Jeudi dernier Jacque Chirac consacrait la Mémoire des Justes de la seconde Guerre mondiale en inscrivant une plaque commémorative à leur nom au Panthéon.
Pendant son discours le Président aura donné de nombreux exemples de bravoure qui ont fait de ces hommes et de ces femmes des héros de l’ordinaire ( en des temps non ordinaires).
Il aura ainsi illustré son propos en vrac par l’exemple de prêtres ayant caché des enfants menacés de déportation, ou de femmes qui, alors même que des camions allemands débarquaient au pied de leur immeuble, coururent avertir leur voisins juifs et leur recommandèrent de se cacher.
Ces exemples, tous émouvants, m’ont amener à m’interroger : sur ce que j’aurais fait moi dans une telle situation mais également, et de façon plus générale, sur ce qu’est vraiment être courageux. Parmi les quelques justes encore vivant,l’idée qui revient le plus souvent est celle d’un impératif, d’une évidence : « nous l’avons fait parce que c’est cela que nous DEVIONS faire ».
Et pourtant cette question ne cesse de me revenir : jusqu’où aller pour faire ce qui DOIT être fait ? Jusqu’où se conformer à ses plus intimes convictions, quand les suivre met notre existence propre en danger ?
Euh rassurez-vous, je ne vous demande pas de disserter là-dessus
Voili voilou.