Honte d'aimer différent ?
J'ai l'impression qu'il y a deux questions en fait...
Je me demande: pourquoi "stigmatiser" les gens qui se revendiquent comme "homos" ou "hétéros" (et bis mais bon, il ne s'agit plus d'une "partialité" là...)? Après tout, c'est humain, l'homme a quelque peu besoin de se construire avec des références: c'est un peu plus rassurant de se dire que l'on est homo ou je ne sais quoi, d'avoir une sorte de "modèle" qui nous permette de nous construire, plutôt que de se dire "on n'est rien" (attention, je ne parle pas de la bisexualité qui fait partie du complexe homo/hétéro/les deux/rien etc) Après c'est sûr que cela peut virer à l'intégrisme, d'où le deuxième point qui est soulevé, à savoir l'hétérophobie. Je crois que si l'on peut expliquer l'homophobie, on peut expliquer sans doute analogiquement l'hétérophobie... (d'autres l'on fait!)
Voilà j'espère que c'est clair!
Je me demande: pourquoi "stigmatiser" les gens qui se revendiquent comme "homos" ou "hétéros" (et bis mais bon, il ne s'agit plus d'une "partialité" là...)? Après tout, c'est humain, l'homme a quelque peu besoin de se construire avec des références: c'est un peu plus rassurant de se dire que l'on est homo ou je ne sais quoi, d'avoir une sorte de "modèle" qui nous permette de nous construire, plutôt que de se dire "on n'est rien" (attention, je ne parle pas de la bisexualité qui fait partie du complexe homo/hétéro/les deux/rien etc) Après c'est sûr que cela peut virer à l'intégrisme, d'où le deuxième point qui est soulevé, à savoir l'hétérophobie. Je crois que si l'on peut expliquer l'homophobie, on peut expliquer sans doute analogiquement l'hétérophobie... (d'autres l'on fait!)
Voilà j'espère que c'est clair!
...j'en ai déduit que tu étais mère d'homo(s)...
Ben on peut jurer de rien je ne peux m'avancer à 100% sur ce point concernant ma progéniture, ça la regarde...mais on va dire que je ne suis pas que "ça" non plus concernant les homos ou les lesbiennes, je baigne dedans... depuis l'enfance je ne sais pas pourquoi je les attires ? Et je cherche pas à savoir... c'est ainsi...
J'aimerais faire avancer les choses si peu soit-il, rassurer les parents, les jeunes via notre expérience à tous si restreinte soit-elle... mais surtout aider à voir le positif chez chacun et que tout n'est jamais tout noir ou tout blanc... rien n'est simple mais tout n'est pas irrémédiablement compliqué...
Oui magicalme, très clair
Après tout, c'est humain, l'homme a quelque peu besoin de se construire avec des références: c'est un peu plus rassurant de se dire que l'on est homo ou je ne sais quoi, d'avoir une sorte de "modèle" qui nous permette de nous construire, plutôt que de se dire "on n'est rien" ... Certes... j'ai abordé le sujet sommairement c'est vrai... on aime se sentir homme ou femme, français, suédois, breton, auvergnat, issu de quelque part et allant ailleurs !
Mais je me disais que quand on se sent profondément homo c'est surement pas facile de s'identifier à des hétéro géniteurs surtout s'ils sont "bouchés à l'émeri" concernant l'existence indubitable et naturelle de gens vivant un amour ou une orientation sexuelle différente de la leur... on sait aussi que la différence, comme l'inconnu effraie...
mais ne demande qu'a être connue 
Oui magicalme, très clair
-
sandoval
Cette question est très intéressante. Mais je crains de ne pas être à la hauteur en terme de réflexions, j'ai tendance à m'embrouiller moi-même.
Lorsque j'étais au lycée, j'étais en plein questionnement homo. J'étais dans le déni le plus total. Pour autant je croyais être amoureux de ma meilleure amie d'enfance. Tout ce que je ressentais pour elle ressemblait à mes attirances pour les garçons : coeur qui bat quand je la croise, difficulté à parler, bredouiller, rougir.
