pris, m'a-t-on dit par la suite
Bon, je ne t'ai pas bien aider, mais pour une fois que je suis concernée par un topic, je pouvais pas le rater
Arme toi de patience, montre que tu es là (et ta chérie doit s'arranger pour le faire elle aussi), de manière positive, et il n'y a pas de raison pour que le reste de la famille ne déteigne pas sur elle !
Bon courage !
Pour contextualiser de manière assez brève, je suis avec ma copine depuis près de 3ans, sa mère est au courant depuis le début, vu qu'elle l'a appris en fouillant dans le portable de sa fille.
Ca s'est très mal passé. Sa fille n'était pas lesbienne, non non non, ce n'était pas possible. De toute façon, il n'y avait qu'à me voir, on dirait un garçon, ça prouve bien que sa fille est hétéro (merciiii).
Elle lui a interdit de me revoir, elle faisait des rondes devant le lycée pour s'en assurer. Puis, après quelques échanges de coups (ne me mettant pas en cause), les choses ont un peu évolué.
Deux ans après, elle avait le droit de me voir, à condition que je ne mette pas les pieds chez eux. Sa mère, comme ta belle mère, tournait toujours ses phrases de manière à ne pas avoir à me citer, elle ne posait pas les questions habituelles si les réponses risquaient de me concerner.
Et puis une chose en entraînant une autre, j'ai déjà partagé une fois leur table, ainsi que deux trajets en voiture !
Ces derniers étaient très... silencieux
Alors j'ai essayé de faire un peu la discussion, de faire quelques jeux de mots (oui, c'était follement risqué), et j'ai même réussi à lui décrocher un sourire ! 8)
Tout ça pour dire que je connais ta situation, Hybride, et que je compatis totalement.
Se montrer poli et attentif à ce qui nous entoure, toujours souriant (même quand on a envie de vraiment faire la gueule à cause de ses connes
Moi, j'ai pas su
Elle l'a pas bien pris, m'a-t-on dit par la suite
Bon, je ne t'ai pas bien aider, mais pour une fois que je suis concernée par un topic, je pouvais pas le rater
Arme toi de patience, montre que tu es là (et ta chérie doit s'arranger pour le faire elle aussi), de manière positive, et il n'y a pas de raison pour que le reste de la famille ne déteigne pas sur elle !
Bon courage !
Bon, une petite mise à jour après tout ce temps: ça va pas mieux DU TOUT.
En février, j'ai été invitée pour de vrai au sein de la famille pour l'anniversaire de Djoulie (c'est elle qui m'a invitée hein, pas la maman...). Cinq jours de folie!
En fait, tout s'est très bien passé à l'exception de la maman, mais c'est que ça en prend, de la place, une maman. Papa Djoulie adorable, souriant, attentionné ; Soeurette Djoulie toujours aussi cool ; Frangin Djoulie (pas officiellement au courant) détaché, il s'en fout ; Mamie Djoulie (qui a deviné toute seule comme une grande) semble m'adorer si son gavage de chocolat et autres denrées est proportionnel à l'affection qu'elle porte aux gens ; Maman Djoulie... froide comme la banquise.
Elle a évité toute la semaine de m'adresser la parole, en affichant combien il lui était pénible de me dire bonjour ou de me proposer de la salade une fois que tout le monde avait refusé. Elle s'est montrée le plus artificiellement cordiale possible avec sa fille tout en évitant tout contact avec moi, même si j'étais à un mètre.
C'est con, comme Leo l'avait suggéré, j'avais bien bossé, lu plein de bouquins qu'elle avait lu dans l'année... mais j'ai pas su amener la conversation sur le sujet, malheureusement.
Quand les parents nous ont ramené à la gare le dernier jour, j'ai pris mon courage à deux mains, et je les ai remercié tous les deux (en les regardant dans les yeux tour à tour) pour leur accueil, en leur disant que j'avais passé un bon moment (ce qui était vrai, malgré tout). Le papa m'a dit que ça avait été un plaisir pendant que la maman regardait d'un air absorbé le kiosque à journaux d'à côté, visiblement pas concernée par ce que je venais de dire.
Pas une réussite, donc.
Surtout quand elle a donné son verdict au reste de la famille une fois qu'on était parties: j'ai été impolie, je parle fort et je coupe la parole aux gens (on m'a confirmé par la suite que c'était faux, histoire de dissiper le doute). Le père de Djoulie et sa soeur m'ont défendue et lui ont reproché son impolitesse, mais je pense pas qu'elle ait été convaincue.
Djoulie est chez ses parents ce week-end, pour l'anniversaire de sa soeur, cette fois. Elle vient d'apprendre que Mamie Djoulie voulait m'inviter pour ses 80 ans mais que la maman a posé un ultimatum: ce sera elle ou moi. Ben ce sera elle, tant pis.
On découvre également, maintenant que la soeur de Djoulie a enfin présenté son copain à la famille, qu'il est adoré, choyé, chouchouté, et invité régulièrement à la maison. Djoulie pense que sa mère compense.
Alors, plusieurs mois plus tard, la même question: qu'est-ce que je fais?
J'ai pas spécialement envie de déclarer la guerre, mon but c'est d'être invitée dans une famille unie, pas de tout détruire. Le truc c'est que Djoulie en veut à sa mère pour son comportement, et que les relations familiales commencent à se gater...
