Tohu-bohu aussi est hébreu, ce mot apparaît dans la Genèse pour décrire l'état de l'Univers avant l'intervention divine et il a donc une orientation religieuse. Ce qui n'empêche personne de qualifier un vrai bordel de tohu-bohu. La langue évolue et souvent l'acception des mots change.Zünisch a écrit :Si on veut être tatillon si. Parce que le terme Shoah est hébreu et à connotation religieuse (moins qu'holocauste il est vrai).Potiron a écrit : Penser que la Shoah est une histoire juive uniquement (avec la seule acception religieuse de "juive")...
En particulier, le mot shoah (qui signifie en hébreu catastrophe) a été introduit pour remplacer le mot holocauste. En effet, ce dernier désigne un "sacrifice religieux, pratiqué notamment par les Hébreux aux temps bibliques, et au cours duquel la victime (uniquement animale chez les Hébreux) était entièrement consumée par le feu." Ces sacrifices étant le plus souvent expiatoires, ce mot n'est évidemment absolument pas adapté à la déportation, d'où l'utilisation du mot shoah. Mais à part cette connotation très mal venue du mot holocauste, les deux mots ont exactement la même signification quant à la Seconde Guerre Mondiale, à savoir: massacres systématiques effectués dans les camps de concentration allemands au cours de la dernière guerre mondiale (Trésor de la Langue Française informatisé).
Il ne fait aucune référence à la judéité des victimes, ainsi que le montre François Mauriac (académicien, prix Nobel de litérature): "L'holocauste énorme, indéfiniment ravitaillé, et auquel tous les peuples d'Europe pourvoient; huit millions d'innocents torturés et brûlés, sans compter ce que dévore la bataille (Bloc-notes, 1958). En revanche, il n'inclut pas l'ensemble des civils assassinés, et en particulier les civils russes dont parle Puck.
Shoah est donc un mot français venant de l'hébreu, désignant l'ensemble des victimes de la déportation pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Et pour parler des cours de morale à l'école, peut-être faut-il se souvenir qu'ils étaient extrêmement présents dans l'enseignement de la IIIème République, au temps où l'intégration et l'ascenseur social marchaient à fond (et où le Ministère de l'Education Nationale s'appelait Ministère de l'Instruction Nationale, pour K3!
Pour revenir au sujet, la prise en charge de la mémoire des enfants déportés par des élèves du CM2, je suis pour la plupart des raisons exposées ici... mais je suis absolument contre les déclarations de Simone Veil, qui sont d'une idiotie choquante et incroyable venant de sa part! Je n'arrive même pas encore à y croire