A ceci près que je ne la désirais pas, physiquement.
Dans l'état actuel des choses, plusieurs idées :
-soit je suis capable (et c'est possible!) d'être amoureux d'une fille de manière platonique et de ressentir des sentiments qui vont bien au delà de l'amitié.
-soit (et plus pernicieux) je feins d'être tombé amoureux "platoniquement" à cette époque pour ne pas "ruiner" toute l'étape sacrée de mon cheminement homosexuel.
Evidemment c'est plus complexe que cela.
Oui je suis réellement tombé amoureux d'elle...est ce qu'il y avait un désir physique?...Dans mon questionnement le plus profond : non.
Mais cela ne doit pas pour autant me forger dans l'idée que je suis hermétique.
Si un jour je tombe amoureux d'une fille, et que je la désire physiquement, alors je prendrais probablement un coup dans l'aile en matière de "stabilisation de ma personnalité" (eurk quelle expression!) mais j'essaierais de garder le cap et d'être sincère envers moi-même.
Lorsque j'étais au lycée, j'étais en plein questionnement homo. J'étais dans le déni le plus total. Pour autant je croyais être amoureux de ma meilleure amie d'enfance. Tout ce que je ressentais pour elle ressemblait à mes attirances pour les garçons : coeur qui bat quand je la croise, difficulté à parler, bredouiller, rougir.
A ceci près que je ne la désirais pas, physiquement.
Dans l'état actuel des choses, plusieurs idées :
-soit je suis capable (et c'est possible!) d'être amoureux d'une fille de manière platonique et de ressentir des sentiments qui vont bien au delà de l'amitié.
-soit (et plus pernicieux) je feins d'être tombé amoureux "platoniquement" à cette époque pour ne pas "ruiner" toute l'étape sacrée de mon cheminement homosexuel.
Evidemment c'est plus complexe que cela.
Oui je suis réellement tombé amoureux d'elle...est ce qu'il y avait un désir physique?...Dans mon questionnement le plus profond : non.
Mais cela ne doit pas pour autant me forger dans l'idée que je suis hermétique.
Si un jour je tombe amoureux d'une fille, et que je la désire physiquement, alors je prendrais probablement un coup dans l'aile en matière de "stabilisation de ma personnalité" (eurk quelle expression!) mais j'essaierais de garder le cap et d'être sincère envers moi-même.
D'ailleurs ta réflexion est plus qu'interessante...
On va même élargir un peu, avez vous envisager être en symbiose ou rejet avec on va dire symboliquement la "part féminine ou masculine" de l'autre, au delà de l'apparence, de son image, de sa personnalité, consciente, bref ce qui le ou la constitue en profondeur sans se poser de questions ni se mettre de barrières, et pensez vous que cela pourrait être une partie de la réponse à sentiment chez certains ?
...d'être amoureux d'une fille de manière platonique et de ressentir des sentiments qui vont bien au delà de l'amitié... Je pense qu'on peut aimer ou rejetter passionnement avec son "âme" son "esprit" son soi profond sans tenir compte du corps de l'autre et sans pour autant avoir de besoin ou répulsion sexuels ? Etre ami c'est aimer au delà du simple relationnel sexuel, quelqu'un sans pour autant avoir envie de le mettre dans son lit, c'est un élément qui aura la valeur que vous lui donnerez vous mais ce n'est pas indispensables à chacun comme l'air qu'il respire, cela ne fait pas de vous un homo-sexuel mais un homo-amoureux !
Si un jour je tombe amoureux d'une fille, et que je la désire physiquement, alors je prendrais probablement un coup dans l'aile en matière de "stabilisation de ma personnalité" Pas nécessairement, tu prendra un coup à tes certitudes plus volontiers peut-être, ou plus possible; en outre rien n'est figé et rien ne dis que tu ne vivra pas heureux ainsi un temps ou toute ta vie, que tu ne retournera pas vers un homme à un moment, en outre tu ignores la manière dont elle, elle verra les choses, tout ceci reposant sur ta capacité à être honnête avec toi et elle... et/ou lui... et à communiquer aussi ce que tu ressens...
