Bouffée par la culpabilité
Publié : mar. juin 26, 2007 9:22 pm
Bonjour,
je ne sais trop comment commencer ce message, je n ai rien lu de ce qui est déjà écrit sur le forum pour ne pas être influencée par tel ou tel sujet qui pourrait se rapprocher de mon histoire.
Aujourd'hui je me lance, j'ouvre ma carapace, car avec ma chérie, on en bave trop par ma faute et mon "enfermement".
Le problème qui me ronge, c'est mon entourage, personnel et professionnel.
J'ai vécu ma première relation amoureuse et de surcroit homosexuelle alors que j'avais 19 ans. Je venais de prendre mon indépendance, trouver un taf... Elle est arrivée dans ma vie comme un cheveu dans la soupe. Alors certes j avais déjà une idée sur mes attirances, mais je n avais jamais mis un mot dessus. Naturellement, je n ai jamais parlé d'elle à mes parents, ils la connaissaient comme "amie" mais était loin de s imaginer. Un jour où nous étions parti en vacances en famille, une lettre qu elle m avait écrit serait "tomber de mon sac" directement dans les mains de ma mère... La réaction n'a pas été immédiate, ils ne m en ont parlé qu'à notre retour: "on a trouvé ca!!!". Et la reflexion qui a suivi a été:"c'est elle ou c'est nous..." J'avais 19 ans... je n'ai pas réfléchis, c'était eux; et je leur ai monté un bateau, en me faisant passé pour victime. Deux années de cauchemards ont suivi avec elle, je vous passe les détails, le sujet n'est pas là. Mais la peur me paralysant, j'ai commencé à appelé mes parents plusieurs fois par jour.
Je me suis renfermée sur moi même et j'ai mis mon homosexualité de côté, me persuadant qu'ils avaient raison, que c'était une erreur...
8 années se sont écoulées: je ne leur mentais plus mais je me mentais à moi, mais peu importe, ils étaient contents, ils m avaient à leur côté, 2à3 fois par jour au téléphone. Sauf que ben je me suis devenue "esclave"...
Esclave des week end chez eux, esclave de les appeler à la même heure tous les soirs... Et coupable d'aimer quelqu un d autre qu eux, eux qui m ont tout appris, qui m ont sorti de cette merde de relation...
J'ai eu des relations hétéro, j'étais revenue dans le rail. Mais toutes mes relations, il y avait autre chose: trop moche, trop fétard, trop vieux... "Pas assez bien pour notre fille!" Et moi, à chaque fois, je faisais tout pour mettre un terme à mes relation, car il ne convenait pas, je m enfermais dans ma carapace, qui à chaque échec se renforcait.
Coupable d 'être heureuse, peur de les quitter, de les décevoir encore et encore. Envie d être leur fille... A faire ce qui est "bien" pour moi... Mais à vouloir toujours faire bien, on se perd, on perd sa personnalité, on anticipe leur réaction, et au final, je me rend compte que ce que je vis, les envie que j ai, ce n'es qu anticipation de ce que eux veulent; je vis leur vie, pas la mienne... Je suis perdue dans leur point de vue, dans leur vision de la vie qui n est plus la mienne.
J'ai rencontré ma chérie fin de l'année dernière. Dure pour elle de percer ma carapace, mais à force de courage et de détermination, je me suis ouverte à elle. J'ai encore du mal à lui parlé mais elle est en moi...
Seulement, j'ai peur d'être heureuse, j'ai peur de vivre. On a chacune notre chez soi, mais à chaque fois que je vais chez elle, quand je vois l heure approcher, je suis prise de panique: je ne suis pas chez moi alors que ma mère va appelé, et qu est ce que je vais bien pouvoir lui dire quand elle va me demander: "je t ai appelé à telle heure, tu n'étais pas là, tu étais où?" (je n ai jamais été autant au cinéma de toute ma vie moi, mdr). Si bien que notre soirée avec ma tite puce est gachée. Et la premiere chose que je fais en rentrant chez moi, c est appeler ma mère et anticiper sa question....
Rares sont les personnes de mon entourage qui sont au courant de ma vie. Quelques vrais amis. De ma famille personne, au boulot, impossible d'avouer quoiqu ce soit au risque de mettre en péril ma carrière (enfin, c est ce que je crois mais travaillant dans un milieu assez masculin, c'estr pas bien dur à s imaginer). Alors, même si aujourd hui je veux vivre telle que je suis, je me mens encore et encore, car je veux être la fille bien que tout le monde m impose.
J'ai tellement peur de decevoir les gens, je veux juste plaire, j ai horreur que quelqu un porte un jugement sur moi. Je me bloque, et je me renferme. Alors, c'est ma puce qui morfle, encore et encore.