J'essaie de lui parler? Je me fais toute petite? Je recommence le super séjour à la prochaine occasion?
Je pensais qu'avec le temps, ça s'arrangerait. Là, ça fait un an, et je ne vois pas la moindre amélioration. Elle a visiblement un problème avec moi, mais je ne me vois pas changer (opération FtM, j'ai peur des hôpitaux ; déguisement en fille, j'ai vu les poupées russes, je sais déjà ce que ça va donner).
Arf!
En février, j'ai été invitée pour de vrai au sein de la famille pour l'anniversaire de Djoulie (c'est elle qui m'a invitée hein, pas la maman...). Cinq jours de folie!
En fait, tout s'est très bien passé à l'exception de la maman, mais c'est que ça en prend, de la place, une maman. Papa Djoulie adorable, souriant, attentionné ; Soeurette Djoulie toujours aussi cool ; Frangin Djoulie (pas officiellement au courant) détaché, il s'en fout ; Mamie Djoulie (qui a deviné toute seule comme une grande) semble m'adorer si son gavage de chocolat et autres denrées est proportionnel à l'affection qu'elle porte aux gens ; Maman Djoulie... froide comme la banquise.
Elle a évité toute la semaine de m'adresser la parole, en affichant combien il lui était pénible de me dire bonjour ou de me proposer de la salade une fois que tout le monde avait refusé. Elle s'est montrée le plus artificiellement cordiale possible avec sa fille tout en évitant tout contact avec moi, même si j'étais à un mètre.
C'est con, comme Leo l'avait suggéré, j'avais bien bossé, lu plein de bouquins qu'elle avait lu dans l'année... mais j'ai pas su amener la conversation sur le sujet, malheureusement.
Quand les parents nous ont ramené à la gare le dernier jour, j'ai pris mon courage à deux mains, et je les ai remercié tous les deux (en les regardant dans les yeux tour à tour) pour leur accueil, en leur disant que j'avais passé un bon moment (ce qui était vrai, malgré tout). Le papa m'a dit que ça avait été un plaisir pendant que la maman regardait d'un air absorbé le kiosque à journaux d'à côté, visiblement pas concernée par ce que je venais de dire.
Pas une réussite, donc.
Surtout quand elle a donné son verdict au reste de la famille une fois qu'on était parties: j'ai été impolie, je parle fort et je coupe la parole aux gens (on m'a confirmé par la suite que c'était faux, histoire de dissiper le doute). Le père de Djoulie et sa soeur m'ont défendue et lui ont reproché son impolitesse, mais je pense pas qu'elle ait été convaincue.
Djoulie est chez ses parents ce week-end, pour l'anniversaire de sa soeur, cette fois. Elle vient d'apprendre que Mamie Djoulie voulait m'inviter pour ses 80 ans mais que la maman a posé un ultimatum: ce sera elle ou moi. Ben ce sera elle, tant pis.
On découvre également, maintenant que la soeur de Djoulie a enfin présenté son copain à la famille, qu'il est adoré, choyé, chouchouté, et invité régulièrement à la maison. Djoulie pense que sa mère compense.
Alors, plusieurs mois plus tard, la même question: qu'est-ce que je fais?
J'ai pas spécialement envie de déclarer la guerre, mon but c'est d'être invitée dans une famille unie, pas de tout détruire. Le truc c'est que Djoulie en veut à sa mère pour son comportement, et que les relations familiales commencent à se gater...
J'essaie de lui parler? Je me fais toute petite? Je recommence le super séjour à la prochaine occasion?
Je pensais qu'avec le temps, ça s'arrangerait. Là, ça fait un an, et je ne vois pas la moindre amélioration. Elle a visiblement un problème avec moi, mais je ne me vois pas changer (opération FtM, j'ai peur des hôpitaux ; déguisement en fille, j'ai vu les poupées russes, je sais déjà ce que ça va donner).
Arf!
Bon, au moins, le problème n'est limité qu'à une personne. Faible consolation, je te l'accorde.
Mais mine de rien le fait de voir que son mari, sa mère (ou belle-mère) et ses enfants t'acceptent et se sentent à l'aise avec toi peut amener maman Djoulie à s'interroger.
Qu'elles étaient les relations entre ta copine et sa mère avant que tu ne rencontres toute la famille ? Comment a t elle vécu ces 5 jours, elle ?
Si tu es prête à recommencer cette expérience, je te conseillerais de tenter un nouveau séjour à la prochaine occasion. Sans que Djoulie ne t'impose trop dans une réunion familiale, mais vous devrez bien trouver un moyen. Un truc où ce n'est pas sa mère qui décide des invitations, par exemple.
Et à ce moment là rebelotte, politesse maximale, tout ça. A force, elle sera bien obligée de se rendre compte que tu es quelqu'un de bien.
Bon courage
Qu'elles étaient les relations entre ta copine et sa mère avant que tu ne rencontres toute la famille ? Comment a t elle vécu ces 5 jours, elle ?
Si tu es prête à recommencer cette expérience, je te conseillerais de tenter un nouveau séjour à la prochaine occasion. Sans que Djoulie ne t'impose trop dans une réunion familiale, mais vous devrez bien trouver un moyen. Un truc où ce n'est pas sa mère qui décide des invitations, par exemple.
Et à ce moment là rebelotte, politesse maximale, tout ça. A force, elle sera bien obligée de se rendre compte que tu es quelqu'un de bien.
Bon courage