Je crois que c'est un point crucial dans une relation sexuelle que l'on envisage presque jamais : D'ailleurs tu poses la question en parlant d'être attiré par un homme ou une femme, comme si ils étaient 100% l'un ou l'autre. Mais si un homo comme moi est tombé amoureux d'une femme et l'a aimé physiquement, c'est peut-être qu'elle avait une part non négligeable de masculinité.Chrysé a écrit :Vous en faites pas, posez tout ici, on triera l'essentiel est que vous nous donniez vos avis ou vos ressentis...
D'ailleurs ta réflexion est plus qu'interessante...
On va même élargir un peu, avez vous envisager être en symbiose ou rejet avec on va dire symboliquement la "part féminine ou masculine" de l'autre, au delà de l'apparence, de son image, de sa personnalité, consciente, bref ce qui le ou la constitue en profondeur sans se poser de questions ni se mettre de barrières, et pensez vous que cela pourrait être une partie de la réponse à sentiment chez certains ?
On en revient alors à considérer deux variables chez chacun des deux partenaires : homo ou hétérosexualité d'une part, et genre masculin ou féminin de l'autre. Chacun semble doté d'une proportion très personnelle qui influe sur l'attirance ou non envers quelqu'un.
('tain la thèse !, j'men vais publier au PUF dès ce soir, moi !
Quand est-ce que vous commencez les mesures, et les prévisions ?
Difficile de parler de ça... Un être humain est tellement complexe que c'est difficile, si tant est que ce soit justifié, de classer son comportement, attitude, comme plus ou moins masculin/féminin... Est ce que l'orientation sexuelle permet de s'intéresser à des personnes à priori non psp ( partenaires sexuels potentiels ) si on retrouve assez de caractères communs avec les psp ?
...
C'est une théorie intéressante (si j'ai bien compris et reformulé), et sûrement vraie, mais peut-être seulement dans une certaine mesure. Combien de personnes plus ou moins dans ce cas sont intéressées pas des personnes qui ne correspondent pas du tout aux caractères habituellement recherchés ?
Difficile de parler de ça... Un être humain est tellement complexe que c'est difficile, si tant est que ce soit justifié, de classer son comportement, attitude, comme plus ou moins masculin/féminin... Est ce que l'orientation sexuelle permet de s'intéresser à des personnes à priori non psp ( partenaires sexuels potentiels ) si on retrouve assez de caractères communs avec les psp ?
...
C'est une théorie intéressante (si j'ai bien compris et reformulé), et sûrement vraie, mais peut-être seulement dans une certaine mesure. Combien de personnes plus ou moins dans ce cas sont intéressées pas des personnes qui ne correspondent pas du tout aux caractères habituellement recherchés ?
Je ne sais pas si ça va répondre à ta question, Puck, puisque j'aurais tendance à me définir bi...
Néanmoins j'ai remarqué que je recherchais chez les garçons et les filles des caractéristiques très différentes. Pour simplifier, je dirais que j'ai beau aimer les garçons (et de préférence d'allure très masculine, mais pas macho au sens où il n'aura pas peur d'avoir des réactions dites "de fille" s'il le sent comme ça), je ne recherche pas en priorité de fille d'allure "masculine" (ça, c'est moi
).
Bref, j'aime maintenant les filles comme les garçons, mais je n'ai pas de "type" commun aux deux sexes.
Néanmoins j'ai remarqué que je recherchais chez les garçons et les filles des caractéristiques très différentes. Pour simplifier, je dirais que j'ai beau aimer les garçons (et de préférence d'allure très masculine, mais pas macho au sens où il n'aura pas peur d'avoir des réactions dites "de fille" s'il le sent comme ça), je ne recherche pas en priorité de fille d'allure "masculine" (ça, c'est moi
Bref, j'aime maintenant les filles comme les garçons, mais je n'ai pas de "type" commun aux deux sexes.
