La Bisexualité ?
Il est vrai que bien souvent la confusion vient en amont, les parents ont souvent tellement peur de nous voir "dévier" du chemin idéal qu'ils ont échaffaudé pour nous (lui même échaffaudé par la société depuis les années) qu'ils finissent par nous influencer en mêlant systématiquement amour et sexe ! Et quand je dis amour (pour moi il n'y en a qu'un sur le fond, c'est juste sur la forme qu'il va avoir ses dégrés) c'est autant l'amour pour un copain, un parent, qu'un amant... bref une personne... et l'acte sexuel pulsion naturelle et ponctuelle contrairement à l'amour qui lui s'installe dans le durée... Or on sait qu'on peut aimer plein de gens et pas forcément être attiré sexuellement par eux... on peut aussi avoir des relations sexuelles sans sentiments en tout cas profond... pour beaucoup l'idéal est d'associer les deux mais c'est pas non plus un généralité...
Comme suggère justement Backi, doit on s'étiquetter automatiquement et instanément à vie hétéro, bi ou gay des lors que le premier élan à été vers... même parfois après 20, 30 ans de d'union ou de vie dans un camps ou un autre on s'apperçoit avec stupeur qu'on est changeant.... et qu'on est plus volontiers enclin à suivre une nouvelle voie jusque là mal ou inexplorée, est-ce de l'infidélité ? est-ce un éveil tardif ? est-ce une instabilité ? Et finalement n'est-ce pas naturelle au fond et inhérent à notre nature ?
Comme suggère justement Backi, doit on s'étiquetter automatiquement et instanément à vie hétéro, bi ou gay des lors que le premier élan à été vers... même parfois après 20, 30 ans de d'union ou de vie dans un camps ou un autre on s'apperçoit avec stupeur qu'on est changeant.... et qu'on est plus volontiers enclin à suivre une nouvelle voie jusque là mal ou inexplorée, est-ce de l'infidélité ? est-ce un éveil tardif ? est-ce une instabilité ? Et finalement n'est-ce pas naturelle au fond et inhérent à notre nature ?
Exactement, autant vivre ses relations telles qu'elles viennent, et en profiter, je pense que ce besoin de mettre un nom sur sa sexualité c'est avant tout pour savoir où se situer par rapport à la norme.
Ce qui me gène le plus avec la bisexualité, c'est d'entendre certains clichés totalement infondés, du genre "t'as deux fois plus de chance d'être trompé", "la personne aura besoin d'avoir des relations sexuelles avec les deux sexes" et j'en passe. D'ailleurs, j'avais regardé une émission sur France 2 (Toute une histoire, pour ne pas la citer) qui abordait ce thèmes, et tous la grande majorité des invités de Delarue prônaient pratiquement l'infidélité ou le besoin d'avoir des expériences avec une personne du sexe opposé à leur partenaire du moment (voir même de faire des parties à 3), j'étais carrément affligé par certaines de leur réflexions et je trouvais que c'était vraiment trop "stéréotypé", trop "cliché", on sentait bien qu'ils avaient été les chercher loin leur invités (bon en même temps, c'est Delarue, donc c'est une habitude), mais j'ai trouvé ça stupide car au final l'image renvoyée par ces gens donnait une idée à l'opposé de ce qu'est réellement la bisexualité.
Ce qui me gène le plus avec la bisexualité, c'est d'entendre certains clichés totalement infondés, du genre "t'as deux fois plus de chance d'être trompé", "la personne aura besoin d'avoir des relations sexuelles avec les deux sexes" et j'en passe. D'ailleurs, j'avais regardé une émission sur France 2 (Toute une histoire, pour ne pas la citer) qui abordait ce thèmes, et tous la grande majorité des invités de Delarue prônaient pratiquement l'infidélité ou le besoin d'avoir des expériences avec une personne du sexe opposé à leur partenaire du moment (voir même de faire des parties à 3), j'étais carrément affligé par certaines de leur réflexions et je trouvais que c'était vraiment trop "stéréotypé", trop "cliché", on sentait bien qu'ils avaient été les chercher loin leur invités (bon en même temps, c'est Delarue, donc c'est une habitude), mais j'ai trouvé ça stupide car au final l'image renvoyée par ces gens donnait une idée à l'opposé de ce qu'est réellement la bisexualité.