Elle a une patience en or cette fille, mais je sais que si je ne me sors pas de ce mal qui me bouffe, je risque de la perdre: non pas par manque d Amour, mais parce que c est trop dur pour elle de ne pas pouvoir vivre librement, alors plutot que d avoir à se détester un jour....
Je culpabilise de cette différence. Je ne lui tiens pas la main dans la rue, de peur de tomber sur Pierre Paul Jacques. Et les rares fois où je le fais, dès qu on croise des enfants, je la lache. Je n'ai pas honte de qui je suis, j ai juste peur du jugement...
Ma chérie a déjà écrit un article apparement sur nous, je ne l ai pas lu encore. Je sais ce qu elle pense. Mais je ne veux pas la perdre, je ne sais pas comment m en sortir. On ne fait rien de mal et pourtant on souffre.
Il n y a jamais eu de discussion en famille, on ne s est jamais parlé. J'ai peur de les perdre, de les décevoir. Alors que je viens de predre un appart, la seule réaction de ma mère a été: "tu nous abandonne...". Rien de tel pour rajouter une dose de mal être.
Je ne peux pas leur parler, je ne veux pas qu ils le decouvre. Je veux me détacher d'eux mais je m en veux de les laisser pour vivre ma vie. Ma vie est à leur côté... Mais j'ai 29 ans maintenant... Dois je me pourrir la vie pour ne pas les décevoir? Je n'en peux plus, je suis fatiguée de tout celà, toujours devoir me mentir. Ca fait trop longtemps que ca dure.
Maintenant que je vous ai écrit tout celà, je vais aller lire les autres posts pour m'enlever une pensée de ma tête, celle d imaginer que je suis la seule dans ce cas. Je ne suis pas un cas à part parce que je suis homo...
S il vous plait, aidez moi à prendre conscience de vivre MA vie.
En attendant merci pour votre patience dans cette lecture. D'avoir écrit ca, je me sens mal, nulle de me livrer à vous comme ca. Je tremble de tous les bouts et je sais que je vais être cripée une partie de la nuit.
Heureusement, je sais qu à l aute bout de la ville, j'ai la personne qui tiens une place énorme dans mon coeur qui pense à moi et me soutient.
Merci à toi ma Belle.
Merci à vous. Bien à vous et à ceux que vous aimez...
je ne sais trop comment commencer ce message, je n ai rien lu de ce qui est déjà écrit sur le forum pour ne pas être influencée par tel ou tel sujet qui pourrait se rapprocher de mon histoire.
Aujourd'hui je me lance, j'ouvre ma carapace, car avec ma chérie, on en bave trop par ma faute et mon "enfermement".
Le problème qui me ronge, c'est mon entourage, personnel et professionnel.
J'ai vécu ma première relation amoureuse et de surcroit homosexuelle alors que j'avais 19 ans. Je venais de prendre mon indépendance, trouver un taf... Elle est arrivée dans ma vie comme un cheveu dans la soupe. Alors certes j avais déjà une idée sur mes attirances, mais je n avais jamais mis un mot dessus. Naturellement, je n ai jamais parlé d'elle à mes parents, ils la connaissaient comme "amie" mais était loin de s imaginer. Un jour où nous étions parti en vacances en famille, une lettre qu elle m avait écrit serait "tomber de mon sac" directement dans les mains de ma mère... La réaction n'a pas été immédiate, ils ne m en ont parlé qu'à notre retour: "on a trouvé ca!!!". Et la reflexion qui a suivi a été:"c'est elle ou c'est nous..." J'avais 19 ans... je n'ai pas réfléchis, c'était eux; et je leur ai monté un bateau, en me faisant passé pour victime. Deux années de cauchemards ont suivi avec elle, je vous passe les détails, le sujet n'est pas là. Mais la peur me paralysant, j'ai commencé à appelé mes parents plusieurs fois par jour.
Je me suis renfermée sur moi même et j'ai mis mon homosexualité de côté, me persuadant qu'ils avaient raison, que c'était une erreur...
8 années se sont écoulées: je ne leur mentais plus mais je me mentais à moi, mais peu importe, ils étaient contents, ils m avaient à leur côté, 2à3 fois par jour au téléphone. Sauf que ben je me suis devenue "esclave"...
Esclave des week end chez eux, esclave de les appeler à la même heure tous les soirs... Et coupable d'aimer quelqu un d autre qu eux, eux qui m ont tout appris, qui m ont sorti de cette merde de relation...
