Et se "bouger" géographiquement ! D'où l'exode rural des gays vers les villes...luluth a écrit :Un homo à plus de chances de devoir « se bouger » dans la vie pour rencontrer du monde qu’un hétéro.
"L'homosexualité contribue à la solitude"
Les hétéros aussi ont besoin d'un réseau. Tu crois que les mecs héros arrêtent les femmes qui passent en bas de chez eux pour leur demander "voulez vous être ma femme ?". Il n'y pas tant de circonstances qui permettent de faire une rencontre, et même simplement de parler avec quelqu'un 2 minutes.luluth a écrit :Mais ce n’est qu’une partie des hétéros dont tu parles. Une partie des hétéros à besoin d’un réseau, tandis que la grande majorité des homos à besoin d’un réseau. Et c’est d’ailleurs pour cela que tes amis regrettent qu’il n’existe pas un réseau semble à celui des homos, parce que la majorité des hétéros n’en a pas besoin. Un homo à plus de chances de devoir « se bouger » dans la vie pour rencontrer du monde qu’un hétéro.
On n'a pas les mêmes réseau que les hétéros, mais pas moins de chances qu'eux.
Un gay qui me dit : "je suis seul car je ne connais aucun gay", je me dis que c'est parce qu'il ne s'accepte pas assez pour aller à la rencontre des gays autour de lui. Je le sais, parce que j'ai pensé comme ça pendant des années, en m'apitoyant sur mon sort, mais quand j'ai vraiment décidé de rencontrer des gays j'en ai rencontré plein.
Parce que les hétéros ont besoin de sortir, de se bouger pour rencontrer le sexe opposé ? Je ne comprends pas trop ce qui te fait dire ça, mais j’ai l’impression selon toi, (je cherche juste à comprendre, je ne suis pas sûr) la plupart des hétéros ne fréquentent presque que des personnes de leur sexe. Pour ma part, je sors du lycée et je peux t’affirmer que tous les hétéros que j’y ai connus avaient autant d’amis des deux côtés. C’est peut-être un effet de mode, de génération, ou parce qu’il s’agissait de filières littéraires…
Et d’ailleurs, c’est aussi par expérience que je prétends que les hétéros ont plus de facilités et n’ont pas besoin de réseau. A la fin de l’année, tous les hétéros de ma classe étaient ou avaient été casés au moins une fois durant les trois années, et à chaque fois ça se faisaient avec des personnes qu’ils connaissaient déjà plus ou moins, parfois très bien, parfois juste vaguement. Par contre, les trois homos de ma classe qui ont réussis à se caser y sont parvenus bien plus tardivement, deux par internet et l’autre à la gay pride.
Ben moi j'ai plein de copines hétéros trentenaires qui galèrent pour trouver un mec (et pourtant elles sont jolies, spirituelles et intelligentes, forcement puisque c mes amiesParce que les hétéros ont besoin de sortir, de se bouger pour rencontrer le sexe opposé ? Je ne comprends pas trop ce qui te fait dire ça, mais j’ai l’impression selon toi, (je cherche juste à comprendre, je ne suis pas sûr) la plupart des hétéros ne fréquentent presque que des personnes de leur sexe. ...Et d’ailleurs, c’est aussi par expérience que je prétends que les hétéros ont plus de facilités et n’ont pas besoin de réseau.
Je vous réponds avec mon point de vue d'hétéro.
Je pense que l'homosexualité, comme toutes les caractéristiques qui ne sont pas dans la norme, ont tendance à pousser l'individu hors du troupeau.
C'est également le cas pour la vieillesse, le génie, la maladie ou toute autre apparence différente de la norme. Comme être Noir en Europe ou Blanc en Afrique. C'est une attitude instinctive (et donc à combattre) de l'être humain. Il suffit de regarder une cour de récréation fonctionner pour s'en convaincre. Un enfant est une véritable machine à se moquer de celui qui n'est pas "pareil".
Cependant, il y a aussi la façon dont l'individu réagit à cette "centrifugation", à mon avis. Le repli communautaire est un moyen d'éviter la solitude. Je le trouve discutable sur le plan moral, moi qui suis un humaniste républicain, mais c'est un moyen efficace. Sans doute plus facile dans le marais qu'en pleine campagne, toutefois.
Sinon, il faut à l'individu une force rare pour imposer sa différence et en faire une caractéristique acceptée au même titre que la couleur des cheveux.
Enfin, le dernier facteur, mais il n'est pas à l'échelle de l'individu, c'est l'évolution de la société. J'y contribue par mon métier, d'autres par leur famille, et d'autres par l'action politique. Mais aller plus vite peut sauver des gens d'une vie triste et solitaire.
Selon moi, la famille est le grand ennemi de la solitude et le premier obstacle à franchir est la possibilité pour les homos de bâtir une famille aux yeux de tous. Cela changerait tout.
Songez aux homos âgés : c'est sans doute là que l'absence de famille joue le plus et est le plus révoltante. J'avais vu des reportages à la télé avec une famille américaine homoparentale et ils étaient magnifiques de chaleur et de solidarité.
Ce couple-là ne sera sans doute jamais seul.
c'est, à mon avis, la principale réponse.
Je pense que l'homosexualité, comme toutes les caractéristiques qui ne sont pas dans la norme, ont tendance à pousser l'individu hors du troupeau.
C'est également le cas pour la vieillesse, le génie, la maladie ou toute autre apparence différente de la norme. Comme être Noir en Europe ou Blanc en Afrique. C'est une attitude instinctive (et donc à combattre) de l'être humain. Il suffit de regarder une cour de récréation fonctionner pour s'en convaincre. Un enfant est une véritable machine à se moquer de celui qui n'est pas "pareil".
Cependant, il y a aussi la façon dont l'individu réagit à cette "centrifugation", à mon avis. Le repli communautaire est un moyen d'éviter la solitude. Je le trouve discutable sur le plan moral, moi qui suis un humaniste républicain, mais c'est un moyen efficace. Sans doute plus facile dans le marais qu'en pleine campagne, toutefois.
Sinon, il faut à l'individu une force rare pour imposer sa différence et en faire une caractéristique acceptée au même titre que la couleur des cheveux.
Enfin, le dernier facteur, mais il n'est pas à l'échelle de l'individu, c'est l'évolution de la société. J'y contribue par mon métier, d'autres par leur famille, et d'autres par l'action politique. Mais aller plus vite peut sauver des gens d'une vie triste et solitaire.
Selon moi, la famille est le grand ennemi de la solitude et le premier obstacle à franchir est la possibilité pour les homos de bâtir une famille aux yeux de tous. Cela changerait tout.
Songez aux homos âgés : c'est sans doute là que l'absence de famille joue le plus et est le plus révoltante. J'avais vu des reportages à la télé avec une famille américaine homoparentale et ils étaient magnifiques de chaleur et de solidarité.
Ce couple-là ne sera sans doute jamais seul.
c'est, à mon avis, la principale réponse.
Dernière modification par Golgotino le sam. août 25, 2007 10:06 am, modifié 1 fois.
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