Je suis inquiète pour mon fils
Je suis inquiète pour mon fils
Bonjour
Je viens de voir qu’il y a un forum pour la famille et j'en suis contente.
Je me permets de vous expliquer ma situation :
J’ai un fils de 30 ans maintenant. Il nous a révélé, bien sûr avec difficulté, son homosexualité il y a environ 9 ans. cela ne nous a pas vraiment posé problème, ayant dans notre entourage connu des homosexuels,. Nous en avons bien sûr beaucoup discuté avec lui. Mon mari et moi l’avons accepté comme il est. Ça l’a soulagé de nous en parler, et nous de savoir la cause de son mal être aussi. Ses frères et sœurs l’ont aussi bien accepté.
Après ses études, il s’est intégré dans le monde du travail. Maintenant il a un bon métier.
Il vit seul dans son studio d’étudiant avec peu de besoin de consommation. Il a toujours été solitaire et le reste.
Dans son appartement, il a peu de place pour nous accueillir chez lui (nous ou ses frères, sœurs et neveux). Nous aimerions pourtant aller le voir plus facilement.
Ce qui m’inquiète surtout, c’est que je le sens sans projet, triste. Il ne part pratiquement jamais en vacances. On parle de son travail, de ses frères et sœurs mais jamais vraiment de lui.
Au moment de son coming out, il a été facile de lui parler. Mais maintenant, c’est plus dur d’en parler. J’ai l’impression de voir sa vie se rétrécir. J’aimerais le savoir avec quelqu’un.
J’aimerais pouvoir aborder avec lui ses joies, ses soucis autres que ci-dessus, l’inviter à aller voir un psy si nécessaire. Mais j’ai peur d’accroître son mal être.
Comment pouvons-nous l’aider mon mari et moi ?
Merci d’avance pour vos conseils
Je viens de voir qu’il y a un forum pour la famille et j'en suis contente.
Je me permets de vous expliquer ma situation :
J’ai un fils de 30 ans maintenant. Il nous a révélé, bien sûr avec difficulté, son homosexualité il y a environ 9 ans. cela ne nous a pas vraiment posé problème, ayant dans notre entourage connu des homosexuels,. Nous en avons bien sûr beaucoup discuté avec lui. Mon mari et moi l’avons accepté comme il est. Ça l’a soulagé de nous en parler, et nous de savoir la cause de son mal être aussi. Ses frères et sœurs l’ont aussi bien accepté.
Après ses études, il s’est intégré dans le monde du travail. Maintenant il a un bon métier.
Il vit seul dans son studio d’étudiant avec peu de besoin de consommation. Il a toujours été solitaire et le reste.
Dans son appartement, il a peu de place pour nous accueillir chez lui (nous ou ses frères, sœurs et neveux). Nous aimerions pourtant aller le voir plus facilement.
Ce qui m’inquiète surtout, c’est que je le sens sans projet, triste. Il ne part pratiquement jamais en vacances. On parle de son travail, de ses frères et sœurs mais jamais vraiment de lui.
Au moment de son coming out, il a été facile de lui parler. Mais maintenant, c’est plus dur d’en parler. J’ai l’impression de voir sa vie se rétrécir. J’aimerais le savoir avec quelqu’un.
J’aimerais pouvoir aborder avec lui ses joies, ses soucis autres que ci-dessus, l’inviter à aller voir un psy si nécessaire. Mais j’ai peur d’accroître son mal être.
Comment pouvons-nous l’aider mon mari et moi ?
Merci d’avance pour vos conseils
Bonjour,
pensez_vous que cela soit lié à son homosexualité?
Je pense que oui puisque vous venez poster ici. Cependant je pense que tout à chacun peut avoir des moments de solitude... que l'on soit homo, bi, hétéro ou que sais-je encore...
Essayez peut-être de parler à votre fils en occultant totalement cet aspect de sa vie privée, peut-être s'ouvrira-t-il plus facilement?
D'après les éléments que vous nous donnez, je ne pense réellement pas que son "manque de vie" soit lié à son homosexualité.
pensez_vous que cela soit lié à son homosexualité?
