Je reviens ici pour donner quelques nouvelles.
Je me suis finalement tournée en mai dernier vers l'hypnothérapie, après en avoir entendu beaucoup de bien. N'ayant eu aucune recommandation de psy, j'ai suivi bêtement des liens et avis sur le net, en me disant qu'au pire, je changerai en cours de route si ça ne le faisait pas.
J'ai donc eu deux ou trois séances avec la psychologue, avant la séance d'hypnose. Elles m'ont permis de cerner le problème, de me poser les bonnes questions, et de voir ce que je pouvais attendre de l'hypnose. Puis il y a eu la séance d'hypnose pour laquelle nous avions ciblé un problème qui me poursuit depuis toute petite et qui me bouffe la vie.
En sortant, je me suis dit "bon, ok, c'est donc ça..." Je m'attendais sans doute à une révélation ultime et quasi immédiate, un bien-être de folie, mais non, pas grand chose finalement. Et puis, j'avais des doutes sur la psy, sur ce qu'elle me disait parfois. Donc quelques jours après, j'annule la séance prévue un mois après et je me dis que je chercherai quelqu'un d'autre à la rentrée.
La rentrée arrive et... je tombe amoureuse. Et là, ce à quoi je ne m'étais vraiment pas attendue arrive. Tout s'est détricoté d'un coup. Les problèmes qui étaient le point de départ de la séance d'hypnose trouvent non pas une fin miraculeuse, mais une explication, et ils se dissolvent dans cette explication. Les raisons du déni dans lequel j'étais empêtrée m'apparaissent, et je retrouve mon vrai moi (celui d'avant mes 10 ans, grosso modo), et, finalement, je le trouve plutôt chouette, et j'ai envie qu'on fasse encore un long bout de chemin ensemble, moi et moi. Et je n'ai même pas de regrets des années passées.
Demain soir, je vais dévoiler mes sentiments à celle qui a involontairement été à l'origine de ce détricotage en règle (et ce sera la première fois que je ferai une déclaration à une femme). Il y a malheureusement peu de chance que ces sentiments soient réciproques car je ne pense pas que les femmes soient sa tasse de thé (ni aucune autre boisson d'ailleurs). Mais ça ne me rend pas triste, c'est une belle personne, et je suis heureuse que ce soit elle qui m'ait montré le brin de laine qui dépassait du tricot, et puis, de toute façon, ce que je veux par-dessus tout pour elle, c'est qu'elle soit heureuse.
A posteriori, je pense que l'hypnose a été pour une grande part dans ce dénouement, mais aussi mon envie de sortir des sables mouvants qui m'engluaient, et les discussions, ici et IRL. Chaque coming-out m'a aidée à poser des mots sur ce que je vivais, et à me savoir entourée de personnes bienveillantes et au courant (dont mon compagnon, ma mère et, le plus difficile et le plus important, mon fils).
Voilà. Pour finir ce long message, et pour celles et ceux qui entameraient ce même cheminement, ou dont un proche vivrait quelque chose de semblable, je rajoute juste que le voyage complet aura duré 30 mois. Ça peut sembler beaucoup, mais c'est peu face à mes 48 ans.