La bisexualité est difficile à faire comprendre aux gens en général.. Récemment j'en parlais avec un ami et il me disait qu'une personne bisexuelle ne peut pas trouver de stabilité dans une relation amoureuse car elle ressent le besoin d'aller voir ailleurs, c'est-à-dire qu'il lui manque forcément quelque chose dans sa relation puisqu'elle aime les 2 sexes et qu'une seule personne ne peut lui donner ce qu'apporte un homme et une femme (les deux apportant différentes choses), elle se doit donc d'aller chercher ce qu'il manque chez une personne du sexe opposé...mais NON!!
L'infidélité n'est pas une fatalité chez les bis. Mais bon, faut croire que c'est dur à faire comprendre.
L'infidélité n'est pas une fatalité chez les bis. Mais bon, faut croire que c'est dur à faire comprendre.
Tout comme la fidélité n'est pas une fatalité chez les hétéros ou les homos d'ailleurs.Mayawel a écrit :L'infidélité n'est pas une fatalité chez les bis.
C'est plus facile de comprendre ce qu'est la bisexualité quand on ne cherche pas à mettre des étiquettes sur les gens. Ce n'est que l'attirance qui "diffère", pour le reste on fonctionne tous pareil.
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- Messages : 282
- Inscription : lun. avr. 07, 2008 6:45 pm
Je remonte ce sujet pour une raison précise. On se déchire parfois sur la réalité de la bisexualité et je sentais qu'il était temps que je laisse mon témoignage.
Il y a un peu plus d'un an je faisais mon CO. J'avais passé ma vie à refouler ma part d'homosexualité, ayant des aventures avec des filles uniquement. A un moment je l'ai enfin acceptée et la pression étant si forte, j'ai fini par exploser et faire mon CO. Les choses me paraissaient simples: je ne croyais pas à la bisexualité. Je refoulais, voilà tout ! Depuis lors j'ai exploré mon homosexualité, sans jamais me sentir bien au fond de moi, moi-même, à l'aise... Autant on m'avait mis dans le crâne que l'homosexualité n'était pas normale, autant on m'avait appris que la bisexualité n'était qu'un passage, pas une réalité... pourtant ces filles, je les ai aimées et je n'ai jamais eu de problèmes physiques avec elles...
Durant un an je me suis cherché et je finis maintenant cette longue introspection. S'assumer bi est une chose simple pour certaines personnes, bien plus difficile qu'on ne l'imagine pour d'autre. Ca a été mon cas.
Mais la bisexualité est une réalité. Je le suis, même un peu plus hétéro que gay, probablement. Mais je peux aimer une fille ou un garçon, coucher avec une fille ou un garçon et ça le plus naturellement du monde.
La bisexualité est une réalité pour toutes celles et ceux qui la vivent pleinement ....écoutez leurs témoignages ...
Il y a un peu plus d'un an je faisais mon CO. J'avais passé ma vie à refouler ma part d'homosexualité, ayant des aventures avec des filles uniquement. A un moment je l'ai enfin acceptée et la pression étant si forte, j'ai fini par exploser et faire mon CO. Les choses me paraissaient simples: je ne croyais pas à la bisexualité. Je refoulais, voilà tout ! Depuis lors j'ai exploré mon homosexualité, sans jamais me sentir bien au fond de moi, moi-même, à l'aise... Autant on m'avait mis dans le crâne que l'homosexualité n'était pas normale, autant on m'avait appris que la bisexualité n'était qu'un passage, pas une réalité... pourtant ces filles, je les ai aimées et je n'ai jamais eu de problèmes physiques avec elles...
Durant un an je me suis cherché et je finis maintenant cette longue introspection. S'assumer bi est une chose simple pour certaines personnes, bien plus difficile qu'on ne l'imagine pour d'autre. Ca a été mon cas.
Mais la bisexualité est une réalité. Je le suis, même un peu plus hétéro que gay, probablement. Mais je peux aimer une fille ou un garçon, coucher avec une fille ou un garçon et ça le plus naturellement du monde.