Je pense que oui puisque vous venez poster ici. Cependant je pense que tout à chacun peut avoir des moments de solitude... que l'on soit homo, bi, hétéro ou que sais-je encore...
Pourquoi vouloir continuer à en parler? Il n'est pas toujours évident de parler de sa sexualité avec son entourage. Le Coming out a pour simple but de signifier à son entourage qu'il ne doit pas s'attendre à ce que cela soit comme pour la majorité des gens: "je suis votre fils mais je ne vous ramènerai pas de belle fille". Cela s'arrête là. L'information a été donnée, celle-ci a été acceptée, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de revenir dessus.Au moment de son coming out, il a été facile de lui parler. Mais maintenant, c’est plus dur d’en parler.
Essayez peut-être de parler à votre fils en occultant totalement cet aspect de sa vie privée, peut-être s'ouvrira-t-il plus facilement?
D'après les éléments que vous nous donnez, je ne pense réellement pas que son "manque de vie" soit lié à son homosexualité.
Houla, je ne suis pas d'accord du tout avec Eosyn.
Il me semble impossible de donner un seul but au coming out, la preuve peut en être faite en lisant la section appropriée du forum. Les conseils donnés me semblent bien généraux et pouvant faire plus de mal qu'autre chose si ne correspondant pas à la personne en question.
Ensuite, rien ne nous permet de lier le malaise de votre fils à son homosexualité et le faire est probablement rassurant mais pas forcément éclairant. Cela dit, il me semble normal qu'en tant que parents vous vous inquiétiez pour lui et souhaitiez en discuter avec lui. A mon avis, il faut le faire de façon plus ouverte (plutôt "qu'est ce qui ne va pas ?" que "c'est ton homosexualité, c'est ça ?"). Ne pas partir avec l'idée préconçue que sa seuxalité le rend malheureux, parce que ça risquerait de le braquer, il pourrait le prendre comme une attaque de ce qu'il est et qu'il a probablement eu du mal à assumer auprès de vous.
S'il est proche de ses frères et soeurs, et que ceux-ci partagent vos inquiétudes, ils pourraient être un bon moyen d'établir un dialogue avec lui.
Mais, ne pas le forcer, ne pas le stigmatiser. S'il va mal et ne veut pas en parler, c'est son droit. Si sa vie lui convient telle qu'elle est, c'est aussi son droit.
Donc, sans avoir plus d'indications que cela, je vous conseillerais d'aller vers lui, de discuter avec lui et lui montrer que vous êtes ouverts à l'écoute s'il ressent le besoin de s'exprimer. Le laisser parler ou ne pas parler et ne pas vouloir trouver les problèmes et les solutions à sa place. Si l'homosexualité doit se trouver parmi tout ça, ça doit venir de lui et non de vous.
En tout cas, bon courage.
Il me semble impossible de donner un seul but au coming out, la preuve peut en être faite en lisant la section appropriée du forum. Les conseils donnés me semblent bien généraux et pouvant faire plus de mal qu'autre chose si ne correspondant pas à la personne en question.
Ensuite, rien ne nous permet de lier le malaise de votre fils à son homosexualité et le faire est probablement rassurant mais pas forcément éclairant. Cela dit, il me semble normal qu'en tant que parents vous vous inquiétiez pour lui et souhaitiez en discuter avec lui. A mon avis, il faut le faire de façon plus ouverte (plutôt "qu'est ce qui ne va pas ?" que "c'est ton homosexualité, c'est ça ?"). Ne pas partir avec l'idée préconçue que sa seuxalité le rend malheureux, parce que ça risquerait de le braquer, il pourrait le prendre comme une attaque de ce qu'il est et qu'il a probablement eu du mal à assumer auprès de vous.
S'il est proche de ses frères et soeurs, et que ceux-ci partagent vos inquiétudes, ils pourraient être un bon moyen d'établir un dialogue avec lui.
Mais, ne pas le forcer, ne pas le stigmatiser. S'il va mal et ne veut pas en parler, c'est son droit. Si sa vie lui convient telle qu'elle est, c'est aussi son droit.