Aucune de mesure ou prévision
d'ailleurs quel intéret...? L'interrogation porte sur l'apparente "honte" d'éprouver un sentiment voire une attirance rare, ponctuelle ou prolongée, pour une personne du sexe opposé comme s'ils (les personnes auto-définies comme "homo") (se) trahissaient ? En clair, comme une attitude type "je suis homo t'es hétéro, je te hais..." miroir plus ou moins exact de ce qu'on voudrait voir justement disparaitre à savoir "moi hétéro toi homo donc je te hais !" ?
"Difficile de parler de ça... Un être humain est tellement complexe que c'est difficile..." Certes ! mais c'est pas parce que c'est difficile qu'il faut renoncer à comprendre... et peut-être à changer ?
Sinon comment voulez vous que la paix puisse s'intaller un jour entre les êtres si chacun refuse un de parler l'autre de comprendre... et réciproquement !?
On reste assis sur son cul et tout va pour le mieux !?
Il semble que non... donc communiquons même si nous communi-con un peu aussi parfois !
Nul n'est parfait... 
"Difficile de parler de ça... Un être humain est tellement complexe que c'est difficile..." Certes ! mais c'est pas parce que c'est difficile qu'il faut renoncer à comprendre... et peut-être à changer ?
Pour les mesures et prévisions j'étais juste d'humeur taquine 
Et visiblement , comme vous le voyez, si zphyr a tendance peut être à avoir des sentiments envers des femmes ( enfin, au moins une ) qui se rapproche de son homme idéal, hybride elle n'est pas forcément attirée par les hommes qui se rapprochent de son idéal féminin.
En très gros, hein ( parce que la notion d'idéal est très stu... spéciale, mais bon ).
Donc , j'ai raison, je vous nbip tous zet toutes, je suis le meilleur hahaha.
Faites pas attention.
Et visiblement , comme vous le voyez, si zphyr a tendance peut être à avoir des sentiments envers des femmes ( enfin, au moins une ) qui se rapproche de son homme idéal, hybride elle n'est pas forcément attirée par les hommes qui se rapprochent de son idéal féminin.
En très gros, hein ( parce que la notion d'idéal est très stu... spéciale, mais bon ).
Donc , j'ai raison, je vous nbip tous zet toutes, je suis le meilleur hahaha.
Faites pas attention.
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ExMembre10
Question bien posée, puck.puck a écrit :Quand est-ce que vous commencez les mesures, et les prévisions ?![]()
Difficile de parler de ça... Un être humain est tellement complexe que c'est difficile, si tant est que ce soit justifié, de classer son comportement, attitude, comme plus ou moins masculin/féminin... Est ce que l'orientation sexuelle permet de s'intéresser à des personnes à priori non psp ( partenaires sexuels potentiels ) si on retrouve assez de caractères communs avec les psp ?
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C'est une théorie intéressante (si j'ai bien compris et reformulé), et sûrement vraie, mais peut-être seulement dans une certaine mesure. Combien de personnes plus ou moins dans ce cas sont intéressées pas des personnes qui ne correspondent pas du tout aux caractères habituellement recherchés ?
On peut avoir des "préférences esthétiques" (terme que je préfèrerais à celui d'"homme idéal" ou de "femme idéale") mais j'aurais tendance à dire que ces préférences là n'ont qu'un impacte marginal sur les sentiments.
Je suis déjà tombée amoureuse d'une fille qui était de droite et pro-Bush, moi, gauchiste de base! pour dire que nos "attentes" initiales ne pèsent pas lourd face à une rencontre!
Ensuite, d'une manière esthétique, les seuls physiques masculins qui m'attirent sont ceux de David Bowie (jeune) et les asiatiques maigres (genre Ryuichi Sakamoto jeune), ce qui a rien à voir avec les physiques féminins qui m'attirent (Bjork ou Lauren Ambrose)
(par exemple: pour me plaire, les hommes doivent être extrêmement maigres, les filles plantureuses), et qui a encore moins à voir avec les gens qui m'intéressent effectivement dans la vrai vie.