Voilà, voilà, il fallait bien que j'ouvre un nouveau topic pour parler de cette merveilleuse et grandiose pépite qu'est la famille ! Hé oui, encore et toujours, une histoire de famille. Bon, il faut le dire, dans le genre intrigant/morbide/chelou, la mienne se trouve à une place franchement raisonnable...
Mais bon, aujourd'hui (et parce que ça me donne une excuse pour faire une pause dans le boulot...
La famille du milieu (oui, bon, l'inspiration...) :
- Mon père, lyonnais d'origine, manager à Disney, vachement sympa mais lance des vannes à la pelle, ne vis que par et pour les vannes, devrait se reconvertir en écrivain de papier carambar.
- Ma mère, patchwork d'origine, artiste, récemment sédentaire et hyper casanière, a loupé sa vocation de psychologue (mais à distance des gens, hein, faut pas déconner).
- Ma grande soeur, prof de français, qui n'a pas beaucoup grandi dans sa tête et avec qui je suis très proche (même si les couleurs, les princesses et les paillettes, ce n'est pas trop mon délire).
- Moi. Ben moi, quoi.
La famille maternelle :
- Grand-mère : Une personne fantastique. Vraiment. Vous en connaissez beaucoup des grands-mères qui plaisantent de votre conduite en se rappelant le temps où elle performait dans des rallyes ? Le tout en lissant son impeccable et impressionnant chignon ?
- Grand-père : Une perle. Dans tous les sens du terme. Tout doux, tout gentil...tout lunaire, tout rêveur...haut-placé, fait des congrès, avec un sourire déboussolé sur le visage, comme s'il ne savait pas ce qu'il faisait là. Il va quand même dans des restos de palace...avec...sa salade de pomme de terre...en tupperware. DANS UN TUPPERWARE.
Et par ici, je vous donne du bonheur, je vous donne de l'argent, je vous donne du rêve mais du rêve bourgeois.
La famille paternelle :
- Grand-mère : L'air de rien, ne dit pas grand-chose, mais peut-être vachement précise dans ses piques. Entre nous, ce n'est pas l'amour fou. Surtout depuis que j'ai visité un placard pendant des heures gamine, de peur qu'elle m'attrape. Je sais pas, un truc c'est brisé ce jour-là. Peut-être...ah oui, c'est ça, la confiance.
- Grand-père : c'est précisément à lui que s'adresse ce coup de gueule. Vous vous rendrez compte de tout l'amour que l'on se porte mutuellement. Notamment depuis mes 11 ans, où il a décidé que je lui déplaisais et qu'il ne voulait pas de moi aux vacances. Mais il faut vous laisser découvrir le personnage au fur et à mesure.
Ici, c'est la pagaille. Ce seul couple arrive à détruire tout l'entourage, à briser les liens, les individus. Ouaip, c'est le noyau destructeur.
Les deux côtés sont quand même diamétralement opposés. Et nous, au milieu, on fait le grand-écart.
Dernièrement, mon grand-père paternel a eu la fabuleuse idée de venir nous rendre visite. Mon père, en stress total, est devenu exécrable avec nous (il faut dire qu'à force de se faire taper petit, ça a laissé quelques stigmates). Mais on a l'habitude, c'est comme ça à chaque fois. Alors bon, on fait profil bas, on s'entend traîter d'incapable et de mauvaise fille, mais on se dit que ça va se passer. Et grand-père débarque, fier de frapper fort, fier de nous faire fichtrement bien chier une fois de plus. Il sait que ma mère et moi n'attendons qu'une chose : lui mettre cordialement une main amicale en plein visage.
Ce qu'on ne fait pas, parce que ce n'est pas hyper civilisé, quand même. Mais c'est tentant.
Donc voilà, il revient et en quelques jours, c'est l'enfer sur terre. La reconstruction de notre maison ? De la merde. Le travail de mon père ? De la merde. Moi ? De la merde. Voilà même qu'il se met à jalouser les talents de musicienne de ma meilleure pote. Normal. On respire. On laisse couler. Pour mon père, qui malgré tout, cherche la reconnaissance du sien. On laisser filer.
Et c'est le drame. Du jour au lendemain, grand-père décide d'incendier mon père, comme ça, en hurlant, en le traitant comme un chien. Mon père courbe l'échine, ne dit rien, prends la tempête en pleine figure. C'est surréaliste. Grand-père lui crie dessus, soi-disant qu'il n'a rien géré après l'incendie, que c'est un débile, qu'il a honte qu'il soit son fils.
Moi, j'ai honte qu'il soit mon grand-père.
La tempête est passée, laissant mon père dévasté. A l'heure actuelle, quelques semaines plus tard, il ne s'est pas encore relevé. Je hais mon grand-père. J'aimerais pouvoir couper court, mais mon père ne veut pas. Merde, on va se le taper encore combien de temps, ce monstre-là ?
Il est revenu le week-end dernier, quand j'étais à Paris. Il a eu de la chance, je lui aurais bien cassé la figure.
J'ai beaucoup de haine, et ça ne me ressemble pas. C'est un homophobe, ce gars-là, et je n'ai pas encore fait mon CO. J'hésite de plus en plus à le faire, car j'ai peur des réactions que cela susciterait, au vu de son instabilité.
Topic inutile, vous me direz ? Je ne sais pas, j'avais envie de laisser éclater cette colère. C'est l'un des noeuds du problème familial les plus importants et les plus lourds à porter. Je n'arrive plus à l'ignorer et je sens que la prochaine fois qu'il va venir, ça va dégénérer. Vous ne connaîtriez pas un moyen de neutraliser un type pareil (outre la technique du collet ou de la fosse au loup ? Encore que...
Merci à ceux qui arrivent à lire ce gros pâté bancal~ Et félicitations, vous avez le droit à la brioche fadasse sponsorisée par la ville du coin.