Donc, sans avoir plus d'indications que cela, je vous conseillerais d'aller vers lui, de discuter avec lui et lui montrer que vous êtes ouverts à l'écoute s'il ressent le besoin de s'exprimer. Le laisser parler ou ne pas parler et ne pas vouloir trouver les problèmes et les solutions à sa place. Si l'homosexualité doit se trouver parmi tout ça, ça doit venir de lui et non de vous.
En tout cas, bon courage.
D'accord avec Luka, j'ajouterai que sa possible difficulté de rencontrer quelqu'un n'est pas liée à son homosexualité, il y a autre chose. Maintenant on n'est pas obligé de vivre en couple, il faut juste savoir ce qui ne va pas : il démarre peut-être une dépression et les causes ne sont jamais simples.
Bon courage en tout cas.
Bon courage en tout cas.
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Paranoiattack
- Messages : 1295
- Inscription : mar. déc. 18, 2007 3:43 pm
Re: Je suis inquiète pour mon fils
Jany a écrit :Il a toujours été solitaire et le reste.
C'est plus un problème de solitaire que d'homo, ça... J'ai envie de dire que c'est plutôt commun (dans notre société individualiste *blablabla*Ce qui m’inquiète surtout, c’est que je le sens sans projet, triste. Il ne part pratiquement jamais en vacances. On parle de son travail, de ses frères et sœurs mais jamais vraiment de lui.
Il est peut-être timide, peut-être a-t-il des amis, mais loin et indisponibles.
Il pourrait rejoindre des associations ou des choses qui lui font rencontrer des gens sympathiques.
Trop mignon...J’ai l’impression de voir sa vie se rétrécir. J’aimerais le savoir avec quelqu’un.
C'est ce que je voulais dire en fait...Luka a écrit :Houla, je ne suis pas d'accord du tout avec Eosyn.
[..]
Ensuite, rien ne nous permet de lier le malaise de votre fils à son homosexualité et le faire est probablement rassurant mais pas forcément éclairant. Cela dit, il me semble normal qu'en tant que parents vous vous inquiétiez pour lui et souhaitiez en discuter avec lui. A mon avis, il faut le faire de façon plus ouverte (plutôt "qu'est ce qui ne va pas ?" que "c'est ton homosexualité, c'est ça ?"). Ne pas partir avec l'idée préconçue que sa seuxalité le rend malheureux, parce que ça risquerait de le braquer, il pourrait le prendre comme une attaque de ce qu'il est et qu'il a probablement eu du mal à assumer auprès de vous.
Me suis mal exprimée vis à vis du CO, je voulais juste souligner que ce n'était pas forcément une chose à mettre en avant à chaque discussion. Si ma mère était au courant et qu'elle l'accepte (simple supposition), je ne pense pas que j'apprécierais que le sujet soit mis constament en avant dans les discussions. Ca doit être chiant à la longue. Tout comme cela m'insupporte que chaque membre de ma famille à chaque rencontre me demande si j'ai un petit copain... (dans ces moments là je pense en mon fort intérieur: "mais de quoi je me mèle? je vous merde, si je veux rester seule c'est mon droit noméo
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Moooooog
30 ans et célibataire, ça n'a rien d'exceptionnel de nos jours. Habiter dans un petit appart à 30 ans quand on est célibataire, non plus vu le coût exorbitant du loyer par rapport au salaire moyen Français. Cette question du logement touche aussi les couples aux revenus modestes soit dit en passant.
Les vacances ? De nos jours il devient de plus en plus difficile de planifier des vacances en groupe avec les contraintes d'un monde du travail toujours plus "obsédant" et imprévisible. A ça on ajoute l'individualisme galopant dans notre joyeux monde moderne qui rend parfois difficile la planification de vacances. Je connais autour de moi un certain nombre de personnes qui partent en vacances seul (des hétéros en l'occurrence). Aujourd'hui ça demande parfois une vraie motivation de partir en vacances entre amis. Et jusque là je n'ai pas parlé de budget, qui est souvent problématique quand je regarde dans mon entourage. D'année en année, de moins en moins de Français partent en vacances, c'est un fait.
Quant à sa discrétion sur sa vie privée, il peut avoir aussi une attitude de prudence par habitude. Bien qu'il y ait des progrès ici et là en matière de tolérance, il y a encore une violence sociale assez forte dans certains milieux qui nous habitue à nous protéger, à être moins loquaces sur notre vie privée que la moyenne une fois sorti du cercle d'amis très proches.