J'ai eu des relations hétéro, j'étais revenue dans le rail. Mais toutes mes relations, il y avait autre chose: trop moche, trop fétard, trop vieux... "Pas assez bien pour notre fille!" Et moi, à chaque fois, je faisais tout pour mettre un terme à mes relation, car il ne convenait pas, je m enfermais dans ma carapace, qui à chaque échec se renforcait.
Coupable d 'être heureuse, peur de les quitter, de les décevoir encore et encore. Envie d être leur fille... A faire ce qui est "bien" pour moi... Mais à vouloir toujours faire bien, on se perd, on perd sa personnalité, on anticipe leur réaction, et au final, je me rend compte que ce que je vis, les envie que j ai, ce n'es qu anticipation de ce que eux veulent; je vis leur vie, pas la mienne... Je suis perdue dans leur point de vue, dans leur vision de la vie qui n est plus la mienne.
J'ai rencontré ma chérie fin de l'année dernière. Dure pour elle de percer ma carapace, mais à force de courage et de détermination, je me suis ouverte à elle. J'ai encore du mal à lui parlé mais elle est en moi...
Seulement, j'ai peur d'être heureuse, j'ai peur de vivre. On a chacune notre chez soi, mais à chaque fois que je vais chez elle, quand je vois l heure approcher, je suis prise de panique: je ne suis pas chez moi alors que ma mère va appelé, et qu est ce que je vais bien pouvoir lui dire quand elle va me demander: "je t ai appelé à telle heure, tu n'étais pas là, tu étais où?" (je n ai jamais été autant au cinéma de toute ma vie moi, mdr). Si bien que notre soirée avec ma tite puce est gachée. Et la premiere chose que je fais en rentrant chez moi, c est appeler ma mère et anticiper sa question....
Rares sont les personnes de mon entourage qui sont au courant de ma vie. Quelques vrais amis. De ma famille personne, au boulot, impossible d'avouer quoiqu ce soit au risque de mettre en péril ma carrière (enfin, c est ce que je crois mais travaillant dans un milieu assez masculin, c'estr pas bien dur à s imaginer). Alors, même si aujourd hui je veux vivre telle que je suis, je me mens encore et encore, car je veux être la fille bien que tout le monde m impose.
J'ai tellement peur de decevoir les gens, je veux juste plaire, j ai horreur que quelqu un porte un jugement sur moi. Je me bloque, et je me renferme. Alors, c'est ma puce qui morfle, encore et encore.
Elle a une patience en or cette fille, mais je sais que si je ne me sors pas de ce mal qui me bouffe, je risque de la perdre: non pas par manque d Amour, mais parce que c est trop dur pour elle de ne pas pouvoir vivre librement, alors plutot que d avoir à se détester un jour....
Je culpabilise de cette différence. Je ne lui tiens pas la main dans la rue, de peur de tomber sur Pierre Paul Jacques. Et les rares fois où je le fais, dès qu on croise des enfants, je la lache. Je n'ai pas honte de qui je suis, j ai juste peur du jugement...
Ma chérie a déjà écrit un article apparement sur nous, je ne l ai pas lu encore. Je sais ce qu elle pense. Mais je ne veux pas la perdre, je ne sais pas comment m en sortir. On ne fait rien de mal et pourtant on souffre.
Il n y a jamais eu de discussion en famille, on ne s est jamais parlé. J'ai peur de les perdre, de les décevoir. Alors que je viens de predre un appart, la seule réaction de ma mère a été: "tu nous abandonne...". Rien de tel pour rajouter une dose de mal être.
Je ne peux pas leur parler, je ne veux pas qu ils le decouvre. Je veux me détacher d'eux mais je m en veux de les laisser pour vivre ma vie. Ma vie est à leur côté... Mais j'ai 29 ans maintenant... Dois je me pourrir la vie pour ne pas les décevoir? Je n'en peux plus, je suis fatiguée de tout celà, toujours devoir me mentir. Ca fait trop longtemps que ca dure.
Maintenant que je vous ai écrit tout celà, je vais aller lire les autres posts pour m'enlever une pensée de ma tête, celle d imaginer que je suis la seule dans ce cas. Je ne suis pas un cas à part parce que je suis homo...
S il vous plait, aidez moi à prendre conscience de vivre MA vie.
En attendant merci pour votre patience dans cette lecture. D'avoir écrit ca, je me sens mal, nulle de me livrer à vous comme ca. Je tremble de tous les bouts et je sais que je vais être cripée une partie de la nuit.
Heureusement, je sais qu à l aute bout de la ville, j'ai la personne qui tiens une place énorme dans mon coeur qui pense à moi et me soutient.
Merci à toi ma Belle.
Merci à vous. Bien à vous et à ceux que vous aimez...