La bisexualité est une réalité pour toutes celles et ceux qui la vivent pleinement ....écoutez leurs témoignages ...
Je suis en mesure, en tout cas en partie, car on en fini peut-être jamais de comprendre et ce quel que soit le domaine,... de comprendre donc ce que tu dis et cela me semble très juste, je pense que ce qui "dérange" effectivement le plus, les autres et un peu plus rarement l'intéressé; c'est qu'il "se vivre" comme hétéro déjà dans un premier temps (jusque là ça peut être jugé assez facile) puis de devoir (s')accepter sa part d'homosexualité en deuxième lieu, mais ce qui pose problème ensuite à soi peut-être, mais surtout aux autres (et n'oublions pas non plus qu'on se croit être se qu'ils nous renvoie le plus souvent et non ce que nous avons effectivement éprouvé... et accepté de nous...) c'est le "non-choix" pour la plupart des gens "nous nous devons de choisir", de prendre parti, d'être blanc ou noir, bleu ou rose mais certainement pas les deux (on le voit bien dans le cas des intersexués qui se voient assignés d'office à la naissance sans que personne ne soit consulté, le médecin décide "tu sera un garçon, une fille, parce qu'il n'y a pas place pour autre chose" !!!???) et ça il faut en prendre conscience aussi, que dans la nature ou la vie rien n'est totalement "tout" ou "rien", il y a des nuances, des "entres-deux", des "à peu près", il n'y a pas que des pour et des contres il y a ceux qui n'estiment pas "devoir choisir" dans certains cas; l'essentiel étant pour celui qui assume et se trouve bien de ce positionnement d'être bien dans sa peau et ce que pensent ou en disent les autres dans ce cas de choix de vie n'est affaire que de croyances ou de jugements de valeurs qui leur sont propre...S'assumer bi est une chose simple pour certaines personnes, bien plus difficile qu'on ne l'imagine pour d'autre. Ca a été mon cas.
Mais la bisexualité est une réalité. Je le suis, même un peu plus hétéro que gay, probablement. Mais je peux aimer une fille ou un garçon, coucher avec une fille ou un garçon et ça le plus naturellement du monde.
La bisexualité est une réalité pour toutes celles et ceux qui la vivent pleinement ....écoutez leurs témoignages ...


C'est exactement ça... Après avoir accepté mon homosexualité, je me suis rendu compte qu'une fille m'attirait... Et je me suis aussitôt dit que j'étais finalement hétéro. Ensuite je suis resté convaincu de mon homosexualité longtemps... Il m'a fallu une bonne année avant de comprendre que j'étais bi ! Au-delà de la difficulté d'admettre/faire admettre sa non-hétérosexualité (pour utiliser un terme qui couvre tout le monde), il faut aussi que les bi comprennent/fassent comprendre le « non-choix » (terme pas très adapté, puisqu'on ne « choisit » pas ses orientations sexuelles), la nuance... Comme disait zphyr sur le topic de la part de féminité, il n'y a pas de cases où on range les hommes et les femmes. C'est une chose qu'on doit combattre aussi : ce réflexe, dû à l'éducation, de tout ranger dans des cases, de tout peindre en blanc ou en noir.Chrysé a écrit :[...] je pense que ce qui "dérange" effectivement le plus, les autres et un peu plus rarement l'intéressé; c'est qu'il "se vivre" comme hétéro déjà dans un premier temps (jusque là ça peut être jugé assez facile) puis de devoir (s')accepter sa part d'homosexualité en deuxième lieu, mais ce qui pose problème ensuite à soi peut-être, mais surtout aux autres (et n'oublions pas non plus qu'on se croit être se qu'ils nous renvoie le plus souvent et non ce que nous avons effectivement éprouvé... et accepté de nous...) c'est le "non-choix" pour la plupart des gens "nous nous devons de choisir", de prendre parti, d'être blanc ou noir, bleu ou rose mais certainement pas les deux
Je ne sais pas si j'ai réussi à mettre les bons mots sur mes idées...