Enfin peut-être aussi a-t-il simplement besoin de mener sa vie indépendamment de vous sans en rendre compte pour se sentir bien ? On est pas le même à 30 ans qu'à 21. Le rapport aux parents peut sensiblement changer et la prise de distance peut devenir nécessaire à votre fils pour qu'il trouve son équilibre. N'y voyez pas à mal, ne vous le reprochez pas, c'est peut-être juste une étape nécessaire.
Peut-être avez vous raison aussi, peut-être a-t-il effectivement des difficultés à se projeter. L'aide d'un psy compétent pourrait être bénéfique, mais c'est à lui d'en prendre la décision. A votre niveau ça me paraît très difficile d'intervenir car dans la protection de sa vie privée qu'il semble avoir mise avec vous, il y a peut-être effectivement une position défensive qu'il ne faudra pas trop effleurer en voulant l'aider. Difficile donc de dire comment vous pourriez l'aider de l'extérieur. Si vous tentez quelque chose, il va falloir y aller avec énormément de finesse, par touches infimes. Peut-être pourriez vous consulter un spécialiste de votre côté à ce sujet, en discuter avec un psy ou rencontrer une association comme contact ?
Les vacances ? De nos jours il devient de plus en plus difficile de planifier des vacances en groupe avec les contraintes d'un monde du travail toujours plus "obsédant" et imprévisible. A ça on ajoute l'individualisme galopant dans notre joyeux monde moderne qui rend parfois difficile la planification de vacances. Je connais autour de moi un certain nombre de personnes qui partent en vacances seul (des hétéros en l'occurrence). Aujourd'hui ça demande parfois une vraie motivation de partir en vacances entre amis. Et jusque là je n'ai pas parlé de budget, qui est souvent problématique quand je regarde dans mon entourage. D'année en année, de moins en moins de Français partent en vacances, c'est un fait.
Quant à sa discrétion sur sa vie privée, il peut avoir aussi une attitude de prudence par habitude. Bien qu'il y ait des progrès ici et là en matière de tolérance, il y a encore une violence sociale assez forte dans certains milieux qui nous habitue à nous protéger, à être moins loquaces sur notre vie privée que la moyenne une fois sorti du cercle d'amis très proches.
Enfin peut-être aussi a-t-il simplement besoin de mener sa vie indépendamment de vous sans en rendre compte pour se sentir bien ? On est pas le même à 30 ans qu'à 21. Le rapport aux parents peut sensiblement changer et la prise de distance peut devenir nécessaire à votre fils pour qu'il trouve son équilibre. N'y voyez pas à mal, ne vous le reprochez pas, c'est peut-être juste une étape nécessaire.
Peut-être avez vous raison aussi, peut-être a-t-il effectivement des difficultés à se projeter. L'aide d'un psy compétent pourrait être bénéfique, mais c'est à lui d'en prendre la décision. A votre niveau ça me paraît très difficile d'intervenir car dans la protection de sa vie privée qu'il semble avoir mise avec vous, il y a peut-être effectivement une position défensive qu'il ne faudra pas trop effleurer en voulant l'aider. Difficile donc de dire comment vous pourriez l'aider de l'extérieur. Si vous tentez quelque chose, il va falloir y aller avec énormément de finesse, par touches infimes. Peut-être pourriez vous consulter un spécialiste de votre côté à ce sujet, en discuter avec un psy ou rencontrer une association comme contact ?
Je pense au contraire qu'il faut s'en inquiéter, mais ne pas dramatiser.
La meilleure façon de parler avec lui restera la subtilité. Il ne faut surtout pas qu'il voit que vous lui dîtes "ce serait bien que tu sortes, etc.". Vous pouvez peut-être lui montrer des exemples, sans insister dessus. Ca pourrait lui donner envie de sortir.
La meilleure façon de parler avec lui restera la subtilité. Il ne faut surtout pas qu'il voit que vous lui dîtes "ce serait bien que tu sortes, etc.". Vous pouvez peut-être lui montrer des exemples, sans insister dessus. Ca pourrait lui donner envie de sortir.